Vous pouvez consulter en complément de ces fiches le site dédié à l'histoire de la Foye-Monjault (79) ainsi que le blog généalogique Chemin de Papier. Cet arbre contient tous les actes des registres de la Foye-Monjault de 1675 à 1832.


  • Né le 9 septembre 1776 - Marigny, Deux Sèvres, Poitou-Charentes, France
  • Décédé le 7 mai 1841 - La Foye-Monjault, Deux Sèvres, Poitou-Charentes, France , à l’âge de 64 ans
  • Menuisier

 Parents

 Union(s), enfant(s), les petits enfants et les arrière-petits-enfants

 Frères et sœurs

 Relations

(afficher)

 Chronologie


 Notes

Notes individuelles

• Résidant à Limouillas (1832)

Jean est né en septembre 1776 au hameau de la Blottière dans la paroisse de Marigny, deux ans après le sacre de Louis XVI. Il est le fils de Jean Prunier, journalier (laboureur, et probablement vigneron) et d’Elizabeth Pommier. Jean à deux frères et deux sœurs : il est le cadet d’Elizabeth, de Marie Renée et de Louis, et l’aîné de François.

En juillet, les Etats-Unis ont déclaré leur indépendance. Rivale de l’Angleterre et perdante de ses colonies du Québec et des Indes, la France se laisse entrainer dans un conflit qui finira de la ruiner. Deux ans plus tôt, les récoltes désastreuses avaient déjà engendré des révoltes populaires qui en annoncent d’autres. La réforme des institutions de l’ancien régime attentée par Turgot, alors contrôleur général des finances du Roi, et qui auraient peut être permis à la France de se réformer en douceur, à la façon de l’Angleterre, vient d’être sabotée par les élites. Le ralentissement de l’économie et l’effondrement du prix des grains touchent au plus près une population largement vouée aux travaux agricoles.

En 1779, dans l’ouest de la France, la dysenterie fait 175,000 morts. Durant les années 1780, les vendanges sont médiocres d’une année à l’autre. Marigny, Le Cormenier, la Foye-Monjault et Gript cultivent principalement la vigne et le blé car les terres étaient mauvaises pour les autres cultures (1). Ce sont des paroisses pauvres, où résident des gens parfois réduits à la mendicité. En 1781, Necker publie son « Compte rendu au Roi » qui rend public le budget du royaume et scandalise la population. En 1787, la Révolution Américaine aboutie à la rédaction d’une Constitution, alimentant les débats d’une société qui, au cours du XVIIIe siècle, s’est de plus en plus politisée.

L’année suivante, la récolte est de nouveau désastreuse et le prix du grain monte, aggravant la misère des paysans. Mais la société est bloquée, chaque groupe cherchant avant tout à conserver et étendre ses privilèges aux dépends des classes les moins aisées, et par opposition au pouvoir royal. C’est le cas de la noblesse et des parlements, qui bloquent systématiquement toutes les réformes fiscales proposées par la monarchie. En janvier 1789, Louis XVI est contraint de convoquer les États Généraux. Les Cahiers de Doléances de Marigny et des paroisses au sud de Niort font toutes des demandes similaires : la simplification ou l’égalité face l’impôt ; l’abolitions des privilèges du Clergé ; l’abolition des douanes à l’intérieur du royaume ; l’entretien et la réparation des chemins ruraux (impraticables huit mois de l’année), ainsi que quelques améliorations reflétant des préoccupations locales (terrains, bétails, marchés, messes).

Accueillie favorablement dans un premier temps, la Révolution va se heurter dès 1790 à de nombreux foyers d’opposition dans les provinces. À la désillusion des communautés paysannes qui ne perçoivent pas d’amélioration à leur condition, va s’ajouter le mécontentement profond causé par la Constitution Civile du clergé, ainsi que par la montée d’une nouvelle hiérarchie bourgeoise des villes, s’accaparant le pouvoir économique et politique à leurs dépends. Lorsqu’en février 1793 la Convention ordonne la levée des 300,000 hommes, elle va provoquer le soulèvement de plusieurs villes et régions de France, en particulier dans l’ouest autour de la Vendée, où la révolte s’organise et prend rapidement plus d’ampleur. Dans les Deux Sèvres, le nord-ouest, catholique et plus pauvre, va avoir tendance à rejoindre le camp royaliste et fera partie de la Vendée militaire (secteur de Chatillon-sur-Sèvre), là où le sud, marginalement plus riche et protestant, va rester républicain. Malgré cela, il est difficile de savoir avec certitude dans quel camps se rangeaient nos aïeux, car la situation sur le terrain était complexe et les membres d’une même famille prenaient parfois position l’un contre l’autre. Ils pouvaient aussi choisir de ne pas se mêler de la guerre, et rien n’indique que Jean Prunier (père) et ses fils y aient pris part.

La répression qui s’ensuit lors deux premières guerres de Vendée, de 1793 à 1796, fait peut être 200,000 morts, et cause surtout des ravages dans le nord des Deux-Sèvres, épargnant relativement le reste du département. La Vendée se soulève une troisième fois en 1799, mais le coup d’état de Bonaparte y met fin en novembre. Napoléon rétablit aussitôt la liberté de culte et parvient à imposer la paix. Il est fort probable que des proches ou des cousins aient ensuite combattu sous l’Empire, mais aucune mention n’en est faite dans les registres, ni dans la base de données de Sainte-Hélène.

En 1811, Jean a 35 ans lorsqu'il épouse Anne, à la Foye-Monjault, village voisin où elle est née. Après plusieurs années de bonnes récoltes successives, celle-ci est catastrophique, engendrant pillages et émeutes. Par contraste, les vendanges sont exceptionnelles. La même année, Jean et Anne vont s’installer à Beauvoir-sur-Niort où il est menuisier. Les printemps et les étés seront froids et pluvieux, les récoltes mauvaises, entraînant la disette jusqu’en 1817. En 1812, alors que Napoléon s’avance en Russie, Anne accouche de Charles. En 1814, Napoléon abdique une première fois, remplacé sur le trône par Louis XVIII, mais il s’évade de l’île d’Elbe l’année suivante. Les jumeaux Olivier et Charles Adolphe naissent en mars, tandis qu’en mai la Vendée et la Bretagne se soulèvent à nouveau contre le retour de l’Empereur. Ce dernier est battu un mois plus tard à Waterloo. Les troupes étrangères occupent alors la France, pillant et incendiant de nombreux villages. Vers la fin des années 1820, les mauvaises récoltes successives entraînent à nouveau la disette et dans l’ouest, les mendiants mettent le feu aux chaumières des paysans qui ne leur donnent pas de pain.

Jean et Anne ne semblent pas avoir eu d'autres enfants. Ils quitteront éventuellement Beauvoir et iront s'installer au village de Limouillas, tout à côté de la Foye-Monjault. Sur le recensement de population de 1836, Olivier habite encore avec eux, et ils sont voisins de plusieurs membres de la famille d'Anne, dont Louis Arnault, son frère jumeau. Jean décède en 1841, à l’âge de 64 ans.

(1) Cahiers de Doléance de 1789 desdites communes.

Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Catégorie:Chronologie_de_la_France_au_XVIIIe_siècle
Cahiers de Doléance de 1789 de Marigny et de plusieurs autres paroisses du sud de Niort :
http://fr.geneawiki.com/index.php/Cahiers_de_doléances
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_la_Révolution_française
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Vendée

Voir aussi l’excellent article des Archives en Ligne de Maine et Loire :
http://www.archives49.fr/histoire-de-lanjou/pages-choisies/la-guerre-fratricide-de-lanjou/

 Aperçu de l'arbre

Pierre PRUNIER ca 1678-1756   Madeleine CAILLER 1680-1743   François ARNAULT ca 1669-?1724   Marie GUERRY ca 1672-1708   Pierre POMMIER ca 1680-1740   Louise QUAIRÉ ca 1682-1749   François MELJEU 1650   Marguerite GEOFFROY 1658
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Pierre PRUNIER 1709-1786   Renée ARNAULT 1706-1776   Jean POMMIER ca 1702-1755   Jeanne MELJEU 1702-1754
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Jean PRUNIER 1736-1780   Elizabeth POMMIER ca 1739-1816
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Jean PRUNIER 1776-1841


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