Bienvenue sur l'arbre généalogique et la « chronique » des familles Duval et Corbes.

Sommes-nous cousins ?

 Chronique familiale



 Rennes


Chef-lieu du département d'Ille-et-Vilaine

Vue de Rennes

Sommaire

 1 - L'arrondissement de Rennes

Mes ancêtres maternels viennent presque tous de l'arrondissement de Rennes.

carte de l'arrondissement de Rennes Il est constitué des cantons suivants :

 2 - La ville de Rennes

En 1790, Rennes compte 10 paroisses :
  • Saint-Aubin (4 000 personnes),
  • Saint-Etienne (5 000 à 6 000 personnes),
  • Saint-Pierre-en-Saint-Georges (environ 1 000 personnes),
  • Saint-Germain (7 000 à 8 000 personnes),
  • Saint-Hélier (2 000 personnes),
  • Saint-Jean (2 000 personnes),
  • Saint-Laurent (2 000 personnes),
  • Saint-Martin (2 000 personnes),
  • Saint-Sauveur (2 000 personnes),
  • Toussaints (8 000 à 10 000 personnes).

A la restauration du culte en 1803, huit paroisses seulement sont reconstituées à Rennes : Saint-Pierre, renfermant le territoire des anciennes paroisses de Saint-Jean et de Saint-Pierre en Saint-Georges, et devenu Notre-Dame en 1844, Saint-Etienne, Saint-Sauveur, Toussaints, Saint-Aubin, formé des anciennes paroisses de Saint-Aubin et Saint-Martin, Saint-Germain, Saint-Hélier et Saint-Laurent. De ces paroisses, les quatre premières, érigées en 1803 en cures cantonales, sont devenues en 1859 chefs-lieux des doyennés de mêmes noms ; les trois suivantes ont été faites cures, l'une de première classe, les deux autres de deuxième classe, et et la dernière est restée succursale.

 2.1 - Les paroisses rurales sous l'Ancien régime

Plusieurs de mes ancêtres, bien qu’agriculteurs, étaient Rennais (27 individus dans mon ascendance). En effet, jusqu’encore dans les années 1960, une bonne partie du territoire rennais était cultivée, par des jardiniers mais également par des cultivateurs. Dans la tradition des villes médiévales en effet, Rennes a toujours cherché à assurer son autarcie alimentaire en conservant de larges franges de terres cultivées, fournissant blé, légumes et viande aux citadins.

Vue de Rennes, prise du Champ-de-Mars par Jean Loyer

2.1.1 - Saint-Martin

Sous l'Ancien régime, la paroisse Saint-Martin, au nord de Rennes, a la totalité de son territoire hors des remparts de la ville. Jusqu'au XIXe siècle, la population de ce quartier se concentre presque exclusivement au Pont Saint-Martin, comme l'atteste le registre de capitation de 1725. La présence de l'Ille y favorise le développement d'activités liées à l'eau, les moulins de Saint-Martin sont ainsi attestés dès 1255.

C'est dans ce quartier très rural que le premier cimetière public de Rennes voit le jour à la fin du XVIIIe siècle sur la route de Saint-Grégoire. Il va devenir le premier élément structurant du quartier. La ville choisit de l'implanter à l'extérieur de la ville, sur le Champ de l'Estival, appartenant à l'abbaye Saint-Melaine ; il est destiné à remplacer les cimetières paroissiaux concentrés autour des églises. À cette occasion, la chapelle funéraire est réalisée en 1829 par l'architecte de la ville Millardet.

2.1.1.1 - Les fermes

2.1.1.1.1 - La Pilonnière
Mon aïeule Danielle Louail naît en janvier 1694 à la Pilonnière et est baptisée par le curé de la paroisse Saint-Martin.

Le lieu de la Pilonnière appartient en 1698 à Guillaume Saudray ancien maître boulanger de Rennes. Celui-ci le vend à Jacques Fauvel marchand de vin à Rennes ; l´acte de vente, peu descriptif sur les bâtiments, insiste surtout sur les terres annexées à l´exploitation (Arch. dép. Ille-et-Vilaine, 4 E 1310).

En 1763 la Pilonnière est attestée comme maison de retenue lors d´un bail de sous location contracté entre Madeleine Davy, veuve de Gilles Richard, résidant à la Pilonnière, et Jean Gérard. Ce bail concerne « la métairie de la Pilonnière même la retenue et le jardin, les petits talus de la Rabellière ».

En 1842 la maison et les dépendances sont partagées en deux entre deux soeurs, Anne Lefeuvre, veuve Rué, demeurant aux Petits-Taluts, et Julienne Lefeuvre, veuve Monnier, demeurant au Petit-Etang à Pacé. Le plan-masse du cadastre reflète, à peu de choses près, la description des lieux de 1698. Leur père était domicilié à la Pilonnière depuis au moins 1782.

L'historien Paul Banéat mentionne, au-dessus du toit, un cercle bleuâtre tracé dans un encadrement rectangulaire où figurait le monogramme IHS et l'inscription : « VS MENSIVM EIVS AP oTE EST ».

L'édifice actuel, datant du milieu du XVIIe siècle, se compose d'un grand corps de logis à étage, construit en terre et couvert d'un toit en ardoises à quatre pans. La façade sud est percée de deux portes et d'une fenêtre, à l'ouest, et d'une porte et d'une fenêtre, à l'est, enfin de trois ouvertures hautes. Une porte murée est visible à l'est du mur de refend signalé par la souche de cheminée. La façade nord est percée de deux fenêtres hautes, munies de volets à panneaux. Deux portes murées sont visibles au centre.

À l'est de la cour, une dépendance en terre, abritant un cellier, est construite en retour d'équerre. À l'ouest de la cour, une grange en pan de bois, une porcherie en terre se trouve au sud. Une seconde porcherie est accolée au pignon ouest du logis. Un logement en terre est construit au nord-ouest de la cour.

La Pilonnière, vue de la façade sud du logis, depuis le sud-est. Phot. Inv. I. Barbedor

La Pilonnière présente une évolution du système de maison partagée qui révèle au moins trois étapes principales entre le milieu du XVIIesiècle et la deuxième moitié du XIXe siècle :

  • L´état ancien dans lequel le propriétaire se réserve les deux tiers du logis une chambre basse à l´est et deux autre chambres à l´étage a probablement duré jusqu´au début du XIXesiècle, puisque sur le cadastre de 1812, un seul et unique jardin est représenté au nord du logis. La porte arrière, actuellement murée au nord, associée à l´armoire murale de la salle du fermier ne devait pas donner dans ce jardin réservé au propriétaire, mais dans un petit appentis, en terre ou en pan de bois, représenté sur les deux plans de 1812 et de 1842. L´ancienne grange, en pan de bois subsiste sur le côté ouest de la cour : elle abrite aujourd´hui un pressoir.
  • En 1842, la situation est différente : d´une part la cour elle-même au sud est divisée en deux parties avec usage commun du puits, et le jardin au nord est également divisé en deux, la majeure partie qui forme un carré à l´est étant réservé au propriétaire. À cette date la propriété est partagée, le logis lui-même est divisé verticalement en deux. Les deux tiers du côté ouest sont désormais réservés au fermier et l´ancienne chambre de l´étage est déclassée en grenier. Le tiers restant, à l´est est conservé par le propriétaire. Cet état représenterait une deuxième étape de l´évolution de l´édifice.
  • Enfin, dans un troisième temps, sans doute dans la deuxième moitié du XIXe siècle, deux fermiers différents se partagent le rez-de-chaussée de l´édifice. Une porte est alors percée à mi-hauteur dans la façade sud, immédiatement à l´est du refends pour permettre un accès direct à la chambre de retenue de l´étage. Cette dernière est agrandie au nord par l´ajout d´un appentis à étage accolé près du pignon est. Une nouvelle grange en terre, non représentée sur le plan de 1842, est alors construite sur le côté est de la cour, pour répondre aux besoins du deuxième fermier.

2.1.1.1.2 - Le Pâty-Gaignoux
Pierre Jumel (né en 1711) est laboureur au Paty-Gaignoux en 1784.

Aujourd'hui, une rue du canton nord-ouest de Rennes porte le nom de rue du Patis-Gaignoux.

Gaignoux est un nom porté par des familles rennaises et d'autres de Pacé.

2.1.2 - Toussaints

C'est une des paroisses les plus peuplées de Rennes à la fin du XVIIIe siècle.

 2.2 - Le quartier Saint-Martin à la Belle Epoque

Au XIXe siècle, le quartier, ancienne paroisse rurale de Rennes, change de physionomie avec notamment les travaux de canalisation de l'Ille réalisés entre 1804 et 1843. Le quai d'embarquement et de déchargement est mieux aménagé, un chapelet d'entreprises s'installe dans le faubourg, dont la tannerie Saint-Martin fondée vers 1828 par la famille Brisou. L'industrie du tannage connaîtra un grand essor au début du XXe siècle avec l'industriel alsacien Zwingelstein. Cependant dès 1860-1880, le chemin de fer concurrence les canaux. L'activité économique liée à l'eau décline peu à peu, remplacée par des activités de loisirs et de plaisance, tandis que les berges servent toujours aux lavandières ou aux baigneurs dans un objectif essentiellement hygiénique. De 1830 à 1880, le quartier se développe au-delà du pont, le long des deux grandes voies de communication, l'avenue Gros-Malhon en direction du cimetière et surtout l'actuelle route de Saint-Malo qui se ponctue d'édifices structurants : l'école normale d'Instituteurs qui ouvre en 1831, l'école d'agriculture des Troix-Croix, ouverte en 1835, future ferme-école.

Au XXe siècle le quartier se développe, cette fois par le lotissement des terres agricoles. Entre 1925 et 1930, les parcelles entre la route de Saint-Malo et l'avenue Gros-Malhon sont peu à peu loties autour de la nouvelle église paroissiale construite en 1933. Bientôt, ce sont celles situées à l'ouest de la rue de Saint-Malo, comme la Cité Saint-Martin. Cette extension de la ville vers le nord aboutit à la décision de prolonger en 1929 le boulevard des Trois-Croix jusqu'à la rue de la Motte-Brûlon.

Le quartier Saint-Martin a subi de nombreuses modifications au cours du temps, dont celles provoquées par le bombardement du 29 mai 1943 qui détruit son église, reconstruite au même emplacement en 1951. Il a perdu son aspect populaire, voire insalubre du XIXe siècle et se structure toujours aujourd'hui autour de deux grandes voies de communication et tire parti différemment de la présence de l'Ille, grâce à la conservation du site des prairies Saint-Martin.

2.2.1 - Le faubourg Saint-Malo

La maison de Cadet Rousselle à Rennes ou Château branlant, vieilles maisons à Rennes au bord de l'Ille, par Jules-Achille Noël Très présent dans les anecdotes de Marceline Corbes qui y avait passé son enfance et son adolescence - au 14 rue du faubourg Saint-Malo puis au 70 canal Saint-Martin -, entre 1908 et 1932, ce quartier populaire a été étudié par le service régional de l'inventaire.
Elle évoquait régulièrement le débit de boissons de ses parents, le canal Saint-Martin (l'Ille) où son frère Henri avait pris des cours de natation, l'école des Sœurs qu'elle fréquentait, et le « Château-branlant » avec ses lavandières au pont-Saint-Martin.

Le Château-Branlant à Rennes, carte postale

Le faubourg a perdu le visage qu'elle lui avait connu dans les années 1970, quand toute la partie nord du quartier a été détruite afin de permettre l'extension de l'Hôtel-Dieu, à l'est, et la construction d'un ensemble de logements, à l'ouest. Auparavant, c'était un quartier populaire devenu délabré et insalubre. Avant-guerre, il comptait de nombreuses auberges et bistrots en tout genre, ainsi que des lieux de production comme la fabrique de chapeaux de Pierre Piedet, active en 1831, et celle de Jean-Marie Dabas, en 1832. On trouve aussi mention de fabriques d'allumettes, d'une tannerie, d'une faïencerie et de scieries. Au début du XXe siècle, l´industrie du bois est toujours présente, une fabrique de bonneterie et de filature de laine est active entre 1911 et 1924, ainsi que deux établissements, partiellement conservés, la carrosserie Quinton et la quincaillerie Picard.

Mes arrière-grands-parents ont été débitants de boisson et ouvriers (tanneurs puis chiffonniers) dans ce quartier.

 3 - Mes ancêtres rennais

3.1 - Les familles de la paroisse Saint-Martin

Cultivateur à Montgermont, Pierre Hirel (1729-1795) épouse une cultivatrice de Pacé, Perrine Lefeuvre (ca 1732-1794) mais leurs premiers enfants naissent à Rennes, paroisse Saint-Martin, entre 1759 et 1762. Plus avant, dans les années 1660-1680, d'autres Lefeuvre allaient et venaient entre La Chapelle-des-Fougeretz et la paroisse Saint-Martin ou la paroisse Saint-Etienne.

Ces ancêtres de ma grand-mère sont peut-être d’ailleurs parents avec les ancêtres Lefeuvre de mon grand-père, puisque Pierre Lefeuvre meurt paroisse Saint-Martin en 1755.

Les parents de Pierre, Jean Hirel (1691-après 1760) et Danielle Louail (1694-1734) étaient tous deux de la paroisse Saint-Martin. Danielle Louail était née à La Pilonnière.

On trouve trace sur cette paroisse des Louail et des Rabory depuis les années 1630 et les Hirel y sont même implantés fin XVIe avec le couple Olivier Hirel et Michelle Houet.

3.2 - Les familles de la paroisse de Toussaints

Les Jamain semblent originaires de la paroisse de Toussaints où Jean Jamain épouse Perrine Bellier en 1754.

x x est lui aussi inhumé en 1763 paroisse de Toussaints. Cependant, son fils Jean avait été baptisé en 1733 paroisse Saint-Hélier.

3.3 - Les Jumel, une famille de la paroisse Saint-Aubin

En 1703, Jean Jumel épouse Jeanne Marchand paroisse Saint-Aubin à Rennes. Leur fils Pierre sera laboureur au Pâty-Gaignoux.

3.4 - Les Maignan, une famille de la paroisse Saint-Jean

On trouve début XVIIIe trace de la famille Maignan sur la paroisse Saint-Jean. En 1727, Olivier Maignan y épouse Julienne Abraham. Mathurine Maignan se marie cependant paroisse Saint-Laurent en 1754 avant de déménager, entre 1754 et 1758, pour la paroisse Saint-Hélier avec son époux Jean Malideux.

 4 - Pour en savoir plus

 5 - Archives en ligne

Sur le site des Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, de nombreux plans de Rennes dans le fonds numérisé des cartes et plans de l'Intendance, le cadastre napoléonien de la ville (XIXe) et de très nombreux documents iconographiques.

Le site des Archives municipales de Rennes offre de très nombreux fonds en ligne consultables, gratuitement, avec le visualiseur Archinoe notamment :

  • comptes des miseurs (1418-1787)
  • registres paroissiaux (1534-1793)
  • rôles de la capitation (1710-1790)
  • état civil (1792-1909)
  • recensements de population (1847-1954)
  • cadastre (1970)

Quelques documents ont également été numérisés par des bénévoles et sont accessibles gratuitement sur Geneanet :

  • Dispenses de parenté de l'évêché de Rennes : enquêtes avant fulmination des brefs pontificaux (1677, 1699, 1744-1790), cotées 1 G 637 aux Archives d’Ille-et-Vilaine
  • Bureau du contrôle des actes, tables des partages (1709-1793) conservées aux Archives d’Ille-et-Vilaine sous les cotes 2 C 36 à 422
  • Juridiction de l'abbaye royale de Saint-Georges : scellés, inventaires, partages, etc. (1727-1729), documents conservés aux Archives d’Ille-et-Vilaine sous la cote 4 B 5012

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