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H  Louis ANDRÉ Le Général

(Louis Joseph Nicolas ANDRÉ)
(Louis ANDRÉ)
X (1857), X Commandant de l'École Polytechnique (1894-1896), Général (***) de Division (1899), Affaire Dreyfus , Affaire des Fiches

  • Né le 29 mars 1838 (jeudi) - NUITS SAINT GEORGES 21
  • Décédé en 1913 - DIJON 21 , à l’âge de 75 ans
  • 1m 79
    anticlérical notoire
    Ministre de la guerre sous Waldeck-Rousseau

 Parents

 

 Union(s) et enfant(s)

 Relations

(pages liées)

 Notes

Notes individuelles

Desc.phys. : Cheveux châtain clair - Front haut - Nez moyen - Yeux bleus - Bouche moyenne - Menton rond - Visage ovale - Taille 179 - Signes p:cicatrice au front -


Admis en 1857 à l'Ecole polytechnique (promotion du président Sadi-Carnot), il est nommé sous-lieutenant d'artillerie, élève à l'Ecole d'application de Metz. Lors de la guerre de 1870, il est affecté à l'Ecole de pyrotechnie et à la commission d'expériences de Bourges ;

en 1893, il reçoit les étoiles de général de brigade, puis est nommé commandant de l'Ecole polytechnique de 1894 à 1896. Il est promu général de division en 1899.

Le président du conseil, Waldeck-Rousseau, en 1900, lui confie le portefeuille de ministre de la Guerre. On accuse alors André d'avoir organisé un vaste système de délation dans l'armée.

Ce fut la fameuse affaire dite "des fiches".

Le général André doit remettre sa démission au président du Conseil, Emile Combes. Il a pour successeur Maurice Berteaux.

Ainsi se termine la carrière du général André, officier de la Légion d'honneur dès 1895, décoré de la médaille militaire en 1903.

Comme technicien, André prend une part active à l'établissement des nouvelles méthodes de tir, aux études relatives à la mélinite, et à la confection des cartouches du nouveau fusil dit Lebel.

Il fait partie des premiers théoriciens qui se sont occupés de l'aviation : il a publié, en 1865, un opuscule intitulé : De la navigation aérienne et de l'aviation.

Il a été le collaborateur de Littré, pour la mécanique et les sciences militaires. Il meurt à Dijon en 1913


nommé chef d'escadron en 1877 au 34e régiment d'artillerie, lieutenant-colonel en 1885 à Grenoble, général de brigade en 1893, commandant de l'École polytechnique de 1894 à 1896, officier de la Légion d'honneur en 1895, général de division commandant la 10e division en 1899.

En mai 1900, alors qu'il était en manoeuvres à Nemours, Waldeck-Rousseau, président du Conseil, l'appela à la suggestion de Maurice Ephrussi pour succéder comme ministre de la Guerre au général de Galliffet qui n'avait duré que onze mois à ce poste très exposé où il resta plus de quatre ans, un record pour l'époque.

André avait alors la réputation d'un républicain intransigeant et d'un anticlérical notoire. À peine nommé, il procéda à une épuration de l'armée. C'est ainsi que les généraux Alfred Delanne (X 1862), chef d'état-major général et Edouard Jamont (X 1850), général en chef en temps de guerre, ainsi que de nombreux chefs de bureau de l'état-major furent relevés de leurs fonctions. André essaya à plusieurs reprises en 1900, 1902, 1903, de faire voter des lois permettant de réintégrer Picquart, sans succès. Les esprits étaient encore trop échauffés.

En décembre 1900, pendant les débats sur la loi d'amnistie, André déféra le commandant Cuignet devant un conseil d'enquête et le punit de soixante jours de forteresse pour une lettre relative à un article sur le « faux Cuignet».

En juin 1902, le cabinet anticlérical du « petit père » Combes succéda à Waldeck-Rousseau. André resta à la Guerre. En avril 1903, à la suite d'un long discours de Jaurès demandant à la Chambre la révision du procès de Dreyfus, André accepta au nom du gouvernement de faire une enquête qui fut dite «préliminaire». André était sans préjugés mais il n'était pas convaincu de l'innocence de Dreyfus. Il confia l'enquête au commandant Antoine Louis Targe (X 1885). Celle-ci confirma officiellement que le dossier de Rennes comprenait notamment des témoignages suspects et des pièces matériellement altérées. Ce fut le premier pas vers la 2e révision.

André fut alors convaincu de l'innocence de Dreyfus. Il considéra que sa tâche était de prendre la défense des officiers républicains, dont la carrière avait souffert du fait de leur prise de position dans l'Affaire, contre les attaques des éléments réactionnaires. À cet effet, il confia à son chef de cabinet le général Percin et son ordonnance le capitaine Mollin, membre du Grand Orient, la constitution d'un système de fiches relatant les opinions politiques et religieuses des officiers. 25000 fiches furent ainsi constituées à l'aide d'informations transmises par la hiérarchie militaire quelquefois aidée par les francs-maçons


http://www.annales.org/archives/x/dreyfusards.html

 Affaire des Fiches :

Sur les fiches ainsi constituées, on pouvait voir des mentions comme «VLM» pour «Va à la messe» ou «VLM AL» pour «Va à la messe avec un livre». Les fiches ne se contentent pas de rapporter uniquement des faits comme en témoignent les appellations de «clérical cléricalisant », «cléricafard», «cléricanaille», «calotin pur-sang», «jésuitard», «grand avaleur de bon Dieu », «vieille peau fermée à nos idées», «rallié à la République, n'en porte pas moins un nom à particule».

Les fiches rapportent aussi la vie privée ou familiale des officiers, «suit les processions en civil », «a assisté à la messe de première communion de sa fille», «Membre de la Société Saint-Vincent-de-Paul», «A ses enfants dans une jésuitière», «Reçoit La Croix chez lui», «A qualifié les maçons et les républicains de canailles, de voleurs et de traîtres», «richissime», «a une femme très fortunée», «Vit maritalement avec une femme arabe», «A reçu la bénédiction du Pape à son mariage par télégramme».

Les fiches sont d'abord centralisées au secrétariat de la rue Cadet siège du GO, par Narcisse-Amédée Vadecard, secrétaire du Grand Orient de France, et son adjoint Jean-Baptiste Bidegain [5] puis transmises au capitaine Henri Mollin, gendre d'Anatole France et franc-maçon et membre du cabinet du général André. Le nombre total de fiches était d'environ 18818 entre le premier septembre 1901 et le 30 octobre 1903. Le général André avait déjà constitué un fichier baptisé Corinthe et Carthage ou les officiers étaient classés pour la constitution des tableaux d'avancement sur deux listes d'après les renseignements fournis, poétiquement nommées par André Corinthe (les officiers à promouvoir) et Carthage (ceux à écarter des promotions).

Mais œuvre personnelle, il ne comportait que quelque dizaines de noms. Il demande donc aux Préfets de lui signaler les officiers cléricaux et les officiers républicains, le résultat n'est pas à la hauteur de ses attentes. C'est à partir de ce constat qu'il pense faire appel au Grand Orient de France, et le Grand Maître, et député radical, Louis Lafferre [6] charge Narcisse Amédée Vadecard de trouver une personne sure au sein de chaque Loge et d'être le contact de d'Henri Mollin pour la transmission des renseignements au ministère de la guerre.

Le Capitaine Mollin «se sent d'autant moins coupable qu'il a eu connaissance par ses amis politiques, de l'existence, au moment de l'affaire Dreyfus, d'un réseau de surveillance orchestré par les Augustins de l'Assomption. En effet, les assomptionnistes avaient mis en place un système de fiches sur lesquelles les citoyens influents se trouvaient affectés de coefficients B, D ou M, initiales de «bons, «douteux» ou mauvais».

http://www.come4news.com/la-franc-maconnerie,-dossier-suite-8,-78016

 Aperçu de l'arbre

     
Nicolas ANDRÉ, Tonnelier 1805-   Marguerite CHARLES 1815-
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Louis Le Général ANDRÉ, Général (***) de Division 1838-1913



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