Paul-Louis COURIER de MÉRÉ
Sosa : 1
  • Né le 4 janvier 1772 - Rue du mail - Paris,75000,Paris,Île-de-France,FRANCE
  • Baptisé le 3 février 1777 - Paris,75000,Paris,Île-de-France,FRANCE
  • Décédé le 10 avril 1825 - Véretz,37270,Indre-et-Loire,Centre,FRANCE , à l’âge de 53 ans
  • Épistolier, helléniste, pamphlétaire et traducteur

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Notes

Notes individuelles


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naissance: Paul-Louis Courier ou plus exactement Paul-Louis Courier de Méré, pamphlétaire français, né à Paris le 4 janvier 1772, meurt assassiné d'un coup de fusil, dans la forêt de Larçay, près de à Véretz (Indre-et-Loire), le 10 avril 1825.

Origine :
Paul-Louis Courier est né à Paris en 1772. Son père, riche bourgeois, homme de beaucoup d'esprit et d'élégance, avait été obligé de quitter Paris après avoir courtisé de trop près une duchesse. Il s'installa en Touraine, d'abord dans la vallée de l'Indre où Balzac situera "Le lys dans la vallée" puis à Cinq-Mars la Pile, près de Langeais. Paul-Louis fut envoyé à Paris pour y faire des études propres à lui ouvrir la carrière du génie militaire.

Paul-Louis est attiré très tôt par la littérature grecque. Pour plaire à son père, il fait des études de mathématiques. Mais il ne peut s'échapper à la séduction opérée sur lui par quelques écrivains anciens et ses livres grecs ne le quittaient point : s'étant donc livré par goût à l'étude de la langue grecque, il suivait les leçons de Vauvilliers, professeur du collège royal, de préférence à celle des mathématiques ; cependant il subit ses examens, et le 6 octobre 1792 fut admis.

La Révolution française :
Cependant la révolution éclatait. Il entre à l'école d'artillerie de Châlons-sur-Marne et devient lieutenant d'artillerie dans l'armée du Rhin (1er juin 1793). Mais Paul-Louis Courier déteste la guerre. De plus il n'a pas ce feu républicain que les commissaires du gouvernement récompensent avec tant de libéralités. Il passe le meilleur de son temps à bouquiner dans les abbayes et les vieux châteaux.

Il sert d'abord à l'armée de la Moselle, ensuite à celle du Rhin, puis, le 11 messidor an III, au camp devant Mayence, il reçoit son brevet de capitaine en second. En 1795, toujours officier subalterne, il quitte le front lors du siège de Mayence avec l'autorisation d'un commissaire de la République en mission et rentre en France ; il est affecté à Albi pour présider à la réception des boulets fournis à l'État par les forges de la contrée.

L'Italie :
Envoyé en germinal an VI à l'armée d'Angleterre, et attaché à l'état-major d'un général d'artillerie, il visite les côtes du Nord, et, pendant un assez long séjour à Rennes, il ébauche l'Éloge d'Hélène, imité plutôt que traduit d'Isocrate. Il arrive l'année suivante à l'armée d'Italie et s'y retrouve commandant d'artillerie (1798), au moment où les Napolitains évacuent Rome, manquant d'être tué au siège de Civita-Vecchia en parlementant avec les assiégés.

Il y court un danger plus grand encore, lorsqu'à leur tour les Français abandonnent la cité papale. Transporté à Marseille sur une escadre anglaise avec la garnison de cette forteresse, Courier, dont la santé s'est altérée pendant son séjour en Italie, demande de l'emploi à la direction d'artillerie de Paris, faveur que le ministère lui accorde le 17 germinal an VIII.

Nommé capitaine en premier le 11 germinal an X, et appelé à son corps, alors à Strasbourg, il y entretient une correspondance active avec l'helléniste Clavier et d'autres savants Français et Allemands. Pendant ce temps, ses anciens camarades de l'École de Châlons, Duroc et Marmont s'occupent de son avancement.

Ce fut en effet sur leur sollicitation que, le 6 brumaire an XII, le premier Consul le nomme chef d'escadron du 1er régiment d'artillerie à cheval en garnison à Florence.

Membre de la Légion-d'Honneur le 25 prairial an XII, il va le 15 thermidor commander à Tarente 2 compagnies de son régiment, qui servaient à l'armée de Naples, et fait les campagnes des ans XIII et XIV sous les généraux Gouvion-Saint-Cyr et Reynier.

Chef d'état-major de l'artillerie du corps établi en Calabre le 19 vendémiaire an XIII, il remplit diverses missions que la situation du pays rendait souvent périlleuses. En effet, à plusieurs reprises, il tombe entre les mains des Calabrais insurgés.

Pendant la campagne de l'an XIV, il se signale à la bataille de San-Euphemia, et, à la tête d'un faible détachement, il défait à Cosenza une bande considérable d'insurgés.

C'était assez guerroyer, du moins pour lui, et nous le retrouvons au commencement de 1807 à Naples, traduisant les Traités de Xénophon, sur le commandement de la cavalerie et sur l'équitation, et vérifiant les préceptes d'hippiatrique de son auteur en galopant sans selle ni bride, sur un cheval sans fers ; puis de Naples il court à Rome, qu'il quitte pour Florence, Brescia et Milan, explorant les bibliothèques, et causant avec les érudits, sans souci des devoirs de sa profession, et oubliant qu'il a ordre de se rendre sans retard à l'armée d'Italie.

Aussi, arrivé à sa destination, en février, est-il mis aux arrêts sans appointements. Appelé le 5 mars suivant à Livourne, en qualité de sous-chef d'état-major d'artillerie, las de demander inutilement un congé, il finit par envoyer sa démission, que l'on accepte le 10 mars 1809. Cependant, à peine de retour à Paris, il regrette sa démarche, sollicite sa réintégration, et heureux de l'avoir obtenue provisoirement, il part en toute hâte, oublie d'acheter un cheval, et assiste à pied à la bataille de Wagram.

Il quitte encore une fois l'armée, et gagne l'Italie. Mais, incorporé le 6 juillet dans le 2e d'artillerie à cheval, il s'est alors mis dans le cas d'être traité en déserteur, ce dont il est menaçé.

Il découvre dans la Bibliothèque Laurentienne à Florence un exemplaire complet du roman de Daphnis et Chloé, pastorale de Longus, roman dans lequel était restée jusque-là une lacune, et il en donne une nouvelle édition, avec la traduction de Jacques Amyot, qu'il complète et publie dans le même style (1810). Il s'attire, d'un autre côté, une non moins méchante affaire, en faisant, sans autorisation du préfet, imprimer à Rome une lettre adressée à M. Renouard, son libraire, dans laquelle il lui racontait des circonstances de sa querelle avec le sous-bibliothécaire de San Lorenzo de Florence, qui l'accusait d'avoir sciemment maculé d'une tache d'encre une page d'un manuscrit du roman de Longus, Daphnis et Chloé : aussi eut-il deux ministres à ses trousses ; mais l'Empereur, sur ce qu'on lui dit d'un officier retiré à Rome, qui faisait du grec, ordonna qu'on le laisse tranquille.

Le retour à Paris :
Il est de retour à Paris, après des voyages scientifiques en Italie, en 1812, traduisant force grec, jouant à la paume, et passant les beaux jours, tantôt en Touraine, tantôt à Saint-Prix, dans la vallée de Montmorency.

II se distingue à la fois comme helléniste et comme écrivain politique. On lui doit en outre le traité de Xénophon Sur la Cavalerie, 1813 et quelques autres travaux d'érudition.

Alors qu'il n'était absolument pas bonapartiste, c'est après la chute de l'Empire qu'il commençe la publication de ses pamphlets. Trop individualiste pour appartenir à un parti, son opposition ne concernait que lui mais, dans cette période d'oppression étouffante il fut tout de suite remarqué.

Le plus vif intérêt s'attacha à Courier dès qu'il parut.

Le refus de sa candidature à l'Académie en 1819, lui donne l'occasion d'écrire son premier pamphlet, Lettre à Messieurs de l'Académie.

Libéral et anticlérical il s'oppose de plus en plus violemment aux nouveaux seigneurs qui, dit-il, frappent sans pitié et terrorisent le pays. Pour le Dictionnaire Bouillet écrit au XIXe siècle, il excelle comme écrivain politique dans le pamphlet et combat avec l'arme du ridicule, dans le style le plus caustique, les mesures rétrogrades de la Restauration ; il se cache quelquefois sous le nom de Paul Louis, vigneron.

Ses écrits lui valent de nombreux procès, des amendes et une peine de prison. Ils sont sans doute la cause de sa mort dans la forêt de Larçay, entre Saint-Avertin et Véretz en , Indre-et-Loire, le 10 avril 1825. Ses difficultés en ménage ont pu aussi y jouer un rôle : Paul-Louis Courier ne passait pas pour avoir bon caractère en privé.

Cinq ans après, une jeune fille, Anne Greveau, témoin secret du crime, en révéla les détails ; le coupable, précédemment acquitté, survécut peu de temps à cette révélation.

Cette mort mystérieuse a inspiré La Ferme des sept péchés, un film de Jean Devaivre (1949), où Jacques Dumesnil interprète le rôle de Paul-Louis Courier.
bapteme: Le bébé fut déclaré fils de Jean-Paul Courier de Méré, absent, et de Louise Elisabeth de Montdeville. Aucun des parrains n'était un familier l'un ou l'autre des Parents.
Le 3 février 1777, 8 jours avant leur mariage, Jean-Paul Courier et Louise Elisabeth La Borde oint fait réformer à Paris l'acte de baptême de 1772. Ils déclarèrent que dans cet acte une erreur s'était glissé dans le nom de la mère : celle-ci ne s'appelait pas de Montdeville mais bel et bien La Borde.
Il y a de quoi s'interroger sur l'identité de celle qui, dans le plus grand mystère, donna le jour au petit Paul-Louis. Si Louise Elisabeth fut fille-mère, on comprend qu'elle ait voulu conserver l'anonymat et qu'elle n'ait pas accouché áa Chatillon-sur-Loing (aujourd'hui Chatillon-Coligny), lieu où elle résidait avec son père depuis 1761.
Comment ne pas être frappé par la ressemblance entre "de Montdeville" et "de Marteville", nom d'origine de la duchesse d'Olonne ? Si Louise Elisabeth est bien la mère, pourquoi Jean-Paul a-t-il tant tardé à convoler avec elle ?
Tout en restant prudent, il est tout à fait plusible que la femme qui accoucha rue du Mail le 4 janvier 1772 d'un petit garçon fût la duchesse d'Olonne en personne. En outre, Jean-paul épouse Louise-Elisabeth après le décès de la duchesse d'Olonne survenu le 26 novembre 1776.
Il faut rappeler que Jean-Paul Courier était très lié à la famille du duc d'Olonne, puisqu'il était Lieutenant de ses Chasses, et encore plus à la duchesse d'Olonne, agée de 30 ans Jean-Paul fut victime de la duplicité du duc, et dut prévenir la duchesse des manigances financières de son mari. Celui-ci, ayant appris l'intimité de son épouse avec un familier, essaya de le faire assassiner, mais les deux soldats sollicités déposèrent auprès du lieutenant de police.
En 1764, Louis XV, mis au courant mais qui ignorait les détails de l'affaire, envoyât la duchesse au Ursulines de Viantais près de Loches (en Touraine), le duc au Château de Pierre Encize près de Lyon et Jean-Paul fût interdit de paraître à Paris et dans ses environs. C'est ainsi qu'il découvrit la Touraine dont il ignorait tout.
La duchesse sortit du couvent des Ursulines le 23 novembre 1764. Se consola-t-elle en Touraine auprès de Jean-Paul, après quatre mois de séquestration ? Il n'est pas interdit de le penser.

[Source : Paul Louis Courier - La Plume indomptée de Jean-Pierre LAUTMANN]
bapteme: Réformation de l'acte de baptême de Paul-Louis Courier et substitution du nom de La Borde à celui de Montdeville.

evenement: Reconnaissance [11 fevrier 1777] Paris,75000,Paris,Île-de-France,FRANCE (source: Correspondance générale - Tomes 1, 2 et 3 - Geneviève VIOLET-LE-DUC - - Book)

Mariage de Jean-Paul Courier avec Louise Élisabeth La Borde et reconnaisance de Paul-Louis comme fils de Louise Élisabeth La Borde.

signature: YES

 Sources

  • Naissance, décès: Paul Louis Courier - La Plume indomptée de Jean-Pierre LAUTMANN - Jean Pierre LAUTMAN - - Book
  • Baptême: Correspondance générale - Tomes 1, 2 et 3 - Geneviève VIOLET-LE-DUC - - Book
  • Union: Paul Louis Courier - La Plume indomptée de Jean-Pierre LAUTMANN - Jean Pierre LAUTMAN - - Book

 Aperçu de l'arbre

Pierre COURIER 1654-1711   Marie JOUBERT †1730   Charles JOLLY   Charlotte FREMY 1656-1740        
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Jean COURIER 1696-1753   Jeanne JOLLY 1697-1767   Jean LABORDE, Bourgeois de Paris 1708-1782   Marie-Magdeleine MASSINEAU
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Jean-Paul COURIER de MÉRÉ, Seigneur du Breuil 1732-1796   Louise Elisabeth de LA BORDE 1736-1801
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Paul-Louis COURIER de MÉRÉ 1772-1825


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