Sosa : 216
  • Né le 2 avril 1780 - Paris 3e, 75003, Paris, Île-de-France, FRANCE
  • Décédé le 24 janvier 1864 - Paris 2e, 75002, Paris, Île-de-France, FRANCE , à l’âge de 83 ans
  • Fabricant de nécessaire - Artisan tabletier - Propriétaire

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 Chronologie


 Notes

Notes individuelles

Généalogie de Brigitte HUA (http://gw.geneanet.org/baa?lang=fr&iz=0&p=jean+marie&n=chabert)
Source : Monographie de la famille Chabert par Hubert Tourret

Selon le Livre de Raison Chabert-Tourret, Jean Marie CHABERT "serait né en 1780 dans la province du Dauphiné. Il vint par la suite à Paris sous la Révolution, soit avec ses parents, soit en les précédant. En sabots, affirme la tradition orale... . Un ancêtre sur deux est déclaré "arrivé en sabots à Paris"... Et deux ans plus tard, il achète la moitié de son pâté de maison ! De toute manière, les sabots étaient très couramment portés autrefois.

Il entendit un jour une conversation entre son père et sa belle-mère ; celle-ci disait "Jean grandit maintenant - il devrait travailler pour gagner sa vie et ne pas être à notre charge". Sans en rien dire, il partit immédiatement pour Paris [pour Lyon, puis Paris six ou sept ans après, selon François Walckenaer], loua une chambre et un lit, et se mit au travail comme ouvrier-tourneur, à l'âge de treize ans (selon le livre des Tourret) ou de dix ans (selon les Mémoires Walckenaer). Il convient de prêter toujours une oreille déférente, mâtinée d'un soupçon de narquoise incrédulité, devant les "récits du soir à la veillée" où l'on enjolive volontiers, enlevant ou rajoutant quelques années selon le besoin. Dans un tout autre registre, passé trois générations et s'il n'y a pas de document écrit de l'époque, on s'embrouille volontiers dans les lieux associés avec des dates précises, ainsi qu'entre les noms et place des aïeules dans l'organigramme familial, mélangeant allégrement les mères et les filles....

Jean Marie est né en fait le 2 avril 1780 à Paris, sans doute rue du Vertbois, et fut baptisé le lendemain dans son église paroissiale, Saint-Sauveur.
Cette église, construite vers 1248 par saint Louis, était passablement délabrée en 1776 -, on entreprit alors de la reconstruire et les travaux commencèrent : au moment de la Révolution, ils étaient à moitié terminés quand on cessa de payer... L'église et son terrain furent vendus en 1798 et 1800, et tout disparut (l'emplacement était aux 2 à 4 bis de la rue Saint-Sauveur, avec le chevet rue Saint-Denis).
A l'âge de 8 ans, il reçut un livre d'instructions religieuses avec la dédicace suivante: 'je soussigné curé de Saint-Nicolas-des-Champs certifie avoir donné ce prix à Jean Marie Chabert, en récompense de sa sagesse, de sa science, et de son assiduité aux instructions de la paroisse. A Paris le 16 aoust 1788 ; signé .- Parent, curé. " (la dédicace de ce livre est détenu par Thérèse ELIE)

Il devint fabricant de nécessaires, travaillant le galuchat (cuir préparé à partir de la peau de certains poissons (requins et raies). Le galuchat fut principalement utilisé vers les années 1925 pour orner des meubles de luxe style Art déco.)
Il réussit assez rapidement et avait déjà quelques économies lorsque, juste après le décès de son père, mais en présence de sa mère, Marguerite Madeleine MAGNY, il épousa le 12 mai 1804 à Paris Agathe Marguerite JARRE (°Paris le 14.9.1787 - +11.11.1866), alors qu'il habitait au 115, rue du faubourg Saint-Jacques, "division du Panthéon".
Ils avaient signé un mois plus tôt, le 24 germinal An XII (15 avril 1804) un contrat de mariage devant Me Fourchy. Il est alors qualifié de tabletiers.
La tabletterie est la fabrication de petits objets soignés, par découpage, assemblage, formage, moulage, marqueterie, incrustation, sculpture (on y emploie certains bois durs, l'ivoire ou ses imitations, l'os, la nacre, etc). On fabrique ainsi des échiquiers, des damiers, jeux, coffrets, étuis, etc.

Nous ignorons sa position sociale mais par son contrat de mariage, il apporte à la communauté la totalité de ses biens, estimée 5.000 francs, composés de son fonds de commerce, ses instruments de travail, ses marchandises, ses stocks, ses fournitures, ses économies, ses meubles et ses vêtements. Etant donné la modicité de la somme, on est en droit de croire que Jean Marie Chabert n'est qu'un modeste artisan, même s'il a bonne mine, comme nous le montrera un peu plus tard son portrait. Sa fiancée apporte 4.000 francs (dont 1000 francs de trousseau), qui lui viennent de la succession de son père.

Selon le Livre de Raison des Tourret, la belle-mère "appartenait à une famille bourgeoise qui vit ce mariage d'un assez mauvais oeil". Les débuts du jeune ménage auraient été des plus pénibles, la famille Jarre ne les aidant pas, bien que Jean fut obligé"à plusieurs reprises" d'acheter un remplaçant pour le service'
Les anciens le savent, mais pas forcément les jeunes générations, moins instruites sur l'Histoire de France : à cette époque, le service militaire était très long (trois ans) et effectué par tirage au sort ; ceux qui avaient "tiré un mauvais numéro" pouvait payer un remplaçant qui effectuait ce service à leur place contre rétribution. Le "à plusieurs reprises" m'a laissé perplexe, mais il est possible qu'il y ait eu plusieurs conscriptions sous l'Empire, les besoins étant toujours plus pressants.
... Peu à peu, la situation devint meilleure et son commerce de nécessaires prospéra ; il était d'ailleurs parfaitement secondé par son épouse, aussi intelligente et active que jolie ». Son portrait en témoigne. Elle disait un jour à son fils qui disait n'avoir rien à faire "Eh bien, défais ce paquet et refais-le ! Faire et défaire, c'est encore travailler."

En fait, on ne sait pas grand chose de la vie de Jean-Marie sinon qu'il s'élève très rapidement dans l'échelle sociale et se crée un avoir certain. On peut évaluer ce dernier phénomène en regardant la dot qu'il donne à ses deux fils lors de leur mariage. Nous constatons aussi qu'il change très fréquemment de domicile puisque nous le voyons habiter successivement à Paris.
en 1804, au 115, rue du faubourg Saint-Jacques,
en 1813, au 14, rue du cimetière-Saint-Nicolas-des-Champs,
en 1839, au 22, rue des Quatre-Fils,
en 1846, au 26, rue d'Enghien,
en 1864, au 174, rue Montmartre.

C'est à cette dernière adresse qu'il meurt le 24 janvier 1864, à 84 ans. Il laisse alors à son fils Joseph, son seul héritier, une somme de 133.000 francs, que l'on peut comparer aux 5.000 de son propre mariage, 60 ans plus tôt. Sa veuve ne reçut pratiquement rien des biens de la communauté, en dehors d'un usufruit important.
Agathe Jarre va survivre près de trois ans à son époux. Elle décède elle aussi au 174, rue Montmartre, le 11 novembre 1866, âgée de 77 ans (elle est enterrée au Père-Lachaise dans la sépulture Chabert). Sa succession se monte à 15.000 francs dont le mobilier représente plus de 9.000, le restant étant de l'argent liquide ou des sommes à recouvrer sur les revenus qu'elle reçoit en raison de son usufruit.

 Aperçu de l'arbre

Vincent Mathieu I CHABERT 1700/-   Marie Louise LE FEBURE    
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Vincent Mathieu II CHABERT 1735-1804   Marguerite Madelaine MAGNY †1804/
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"Jean" Marie CHABERT 1780-1864



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