Bienvenue sur l'arbre généalogique et la « chronique » des familles Duval et Corbes.

Sommes-nous cousins ?

 Chronique familiale



 Pacé


La commune, d'une superficie de 3 503 hectares, dans le canton de Gévezé (aujourd'hui canton de Rennes III), comptait 2 419 habitants en 1793 et a atteint son pic de population en 1831 avec 2 789 personnes recensées. Elle a connu une croissance très récente (8 212 habitants au recensement de 2006), en zone péri-urbaine de Rennes.

Les communes les plus proches sont :

Sommaire

1 - Mes ancêtres

Pacé est très présente dans ma généalogie maternelle avec plus de 50 individus.

1.1 - Les Hirel
Mon arrière-grand-mère, Marie Ange Hirel, était née en 1875 à Pacé.

Le monument aux morts de Pacé Son frère, tombé en 1914 au front, figure sur le monument aux morts de la commune tout comme Pierre Marie Guillemois, père d’Angèle Guillemois (« Angèle de Pacé »), future épouse de son fils Albert Hirel.
Le monument aux morts de Pacé a été victime d'un pillage en janvier 2013 : le poilu a été volé par de petits voleurs de métaux (qui l'avaient revendu à un ferrailleur 240 euros et sont passés en correctionnelle le mois suivant). Le poilu du monument aux morts

Des cousins Hirel, les descendants de cet arrière-grand-oncle, vivent encore à Pacé.

Gilles Hirel était venu de Montgermont au début du XIXe siècle pour épouser une fille Fourel – on retrouve les Fourel alternativement à La Chapelle-des-Fougeretz ou à Pacé depuis les années 1670 au moins. Ils semblent vivre au XVIIIe sur la ferme de Boüeslaye ou La Bouetelaye.

À la veille de la Révolution, les enfants Hirel, sont, pour le compte du marquis René-Jean de La Marnière de Guer (1739-1804), président à mortier du Parlement de Rennes, et sa femme Louise de Cosnoal, comtesse de Saint-Georges (1744-1790), fermiers de la métairie de La Baudière en Pacé et Montgermont.

Plus tôt, dans le dernier quart du XVIIe siècle, on rencontre un Jean Hirel cultivateur à Compigné en Pacé, sans doute l'écart de Coupigné en Montgermont.

1.2 - Autres familles
D'autres familles semblent originaires de Pacé :

Ma plus lointaine aïeule sur la paroisse semble être Perrine Berthelot, née vers 1617, qui quitte la paroisse après son mariage avec un Ledieu de La Chapelle-des-Fougeretz, paroisse voisine.

2 - Pacé sous l'Ancien Régime

2.1 - À la veille de la Révolution

2.1.1 - Revenus du clergé à Pacé
(3.521 hectares. — 2.419 hab.)

I. Cure. — Recteur, François-Jacques Dumaine de la Josserie (Compte de 1790).

Revenus :

  • 3 pièces de terre (3 jx. 4 c), bois et rabine (1 jl. 33 c) ; estim 96 l.
  • Dîmes sur plusieurs traits, en 1790 1.820 1.
  • Des Bénédictins de Saint-Melaine, 18 Al. de seigle. 240 l. Total 2.156 l.

Charges :

  • Décimes
  • Pensions des deux vicaires 700 l.
  • Fouages et vingtièmes 6 l.
  • Messes de fondation 206 l.
  • Deux vicaires, pensionnés par le recteur.

Eglise Saint-Melaine, Pacé

II. Bénéfice des Champs-Blancs. — Titul. Joseph-Bertrand Denais (Déclaration, 16 septembre 1790).

Revenus : Terres, affermées 30 l. (1)

Charges : Une messe basse par semaine.

III. Chapellenie des Guillot. — Titul. Joachim-Joseph Perdriel, prêtre, demeurant à Rennes (Déclaration, 23 février 1790).

Revenus : Pièces des Touches-Audéhart (3 jx.), affermées 72 l.

Charges :

  • Décimes 2 l. 10 s.
  • Fouages 1 l. 15 s.
  • Rentes seigneuriales 2 l. 2 s.
  • Une messe par semaine 39 l.

Total 44 l. 7 s.

IV. Chapellenie des Fréarts. — Titul. Etienne Sica, prêtre de Saint-Brieuc (Dossier relatif à son traitement, 1791-1792).

Revenus : Maison, jardin et pièce de terre, au Pont de Pacé, affermés 60 l.

Charges : Messes et réparations.

D'après les documents relatifs aux biens nationaux :

V. Fondation. — 3 pièces de terres, en Pacé, et une autre, en Gévezé, affermées 74 l.

2 pièces de terres, évaluées à 46 l.

VI. Chapellenie du Pont de Pacé. — Chapelle, pré (18 c.) et jannaie de la Prée Neuve (56 c) ; estim. 15 l.

D'après Guillotin de Corson, Pouillé, V, 391 :

VII. Chapellenie du Bois de Pacé (2). — 50 l. de rente pour une messe chaque dimanche ; le dernier titulaire connu fut nommé en 1760.

VIII. Chapellenie de la Bossignolière. — Titul., nommé en 1785, François Le Lu. — 50 l. de rente pour une messe chaque dimanche.

IX. Chapellenie de la Touche. — Messes desservies à l'église paroissiale depuis 1774.

X. Chapellenies de Texue et de la Gleslière. — Fondées chacune de 3 messes hebdomadaires (XVII s.).

Notes :

(1) Sans doute s'agit-il des deux pièces des Vignettes, les seuls biens nationaux dont le fermage corresponde au prix indiqué par le titulaire des Champs-Blancs.

(2) Le p.-v. adj. du 11 août 1791 attribue cette chapellenie aux Bénédictins de Rennes. Nous n'en avons trouvé aucune mention dans les déclarations ou autres documents qui proviennent de cette communauté. D'après Guillotin de Corson, le fondateur l'avait dotée, au XlVe s., de 60 l. de dîmes en Cesson et Gévezé (Pouillé, V, 391).

Source :

REBILLON, Armand, Département d'Ille-et-Vilaine. La situation économique du clergé à la veille de la Révolution dans les districts de Rennes, de Fougères et de Vitré, Rennes, 1913.

2.1.2 - Etats généraux de 1789

Population. — En 1793, 2.419 hab. (Arch. dép. Ille-et-Vilaine, série L).

Capitation. — Rôle de 1786 (Arch. dép. Ille-et-Vilaine, C 4060) : total 2.767 1. 9 s. 2 d., dont 1.736 1. pour le principal de la capitation ; 397 articles. — Total en 1789, 2.669 l. 1 s. 6 d., se décomposant ainsi : capitation, 1.736 l. ; 21 d. p. l. de la capitation, 151 l. 18 s. ; milice, 221 1. 16 s. 3 d. ; casernement, 537 l. 7 s. 3 d. ; frais de milice, 22 l. (Arch. dép. Ille-et-Vilaine, C 3981).

Vingtièmes. — 5.781 l. 3 s.

Fouages. — 64 feux 2/3 1/4. — Fouages ordinaires, 710 l. 16 s. 2 d. ; garnisons, 211 l. 8 s. 7 d. ; fouages extraordinaires, 1.206 l. 8 s. 7 d.

Ogée. — Ce territoire renferme d'excellents pâturages et le beurre qu'on y fait passer pour le meilleur de la province, après celui de la Prévalaye ; le cidre est aussi de la meilleure qualité.

Procès-verbal. — Assemblée électorale, le 29 mars, au lieu ordinaire des délibérations, sous la présidence de François Trillard, procureur fiscal de la paroisse de Pacé. — Comparants : Mathurin Fourel (11 ; 1 valet, 2 ; 1 servante, 1,10) ; Jan Neveu (7 ; 1 valet, 2) ; Olivier Dugué (18 ; 1 valet, 1,10) ; Pierre Pinnier (6) ; Julien Tillart (6 ; 1 valet, 1 ; 1 servante, 0,15) ; Jan Duplessix (8) ; Jean Plassoux (6,10 ; 1 servante, 0,15) ; Michel Riaudel (1,10) ; Jan David (2,10) ; Julien Fourel (21 ; 1 grand valet, 2,10 ; 1 autre valet, 1,10) ; Jan Jamois (1) ; Joseph Daumoix (21 ; 1 servante, 1,10) ; Michel Girot (0,10) ; Macé Tillon ; Noël Durand (17 ; 1 valet, 1,10 ; 1 servante, 1,10) ; Jean Thouanel ; Julien Apert (10) ; André Tillon (12 ; 1 servante, 1,10) ; Jan Guérin (23,10 ; 1 valet, 1,10) ; Jean Dupont (6 ; 1 servante, 0,10) ; Pierre Durand (24 ; 3 valets, 5,05 ; 1 servante, 1,10) ; Jean Abdé ; Pierre Bourdais (1,10) ; Laurent Thouanel ; J. François Labbé ; Joseph Abdé (1,10) ; Jacques Day ; P. Duherme ; Guy Delys (15) ; Jean Apert (1,10) ; François Allory ; Michel Lemarchant ; Jean Droit ; Jean David, syndic du Trait du Breil et de la Bretonnière (12 ; 1 servante, 1,10) ; Gilles Le Breton ; Pierre Apert (11,10) ; Jan Millon ; François Aubert (1,10). — Députés : André Tillon et Julien Apert, anciens trésoriers, délibérants de la paroisse.

Notes :

(1) Dumaine, recteur de Pacé, écrit à la municipalité de Rennes, en date du 29 janvier 1789, qu'il a reçu la délibération du 19 janvier, et qu'il en a fait part « au sieur Trillart, procureur fiscal de quatre juridictions en Pacé, sans la présence duquel nos délibérants ne s'assemblent et ne délibèrent jamais, mais qui ne juge pas à propos de les convoquer, et regarde même comme absolument inutile de le faire dans la conjoncture présente... » (Arch. mun. Rennes, Cart. des Aff. de Bretagne. L).

Le cahier de doléances de Pacé n'a pas été retrouvé.

Source :

Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, publiés par les soins du ministère de l'Instruction publique. Département d'Ille-et-Vilaine. Cahiers de doléances de la sénéchaussée de Rennes pour les états généraux de 1789, publiés et annotés par Henri Sée, André Lesort, t. II.

2.2 - Le patrimoine bâti

L'habitat noble ou de notables compte quelques ouvrages remarquables dans la commune, en particulier le château de la Glestière, de style Louis XIII, inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1969.

À l'instar des communes de la couronne de Rennes, Pacé a compté un grand nombre de manoirs. Toutefois, ils ont été, pour la majorité, transformés en exploitation agricole parfois dès le XVIIIe siècle et ont ainsi souvent perdu leurs signes de noblesse.

Le manoir de la Grande Touche, remarquablement restauré, se distingue par sa grande ancienneté et la qualité de sa mise en œuvre ; il remonte au XVe siècle. Datant de la fin du Moyen âge également, le singulier manoir à logis-porche de la Mandardière, connu par des dessins et des photographies, est malheureusement détruit depuis le début du XXe siècle.

Des édifices de moindre importance, mais singuliers, sont encore menacés de disparition : la demeure de Marbot ou du Chêne Marbot par exemple. Le château de Tixue disparaît lentement également, avec son dernier vestige, une tour ayant servi de logement.

Pour en savoir plus, consulter le site du Service régional de l'Inventaire de Bretagne.

2.2.1 - La Touche-Papail
L'ancien manoir de La Touche-Papail a été propriété, successivement, des familles Rouxel (en 1698), Guillemois (avant 1734), Busson (en 1734). La Touche-Papail à Pacé, vue général (1973). Phot. Inv. Y. Desdoigtsvic

2.2.2 - La Baudière
La Baudière à Pacé. Vue générale sud ouest. Phot. Inv. Cl. Quillivic L'ancien manoir de La Baudière conserve un ancien corps de logis de plan rectangulaire et de fort volume. La construction peut dater des XVIIe ou XVIIIe siècles sur des structures préexistantes. À la veille de la Révolution, il appartient au marquis René-Jean de La Marnière de Guer (1739-1804). La métairie, exploitée par les enfants Hirel, est adjugée en 1796 pour 700.000 livres à Laurent Jobbé-Duval aîné et Urbain Martiniau.

2.2.3 - La Boistelais
Berceau de mes ancêtres Fourel, l'ancienne ferme de La Boistelais ou Bouëtelais, à mi-chemin entre les bourgs de Pacé, Montgermont et La Chapelle-des-Fougeretz, est devenue maison d'habitation. Elle comporte encore quelques éléments architecturaux remontant au XVIIIe siècle mais date pour l'essentiel du XXe siècle. La Boistelais à Pacé, Phot. Claude Quillivic

2.2.4 - Le Pâtis-Roussel
Le Pâtis-Roussel. Phot. Inv. Cl. Quillivic Le Pâtis-Roussel ou Paty-Rouxel, du nom des propriétaires de La Touche-Papail, dit aussi Pâtis-Martinière ou Paty-Martigné, nom d'ailleurs également porté par une ferme de la commune voisine de La Chapelle-des-Fougeretz. Aujourd'hui, une ferme en terre couverte d'ardoise, datant des XIXe-XXe siècles, a pris la place de la ferme occupée par mes ancêtres Guillemois fin XVIIIe.

2.2.5 - Le Bas-Verclé
Gilles Hirel (1766-1810) est venu de Montgermont pour prendre la ferme du Bas-Verclé à la fin du XVIIIe siècle. Construction en terre datant du XVIIIe siècle, couverte en ardoise, cette ferme accueille aujourd'hui un centre équestre. Le Bas-Verclé. Phot. Inv. Cl. Quillivic

3 - Pacé à l'époque contemporaine

3.1 - Le clergé
1791-1792 : Lesné

L'enquête préfectorale de 1801 décrit ainsi le curé de Pacé, Chantrel : « âgé de 50 ans, vicaire avant la Révolution, s'est établi curé à Pacé, insoumis, peu instruit, peu délicat dans les aumônes qu'il se fait faire ».

3.2 - Les maires
  • Lesné : curé puis officier public (1791-1793)
  • Joseph Abdé : officier public puis agent municipal (an III-an V)
  • Rigourd : agent municipal (an VI)
  • Jean Anne Armand Bons : agent municipal (an VI-an VIII)
  • Pierre Guérin : maire (an IX-an XI)
  • Jean Anne Armand Bons : adjoint (an XI) puis maire (an XII-1830), aussi maire de Vezin en 1825
  • Joseph-Marie Massot (1830-1833)
  • Joseph Fourel (1833-1834)
  • Jean-François Gérard (1834-1837)
  • Pierre-Marie Priour (1837-1848)
  • Pierre Delagrée (1848-1863)
  • Jean-Gabriel Coquio (1863-1870), maître de poste
  • Mathurin Peltier (1870-1878)
  • Jean Marie Gérard (1878-1900)
  • Jean-Baptiste Guérin (1900-1912)
  • Pierre Haudepin (1912-1917)
  • Etienne Pinaut : maire (1905) ; conseiller général ; député (1906-1910, 1928-1942)
  • Albert Chevalier : maire (1942-1945)
  • Jean Paul Chasseboeuf : maire (1960) ; conseiller général (1961)
  • Paul Kerdraon : maire (2001-)

3.3 - Commerçants
Au recensement de 1906, le bourg de Pacé compte deux boulangers, Mathurin Pestiaux et Henri Moreau, un épicier, Noël Louazon, une épicière Anne-Marie Repessé, cinq bouchers, Henri Aubault, Pierre Communier, Julien Louazel, Pierre Mouton et Jean Marie Bidoche (sic !), huit débitantes, Anne-Marie Esnault, femme du cordonnier Jean-Marie Defin, Marie-Ange Pautonnier, femme de Pierre Touanel, journalier, Marie-Louise Monnier, épouse de Jean-Baptiste Louazon, charron, Joséphine Delabrosse, femme du menuisier Armand Lohyac, Émilie Peltier, femme de Valentin Boisgérault, Victoire Denais, épouse du peintre René Thouanel, Marie-Joseph Boisgérault, épouse de Jean-Louis Aubrée, marchand de porcs, et Marie Renard, épouse du charpentier Jean-Pierre Guillemois, et cinq débitants, Ange Corvaisier, Mathurin Demeuré, Emmanuel Lesné, Jean-Pierre Testard et Emmanuel Louessard.

3.4 - Hôtes de marque
Pacé, Entre 1907 et 1912, Pacé accueille à l'Andume le peintre Max Meldrum et son beau-frère Charles Nitsch qui ont laissé de nombreuses vues du village.

3.5 - Festivités
Le 16 octobre de chaque année, une grande louée, la fête de La Foucherais, devenue aujourd'hui braderie commerciale est organisée à Pacé, sur la place de l’Église et non pas à La Foucherais, malgré son nom.

La fête de la Foucherais se tenait le 16 octobre, quel que soit le jour de la semaine. Elle était la seule foire d'embauche de la région avec celle de la Saint-Michel de Rennes début octobre. Même pendant l'occupation, cette foire d'embauche s'est tenue. La fête donnait lieu à l'accueil de manèges, lâcher de pigeons, de nombreuses festivités dans le bourg et même un « char des lavandières » avec Francis Delaye et son accordéon. En 1959, un comité des fêtes structuré se met en place pour organiser cette manifestation. L'embauche a continué jusqu'à l'arrivée de Citroën en 1961 qui a modifié le mode d'organisation des fermes.

(source : entretien avec André Gougeon dans Ouest-France du 8 octobre 2010

3.6 - Les lieux

3.6.1 - La Pie-Neuve
La Pie-neuve, maison natale des enfants du couple Hirel-Delamarre entre 1843 et 1858. Yves Hirel, venu de la Boistelais puis du Pont-de-Pacé, s'y était installé après son mariage. La Pie neuve à Pacé. Phot. Inv. Cl. Quillivic

3.6.2 - La Foucherais
La Foucherais, hameau situé au bord de la Flume, près de la route conduisant de La Chapelle-des-Fougeretz à Parthenay-de-Bretagne, constitue un bel espace bocager miraculeusement préservé. La ferme de la Foucherais posséde encore un patrimoine de haies et de bosquets remarquable. Cet écart de Pacé doit peut-être son nom à la famille Fourché qui y vivait au XVIIIe siècle, à moins que le toponyme ne dérive de la fougère qui envahit les landes, comme le Fougeretz de la paroisse voisine.

Dans ce petit hameau coexistent une demeure qui semble dater du début du XXe siècle, et, à proximité, une ferme en terre, datable du XIXesiècle, avec ses dépendances (anciens cuisine et laiterie, anciennes étable, grange, remises, etc.). L'ensemble formait une de ces « retenues », maisons de campagne de riches Rennais.

En juillet 1911, Me GUERIN, notaire à Rennes, 7 rue Rahier du Baty, avait procédé à l'adjudication des immeubles suivants situés commune de Pacé :

  • LA RETENUE ET LA FERME DE VERGEAL, en 7 lots, avec faculté de réunion. Contenance totale 29 hectares environ, affermée aux époux Renard.
  • LA FERME DE LA FOUCHERAIS contenant environ 6 hectares 32 ares, exploitée par les époux Jules Bertru.

Lesquels Bertru (ou leurs descendants) procédent, en septembre 1932, à une vente volontaire de leur matériel agricole et de leurs bêtes : 3 bonnes mères vaches, une écrémeuse, une baratte, une tarare, une herse, une charrue « Brabant », deux charrues « Dombasle », deux rouleaux en bois, quatre fûts, équipages divers et betteraves. C'est Me Jean Cadoret, huissier à Rennes, qui conduit les enchères, sans doute préalables à la vente immobilière.

La ferme de La Foucherais, vue générale sud-est. Phot. Inv. Cl. Quillivic

La ferme de La Foucherais avait été, au printemps 1914, mise en location pour le 29 septembre (Saint-Michel) 1914.

À l'automne 1918, l'Ouest-Eclair fait passer l'annonce d'une adjudication le 23 octobre 1918 en l'étude de Me Joly, notaire à La Chapelle-des-Fougeretz. Sont mis en vente à cette occasion, par le ministère de Me Joly et de Me Chevallier, notaire à Rennes :

  • la ferme et retenue de la Foucherais (22 hectares)
  • la ferme de la Vallée (74 ares)
  • une maison au bourg de Pacé, au lieu-dit La Cour-de-Bertru.

Une nouvelle annonce paraît quelques mois plus tard annonçant la vente par licitation de la ferme et retenue du Gué de la Foucherais le 27 juin 1919, toujours en l'étude de Me Joly. Les terres sont « bien boisées et bien plantées » ; la ferme possède « jardin potager et fruitier ». Il est encore possible de traiter avant l'adjudication et de visiter la ferme.

La Foucherais. Phot. Inv. Cl. Quillivic Le 27 octobre 1918, Me Chevallier a procédé à une première vente mobilière : lits et commode Louis XV, console Empire, fauteuils Louis XIII et Louis XVI, lits garnis, armoires, tables, chaises, buffets, bahuts, bureau, fourneau, cuisinière, batterie de cuisine, vaisselle, verrerie, échelle, planche et plateaux, châssis, fagots. Grande et petite voiture à deux roues et quantité d'autres objets.

Le 17 novembre 1918, c'est une deuxième vente, d'objets plus quotidiens : armoire, buffets, huches, table, bureau, bahut, 2 lits, chaises, bancs, casier à vin, égouttoir, 700 bouteilles vides, échelles, planches, plateau, fagots et quantité d'autres objets.

Les Corbes se sont rendus propriétaires vers cette date (avant 1923) de la ferme de la Foucherais.

Le 1er juin 1939, une vente par licitation par le ministère de Me Meignan, notaire à Rennes, disperse plusieurs lots :

  • le Pré des Chaintres et le Pré du Rotoir à La Foucherais en Pacé (contenance 1 ha. 22 a. 85. Mise à prix 7.000 fr.)
  • le pré du Mottais à Saint-Gilles (contenance 20 ares. Mise à prix 1.000 fr.)
  • la maison de demeure au Gué de la Foucherais avec refuges à porcs, fournil, four, poulailler et Le Coutil Bussonnière, Le Mesnil, Le Champ du Milieu et La Touche (contenance approximative : 3 ha. 79 a. 45. Mise à prix 18.000 fr.)
  • autre maison de demeure au même lieu, dite La Cuisine et La Laiterie, avec Le Champ Long et Le Champ du Milieu réunis, Le Clos du Chemin, Le Courtillet (contenance approximative : 6 ha. 01 a. 50. Mise à prix 18.000 fr.)
  • Au même lieu, étable, remise, grange à usage d'écurie ; jardin, Le Grand Pré et Le Pré Riaud réunis. Le Guipel, Le Clos du Chemin (contenance approximative : 2 ha. 67 a. 85. Mise à prix 18.000 fr.)

histoire à compléter à partir des matrices cadastrales

4 - Sources

4.1 - En ligne
  • Les plans cadastraux -1814 (3 P 5613) et 1851 (3 P 5437) - sont consultables en ligne sur le site des Archives départementales d'Ille-et-Vilaine.

4.2 - Aux Archives
  • L'état civil de Pacé a souffert : pour ce qui est des registres paroissiaux, la collection des doubles du greffe comporte de nombreuses lacunes pour la période 1680-1735 et la collection communale a disparu dans l'incendie de la mairie en 1983.
  • Justices seigneuriales de Pacé aux Archives départementales d'Ille-et-Vilaine sous les cotes 4 B 3383-3392

4.3 - En bibliothèque
  • VEILLOT, Claude, "Joutes politiques à Pacé en 1906", Bulletin et mémoires de la Société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine, 1996, 99, p. 285-393.
  • VEILLOT, Claude, "Assemblées, foires et marchés à Pacé : les avatars de la foire de la Foucherais", Bulletin et mémoires de la Société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine, 2001, 104, p. 163-176.

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