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H  André de BUDOS le Fléau des Anglais

(André de BUDOS)
Alias:  sg de Budos (33)



  • Né vers 1380
  • Décédé en octobre 1449 , à l’âge de peut-être 69 ans
  • Dit "Le Fléau des Anglais", il semble être resté au château de Budos, en Aquitaine avant de venir à Portes (Gard)

Parents

Union(s), enfant(s), les petits enfants et les arrière-petits-enfants

Notes

Notes individuelles

Le fils de Thibaut, André servit le roi de France, Charles VII, avec tant de fidélité et de zèle qu'on le surnomma le « Fléau des Anglais ». Il devint, gouverneur de Bazas (1424).
L'abandon de la cause anglaise par André de BUDOS fut un événement qui eut un grand retentissement. HENRI V, roi d'Angleterre, possédait alors presque tout le royaume de France, et c'était le moment où son autorité semblait indiscutable qu'André de BUDOS choisissait pour lever l'étendard de la révolte.
On disait à Bordeaux qu'André de BUDOS, dont l'esprit fin et le noble coeur étaient connus, était resté fidèle à HENRI V, tant que celui-ci n'avait été que duc de Guienne, et qu'il comprenait que si les Plantagenets devenaient rois de France, il n'y aurait plus dès lors qu'un seul maître. Il prévoyait que justice ne serait plus rendue aux seigneurs gascons qui voudraient passer d'une domination à l'autre.
C'était donc plus par espoir d'indépendance et de liberté que par intérêt qu'André de BUDOS s'était rallié au roi de France.
La capitale anglaise ne pouvait laisser sans châtiment un aussi puissant voisin. Les jurats de Bordeaux, présidés par Jean TIPSTOT, Sénéchal de Guienne au nom du roi d'Angleterre se préoccupèrent de cette situation, en 1420, ils ordonnèrent de faire achever au plus tôt le grand canon qui était commencé pour le siège des châteaux.

"Item, ordonnat que lo gran canon loquau es commensat qué siat acabat to plustot que poyrat ; bonament loquau deu tirar VII quintaus"
Dans les séances des 7 et 8 mai 1421, les jurats étudièrent la question du siège.
Le 14 juin 1421, ils émirent l'opinion que la défection d'André de BUDOS était un mauvais exemple et décidèrent qu'il fallait à tout prix lui prendre son château, un des plus important de la terre gasque.
Menaut de FABARS commanderait les troupes anglaises. Les troupes bordelaises étaient sous les ordres des jurats VIGOUROUX ESTÈVE et ARANAUD MIQUEU.
On emporta vingt francs par homme et un tonneau de vin.
Un gabarier du quai de la Saline, FONTBODEAU, fut réquisitionné avec six matelots, des charpentiers et un balistier,
� per anar a Budos ab lo son baysset �
porter par la voie du Ciron, la bombarde tirant plus de sept cents livres de balles et deux canons de moindre calibre.
Il devait prendre à Podensac des boulets de pierre. Pour ce service, FONTBODEAU reçut huit franc.
Cette bombarde était, paraît-il, monstrueuse ; par son poids elle faisait la charge d'une gabarre de dix neuf tonneaux.
Forgée à Bordeaux, par Jean GAUTIER, officier d'artillerie qui avait des ateliers à la porte Calhau(Caillou), elle avait coûté fort cher; les jurats lui avait fourni
� tot Io fer et tot Io carbon que beson sara affar lo deyt canon�.
Ses réparations, suivant un état qui en fait mention, allaient de quinze a vingt quintaux de fer.
Devant un pareil déploiement de forces et, comprenant que les murailles de son château seraient incapables de résister à cet énorme canon, André de BUDOS consentit, le 29 juin 1421, en présence de GALANOR, capitaine de Saint Macaire, a une entrevue avec Menaut de FABARS, a qui il déclara « qu'à la vérité il ne se ferait point Anglais » (c'était ainsi qu'on désignait à cette époque ceux qui suivaient le parti du roi d'Angleterre), mais qu'il mettrait son fils en otage entre les mains du roi d'Angleterre aussi bien que le lieu de Budos, pourvu que les terres du Bordelais qu'il avait vendue, pour le service dudit roi lui fussent restituées.
Menaut de FABARS fit part de ces propositions aux jurats de Bordeaux qui les acceptèrent.
De Budos, Menaut de FABARS emmenant le même canon qui avait, servi au siége de Budos alla prendre Saint Macaire.
CHARLES VII, en témoignage du désintéressement d'André de BUDOS qui avait abandonné ses biens
« à la mercy des ennemis pour maintenir le juste parti du roy et avoir fait preuve d'un si louasble, mespris »,
l'honora de l'état de conseiller et chambellan de sa maison, en 1424 ; il lui donna aussi des rentes et revenus sur Marvejols, Beaucaire et Nîmes.

Après avoir guerroyé dans le Languedoc avec le comte de FOIX, André de BUDOS se retira à Portes Bertrand où il finit tranquillement ses jours.
Louis BACQUE

Sources

  • Personne: HT / Promethée
  • Famille: HT / Promethée, F de Ramel Les vallées des Papes d'Avignon, Dijon 1954, 189 p

Arbre d'ascendance Arbre de descendance Aperçu de l'arbre

Raimon-Guilhem II de BUDOS , sgr de Budos (33) 1270-1323   Esclarmonde de LAMOTHE            
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9
     



     
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André de BUDOS ca 1300-1361   Eléonore de CARDAILLAC    
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5
 



 
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Thibaud de BUDOS ca 1335-1421   Marquise MANHAN ca 1360-ca 1400
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André le Fléau des Anglais de BUDOS ca 1380-1449