Jean de Dieu SOULT de DALMATIE
Jean de Dieu SOULT de DALMATIE
duc de Dalmatie, Maréchal de France (1804), chevalier de la Toison d'Or (branche espagnole) (958, 1838), Ministre de la Guerre (3 décembre 1814, 17 novembre 1830, 29 octobre 1840), voir Légion d'honneur (Grand'Croix) (2 février 1805)

  • Né le 29 mars 1769 - Saint-Amans-la-Bastide (81)
  • Décédé le 26 novembre 1851 - Soult-Berg (81) , à l’âge de 82 ans
  • Duc de Dalmatie, Maréchal de France, Maréchal Général de France
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 Fratrie

 Notes

Notes individuelles

Engagé dans l'armée révolutionnaire, il devint général de brigade en 1794, puis général de division en 1799. Très favorable à Bonaparte pendant le consulat, il fut nommé maréchal d'Empire et colonel général de la garde impériale en 1804. Il se distingua à Austerlitz en 1805 et fut nommé commandant en chef du 2e corps d'armée, en Espagne. En 1814, il se rallia aux Bourbons et obtint le titre de ministre de la Guerre. Pair de France, il soutint cependant Napoléon pendant les Cent-Jours. Banni par la seconde Restauration, il revint en France en 1819 et ne rentra en grâce qu'en 1827. Sous la monarchie de Juillet, il fut plusieurs fois ministre et président du Conseil, notamment de 1840 à 1847. En 1847, il laissa la place à Guizot et fut fait maréchal général de France, dignité spécialement créée à son intention.
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Jean-de-Dieu Soult, duc de Dalmatie (1769-1851)

Il naît le 29 mars 1769 à Saint-Amans-la-Bastide, qui sera rebaptisée, plus tard en Saint-Amans-Soult. Le père est notaire royal. La mère est d'une branche de la célèbre famille de gentilshommes verriers Granier.

Il débute dans l'armée du roi à seize ans au Royal-Infanterie. Il est général dès l'année suivante à l'armée de Sambre-et-Meuse. Il s'illustre à Fleurus. Il est des armées d'Allemagne et de Mayence - épousant au passage à Solingen, en Prusse-Rhénanie, Louise Berg, fille du bourgmestre de la ville. Il est des armées du Danube, d'Helvétie, d'Italie, partout guerroyant avec la même crânerie et le même savoir-faire. Notamment, il seconde de main de maître Masséna en Suisse à la bataille de Zurich. Il est colonel général de la garde impériale. A la tête du 4e corps de la Grande Armée, il commande magnifiquement le centre à Austerlitz. Il enlève la pièce essentielle de l'enjeu: le plateau de Pratzen - ce qui le fait qualifier par l'Empereur de Premier manoeuvrier de l'Europe. Il est à léna. Il est à Eylau. Il prend Koenigsberg. Il est gouverneur de la vieille Prusse.

Duc de Dalmatie, il opère durant plusieurs années - " trop longues " dit-il - outre-Pyrénées, prenant Burgos, s'adjugeant une chère victoire à La Corogne, envahissant le Portugal, poussant jusqu'à Porto, se couvrant de gloire à Ocana, prenant Séville, conquérant toute l'Andalousie, prenant Badajoz. Rappelé d'Espagne parce qu'il ne s'entend pas avec le roi Joseph, il commande la Vieille Garde puis la garde impériale en Saxe. Il s'illustre à Bautzen. Renvoyé grand sud pour reprendre en main à Bayonne une armée du Midi en grandes difficultés, il commande en chef en 1813 les armées d'Espagne et des Pyrénées. Il fait parfaite figure face à Wellington, dont il freine vigoureusement la marche en 1814 aux batailles d'Orthez et de Toulouse. On assure que si, à la bataille de Toulouse, Suchet avait accepté de réunir ses forces aux siennes, donc de servir sous ses ordres, l'armée de Wellington eût été taillée en pièces.

Rallié à Louis XVIII, celui-ci le fait ministre de la Guerre. Il qualifie le Corse d'usurpateur, quitte à le rejoindre aux CentJours. Pair de France, major-général de l'armée (le poste de Berthier), il sert héroïquement à Ligny et à Waterloo. Evidemment, il est banni par la seconde Restauration, en dépit des protestations véhémentes de l'intéressé : il va s'installer en Allemagne. Pour autant, Louis XVIII, en veine de clémence après l'exécution du Ney, le fait revenir en France dès 1819, et Charles X le rappelle chez les Pairs. Les Orléans ne sont pas moins généreux pour lui que les Bourbons. Ministre de la Guerre, réprimant au sabre une émeute à Lyon, il est président du Conseil des ministres en 1832, en 1839 et de 1840 à 1847 (même si Guizot a alors la réalité du pouvoir). Au passage, il est même ambassadeur à Londres où il représente la France au couronnement de la reine Victoria. En 1847, Louis-Philippe pousse l'hommage jusqu'à lui confier le titre exceptionnel de maréchal-général de France, titre qui a été porté par Turenne, Villars, Saxe et Broglie.

Il meurt le 26 novembre 1851, à un bel âge, au terroir natal, en son château de Soult-Berg (nom formé de l'association du patronyme du maréchal et de celui de sa femme).

Extrait de "Soldats de France", Arthur Comte 2001 chez Plon

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  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Jean SOULT †1719   Jeanne HUC       Baptiste de GRENIER de LARPENT 1685-1742   Marthe PAILHOUX   Jacques de ROBERT, sieur de Lautié   Cécile de ROBERT †1720
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Jean SOULT 1698-1772   Jeanne de CALVET   Pierre François de GRENIER de LARPENT 1715-1752   Marie de ROBERT-LAUTIÉ
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Jean SOULT 1726-1779   Marie Brigitte de GRENIER de LARPENT 1743-1834
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Jean de Dieu SOULT de DALMATIE, duc de Dalmatie 1769-1851


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