Bienvenue sur l'arbre généalogique et la « chronique » des familles Duval et Corbes.

Sommes-nous cousins ?

 Chronique familiale



 Paimpont

Sommaire

 1 - Le territoire

Commune du département d'Ille-et-Vilaine, arrondissement de Rennes, canton de Plélan-le-Grand. Paimpont est la commune la plus étendue du département (17 kilomètres de long), avec un territoire essentiellement forestier, limitrophe du Morbihan.

La forêt de Paimpont, au centre de la Haute Bretagne, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Rennes, est aujourd'hui quasi universellement connue comme forêt de Brocéliande, théâtre d'une partie des aventures du roi Arthur et de ses compagnons. En vérité, ce nom de Brocéliande s’est substitué, sous l’influence du mouvement romantique du XIXe siècle, à celui de Brécilien que portait la seigneurie à laquelle appartenait la forêt sous l’Ancien Régime. Achetée à son seigneur, le duc de la Trémoille, en 1653 pour l'exploitation du bois et du fer, la forêt a passé les siècles en restant en mains privées : aujourd’hui, quelques hectares seulement sur les 7 000 sont en forêt domaniale.

Les Paimpontais étaient au nombre de 1 395 au recensement de 1999, 1 641 en 2009.

Communes voisines :

 2 - Les hommes

 2.1 - Mes ancêtres paimpontais

Paimpont est la deuxième commune la plus présente dans ma généalogie maternelle et la plus présente dans celle de mon grand-père, avec presque cent individus. C'est en effet le berceau de la famille Duval. Mes plus anciens ancêtres paimpontais avérés sont Guillemette et Raoulette Lévesque, du Canet, baptisées respectivement en août 1645 et en octobre 1648, Catherine Dupré, née en août 1657, François Berson en novembre 1677, Olivier Mahé, en 1678, Julienne Nicolas, en octobre 1679, Jean Martin, en juin 1680, et Guillaume Duval, en septembre 1680. Un de leurs descendants, le père de mon grand-père, Amateur Duval, est le dernier de mes ancêtres à être né à Paimpont, en 1874, avant de quitter la commune, emporté par le train, comme sa sœur, à l'heure du déclin de la sidérurgie.

Portrait d'Amateur Duval. Photographie Graveleau à Rennes

Les familles de Paimpont font de fréquents aller-retours avec la paroisse voisine de Concoret, les limites communales et départementales ayant moins de sens pour les boisiers que les cantons forestiers.

 2.2 - Les maires de Paimpont

  • Julien Morinais (-1855)
  • Edmond Duval (1855-1877), sans lien avec ma famillle, directeur des Forges
  • Aimé Bigarré (1878-)
  • Mathurin Marie Guérin

 3 - Un patrimoine bâti autour des forges et de la forêt

 3.1 - Grès, schiste, bois et fer

Dernière extrêmité d'un relief appalachien, le substratum du territoire communal est composé de roches pauvres et résistantes : grès armoricain qui donne des sols pauvres en éléments minéraux, et schistes pourpres se décomposant en terrains imperméables (argileux). On retrouve ces matériaux dans la construction des maisons paimpontaises.

La vie de Paimpont gravite autour de sa forêt, et des ressources en minerai de fer qu’elle abrite, ressources exploitées de manière artisanale par les familles de cloutiers, de manière industrielle par les maîtres de forges.

L’industrie du fer et l’exploitation de la forêt sont, pour les paysans locaux, une ressource complémentaire à la vie agricole : les forges emploient directement 100 à 400 hommes. En 1815, elles font vivre 310 employés (hauts-fourneaux, affineries, fenderie, entretien et surveillance de la forêt). Beaucoup de cultivateurs locaux s'occupent de l'exploitation du minerai, de la préparation du charbon de bois (bûcherons et charbonniers). En hiver, les équipages de bœufs inemployés assurent le transport du minerai. C'est aussi le moment où celui-ci est lavé. Une partie de la production est traitée sur place : le métier de cloutier se développe chez les paysans. Parallèlement, la production de cendres entraîne l'établissement de blanchisseries de toiles à Folle-Pensée, au Canet, à La Ville-Danet. Une nouvelle communauté se forme donc autour du fer qui a permis la conservation d'un peuplement rural important plus longtemps que dans une grande partie des communes rurales d'Ille-et-Vilaine.

La forêt est marquée par les paysages du fer :

  • celui des bâtiments d'exploitation : village des Forges construit à la fin du XVlle siècle, hameau des Forges-d'En-Bas (1779) ;
  • les retenues d'eau ou étangs créés dès la fin du XVlle siècle pour les besoins de force hydraulique : étang des Forges ;
  • des carrières et mines noyées après la fermeture définitive (Étang Bleu), ou bien se repérant par un micro-relief très tourmenté (La Moutte, La Prée, La Gelée, Timombert) ;
  • une tranchée pour une voie d'acheminement du fer est encore visible en bordure septentrionale de Haute-Forêt.

On rencontre, sur le territoire communal, plusieurs toponymes liés au fer ou aux forges : La Feuvrais, La Ville-aux-Feuvres, La Feuvrais, le Brûlis, Le Haut Fourneau, Le Bas Fourneau…

Une chapelle est dédiée à Saint-Éloi, saint patron des forgerons.

 3.2 - Dans la chanson

La chanson des « filles des forges de Paimpont », remise au goût du jour dans les années 1970 par le groupe Tri Yann, laisse aussi quelque notoriété aux grandes forges qui, du XVlle siècle au début du XXe siècle, ont ajouté une image industrielle à Paimpont.

Digue, ding don, don, ce sont les filles des forges (bis)
Des forges de Paimpont, digue ding dondaine
Des forges de Paimpont, dingue ding dondon

Digue, ding don, don, elles s'en vont à confesse (bis)
Au curé du canton, digue ding dondaine
Au curé du canton, dingue ding dondon

Digue, ding don, don, qu'avions-vous fait les filles (bis)
Pour demander pardon, digue ding dondaine
Pour demander pardon, dingue ding dondon

Digue, ding don, don, j'avions couru les bals (bis)
Et les jolis garçons, digue ding dondaine
Et les jolis garçons, dingue ding dondon

Digue, ding don, don, ma fille pour pénitence (bis)
Nous nous embrasserons, digue ding dondaine
Nous nous embrasserons, dingue ding dondon

Digue, ding don, don, je n'embrasse point les prêtres (bis)
Mais les jolis garçons, digue ding dondaine
Qu'ont du poil au menton, dingue ding dondon

Digue, ding don, don, ce sont les filles des forges (bis)
Des forges de Paimpont, digue ding dondaine
Des forges de Paimpont, dingue ding dondon

On trouve, à l'origine de cette reprise, une ronde dont le folkloriste H. Boucly a recueilli en 1889 les paroles « de la bouche d'un vieux forgeron de la forêt de Paimpont » comme suit :

Ce sont les filles des forges (bis)
Des forges de Paimpont,
Falaridon, falaridaine,
Des forges de Paimpont,
Fafaridain', falaridon.

Qui furent à confesse (bis)
Au curé de Beignon.
Falaridon, falaridaine,
Au curé de Beignon,
Falaridain', falaridon.

En entrant dans l'église (bis)
Ont demandé pardon,
Falaridon, falaridaine,
Ont demandé pardon,
Falaridain', falaridon.

—Qu'avez-vous fait, les filles (bis)
Pour demander pardon ?
Falaridon, falaridaine,
Pour demander pardon,
Falaridain', falaridon.

— J'avons couru les danses (bis)
En habits de garçons,
Falaridon, falaridaine,
En habits de garçons,
Falaridain', falaridon.

— Vous aviez des culottes (bis)
Dessous vos blancs jupons,
Falaridon, falaridaine,
Dessous vos blancs jupons,
Falaridain', falaridon.

— J'avions ben des culottes (bis)
Mais point de cotillons,
Falaridon, falaridaine,

Mais point de cotillons,
Falaridain' falaridon.

— Allez-vous-en, les filles (bis)
Pour vous point de pardon,
Falaridon, falaridaine,

Pour vous point de pardon,
Falaridain', falaridon.

Il faut aller à Rome (bis)
Chercher l'absolution,
Falaridon. falaridaine,
Chercher l'absolution,
Falaridain', falaridon.

— Si je l'avons à Rome (bis)
J'l'aurons ben à Beignon,
Falaridon, Falaridaine,

J'l'aurons ben à Beignon,
Falaridain', falaridon.

 3.3 - Les quartiers de Paimpont

Paul Adrien Bouroux, Une ferme à Paimpont, Senlis (musée d'Art et d'Archéologie)

3.3.1 - La Haute Forêt

Vivent en Haute-Forêt mes premiers ancêtres Berson connus : c'est là que meurent Etienne Berson en 1665, Marin Berson en 1669, Michel Berson en 1692 et ses deux femmes Marie Collet en 1664, Marguerite Le Maréchal en 1702. Les Maréchal y étaient également installés puisque François Le Maréchal y meurt en 1670 et sa femme Jeanne Bonhomme en 1687, tout comme les Chevalier. Ce petit monde est constitué de charbonniers, de voituriers.

3.3.2 - La Cabanne

C'est au village de la Cabanne ou Cabane que meurent Pierre Berson (1858) et sa femme Marie Reine Ruelland (1846).

3.3.3 - Le Cannée

Le village du Cannée ou Canet produisait selon Ogée plus d'un million de fil et de toiles au XVIIIe siècle ; cependant les procédés modernes de blanchiment par le chlore ne succédèrent qu'imparfaitement au XIXe siècle à la méthode traditionnelle d'exposition sur le pré pour faire perdurer cette industrie face à la concurrence. Le Cannée à Paimpont : la Pris de Cannée. Phot. Inv. Claude Quillivic

3.3.4 - Coganne

Maison du Haut-Coganne, cliché Claude Quillivic À cheval sur Saint-Péran, le hameau de Coganne est constitué d'un habitat dispersé comme dans l'ensemble des quartiers ou villages de la commune. À l'extrémité est du territoire, il réunit un ensemble d'édifices pour l'essentiel antérieurs au XIXe siècle – figurés sur le cadastre de 1823 - parmi lesquels se distinguent des fermes à « Bonamenay », au « Chêne Mellet », à la « Petite Chesnais », au « Clos Rolland » ou le manoir du « Bas Fourneau ».

3.3.5 - Telhouët

Mes ancêtres Jean Claude et Marie Toussainte Chevalier meurent à Telhouët en 1774.

Comme les autres quartiers de la commune, Telhouët réunit un habitat dispersé faiblement aggloméré ou isolé, composé en majorité de fermes bâties avant le XIXe siècle comme par exemple aux Rues-Baudais. Diversement conservés, à l'exception de l'abbaye de Telhouët dont le prieuré est détruit, les Forges de Telhouët ou le Brûlis de Telhouët, ou encore les Rues-Foulon, se distinguent par leur qualité architecturale : ces toponymes rappellent l'importance de l'industrie sidérurgique. La forge de Telhouët en Paimpont

3.3.6 - Trudeau

Le quartier est constitué de la juxtaposition des clairières de Trédéal et Trudeau présentant tous deux un habitat principalement dispersé, et modeste pour l'essentiel. Le village de Trédéal conserve un remarquable frêne.

Jean Martin, né en 1680, était journalier du village de Trudo.

Maisons

3.3.7 - La Ville-Danet

Semblable aux autres grands quartiers ou villages de Paimpont, La Ville Danet présente, dans un vaste périmètre de clairière, un habitat dispersé faiblement aggloméré ou isolé. Ce lieu-dit tire sans doute son nom de la famille Danet.

C'est à La Ville-Danet qu'était né Jean-Baptiste Duval en 1710, morts le charbonnier Jean Claude Berson en 1826, Joseph Chotard (1721-1782) - venu de Tréhorenteuc - et son épouse Perrine Yon (1727-1790), Reine Marie Pleignet en 1777.

3.3.7.1 - Gaillarde
Parmi un ensemble d'édifices vernaculaires antérieurs au XIXe siècle, les édifices de Gaillarde méritent une mention particulière. Les Rues-Pongérard rappellent la présence de cette famille à La Ville-Danet. De nombreux cloutiers vivaient et travaillaient à Gaillarde aux XVIIIe et XIXe siècles.
C'est à Gaillarde qu'est né Amateur Duval en 1874. Sa mère, Anne Marie Berson, y meurt en 1885 et sa grand-mère maternelle, Anne Marie Mahé, deux ans plus tard en 1887.

Joseph Guyomard était mort à Gaillarde en 1742, Pierre Berson y était né en 1782 mais il semble que ce soit plutôt le berceau de la famille Mahé : Julien Mahé et son épouse Marie Rose Rolland y vivent au moins entre 1817 et 1868, comme déjà leurs parents respectifs, Julien Mahé et Marie Thérèse Chotard, morts tous deux en 1837, et Pierre Rolland (1766-1815) et Marie Claude (1767-1811).

Une

 4 - Pour en savoir plus

 4.1 - Bibliographie

  • DENIS (Michel), « Grandeur et décadence d'une forêt. Paimpont du XVIe au XIXe siècle », Annales de Bretagne, tome 64, n° 3, 1957, p. 257-273.
  • MASSOL (Bénédicte de), Droits d’usage et utilisation de la forêt dans l’ancienne forêt de Paimpont, mémoire de DEA d’Histoire du droit, Université Rennes 1, 1983.
  • MILLE-RÉAULT (Sara), « Fer et forêt. Rapports entre la proto industrie du fer et le milieu forestier en forêt de Paimpont », Revue forestière française, 1994, p. 263-271.
  • TIGIER (Hervé), Beauvais et Folle Pensée - Terroirs de Paimpont, Lulu.com, 2016.
  • TIGIER (Hervé), Le Cannée - Terroir de Paimpont, Lulu.com, 2015.
  • TIGIER (Hervé), Mauvais coups et Coups du sort de Paimpont et du canton de Plélan au Tribunal de Montfort, Lulu.com, 2011.
  • TIGIER (Hervé), Paimpont en 1820, les habitants des Forges et du bourg, Lulu.com, 2015.
  • TIGIER (Hervé), Le Pays de Brocéliande en paroles et en actes, Lulu.com, 2011.
  • TIGIER (Hervé), La Ville Danet et Gaillarde - Terroirs de Paimpont, Lulu.com, 2015.
  • TIGIER (Hervé), Thelouet - Terroir de Paimpont, Lulu.com, 2015.
  • TIGIER (Hervé), Trudeau, Trédéal, Coganne - Terroirs de Paimpont, Lulu.com, 2015.

 4.2 - Sitographie


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