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L'Ascendance TERLINDEN-de POTESTA
Souche de l'Arbre

H  Alexis-Michel EENENS

Sosa : 34

Alexis-Michel EENENS
  • Né le 29 juin 1805 - Bruxelles
  • Décédé le 9 janvier 1883 - Schaerbeek , à l’âge de 77 ans
  • Inhumé - Schiplaken, Hever, Brabant Flamand, Belgique
  • Lieutenant-Général, Aide de Camp du Roi, Membre de la Chambre des Représentants, commandant de l'armée de Réserve en 1870, inspecteur général de l'Artillerie, Grand Cordon de l'Ordre de Léopold

Parents

Union(s) et enfant(s)

Notes

Notes individuelles

EENENS, Alexis, Michel, officier, né à Bruxelles le 29 juin 1805, décédé à Schaerbeek (Bruxelles) le 9 janvier 1883.

Fils de Charles Eenens, négociant, Alexis est admis le 15 juillet 1825 comme cadet à l'Ecole du Génie et de l'Artillerie à Delft. Sergent-major le 20 novembre 1828, il poursuit sa formation à l'Ecole militaire de Breda et est nommé second lieutenant au 5e bataillon d'Artillerie de milice stationné à Namur le 5 janvier 1830. Le 30 septembre 1830, Eenens se joint à la mutinerie des troupes belges de la garnison et en récompense, il reçoit du Gouvernement provisoire un brevet de lieutenant. Le 29 novembre il est nommé second capitaine et envoyé à Anvers. Le 25 mars 1831, il refuse de suivre le général van der Smissen qui voulait rallier la garnison au Prince d'Orange et marcher sur Bruxelles faisant ainsi échouer sa tentative. Son insubordination le fait muter à Malines le 6 août 1831. Quelques jours plus tard, il prend part aux combats devant Louvain où il se signale en ordonnant à sa batterie d'ouvrir le feu sur les troupes hollandaises qui font mouvement après la conclusion de l' armistice.

Capitaine

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La carrière militaire d'Alexis Eenens fut émaillée d'incidents provoqués par son caractère impétueux et revendicatif. Le sentiment que ses mérites n'étaient pas reconnus à leur juste valeur fut à l'origine d'un comportement ombrageux, frôlant souvent l'indiscipline. En décembre 1834, mécontent d'un avancement jugé médiocre, il présente sa démission, mais il est contraint de la retirer puisqu'en qualité d'ancien élève de l'Ecole militaire du Royaume des Pays-Bas, il était tenu de servir pendant dix ans. Il est finalement nommé major le 4 juin 1842, puis lieutenant-colonel le 10 juillet 1845 et affecté au 2e régiment d'Artillerie stationné à Liège.

Entre temps, Eenens était devenu membre de l'Alliance qui préparait les prochaines élections avec les associations libérales. Invité à quitter ce groupe de pression jugé hostile au gouvernement, Eenens s'y refusa, arguant qu'il avait été choisi comme candidat à la Chambre des Représentants, où siégeaient d’ailleurs d'autres militaires. Son attitude lui valut d'être mis en non-activité par arrêté royal du 23 novembre 1846. Après les élections du 8 juin 1847, il siégea comme député libéral de l'arrondissement de Bruxelles jusqu'au 26 mai 1848, date de la promulgation de la loi sur les incompatibilités. Il fut réintégré au sein de l'armée le 27 février 1848 et, nommé colonel le 24 juin 1853, il reçut le commandement du 3e régiment d' Artillerie cantonné à Tournai.

Général-major

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Général-major le 8 mai 1859, commandant la 1ère brigade d'Artillerie, membre de la commission des Poudres et du comité consultatif permanent de l'Artillerie, il accéda au faîte de sa carrière le 24 juin 1866 avec sa nomination comme lieutenant général, inspecteur général de l'Artillerie. Il se vit confier par Léopold II le commandement de l'armée d'Anvers le 15 juillet 1870. Le 6 octobre 1870, il devint aide de camp du Roi et commandant de la 1ère division territoriale et de la place d'Anvers.

Lieutenant-général

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Convaincu de la nécessité du renforcement du potentiel militaire de la Belgique, il en défendit le principe au sein d'une commission mixte d'officiers supérieurs et de parlementaires dont le cabinet de Theux-Malou ne put mettre en œuvre les propositions vu l'hostilité de la droite catholique antimilitariste animée par Charles Woeste. Dans ces conditions, Eenens présenta sa démission et fut admis à faire valoir ses droits à la retraite le 18 mai 1873. Le Roi, dont il demeurait toutefois aide de camp, lui accorda, pour services rendus, le grand cordon de l'Ordre de Léopold le 21 juin 1873.

Caractère aventureux, Eenens avait obtenu en 1839, un congé sans solde pour accomplir, à la demande de Léopold 1er, une mission d'observation en Egypte dans la perspective de l’imminence d’un conflit entre le vice-roi Mehemet-Ali et l'Angleterre. Il était également chargé d'étudier les possibilités de débouchés pour le commerce et l'industrie belges dans la région. C'est ainsi qu'il accompagna en janvier 1840, le consul belge à Alexandrie, Blondeel van Ceulebroeck, dans un voyage d'exploration en Abyssinie en vue de la création d'un établissement belge sur la côte occidentale de la Mer Rouge. Victime de fièvres, Eenens dut rentrer en Europe en décembre 1840.

Cet homme énergique de haute taille et au physique impressionnant, était aussi un esprit curieux qui se passionna pour le rôle de l'armée dans le développement économique du pays. En 1844, il publia une plaquette intitulée Notes sur le défrichement de la Campine par l'armée. Il s'agissait, pour soulager la misère paysanne, de créer des camps agricoles en quelques points de la Campine et du pays flamand pour y défricher les landes et les bruyères, les ouvriers civils coopérant avec la troupe. Eenens publia ultérieurement plusieurs études sur ce sujet. Ses idées retinrent finalement l'attention du ministre de la Guerre, Mathieu Brialmont qui lui donna l'occasion de les défendre, mais sans succès, devant le conseil supérieur de l'Agriculture le 21 janvier 1851.

Eenens se pencha également sur les questions militaires. Dès 1846, il avait préconisé, dans une brochure intitulée Anvers et la neutralité belge, la concentration des forces nationales sur la rive gauche de l'Escaut en cas de guerre. En 1852, il publia Système raisonné de guerre défensive proposé pour la Belgique où il proposait la démolition des forteresses du pays. Une fois à la retraite, Eenens consacra ses loisirs à retracer les événements de 1831. Ses Documents historiques sur l'origine du royaume de Belgique. Les conspirations militaires de 1831 (Bruxelles, 1875, 2 vol., 264 et 268 p.), suscitèrent d'ardentes polémiques. Le général n'hésitait pas à y accuser de trahison ou de vénalité un certain nombre de personnalités de l'époque, mais il critiquait également le prince d'Orange coupable, à ses yeux, d'avoir violé la convention d'armistice intervenue devant Louvain le 2 août 1831. Ses attaques furent vivement ressenties en Belgique et en Hollande, réponses et réfutations se succédèrent sous la plume des descendants des généraux mis en cause. Pour éviter d'envenimer les relations belgo-hollandaises, Léopold II déchargea Eenens de ses fonctions d’aide de camp le 15 octobre 1875.

Au cours des dernières années de sa vie, le général publia diverses études historiques, dont une Dissertation sur la participation des Pays­-Bas à la campagne de 1815 en Belgique parue en 1879.

Sa fille unique, Thérèse-Marie, épousa Georges-Marie Terlinden qui devint procureur général près la Cour de cassation.


1 - Biography

Family life

Eenens was the son of a wealthy merchant in textiles, Louis Eenens, and Anne-Marie Carlier. He was born in Brussels when Belgium was annexed to the French Empire, and the French Republican Calendar was still in force, and his birthday is therefore properly 10 messidor An XIII. He married Adélaïde Barbe Joseph Gilain in Tirlemont on August 8, 1869. They had one daughter, Thérèse Marie Euphrasie Josèphe, who married a future procureur-général at the Belgian Supreme Court, Georges-Marie Viscount Terlinden.

Military and Political Career

He was admitted to the Artillerie- en Genieschool (Artillery and enineering school) of the army of the United Kingdom of the Netherlands in Delft on July 15, 1825 as a cadet. On November 20, 1828 he was promoted to sergeant-major and allowed to study at the Royal Military Academy in Breda. He was promoted to second lieutenant in the artillery and assigned to the 5th batallion Militia Artillery at Namur on January 5, 1830, on the eve of the Belgian Revolution.

Eenens joins the revolutionaries by taking part in a mutiny of the Namur garrison in September, 1830. As a reward he is breveted lieutenant by the Belgian Provisional Government and soon after promoted to captain. Stationed in Antwerp, he refuses to defect to the Dutch with General Van der Smissen on March 25, 1831. He then joins the Belgian troops at Louvain and helps to defend that city in August.

In 1834 he kills another Belgian captain in a duel on the battlefield of Waterloo. He is acquitted by the court martial, because Belgium at that time does not have a law against duelling[1]. That same year he tries to resign his commission, but is not allowed to, because he had promised to serve ten years after his admission to the Royal military academy.

In 1839, at the suggestion of king Leopold I of Belgium, he takes a leave of absence to act as an observer in Egypt. He explores commercial possibilities for Belgium and visits Ethiopia (then known as "Abyssinia") together with the Belgian consul in Alexandria to try and establish a Belgian colonial outpost on the west coast of the Red Sea. However, illness forces him to return to Belgium in December, 1840.

He is promoted to major in 1842 and to lieutenant-colonel in 1845. Then in 1846 he tries to go into politics as a Liberal representative. As this is an oppositional party the king puts him on non-active status. He is elected to the Chambre des Réprésentants on June 8, 1847, but a new law prohibiting military officers to sit in parliament forces him to give up his seat in May, 1848. He now reenters active duty.

Eenens is promoted to colonel on June 24, 1853, and put in charge of an artillery regiment in Tournai. On May 8, 1859 he is promoted to major-general and given the command of the First Artillery Brigade. He also becomes a member of the Munitions Committee and other advisory commissions. On June 24, 1866 he is promoted to lieutenant-general and Inspector-general of the Belgian Artillery. On July 15, 1870 he is put in charge of the army at Antwerp where he becomes military governor (and at the same time aide de camp of king Leopold II of Belgium) on October 6, 1870.

In view of the dangerous international situation (the Franco-Prussian War had just started), Eenens now pleads for strengthening the Belgian defenses, but the Cabinet of prime minister Jules Malou opposes this, supported by the Catholic party of Charles Woeste. Disgusted, Eenens retires from active service on May 18, 1873. He remains aide de camp of the king, who confers the Grand Cordon of the Order of Leopold on him.

2 - Scholarly work

Besides his military career Eenens also pursued a more scholarly career. In the 1840s he promoted the involvement of the Belgian army in the agricultural development of the poorer parts of Belgium. In 1844 he published Notes sur le défrichement de la Campine par l'armée, a pamphlet containing his proposals, but his ideas were rejected by the agricultural establishment.

He also became a prolific writer on military history, specializing in the history of the Belgian Revolution. In 1875 he published Documents historiques sur l'origine du royaume de Belgique. Les conspirations militaires de 1831 (Bruxelles, 1875, 2 vols.), which caused quite a furore, because he accused a number of prominent people of treasonous behavior during the revolution, in favor of the Orangist cause. This caused a fervent polemic, both with Belgian politicians and historians, and with Dutch miliary historians, because he also accused the future king William II of the Netherlands (then commander-in-chief of the Dutch forces that attempted to suppress the revolution of 1830) of violating an armistice. Because of the scandal this polemic caused, the king asked him to relent, and when he demurred, relieved him of his function as aide de camp.

Eenens also became involved in the controversy about the accusations of cowardice the British military historian William Siborne had leveled at the Dutch-Belgian troops at the Battle of Waterloo in his 1844 book History of the War in France and Belgium in 1815. The Belgian general Renard had in 1855 already attempted a refutation[2] as had the Dutch general Willem Jan Knoop in 1846. Eenens published his own Dissertation sur la participation des troupes des Pays-Bas à la campagne de 1815 en Belgique" [3] in 1879. This critical assessment of Siborne's work is still relevant.

Eenens died in Schaerbeek on January 9, 1883.

sépulture (Schiplaken, Brabant Flamand)

P1070080.JPG

3 - References

^ Fougeroux de Campigneulles (1835) Histoire des duels anciens et modernes, p. 59 ^ Renard, Bruno Jean Baptiste (1855) Reponse aux Allegations Anglaises sur la Conduite des Troupes Belges en 1815 (Bruxelles, 1855) ^ in: Societé royale des beaux arts et de litérature de Gand, Messager des Sciences Historiques, (1879), pp. 159-161

4 - Sources

(French) Leconte, L. (1954) "La vie étonnante du lieutenant-général Eenens", in: Carnet de la Fourragère, vol. XI, pp. 283-314.

5 - External Links

(French) J. Logie, EENENS Alexis, Michel (1805-1883) Retrieved from "http://en.wikipedia.org/wiki/Alexis-Michel_Eenens"

Sources

Arbre d'ascendance Arbre de descendance Aperçu de l'arbre

François Ferdinand EENENS 1712-   Catherine Van Den DRIESSCHE            
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Ferdinand Charles EENENS 1748-   Marie Catherine MOEREMANS   François CARLIER †1773   Marie Anne LEEMANS
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Louis EENENS 1771-1854   Anne-Marie CARLIER 1770-1851
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Alexis-Michel EENENS 1805-1883