William Henry Seward
Cousin célèbre , Politicien américain Whig, Secrétaire d'Etat Américain (24e, 8 mars 1861 - 4 mars 1869)

  • Né le 16 mai 1801 - Florida (New York-USA)
  • Décédé le 10 octobre 1872 - Auburn (New York-USA) , à l’âge de 71 ans
  • Politicien américain qui achetat l'Alaska à la Russie

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 Notes

Notes individuelles

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William Henry Seward (né le 16 mai 1801 dans une petite communauté du comté d'Orange dans l’État de New York et mort le 10 octobre 1872 à Auburn) était un avocat et politicien américain gouverneur et sénateur de l'État de New York puis secrétaire d'État des États-Unis d'Amérique.

William H. Seward naît dans une petite communauté de l’État de New York nommée Florida au sud-ouest de la ville de Newburgh. Son père est un médecin reconnu et homme d'affaire prospère qui officie pendant quelques années comme juge. Il suit ses études de droit à l’Union College de New York et obtient son diplôme en 1820. L’année précédente, lors d’un voyage d’étude en Georgie, il découvre la réalité de l’esclavage qui le choque profondément. Admis au barreau de New York, il rencontre sa future épouse, Frances Miller et s’établit alors à Auburn (où il passera le reste de sa vie) en 1823 où il travaille avec son futur beau-père, le juge Elijah Miller. Une année plus tard, il lui demande la main de sa fille. Le couple aura en tout cinq enfants.

Seward se lance à l’âge de 29 ans dans la politique comme partisan de John Quincy Adams. Il est élu au sénat de New York en 1830 comme opposant aux vues d’Andrew Jackson. Élu en tant que membre du Parti anti-maçonnique, il rejoint ensuite le Parti whig. Il reste à ce poste pendant quatre ans avant d’être élu gouverneur de New York en 1838 et réélu en 1840. Pendant ses deux mandats, il travaille à la réforme des prisons et de l’éducation, principalement en introduisant l’idée que les immigrants puissent avoir leurs propres écoles avec des cours donnés dans leurs propres langues par des membres de leurs propres religions. Il rejoint également à cette époque le mouvement anti-esclavage nouvellement créé.

Au terme de son second mandat, en 1846, il échoue aux élections et retourne à Auburn pour pratiquer son métier d’avocat. À ce titre, il est le défenseur de William Freeman, un Afro-Américain malade mental, meurtrier d’un fermier blanc et de sa famille. Pendant le procès, Seward plaide la folie (ce qui est une première). Il perd le procès mais gagne en appel.

En 1849, l’assemblée de l’État élit Seward comme sénateur de New York et reste à ce poste jusqu’en 1861. Pendant ces douze années, il est membre de la commission des relations extérieures et travaille à réunir la Californie à l’Union en tant qu’État libre et sans esclavage. Alors que les partisans du compromis de 1850 soutiennent que l’admission d’un nouvel État doit être sans restriction, il invoque une «loi supérieure à la Constitution» pour justifier son opposition morale.

Sur le plan intérieur, il aide à l’organisation du nouveau parti républicain et y adhère officiellement en 1855 devant le déclin du Parti whig, ce qui rend son comportement politique parfois contradictoire. En particulier, ses discours sur l’abolition de l’esclavage deviennent plus nuancés, ce qui porte certains à supposer qu’il a des vues présidentielles.

De fait, Seward perd la nomination pour l’élection présidentielle contre John C. Frémont en 1856. Il récidive en 1860, mais il est encore une fois débouté, certains délégués craignant son passé trop radical et certains autres, menés par Horace Greeley, lui reprochant son virage politique à gauche. Lorsqu’Abraham Lincoln gagne la nomination, Seward le soutient loyalement et entame une grande tournée électorale pour le soutenir dans les États de l’Ouest à l’automne 1860.

« I have advised Mr. L. that I will not decline. It is inevitable. I will try to save freedom and my country. » William H. Seward, 1860.

Après son élection, Lincoln propose le poste de secrétaire d’État à Seward qui ne l’accepte qu’à contrecœur. Il reste cependant à ce poste de 1861 jusqu’à 1869. L’une de ses premières tâches est d’aider à rédiger puis de signer la proclamation d'émancipation qui devient une loi le 1er janvier 1863, mais dont l’annonce officielle est retardée jusqu’à la première grande victoire des troupes de l’Union.

Pendant la guerre de Sécession, Seward crée une police secrète qui arrête des milliers de citoyens suspectés d’actions d’espionnage, de sabotage ou simplement de propagation d’informations séditieuses. Certains des accusés sont de véritables prisonniers politiques, mais la plupart des cas les arrestations arbitraires se révèlent être dues à des excès de zèle de généraux (que l’administration ne voulait pas rappeler à l’ordre). Bien des suspects ne connurent même pas les raisons de leur arrestation et furent relâchés sans investigations et sans procès.

Bien que très actif dans la période trouble de la guerre de Sécession et de l'après-guerre, Seward ne fit cependant pas grand-chose pour empêcher les raids fenians : des anciens soldats (le plus souvent d'origine irlandaise), aguerris et munis d'armes modernes, se regroupèrent, s'organisèrent et attaquèrent le Canada (alors possession britannique) à plusieurs reprises de 1866 à 1871.

Pourtant, dès le début de la guerre de Sécession, pendant l’affaire du Trent, Seward avait su satisfaire les orgueils nationaux tout en calmant les esprits belliqueux (avec l'aide de l'habile ambassadeur de Grande-Bretagne à Washington, Richard Lyons) et la guerre entre l'Union et la Grande-Bretagne avait été évitée. Et alors qu'il était ambassadeur en Grande-Bretagne, Seward sut trouver les arguments pour convaincre le gouvernement britannique de ne pas reconnaître la Confédération. A son actif aussi : le succès du retrait des troupes françaises à la fin de l’expédition du Mexique en 1867.

Dans la nuit du 14 avril 1865 (la même nuit où Abraham Lincoln est assassiné), Lewis Powell, un complice de John Wilkes Booth, s’introduit dans la chambre de Seward et le poignarde à plusieurs reprises. Seward se remet rapidement de ses blessures et continue son mandat de secrétaire d'État sous la présidence d’Andrew Johnson.

Le 30 mars 1867, il connaît l’un de ses succès les plus médiatiques en finalisant l’achat de l'Alaska à la Russie pour la somme de 7 200 000 dollars (soit moins de 5 dollars le km²). L’opinion publique, peu convaincue, surnomme le nouvel État sous les différents sobriquets de «Seward's Icebox», «Seward's Folly» ou «Andrew Johnson's polar bear garden». De nos jours encore, l’Alaska célèbre cet évènement le dernier lundi de mars, appelé Seward's Day. Enfin. le 28 août 1867, il approuve l’annexion des îles Midway au territoire des États-Unis.

En 1869, il se retire des affaires publiques. Il visite alors l’Alaska en juin puis s’engage dans un tour du monde qui durera 14 mois. Lorsqu’il retourne à Auburn, il commence un livre décrivant cette expérience mais décède chez lui, le 10 octobre 1872, après une brève maladie.

 Aperçu de l'arbre

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William Henry Seward, Cousin célèbre 1801-1872


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