Chronique familiale




Bienvenue sur mon arbre familial


Tout est arrivé un dimanche, il y a….. quelques années, j’étais encore jeune et belle à cette époque ; ma mère en triant ses papiers me montre un document très ancien : un diplôme de la légion d’honneur, daté de 1817 et signé par Louis XVIII, décerné à un certain sieur Pierre Christophe Charpentier né le 10 mai 1773 à La Courneuve ainsi qu’une croix. La famille ignorait qui était ce Charpentier, ma grand-mère maternelle Emilie se souvenait cependant, que le diplôme était accroché au mur de la salle à manger de ses parents. Intriguée, j’en parlais autour de moi et l’on me conseilla d’écrire au Palais de la Légion d’Honneur. Après une terrible attente et contre une petite rétribution pour les frais, je reçu le dossier complet de Pierre Christophe. J’y découvris son acte de baptême, ses états de service pendant les guerres napoléoniennes comme cuirassier et dragon de la Garde et le montant de la pension versée à sa veuve et son unique fils. Quelques semaines plus tard, c’est aux archives de Paris, quai Henri IV que je complète mes recherches et à ma grande joie, je découvre la filiation descendante de mon soldat : il n’est autre que mon quinquaïeul en ligne directe par les femmes. Quelques mois plus tard, je poursuis mes investigations au fort de Vincennes, aux archives de l’armée et je découvre avec enthousiasme un manuscrit relatant toutes les batailles auxquelles avaient participé le régiment de cuirassier de mon ancêtre. Voilà comment tout est arrivé, cette légion d’honneur qui a été le déclic pour toute une vie de recherches et des centaines d’ancêtres sont venus peupler mon arbre. A peine mariée, je continuais de plus belle sur la lignée de mon mari et encore quelques centaines d’ancêtres de plus. J’ai aussi voulu mieux les connaître, découvrir leur mode de vie, leurs costumes, leur histoire et là aussi j’ai passé de nombreuses heures à lire et à me documenter dans les bibliothèques et ces derniers temps sur Internet. Je me suis longtemps contentée de classeurs et de papier, puis j’ai adopté un logiciel de généalogie, Heredis en l’occurrence. Enfin, les archives départementales mettent leur état civil, leur cadastre en ligne et là, je nage dans le bonheur comme tant d'autres généalogistes, je peux enfin continuer ma passion sans me préoccuper de l'éloignement, des frais d'hébergement. Merci les archives. je me suis inscrite sur Geneanet et vous livre le produit de près de quarante ans de recherches, de passion. Je souhaite que ce site puisse servir à tous les curieux et les passionnés et que ces renseignements soient utiles au plus grand nombre.

Sommaire

 1 - Les lieux d'origine


Les ancêtres de mon mari du côté maternel sont essentiellement situés aux portes de la Thiérache dans l’Aisne, au nord du Porcien dans les Ardennes, et en pays flamand, en Belgique.
Du côté paternel, ils se situent en Pologne, mais je n’ai aucun renseignement.

Mes ancêtres se trouvent en Normandie, dans le Calvados et la Manche, en Picardie, dans la Somme et l’Oise pour le côté paternel ;
En Champagne dans la Marne et la Haute Marne, en Lorraine dans la Meurthe et Moselle, la Meuse, les Vosges, en Orléanais dans le Loiret, en Ile de France dans la Seine Saint Denis et le Val d’Oise pour le côté maternel. Nous pousserons une petite pointe vers le Sud de la France avec la Savoie et l'Allier.

Sources
Origine des noms , des villes et des villages de France de Pierre Henri Billy aux éd. FAMOT
Sites des villes de France sur Internet


AISNE

  • Berlise :

Paroisse annexe de Noircourt, ce village s’est écrit Berlize autrefois. Divisé en deux sections : la partie haute située agréablement sur un côteau incliné au sud et la partie basse, appelée rue Colorue se trouvant sur la rive gauche du Hurtaut et traversé par la route de Montcornet à Rethel. On y trouvait un moulin sur le Hurtaut et une briqueterie, on y tissait la laine et le coton jusqu’au 19e siècle, il y avait au village environ 30 métiers.
On compte 86 lieux-dits dont les principaux sont : le Châpitre, le bois des Chanoines, la terre d’Origny, la Justice, Péronne, la Brèche d’Obsent, le fort Jean Rat, les Fourches, la Sainte Montagne, Résigny, la Terre au pain neuf, le fond de Boncourt, le Temple, le fond des Notaires, la Potence, Rougemont, le Puits, le fond des loups.
L’église fortifiée Saint Martin a été incendiée en 1753 et a été diminué dans sa hauteur et sa longueur, de sorte que les fenêtres ogivales ne sont qu’en partie visibles à l’intérieur, les voûtes ayant croulé lors de cet incendie n’ont pas été reconstruites.Le choeur de l'église est plus élevé que la nef.

Les registres de l’état-civil datent de 1677.

  • Chaourse:

Le village a été donné aux moines de Saint Denis en 867.
L'église Saint Martin fortifiée est d'origine romane, remaniée au 16è et 18è siècle. Les fonds baptismaux sont du 12è siècle.
Des objets gallo-romains trouvés sur le territoire sont au British Museum de Londres.

  • Dizy le Gros :

Le village s’appelait Disi au 13è siècle, puis plus tard Dizy en Picardie.
Détruit au début du 12ème siècle sans qu’on en connaisse la cause, les religieux de Cuissy, seigneurs de Dizy, une fois entièrement propriétaires des terres, le reconstruisirent, avec l’accord du roi Philippe Auguste en 1195.
Edifiée au 13è siècle, l’église de Dizy fut brûlée par les Calvinistes en 1568. En 1576, ils refirent irruption dans le village et cette fois le brûlèrent entièrement, les habitants réfugiés dans l’église y périrent avec le prêtre. En 1656, une escarmouche entre cavaliers français et espagnols eut lieu à Dizy, l’ennemi fut mis en déroute et perdit 20 hommes.
En 1858, une épidémie de typhoïde a fait de nombreuses victimes dans le village. Jusqu’au 19è siècle, on y tissait des articles de Reims et de la toile. On y trouvait également des moulins à vent, des briqueteries, une fabrique de sucre, un tordoir (sorte de moulin à huile), une brasserie, une carrière de pierres à bâtir et un four à chaux.
Le village était entouré de hameaux : le Mont Tonnerre, la Briqueterie, le Moulin Coquet, Montauban, la Maison Massue, la Barrière, le Moulin Laurent.
Lieux-dits : la Maladrerie, la Tuilerie, la Flèche, le Bois d’Angoute, le Pont du Moine, la Terre aux Vignes, le Fond du Grand Moulin, le jardin de Dizy la Cour,
On a retrouvé dans les champs des restes de sépultures fort anciennes.
Il n’y a aucun cours d’eau et les puits y sont très profonds.

Le château, dont la porte cochère est surmontée des armes des anciens seigneurs, a appartenu ainsi que les terres aux abbés du monastère de Cuissy, jusqu’à la Révolution. Le général Merlin l’a ensuite occupé, il possédait en outre une grande quantité de terres et de bois.

Les actes de baptême, mariage et décès datent de 1679.

  • La Malmaison :
  • Montcornet :

Autrefois Mons Cornutus, bourg situé sur un flan de coteau au confluent de la Serre et du Hurtaut, à 35 km N-E de Laon. on y a trouvé des traces de voies romaines.
Au 15è siècle il y avait une manufacture de gros drap de serge d’une belle qualité. La foulerie qui se trouvait sur la Serre entre Montcornet et Vincy a été détruite à la Révolution, à son emplacement s’est construite une filature de laine, Il y avait au 19è siècle, des moulins des brasseries, des tanneries, des briqueteries, des ateliers de constructions de machines à vapeur et d’instruments aratoires, de selleries et de maroquinerie. Ainsi qu’une poste aux chevaux et un moulin à eau Des lavoirs ont été construits en 1832.
Avant le 17è siècle, il existait à Montcornet un hôpital et une léproserie.
Saint Martin de Montcornet était autrefois une ville du gouvernement de Rocroi et avait le titre de marquisat. Il n’est pas fait mention de la ville avant le 11è siècle.
Montcornet eut beaucoup à souffrir des nombreuses guerres dont le la région fut longtemps le théâtre.

L’état civil de cette commune date de 1680.

  • Montloué :

On y a retrouvé des vestiges préhistoriques.
Les noms de Mansloué en 1018, Menlewez en 1166, Mauluwez en 1182, Maulenwez en 1174, Maulewes en 1254 s’appliquaient à une ferme ou un village situé près d’un marais ou d’un gué. Le village est traversé dans le sens de la longueur par la rivière le Hurtaut, au Nord s’étendait une bande marécageuse sur une largeur de 80 m. environ, d’où sortent de nombreuses sources. Le Hurtaut appelé Malaquise dans les Ardennes, il prend sa source à Maranwez et se jette dans la Serre à Montcornet. Il faisait mouvoir une dizaine de moulins sur son parcours.
L’église Saint Martin, construite au 13è siècle, a subi de nombreuses transformations et réparations. Profanée par les Espagnols en 1651, brûlée en même temps qu’une partie du village, elle est en 1725, presque totalement détruite par un ouragan.
Montloué est situé dans l’ancienne province de Thiérache. Cette contrée infiniment attachante appartient bien à la Picardie. Le vert y triomphe, celui des pâtures toutes entourées de haies, le touffus du bocage.
Beaucoup de maisons sont construites en craie blanche ou en briques. L’ardoise a remplacé au 19è siècle le chaume.
En 1865, on y cultivait les céréales, des fruits, des betteraves à sucre. On y produisait le cidre, après importation de pommiers de Normandie au 19è siècle.
On y tissait des articles de Reims, il existait à Montloué une centaine de métiers. C’était un village prospère dont les cultivateurs étaient aisés et de nombreux artisans y exerçaient leur art. Il existait aussi un moulin sur le Hurtaut.

D’après l’ouvrage de Paul Desanlis : Entre Champagne et Thiérache, un petit village, MONTLOUE - 1018-1968

  • Noircourt :

Autrefois Nigra vallis, noire Vallée, puis Noircourt et Beaumont, Noirecourt en 1410.
Un moulin se trouvait sur la rivière Hurtaut, une carrière de pierres fournissait de belles pierres à bâtir.
Il y avait à Noircourt environ 70 tisseurs au 19è siècle. On produisait comme dans les villages alentours du cidre.

Lieux dits :
Le Thuel, ferme de Beaumont, le Moulin à vent, la Cense Drinet, la vallée Dufour, Le bois Levange, la côte d’enfer, le Grand Trio, le Chêneau, les Bornes, les Combles, la Vigne, la Garenne mal plantée, la Justice, le Sarret, la Prairie du village, la Rue du Puits, les terres au Salut, la Terre de la Croix, le Horle de Défense, le Bois à l’arbre, la Folle Pensée, les Renardières, la Blanche Montagne, Brimont, le Cul de Sac, le fonds des Loups, le Four à chaux, la croix de Beaumont, le Lucifer, le Francbois, la Cense Servais, la Carrière Boudinot, la Carrière de Dizy. Le Thuel était autrefois une cense et ne comptait qu’une trentaine de maisons. C’est devenu une commune à part entière.
La ferme de Beaumont qui comprenait en 1865 deux maisons et deux ménages, possédait un puits à manège, qui au moyen de conduites en fonte, distribuaient l’eau dans toutes les parties de cet établissement agricole.
On découvrit au siècle dernier des vestiges d’habitations et de puits sur tout le territoire, ce qui laisse à penser que des maisons, des fermes, des hameaux ont disparu dans le voisinage de Noircourt à l’époque des guerres longues et ruineuses dont la Thiérache eut tant à souffrir. Après la prise de Rethel pour le compte de Louis XIV, Les armées de Turenne sont venues camper à Noircourt en 1683.
Pendant la Révolution, on fabriquait du salpêtre à Noircourt.
Pendant les invasions de 1814 et 1815, une avant-garde de Russes vient camper à la ferme de Beaumont,la commune eut à souffrir de l’occupation d’un détachement de cosaques, le sieur François Boulnois meurt des suites de ses blessures. Les habitants sont accablés de réquisitions en blé, en avoine, en pain et en argent qu’ils devaient fournir à l’ennemi en cantonnement à Rozoy et Montcornet.
Les registres de l’état civil commencent en l’année 1658.

  • Rozoy sur Serre :

Bourg de moyenne importance situé sur la Serre, à la limite du département des Ardennes.Il est mentionné depuis le 6ème siècle.
L’église Notre Dame, jadis collégiale, date du 12è au 13è siècle, fortifiée au 16è siècle, remaniée au 17è et 19è siècle, présente quelques particularités et renfermait de nombreuses pierres tombales, un bel autel du 18è siècle et des fonds baptismaux de style roman.


ARDENNES

  • Asfeld

L'église Saint Didier, construite entre 1681 et 1685 est unique en France. De style baroque elle est constituée d'une rotonde et d'un vestibule-porche-clocher dont l'ensemble compose une figure inédite que l'on a comparé à celle d'un miroir ou d'une viole.

  • Avaux

Les habitants se nomment les Avalois.
Avaux vient du latin et veut dire vallée.
Le bourg possédait deux églises Saint Denis et Saint Rémy avec chacune leur cimetières. Les deux paroisses ont été réunies en 1678.

  • Barby

Le bourg est limité au Sud par l'Aisne, belle rivière poissonneuse et une carrière de craie au Nord : la crauye.
On a découvert à la suite de labours profonds des objets en céramique et en métal, attribués à fin de l'âge de bronze (fin du 2ème millénaire avant J. C.) Par photographies aériennes, on a découvert des enclos allongés aux extrémités arrondis.
L'église Saint Jean-Baptiste est actuellement (2010) en reconstruction.<<br> Barby est le village natal du chancelier de l'Université de Paris : Gerson, au 14ème siècle.

  • Fraillicourt

Les habitants se nomment les Ferlicains.
Ancien site gallo-romain, le village possède une église fortifiée dont une partie a été reconstruite au 19ème siècle.

  • Hannogne

Ancien site gallo-romain, une tombe du 1er siècle après J.C a été découverte à Hannogne. Il s'agit d'une incinération d'un noble celte enterré avec sa vaisselle en céramique et en métal son épée et un char.
L'église Saint Pierre date du 19è siècle.

  • Logny les Chaumont
  • Renneville

l'église a été reconstruite après 1918, mais le portail est du 13è siècle (1215). Cuve baptismale romane.

  • Saint Fergeux

Les habitants se nomment les Ferrucciens ou les Ferreoliens.
Des cimetières mérovingien et carolingien ont été découverts au Chaudion près de Saint Fergeux.
Des toiles de Wibault se trouvent dans l'église Saint Ferreol qui date du 16è siècle mais remaniée au 18 et 19ème siècle.

  • Saint Quentin le Petit

Le village doit son nom à Saint Quentin, martyr en Vermandois.
L'église Saint Quentin a été reconstruite en 1930.
Le village possède l'abbaye de la Valroye active de 1150 à 1790. Détruite à la Révolution, les sculptures provenant de l'abbaye sont au musée de Rethel. Des pierres ont été récupérées et placées dans les murs de la ferme de la Bouverie.
La voie romaine de Bavay à Reims passait par Saint Quentin.

  • Sevigny

On y a retrouvé des trace"s d'habitat carolingien.
Ce bourg possède un château du 17è siècle et de très belles sources.
Il y existait au 18è siècle une confrérie du Très Saint Sacrement.
L’église dédiée à Saint Leu a été édifiée au 17è siècle. On y trouve des peintures de Wibault.

  • Seraincourt
    Ancienne station préhistorique, on y a aussi retrouvé des vestiges gallo-romains.
    Ancienne commanderie des Templiers.
    L'église Saint Jean Baptiste a été reconstruite en 1923 après les destructions de la 1ère Guerre Mondiale.

BELGIQUE

  • Denterghem
  • Ingelmünster
  • Komen (Comines)
  • Langemark
  • Loker
  • Mesen

Mesen est sité en région flamande, dans la province de Flandre occidentale.
La ville connut son apogée au 12è et 13è siècle grâce à l’industrie drapière, tout comme Lille, Ypres ou Bruges.

  • Niewklerke
  • Oostvleteren
  • Passendale

Passendale, ou Passchendaele comme on l'écrivait autrefois en français, est une commune qui était essentiellement agricole. Le seul cours d'eau est le Mandelbeke, affluent de la Lys, qui naît sur le territoire.
Au XIXème siècle, on y produisait aussi de la dentelle.
Le Couvent des Sœurs de Saint Vincent de Paul y prodiguait l'enseignement.
La ligne de front y passait durant la Grande Guerre. Les ravages y furent effroyables, et le village totalement détruit.
La bataille de Passchendaele, un enfer de feu et de boue, sur l'un des plus sanglants champs de bataille de tous les temps, eut lieu du 4 octobre 1917 au 6 novembre 1917. Ce qui restait du village ne fut repris à l'ennemi que le 28 septembre 1918, lors de la glorieuse Offensive de la Libération, par le 4ème Régiment de Carabiniers et par les Grenadiers.
Des dizaines de milliers de soldats des deux camps y avaient trouvé la mort. L'immense cimetière militaire "Tyne Cot Cemetery" est situé sur le territoire de la commune qui comprend également le "New British Cemetery", un Mémorial canadien et un Mémorial des Forces néo-zélandaises. Suite à la loi de fusion des communes de 1976, Passendale fait partie depuis le 1er janvier 1977 de la commune de Zonnebeke. Cette ville fait partie de la région flamande.

Un article de GeneaWiki.

  • Voormezele

Cette ancienne commune est maintenant une section de la ville d’Ypres, située en région flamande, dans la province de Flandre occidentale.

  • Warneton

Cette petite ville existait déjà en 1007 où elle s’appelait Uuarnasthun, en 1065 Aarnestun, en 1104 Guarnestun.
Vient du saxon Thun qui veut dire Ferme et du nom de personne Warin, patronyme saxon ou franc.
Amputée de Ploegsteert en 1850, elle fut transférée de la province de Flandre occidentale à la province de Hainaut en 1963 et a été rattachée à la ville de Comines en 1977. Elle fait partie actuellement de la région wallone.

  • Wytshaete

Cette commune a beaucoup souffert pendant la 1ère guerre mondiale ainsi que Messines et Voormezele et Passendale


CALVADOS

  • Campagnolles

les habitants se nomment les Campagnollais.

  • Campeaux:

Les habitants s'appellent les campelais.
La signification est : petits champs.
La commune est située au nord du Bocage virois. Le territoire et son bourg sont traversés du sud au nord par la route départementale 674 (ancienne route nationale 174) de Vire à Carentan. Campeaux est bordé au sud par la Vire où le fleuve emprunte une vallée étroite (les gorges des la Vire) à partir de sa confluence avec la Souleuvre. La sortie 40 de l'autoroute A84 est à 4 km au nord du bourg. • Église Saint-Martin du XVIIIe siècle. • Les gorges de la Vire, au sud du territoire communal.

  • Landelles et Coupigny :

Landelles : landes.

  • Lassy :

Les habitants se nomment les Lasséens.
Du gaulois, domaine de Lascius.

  • Le Tourneur :

En ancien français, fabrique de pots.

  • Montchauvet :

Les habitants se nomment les Montcalvétiens.
Vientd du latin, montagne dénudée.

  • Sainte Marie Laumont

Laumont viendrait d'un patronyme (Laumont, Osmont du scandinave Osmund). Au 14è siècle, le village s'appelait lautmonville. L'église de la Sainte Vierge comprend un clocher octogonal roman du 12è siècle en granit gris et rose et pierre de Caen, avec clef de voûte historiée, choeur et nef gothiques. Trois statues du 15è siècle, lutrin en fonte, autel et retable du 19è siècle. Le village possède également un château. Autrefois la commune n'avait pas de réel bourg, le château et l'église constituaient un hameau, la construction d'un lotissement à côté de la mairie au lieu-dit le calvaire, l'a transformé en bourg. Les habitants se nomment les Laumontais. Les gorges de la Vire traversent le territoire de Saint Marie Laumont.

  • Saint Martin des Besaces

Les habitants se nomment les Besaçais.

  • Saint Pierre Tarentaine

Sous l'Ancien Régime, Saint-Pierre-Tarentaine est le siège de la baronnie de Crennes. Le fief est aux mains de Guillaume de Crennes au début du XIVe siècle. Les barons ont ensuite pour noms Poisson, Le Boucher et Blanchard. Le château (manoir) situé au nord de la commune est aujourd'hui une exploitation agricole. • Église Saint-Pierre (XVIIe-XVIIIe siècles). • Chapelle d'Arclais.


MANCHE

  • Guilberville

• Église Saint-Mathurin contenant une Vierge à l'Enfant du XVe siècle, • Parc éolien du Hamel au Brun (4 fois 2 MW), au sud de l'autoroute A84.

  • Le Mesnil Hue

Mesnil vient de Mené : maison de famille du chef nommé Hue. De nombreux hameaux aux environs s’appellent Mesnil avec un patronyme à la suite.


SOMME

  • Henencourt :

du germain, domaine de Hinna.

  • Revelles :

Les habitants se nomment les Revellois. même origine que Revel, château rebelle ?

  • Thoix :

Les habitants se nomment les Théoduliens du latin, écuries.


OISE

  • Dargies :

du gaulois, domaine d'Argius.


MARNE

  • Bergères sous Montmirail :

du latin Barbezière, bergerie.
La ville possède un château du XVIIIe siècle.

  • Blesme :

du gaulois Balesmes, déformation du nom de la déesse Belisama.
Blesme possède une église dont l’abside date du XVIIIe siècle.
le village a été rattachée au village voisin Haussignemont.

  • Cheminon

Du gaulois :chemin

  • Heiltz le Hutier :

Heiltz : du germain, broussailles. Ou du latin Hesum : fief ou propriété d'un nommé Hutier.

  • Matignicourt :

du latin, domaine de Mattinius. Le nom s’est écrit au XVIIIe siècle sur les cartes de Cassini, Matignicour. .

  • Orconte :

du nom de la rivière qui traverse le village. . Au XVIIIe siècle, sur les cartes de Cassini, il s’appelait Olcomte eu Orcomte, la rivière était dénommée rue de l’Oroul’Orconte.

  • Soulanges

Les terres de Soulanges ont appartenu depuis le Moyen Age jusqu'à la Révolution à la famille Jacobe pour les 3/5 et la famille Perchapes pour 2/5. Le château a été remanié en 1802 par les descendants de la famille Jacobe. En 1754, le seigneur de Soulanges fut anobli par le roi. (site Internet de la ville de Vitry le François).

  • Thieblemont-Faremont :

du germain, montagne de Theudebod et montagne de Fare ou Fara. Ces deux villages distincts ont été réunis.

  • Vitry en Perthois :

domaine de Victorius; le Perthois est la région se situant autour de Perthes. Lorsque la ville fut attaquée et détruite par les troupes de Charles Quint en 1544, elle fut reconstruite un peu plus loin par François Ier et la nouvelle ville s’appela Vitry le François. La petite ville fut reconstruite et prit le nom de Vitry le Brûlé puis Vitry en Perthois.
La ville est traversée par la Saulx, aux confluents de la Chée et de la Bruxenelle, se situe au pied des monts de Champagne.
Les habitants se nomment les Pavois.


HAUTE-MARNE

  • Chamouilley :

du gaulois, domaine de Camulius.

  • Cousancelles :

de la rivière Cousances traversant ce village.

  • Cousances les Forges :

idem

  • Eclaron :

Située sur la rive droite de la Blaise, cette petit ville possède une église du XVe siècle, mais dont le clocher date du XIXe siècle. Elle renferme un Ecce homo du XVIe siècle et une chaire du XVIIe siècle. Quand Napoléon arrive le 27 janvier 1814, les paysans d’Eclaron et les habitants de Saint-Dizier déterrent leurs armes et font prisonniers des cosaques.

  • Les Grandes Côtes – Sainte Marie du Lac

Le village de Nuisement est condamné à être submergé par les eaux au moment de la construction du barrage du Der. On reconstruit donc à Sainte Marie du Lac, l’église, la maison du forgeron et le pigeonnier qui sont de fidèles copies de ceux engloutis sous les eaux.
Sainte Marie du Lac se nommait autrefois. Les Grandes Côtes.
Les travaux du lac pour servir de réservoir pour la Marne ont entrainé la destruction de trois villages : Champaubert, Chantecoq et Nuisement. Les deux villages de Blaise sous Hauteville et Les Grandes Côtes sont groupés sous le nom de Sainte Marie du Lac. Entre les deux, l’église de Nuisement a été remontée, à colombages comme au XVIIe siècle.

  • Hoëricourt :

Village disparu actuellement, il s’appelait au XVIIIe siècle Hoiricourt et se situait au Nord de Valcourt et de Moëslains de l’autre côté de la Marne.

  • Moeslains :
  • Perthes :

Un relais de poste existait au XVIIIe siècle.

  • Prez sur Marne :

du latin, prés.

  • Saint Dizier :

de Saint Désir, nom d'un évêque de Langres.

  • Valcourt

du latin : ferme de la vallée

  • Villiers en Lieu :

villier = vilar, ferme.


MEURTHE ET MOSELLE

  • Bulligny :

domaine de Bellinius.


MEUSE

  • Baudonvilliers :

du germain, ferme de Baldo.

  • Mognéville:

du germain, domaine de Monius. Le village est situé sur la Saulx, à 15 km à l’Ouest de Bar le Duc. L’église gothique Saint Rémy est célèbre pour son retable de bois sculpté et peint du XVIe siècle. Cette passion du Christ est considérée comme une œuvre magistrale de cette époque. Mogneville possède également de belles maisons à pans de bois du XVIe au XIXe siècle.
Le village a été incendié le 29 aout 1944 par les Allemands pendant leur retraite devant le front allié.


VOSGES

  • Damblain

du latin, Saint Bénigne.
Le village se situe à l’extrême ouest du département des Vosges près de la Haute-Marne. Il fait partie du Bassigny, grande plaine argileuse et marneuse, au relief ondulé, située au pied des côtes des Vosges et s’étendant sur les départements limitrophes de la Meuse et la Haute-Marne. Cette plaine a longtemps été le grenier à blé de la Lorraine.
Damblain se situait sur le territoire des Lingons, peuplade gauloise établi en Champagne et dont la capitale était Lingones (Langres).
Damblain dépend du canton de Lamarche. Les habitants se nomment les Damblinois.
Une rivière le Follot traverse le village.


LOIRET

  • Chécy :

du latin, domaine de Cassius.

  • Combleux :

du latin, sommet.

  • Ferolles :

du latin, mine de fer.
Les habitants s’appellent les Ferolliots
Le village était réputé pour ses sorciers.

  • Saint Denis en Val
  • Saint Jean de Bray
  • Tournoisis :

Tournoisis vient du gallo-romain, domaine de Turnisius ou Turnus : nom d’homme, qui a donné par la suite Turnisiacus et enfin Tournoisis.

  • Villamblain :

du latin, domaine d'Amblain.


SEINE SAINT DENIS

  • Aubervilliers :

du germain, ferme d'Adalbehrt.

  • La Courneuve :

cour neuve.

  • Drancy :

du gallo-romain, domaine de Darentius

  • Pantin :

du latin, marécage.


VAL D'OISE

  • Fontenay en Parisis :

fontaine; Parisis est la région se situant au Nord de Paris.

  • Louvres :

endroit hanté par les loups.

  • Villiers le Bel :

Villiers : ferme


SAVOIE

  • Chamonix :

du ligure, pré sis sur une hauteur arrondie.


ALLIER

  • Franchesse :

village affranchi.

 2 - La signification des patronymes


Mes sources :

Trésor des noms de famille Jacques Cellard Belin

Les noms de famille en France Albert Dauzat Librairie Guenegaud

Dictionnaire des noms de de famille et des prénoms Philippe Lagneau et Jean Arbuleau

et bien sûr le site Généanet.


  • Patronymes de la Manche et du Calvados

BARBIER Nom de métier.

BELLERY de Bel = beau et Lery localité dans l’Orne dont serait originaire notre ancêtre. Explication incertaine.

BERNARD Nom de baptême. De Berin : guerrier et Hard : aguerri.
Pendant le Moyen Age, Bernard était le surnom de l'ours.

BESNEHARD Variante rare de Besnard. Lui-même variante du prénom Bernard. Rencontré dans le Calvados.

BOISNEL Bois et néel : abréviation de Corneille, Cornélis. Habitant près du bois Corneille. Explication incertaine.
Peut-être déformation de Busnel, voir ci-dessous.

BOSRUEL

BOURGES Originaire de la ville de Bourges.

BRUNET Forme de Brun, très répandu dans le Poitou.

BUSNEL Très fréquent en Normandie (50-14) et en Bretagne (35-22). Variante de Burnel, nom très répandu dans la Manche, présent aussi dans l'Est.
Diminutif du nom de personne norois Björn = ours.
Présent à Montchauvet (14) dès 1524. Base Racina.

COURSON Personne originaire du bourg de Courson près de Saint Sever Calvados dans le Calvados.

DAIGREMONT Désigne celui qui est originaire du hameau d’Aigremont près de Brémoy dans le Calvados, ce nom est répandu dans la Manche aussi.

DELAUNAY désigne celui qui habite près d'un bois d'aunes ou originaire d'un lieu appelé Launay, ce qui a le même sens. Très répandu en Seine Maritime.

DESCHAMPS Habitant près d’un champ.

DESLANDES Fréquent dans le Calvados, l'Orne et la Mayenne. Désigne une personne originaire d'un lieu-dit Les Landes (landes = terres incultes). Il existe un hameau nommé La Lande non loin de Beaumesnil et Annebecq (Calvados).

DESMAISONS Maison en latin avait le sens de château, maison importante. Désigne une personne habitant près d’un manoir, voir Saint Denis Maisoncelles.

DESMONTS Porté dans l'Eure et l'Orne. Celui qui habite un lieu-dit "Les Monts", soit dans cettte région, des buttes ou des petites collines.

DUCHEMIN Fréquent en Normandie. Désigne celui qui habitait près d’un chemin.

ENGUEHARD Nom de personne d'origine germanique ( eng = lance, pointe de l'épée + hard = dur), surtout porté dans le Calvados et la Manche.

ESNAULT - ESNAUT Très fréquent en Maine et en Anjou. Variante d'Ernault (r=s) qui correspond à Arnault (Arnaud). D'origine germanique ou forme d'Eginald (directeur, ancien).

FAUVEL Diminutif de fauve, sobriquet désignant sans doute une personne aux cheveux fauves. C’est en Normandie qu’il est le plus répandu.

FOUQUET Diminutif de Fouque, prénom d’origine germanique, formé sur la racine Folc = peuple.

GARNIER Nom de personne d’origine germanique Warinhari : warin = protection et hari = armée.

GOURNAY Originaire d'une localité portant ce nom (Eure et Seine-Maritime), répandu dans le Calvados et le Pas de Calais. Variante Gourney, Gournaey.

GRIMAULT Nom de personne d'origine germanique : Grimwald (de Grimm: cruel ou grim : masque, casque et wald : qui gouverne. Nom porté dans l'Ouest.

GUIOT Forme de Guy.

HALLOT Porté en Picardie et Normandie. C’est un toponyme au sens de hallier : abondant en branches.
Patronyme présent à St Pierre Tarentaine (14) dès 1398.. Base Racina

HELLOUIN Nom de saint, en latin : Herluinux. Du vieux nom germanique Herloin : comte - ami.

JARDIN Nom d’une personne qui possède un jardin ou habite un lieu-dit dénommé le Jardin.

JEANCOVIN

JOLY Personne agréable, gai, aimable, bonne.

LAIGNEL Correspond à l'ancien français aignel = agneau. Surtout porté en Normandie et Pas de Calais. Evoquerai une personne douce ou désigne un pâtre. Utilisé au Moyen Age pour nom de baptême avec une valeur mystique. Variante LAIGNIEL (Calvados).

LE BOULLENGIER Désigne le boulanger.

LE BRUN Personne aux cheveux bruns.

LE CAMUS Sobriquet qui désigne une personne au nez camus (court et aplati)

LECHARTIER Forme contracté de Le Charretier, nom de métier, très porté en Normandie.

LEFEVRE Nom de métier = forgeron.

LE HOUSSU Housset était un petit houx. Habitant près d’un lieu planté de houx. Ou personne particulièrement "piquante", désagréable.

LENORMAND C'est en Normandie que le patronyme est le plus fréquent (76, 14), ce qui rend un peu suspecte la définition habituelle : originaire de Normandie. Il faut sans doute penser que, du moins dans cette région, ce nom désigne le Normand en tant que descendant des envahisseurs normands, par opposition aux autres habitants de la Normandie. Ou encore que la Normandie avait au XIIe siècle une définition géographique plus restreinte qu'aujourd'hui.

LE PILLEUR Fréquent dans la Manche, on le trouve aussi dans le Calvados sous la forme Le Pileur. Désigne celui qui écrasait les pommes pour la fabrication du cidre. Vient de l'ancien français pilage : écraser, piler.

LE PLANQUAIS Très porté dans le Calvados et la Manche, ce nom est dérivé de Planque, forme normande et picarde de planche. Désignant peut-être l'habitant d'un lieu-dit : La Planque = la passerelle.

LE ROUILLY Autre forme de Le Roulley, nom rare normand (Calvados et Manche). Originaire d'une localité ainsi nommé : Le Roullet près de Montchauvet (14) et Le Roulet près de Saint Ouen des Besaces (14).

LEROY Nom du chef d'une corporation ou vainqueur d'un tournoi à l'arc.

LESNAULT Lainé était l’homme qui utilisait l’aiguille appelée alène : la lesne donc un cordonnier, le suffixe ault qui a un sens péjoratif ou amical est fréquent dans l’Ouest, le Poitou, les pays de Loire.

LETELLIER Nom fréquent en Normandie, désignant un fabricant de toiles, un tisserand.

LOUVET Diminutif du prénom Loup, fréquent en Picardie. Au Moyen Age, le loup terrorisait, sa soi-disante cruauté a pu donner lieu à bien des surnoms, comme a pu vouloir aussi honorer celui qui a su le vaincre.

LUCAS nom de baptême, du grec Loukas, variante de Luc qui vient du latin Lucius. Ce patronyme se trouve surtout en Bretagne (22-29).

MARIE Matronyme très fréquent en Normandie : Manche, Calvados, deux départements où les matronymes sont fréquents.

MAUDUIT Surtout porté dans la Manche et la Vienne, semble être un sobriquet de celui qui est mal élevé. Ou un toponyme : le mauvais canal, le mauvais conduit.

MOURIER Surnom du meunier en Normandie. Du verbe mourier : moudre. Sens aléatoire.

NICOLE abréviation de Nicolas (origine grecque : vainqueur du peuple)

ONFROY Porté en Normandie, nom de personne germanique, sans doute norrois. Unfridus en latin.

OZANNE - OZENNE Surtout porté en Normandie, c’est une variante de Auzanneau, traduction de Hosanna, acclamation qui symbolise la fête des Rameaux, prénom donné à un enfant né dans la période des Rameaux.

PANNIER Même sens que Panier : artisan fabricant de paniers. Ou forme de vannier. Un rapport avec le pain n'est pas impossible (pannelier).

PELCERF nom originaire du Calvados, désigne un chasseur ou un fourreur : celui qui pèle le cerf.

POTEL Porté dans l'Eure et la Seine- Maritime. Le nom renvoie à un poteau, sans doute le pilori. Désignerai celui qui habite près du pilori ou le bourreau chargé d'exécuter les sentences.

RENOUF Très fréquent dans la Manche. Nom de personne d'origine germanique : Raginwulf, Ragin = conseil et Wulf = loup.

RENOUVIN Forme rapprochée de Renouvier : Renovier = usurier en vieux français. Ou forme de nom germanique : Ragenulf, voir Renouf.

SAMSON, SANSON Prénom d’origine hébraïque, assez répandu. Saint Samson est une bourgade du Calvados. Saint Samson de Bonfossé se situe dans la Manche.

THOMAS Nom de baptême.

TURGIS ou TOURGIS nom bas normand, d'une personne d'origine norroise selon M-T Morlet, Thorr = nom de divinité et Gisl = otage

VALETTE petite vallée. Personne habitant dans ce lieu.


  • Patronymes de l’Aisne et des Ardennes

ALLIAUME Forme de Alleaume, répandu en Normandie, nom de personne d’origine germanique : Adalhelm, de adal = noble et helm =casque. La forme Alliaume se trouve en Ille et Vilaine 35.

BAILLET Diminutif de Bai, Bay, sobriquet désignant celui qui a les cheveux et la barbe de même couleur que le cheval bai : brun rouge. Répandu en Picardie.

BARDIN Viendrait peut-être de Bardo signifiant géant hache de guerre en ancien germanique.

BEAUDRILLART Dérivé de Baudry, nom de baptême du germanique Baldrich.

BEGUIN Soit une variante de Begin : personne hypocrite, métaphore d’après Beguin, moine mendiant du 12è siècle Considéré très vite comme hérétique. Soit nom de baptême d’origine germanique : Begwin

BENOIT Nom de baptême.

BERGER Nom de métier.

BERTRAND Nom de baptême.

BIENFAIT Courant dans le Pas de Calais et l’Aisne, celui qui a un physique agréable.

BOONE ? Rencontré sous la forme Boon, nom anglais qui désigne une personne originaire de Bohon, dans la Manche. Anglicisation du nom français Bon (surnom ou nom de baptême.

BOYAUX Viendrait peut-être de Boillot : récipient large et arrondi, évoquerait un individu trapu. Nom d’un tripier appelé aussi boyautier.

BRABANT Originaire du Brabant en Belgique. Originaire d’une localité de la Meuse.

BRETON Originaire de Bretagne ou a voyagé en Bretagne.

BRIOIS Originaire de la Brie ou d’un village appelé Brie.

BRUNEAU Brun de cheveux.

CARRE Assez fréquent, signifie forte carrure.

CAURETTE Toponyme, désigne un bois de coudrier (noisetiers), surtout porté dans l’Aisne.

CERMIAUX Vient peut-être de cermoise : variété de tulipe.

CHARLIER Forme contractée de carrelier : charron, fréquent en Champagne et en Ardennes.

CHARPENTIER Nom de métier, porté dans l’Aisne, la Marne et la région parisienne.

CHEMIN Toponyme : lieu-dit, répandu dans l’ouest et en Seine et Marne.

COMBRILE Peut-être dérivé de combre : confluent. Habitant près de ce lieu.

COUARD Poltron, lâche.

COUTANT variante du prénom Constant.

CREQUI Originaire de Crequi, ville du 62. Domaine de Kericho.

CULOTEAU Culot dans le Nord veut dire dernié-né + suffixe affectueux.

D’ANHUT Peut-être originaire de Anhiers ou Anneux dans le Nord.

D’ANNE Matronyme : enfant d’une prénommée Anne.

DARNOUX Fils d’un dénommé Arnoux : nom de baptême, du germanique Arnulf : arn = aigle, wulf = loup.

DAVENNE Originaire de la ville d’Avesnes.

DELAISTRE L’aître, du latin atrium, désigne au Moyen Age la place où se trouvaient l’église et le cimetière. Personne qui habite un lieu-dit s’appelant ainsi.

DELIGNY Personne originaire de la ville de Ligny (52-62-59). Terre où l’on cultive le lin. Nom d’un cultivateur. Racine prélatine : lin qui désigne un cours d’eau.

DETRAIGNE Peut-être, vient de train : paille, chaume ou troupe (langue d’oïl). Abréviation de Gautrain, fils de Gautrain.

DEWOITINE Peut-être originaire de Watine (62-02).

DOLIGNON Originaire du village de Dolignon , près de Rozoy.

DRUA La dru est une espèce d’alouette. Viendrait peut-être de dru : serré, dense, par extension, personne vive, gaillarde, que l’on compare à l’herbe drue.

DUMANGE Variante de Dominique.

DUPONT Habitant près d’un pont.

FALVI Peut-être dérivé de fauve, comme le patronyme Falvet qui signifie chevelure rousse.

FATRE – FRATIE Peut-être dérivé de Frater : moine.

FENART Celui qui fait les foins (Vosges et Aube). Originaire de Fenart (62 et 59).

FOISY Porté dans l’Orne et la région parisienne, semble être une variante de Foisil, équivalant du mot fusil, qui désignait au Moyen Age une pierre à fusil, un briquet, une baguette pour aiguiser les couteaux.

FONDRILLON En vieux français : fondril = fond, trou ; caractérisait l’habitant d’une maison située dans un creux de terrain.

FORGET Ancien nom de baptême, dérivé de Ferreolus = Fereol.

FOSSIER Nom de métier : celui qui bêche ou qui creuse (sens attesté au Moyen Age), surtout porté dans les Ardennes.

FRERE Evoque un lien de parenté permettant de différencier les porteurs du même prénom, le sens religieux est plus rare.

FRESSANCOURT Originaire du village de Fressancourt, près de La Fère.

GAIGNEUX Forme de Guignard, désigne un laboureur, un cultivateur, porté surtout dans le Nord (59, 62).

GERAUDIN Variante du prénom Geraud.

GILLE Vient de Gil : prénom.

GOURNAUX Gour : bien nourri, gros, lourd, engourdi, étourdi, trompeur. Ou dérivé de Gouneau : Hugonneau : Hugues.

GRIDAINE Peut-être forme de gredin déformé par l’accent régional.

GROUZELLE Forme de groseiller, habitant près d’un lieu planté de groseilliers.

GUAY Variante de Gay porté dans l’Aisne et les Deux-Sèvres. Surnom d’une personne gaie. Transcription du latin Gaius : Gay, c’était un prénom au Moyen Age.

GUERIDAINE Même explication que Gridaine.

GUERIN Nom de baptême.

GUERNUT Porté dans l’Aisne, vient de Guerne, forme de GUERIN.

HANNEGRAVE Peut-être de Hanne : abréviation de Johann et de Grave : le comte.

HENNE Originaire de Henne, province de Liège. Variante de de Haan, Haene : coq (néerlandais). Aphérèse de Jehan = Jean.

HENNEQUIN Diminutif, formé de Hen ou Henne : aphérèse de Jehan ou apocope de Henri, surtout porté en Moselle, fréquent dans le Nord et le Nord-Est.

HERIEZ Dérivé de Saint Aridius ou Aredius : fils d’Aridus.

HOUPILLIARD Qui houspille en langue d’oïl.

JACQUEMARD (T) Variante du prénom Jacques. (Pas de Calais et Ardennes).

JORAND Peut-être viendrait de Joran : le vent qui descend le soir des hauteurs du Jura en Suisse romande.

JORNET Peut-être dérivé de Jourdanet, forme de Jourdan. Ou viendrait de Journet : travailler à la journée, surnom de journalier.

JOSET Viendrait peut-être de Joseph, nom de patriarche hébreu.

JUPIN Dérivé de juper, jupper signifiant crier. Au 16è siècle, juppin signifiait polisson. Forme abrégée du nom de Jupiter.

LABARRE Barrière, lieu fermé. Habitant un lieu clos.

LAHEMADE

LAME aimé : en langue d’oïl se dit amé.

LAMOTTE Habitant près d’une motte, butte où se situait un château fort.

LANGLAIS Personne d’origine anglaise ou ayant voyagé en Angleterre.

LAPIERRE Toponyme, personne habitant près d’une roche.

LE LONGT qualificatif désignant une personne très grande.

LE NICE Synonyme ancien de sot, niais.

LECOQ Sobriquet d’un homme vaniteux ou coureur de jupon.

LEFEVRE Forgeron.

LEGRAND Désigne une personne de grande taille.

LELIEVRE Désigne une personne peureuse.

LEMAIRE I ssu du latin Maior ,il désigne le plus grand ou le plus vieux dans une famille. Désigne également un édile ou chef de corps d’un m étier.

LENFANT Assez fréquent, désigne : Celui qui se comporte comme un enfant. Distingue le fils du père dans les registres médiévaux. pour distinguer l’aîné.

LETOCARD Rencontré en Picardie (80-62). Au Moyen Age la forme primitive a du être L’Estocard, celui qui donne des coups d’épées (du verbe estochier = frapper avec la pointe de l’épée). On peut penser à un surnom donné à un homme d’armes.

LOREY Peut-être forme de Leroy.

LOYSEAUX Pouvait désigner un homme léger et peut-être futile. Ou métaphore analogue à Linotte : petite tête d’oiseau, tête de linotte.

MAIMBOUR Terme d’ancienne législation : gouverneur, gardien, administrateur des biens ou de la personne d’un particulier. Terme existant au Moyen Age.

MAIREAUX Même signification que Lemaire. Porté dans l’Aisne et l’Oise.

MARANDEL Viendrait peut-être de Marandus, nom gaulois.

MASSOT Hypocoristique de Thomas + le suffixe ot Personne corpulente.

MOREAU Vient de More, personne qui a la peau hâlée comme un Maure.

MOUCHET Autre nom de l’épervier : surnom d’une personne vive et au regard acéré.

MOUNY Forme wallonne correspondant au métier de meunier. Surtout porté dans l’Aisne.

NOTLET NOTTELET Vient de Nod : Notton, nom de baptême, porté dans l’Aisne.

PARIS Fréquent dans l’Est, Lorraine et Savoie. Nom de baptême issu de Patricius : Patrice, il existe un Saint Paris qui s’est illustré en Italie. Pourrait venir du nom grec Pâris.

PEON Forme de piéton : soldat à pied.

PETRE Porté en Picardie, signifie boulanger, celui qui pétrit la farine, de l’ancien français pester : pestre et petre.

POPLIMONT

POREAU Vient de poireau ou porreau : personne cultivant ce légume ou Ressemblant à un poireau.

QUEAUX A rapprocher peut-être de Quéant, ville du Pas de Calais. Originaire de ce lieu.

QUERNU Forme de Quenu (Normandie, Picardie), homme aux cheveux blancs. (voir aussi GUERNUT).

RAGUET Terme de pêche : morue de rebut, de petite taille, surnom d’un pêcheur ? Raguette est le nom vulgaire du rumex acutus.

RICHARD Nom de baptême d’origine germanique : de Ric = puissant et Hard = dur.

ROBIN Fréquent, diminutif de Robert.

ROLAND Nom de baptême.

ROMAGNY Nom de lieu : domaine de Romanus, originaire de ce lieu.

ROUGEAU Rouge de cheveux, qui a les cheveux roux.

SIMONNARD Peut-être variante de Simon.

SOIBINET Binet désignait le jumeau en langue d’oïl.

SUREAU Personne habitant un lieu où poussent des sureaux.

THERIER Dérivé de Thierry.

TRICHET Vient du verbe tricher, tromper, surnom pour une personne rusée, trompeuse (Région parisienne, Orne).

VERDUN Originaire de cette ville, nom celte signifiant forteresse.

VIGNON Dialectal, surnom donné à un vigneron habitant en ville ou une région viticole.

VILLEMAIN Diminutif de Guillaume, porté dans l’Est.

VINCELET Diminutif de Vincent, porté surtout dans l’Ouest.

VISSOT


  • Patronymes de la Haute Marne, la Marne, la Meuse

BARBARON vient de barbare ou barbier.

BARON abréviation de Le baron, c'est-à-dire attaché au baron, dépendant de lui.

BARRÉ rayé de noir et blanc, tacheté, bigarré, a désigné celui qui portait des vêtements bigarrés.

BAZARD Surtout porté dans l'est et la Lorraine, parfois en Belgique, Peut être dérivé du nom de personne Baso ou déformation de Balzar, Balzard, formes régionales de Balthazar,

BARTHELEMY forme de Bartholomé, d'origine juive, passé par le latin Bartholomeus.

BELIN

BERTHEL de Berth : brillant, nom de baptême germanique.

BILLARD boîteux en langue d'oïl, canne servant à soutenir la marche. diminutif de Robillard, forme affectueuse de Robert. nom de personne d'origine germanique : Bilihard, de Bili: doux, aimable et Hard: dur, fort.

BLAISE du latin Blasius.

BLANCHARD dérivé de blanc (oïl).

BROUILLON dérivé de breuil qui veut dire taillis, petit bois, habitant près d'un bois.

BURET même sens que Burel et Bureau. en langue d'oïl : nom d'habit. cruche en Champagne. porcherie en Normandie.

CAILLOT dérivé de caille.

CARRE définit un individu trapu, de forte carrure.

CHAUDEL forme de Michaud, dérivé de Michel.

CHILOT nom de terrain caillouteux.

COIFFIER fabricant ou marchand de coiffes, de coiffures de femmes.

COLLIOT

CONTANT forme dérivé de Constant, Constantin.

CRESSON de crès : terrain pierreux, a donné le diminutif cresson.

DALLICHAMPS personne originaire de la ville d'Allichamps en Haute Marne.

DANIEL nom hébreu, nom de baptême.

DEFONTAINE personne habitant près d'une source.

DEFORËTRE habitant près d'une forêt.

DE LA MARCHE personne originaire des confins de la région.

DENIZOT forme du prénom Denis.

DEPINAULT pourrait avoir un rapport avec une personne habitant près d'une forêt de pins ou cultivant le cépage nommé pineau.

DESCHALANDRES Famille possédant un chaland, bateau servant au transport des marchandises.

DESCHAMPS qui habite près des champs, dans la banlieue.

DIDIER - DIZIER nom de saint, du latin desiderius, celui qui a le désir de Dieu.

DONOT dérivé de Don (pour Dom) et pouvant équivaloir à petit seigneur. peut signifier Donné.

DORGET Cultivateur d'orge, ou habitant près de champs d'orge.

DUBOIS nom de voisinage ou d'habitation.

DURANDAL provient de Durand, voulant dire vigoureux, endurant, Durandal était l'épée de Roland, compagnon de Charlemagne.

FALOTEL De fallot, falot : torche, grande lanterne. Désigne un porteur de lanterne. Variante de folet : petit fou, folet, folâtre. Au Moyen Age, désignait un vêtement.

FERRIER ouvrier en fer, ferronnier, marteau.

FEUILLET même sens que Feuillade qui veut dire feuillée : nom de lieux bien ombragés.

FLABAT Viendrait peut-être de flabellum, flare : souffler, respirer d'où flabellation : agiter pour éventer. Surnom d'une personne agitée ?

FORMEY En Haute Saône, veut dire petite chaise, filet de chasse ou petit fromage. Formell en Lorraine est un fabricant de chaises. Le suffixe EY = IER : signifie métier.

FRANÇOIS nom de saint. Surnom donné aux gallo-romains qui devinrent les premiers amis des Francs après la conquête. D'autre part, au 13e s. le saint italien Jean d'Assise, fut nommé Franciscus parce qu'il avait fait le voyage en France.

FRERSON

GAILLARD signifie surtout sain, bien portant, de belle mine et de belle humeur.

GAILLOT signifie vif, de belle humeur.

GARNIER à l'origine,nom allemand : Warin : nom de peuple et Hari qui s'est confondu avec le suffixe ier : armée.

GAYTAT Viendrait peut-être du mot gai. Personne joyeuse ? Peut désigner un guetteur.

GERBEL vient de Gari (Geri après mutation vocalique) : lance et Bald : audacieux.

GILLES vient de Aegidius ermite provençal du 7e s.. A l'époque carolingienne le d devient let parfois r A la fin du Moyen Age, Gille a désigné le fourbe.

GIROUX du nom germanique Girulf : loup dispos.

GODARD de Guth, Gud : dieu et Hard : dur, fort.

GOUJONNE vient de poisson, surnom d'un pêcheur ou de gougeat, dérivé de gouge : le valet

GOURDIN personne lourde.

GRAS surnom d'une personne de grosse taille.

GROSSETËTE peut décrire une caractéristique particulière d'une personne.

GUENET vient peut-être de Huguenet, forme de Hughes.

GUEUDELOT dérivé peut-être de gueude : société ou compagnie en langue d'oïl.

GUILLEMIN dérive de Guillem qui veut dire Guillaume, vient du vieux nom germanique Wilhelm : protection, défense.

GUYOT dérivé de Guy, nom de saint, du vieux nom germanique Guid (11è s.) qui est une forme de Vid : ample, grand.

HARAT Dans la Somme, harasse était un grand panier rectangulaire ou un grand bouclier : nom donné à un fabricant.

HEMARD

HENRIET forme de Henri.

HERMAND forme du vieux nom germanique Heriman (armé-homme), Abréviation en Herman dès 675.

HINCELIN forme d'Hainselin, dérivé de Hans.

HOCQUET en Champagne, veut dire charrette, Dans le Nord et en Picardie, c'est un hochet. du vieux mot hoquet qui veut dire chicane.

HUGOT diminutif de Hugues, prénom. Hug : intelligence.

JANOT dérivé de Jean.

JOLIOT forme de Joly.

JOLY mot d'origine germanique, ne se trouve que dans le nord de la France : expression de beauté.

LADUREE Dans le Nord, l'adurée était un fonctionnaire investi d'une autrité légale (ministre, juge ou préfet)

LALLEMENT originaire d'Allemagne ou personne qui en a beaucoup parlé.

LAMBERT nom de saint, du vieux nom germanique Landobercth : renommé du pays, du 7e s.

LAMY signifie l'ami, Origine : Jura d'après Dauzat.

LEBEAU expression de beauté.

LEBEL idem.

LEFORT qualifie une personne très robuste et puissante.

LEPAGE jeune garçon "en service" spécialisé au 15è s., jeune serviteur d'un noble.

LESEVRE peut-être Lefèvre.

LEVASSEUR passe pour une forme ancienne de vassal.

LONGCHAMPS personne habitant près d'un champ de forme allongé.

LUCOT dérivé de Luc.

MACQUARD du nom de baptême Macard.

MADROU Viendrait peut-être de madre : cœur et racine de différents bois employés pour faire différents vases à boire : Fabricant de ces vases. Surnom d'une personne maline, rusée, adroite.

MAGNIERES Forme de Manière, qui proviendrait de l'Allier et des Vosges, toponyme avec le sens de manoir, demeure rurale, ferme.

MAHOUE pourrait venir de Mathieu.

MAIGRET individu maigre et efflanqué.

MAILLARD se rapporte à la maille : monnaie de petite valeur, désigne sans doute une personne peu riche.

MARTIN nom de saint, en latin Martinus, De Martius, qui voulait dire martial, belliqueux.

MASSON en langue d'oïl : maçon ou dérivé de Thomasson.

MATHIE forme de Mathieu.

MATHIOT forme de Mathieu.

MAUJAN appartient à la famille de Jean. mal, mau généralement péjoratif : mauvais, mais en vieux français mal veut dire aussi : difficile, redoutable, pénible. Maujan : redoutable Jean.

MEUNIER nom de métier.

MICHON forme de Michel.

MILOT peut-être forme de Mile, dérivé d'Emile.

MOGIN Variante de Mongin (hypocoristique de Demange : Dominique), porté en Hte Marne.

MORAT peut-être dérivé de Maure : le Sarrazin. Surnom d'une personne à la peau basanée.

MOUROT dérivé de Moure, Un chien noir s'appelait moure en langue d'oïl, Moure = maure, brun, basané, noir.

MOUSTAT ancien nom de moût jus de raisin qui n'a pas subi de fermentation. s = ^. Surnom de vigneron ?

NACHEUX Nache en ancien français est le nom de la fesse, chez les bouchers, la fesse de bœuf, surnom d'un boucher ?

NAVARRE originaire du royaume de Navarre en Espagne.

OGIER dérivé du nom de baptême Ogier.

PARISOT parisien ou nom de saint, en latin Patricus.

PAYMAL qui paie mal, qui n'est pas libéral.

PERIN variante de Perrin, diminutif de Pierre; très utilisé en Lorraine et en Picardie.

PICARD originaire de Picardie.

PIETRE dérivé de Pierre

PINTAT forme de pinte (langue d'oc et d'oïl).

PITOIS dérivé de Pitoux : miséricordieux, dévôt en langue d'oïl.

PLUMON plume en Champagne veut dire duvet. peut-être dérivé de Plomion : Ploumeon en langue d'oïl, nom de lieu.

POIREL - POIRET dérivé de poire, pique, pieu, bâton (oïl) ou forme de poireau. surnom de perruque ou de vieillard encore vert. vient de Poirier, arbre fruitier

PONCE de Pontius : pont ou de Pontus : région d'Asie. nom de saint répandu au Moyen Age.

POYNOT Peut-être dérivé de poine : chagrin, souci.

PRESTAT dérivé de Prest ou de prester : payer (oïl). Prest : Preste, nom de saint, en latin Priscus.

RENAULT nom de baptême.

RICHARDOT dérivé du nom Richard, vieux nom germanique qu'on trouve écrit tel dès 786, abrégé de Ricohart (puissant - aguerri), au 16e s. Richard prend un sens péjoratif.

ROUSSEL personne aux cheveux roux.

ROYER dérivé de rouvre : le chêne. fabricant de roues : charron. nom germanique.

SAUNOIS

SAVIGNY nom de lieu dont la forme latine la plus ancienne doit équivaloir à Sabinacieum domaine de Sabinius.

TABOUREUR joueur ou fabricant de tambour. peut désigner une personne trapue.

TERRESSE vient peut-être de terre : rempart ou talus auquel s'adossait une maison.

THEVENIN dérivé de Etienne, nom latin Stephanus, grec Stephanos.

THOMAS nom de baptême très répandu, d'origine hébraique.

TOUSSAINT nom de baptême venant de la fête religieuse qui s'est répandu à la fin du Moyen Age.

TREMEAU surnom d'un tricheur, d'après le vieux verbe tremeler : tricher.

TROMPETTE qualifie un sonneur de trompe.

UTROT Dérivé de outre. Le U égale OU. Fabricant d'outre ou gros buveur.

VAUTHIER nom de saint, en latin Valtherus, vient du vieux nom germanique Waltheri qui signifie chef d'armée.

VERNODET Viendrait de verne, vergne : aune, arbre qui se plante le long des rivières. Habitant près d'un lieu planté d'aunes.

VICIOT dérivée de Vic, en latin Vicus : bourg.

VILLAIN cultivateur du domaine rural, en latin Villa.

VIVENOT Diminutif de vivien, porté notamment dans la Marne et la Meuse.


  • Patronymes des Vosges

BICHET Ancienne mesure de capacité, peut-être le surnom d’un marchand de grain. L’un des noms du rocou, substance qui sert à la teinture, surnom d’un teinturier.

DEHAULT

GAUTHEROT Diminutif de Gauthier. Ou viendrait de Gault : bois.

HERBEL Forme de Herbelot, hypocoristique de Herbert.

LHUILLIER nom d’un fabricant ou d’un marchand d’huile.

ROUGE personne qui a les cheveux roux.

TRINCARD


  • Patronymes de la Somme et l'Oise

BECQUEREL Forme picarde de Bécherel : toponyme qui a le sens de petit ruisseau, canal ou moulin à vent. Pourrait venir de becqueter, donner du bec : surnom d’aubergiste.

BOULENGER forme de Boulanger, porté avec le e en Belgique.

CANU Forme de chenu, homme aux cheveux blancs.

CARON Forme savante de Cheron, prénom chrétien.

COCU nom fréquent dans le Nord de la France. Désigne un mari trompé ou terme injurieux pour désigner un amant adultère.

CRIGNON Porté en Picardie, forme de moustache ou mèche de cheveux.

DEBEAUVAIS Originaire de la ville de Beauvais.

DECAGNY Originaire du village de Cagny.

DELAMARRE Habitant près d’une mare.

DEVAUX Personne habitant une vallée.

DORMENVAL Originaire d’une vallée plantée d’ormes.

FIQUET

GERAIN-GERIN forme de GUERIN ou GARIN, noms de baptème.

HENNIQUE Forme de HANNIQUE : Jean.

LEFEVRE Forgeron.

LEGRAND Particularité physique.

LHOTELLIER Désigne un aubergiste, orthographe trouvé en 02 et 60.

LUCET Vient du prénom Lucas.

MAILLE Porté dans le Nord et la Somme. Celui qui utilise le mail : marteau de forgeron. Celui qui porte une cotte de maille. Celui qui prélève l’impôt appelé la maille.

MERLOT hypocoristique de Merle, surnom d’une personne qui sifflotait souvent. Porté dans le 62 et 89.

MILLE abrégé d’Emile qui s’écrivait autrefois Emille. Fréquent en Picardie. Origine germanique : milo = bon, généreux.

MOINET

MORTIER abr. De Mortex : cruel (oïl). vase où l’on pile. bouche à feu. répandu dans le Nord de la France : originaire du lieu du même nom – sens du toponyme : marécage, lieu boueux.

PARMION

POLLART dérivé de Pol : Paul en flamand et breton, de Polycarpe ou Apollinaire, répandu dans le Nord de la France.

QUEREL Dérivé de quer : cuir, cœur en langue d’oïl. Dérivé de querer : chercher en langue d’oïl.

RETOURNE

RIQUIER ou RIQUER, portés dans la Somme, forme de RICHER : nom de personne, d’origine germanique RICHARI (ric=puissant et Hari=armée).

RUIN

SAGNIER Variante de SANGNIER, porté dans la Somme. Variante de SAIGNIER, nom d’un marchand de graisse, d’onguents ou de saindoux.

SEVILLE

TILLOY Surtout porté dans la Pas de Calais. Toponyme fréquent signifiant Bois de tilleul.

VASSEUR Courant dans le Nord de la France. Nom porté par le vavasseur qui recevait en fief une terre déjà tenue par le vassal d’un suzerain.


  • Patronymes du Val d'Oise

AUBERT Vieux prénom qui est une forme populaire ancienne d’Albert.

BARBAUT Variante de Barbeau, de l’ancien français Barbel diminutif de Barbe désignant le porteur d’une barbiche. Cette variante est courante dans le Nord.

CHENU Personne qui a les cheveux blancs.

CORBAY, COURBET Surnom d’une personne qui se tient courbé.

CURIEUX

D’AILLET fils d’un marchand ou d’un producteur d’ail.

DECROISETTE Petite croix, personne habitant près d’un petit calvaire ou au croisement de deux chemins.

DELABRUYERE Porté dans le Nord et la Marne, désigne une personne habitant un lieu-dit nommé La Bruyère.

DEPENSIER Nom de métier désignant un trésorier.

DOVILLE

DUFRESNOY Nom d’une personne habitant près d’une forêt de frênes.

EQUINCIAU, QUINSSIAU,EQINCEAU

GODARD Nom de personne d’origine germanique, God (Dieu) et Hard (dur).

HAPPY

JOSSE Nom ce baptême issu du latin Judocus. Très répandu en Bretagne et en Pcardie, où un saint de ce nom a beaucoup œuvré.

LOQUET Surnom d’un serrurier. Arme défensive, bâton. Petit bois. Oison (Midi de la France).

MALLARD Peut avoir plusieurs significations : Opposé de Bonnard : mauvais. Canard sauvage en langue d’oïl. Rémouleur. De Malehardus : nom germanique : Mal : broyer, Hard : endurci, aguerri. Cela à donné MAILLARD, abrégé dès 636 en MALLARD. En ancien français, Mallard avait pris le sens de lépreux (Confusion avec ladre, maladrerie).

NORMAND Originaire de Normandie ou appartenant au peuple normand.

NOUILLE Peut-être dérivé de NOUEILLE qui veut dire Noël.

PIQUET Dérivé de PICQUE : lance ou moquerie. Ou de PIC : pioche ou éminence. surnom d’une personne au visage marqué de petite vérole, ou le surnom d’un ouvrier. Un autre sens pourrait être le nom d’une personne issu d’une famille ancienne de Picardie.

PROLET, PROULET


  • Patronymes de la Seine Saint Denis.

ALIX Matronyme, dérivé de Aalis, forme populaire de Adélaïde, d'origine germanique.

ANDELLE L'andelle est du bois de hêtre, le meilleur à brûler, qu'on faisait venir de Normandie, des bords de la rivière Andelle, vers Paris. Surnom d'un transporteur de ce bois et resté dans la région parisienne ?

ANVILLET Viendrait peut-être du latin villa qui signifie le domaine rural ou la ferme.

AUVRY Forme d'aubry, nom de baptême : Le v se pronançant b vers le 9è siècle.

BALIN, BASLIN La baline était une grosse étoffe de laine pour l' emballage. Peut-être fabricant de cette étoffe ?

BESNARD Forme de Bernard.

BONNEAU, BOYNEAU De bon, bonté.

BOUDIER Du germanique Bod : messager et Hari : armée, Nom de baptême.

CARBONNIER autre forme de Charbonnier, surtout porté en Normandie et Picardie.

CHAPON Surnom d'une personne peureuse.

CHARPENTIER Nom de métier.

CHENNEVIERE cultivateur d'un champ de chanvre où habitant près de ce champ.

CHEVAL Surnom d'une personne montant souvent à cheval. Assez rare.

CHOTARD Vient de Michot pour Michel, le suffixe ard a une connotation péjorative.

COCQUEREL Petit coq ou homme qui fait le beau auprès des dames, Variante de coq. ou valet de ferme chargé de la volaille.

COTILLON Coureur de femmes.

COUPETOT Viendrait peut-être de Coupeau : la cime, le sommet de la montagne ou de la colline. ou de Coupet: origine Pas de Calais, Bourgogne, diminituf de coupe : mesure de grains, petit sommet ou bois taillis. En ancien français "copet" a désigné un coup de cloche : surnom d'un sonneur de cloche.

DAILLY Personne originaire de la localité d'Ailly, dans la Somme ou l'Eure et Loir.

DAVID Nom de baptême.

DEGRAVE Du flamant de Graaf qui veut dire Le Comte. Se rencontre surtout dans le Nord de la France.

DEMARS Forme populaire de Médard, ou nom de lieu.

DESTORT - LETORT le tordu, le contrefait, DESTORT : des désignant le collectif, l'ensemble de la famille.

DUSAUROI Saur voulait dire roux tirant sur le brun : Saurin, Saurel, Sauron, Saurat. Auroy était un sobriquet en Beaujolais et à Roanne.

DU VAL Valeur topographique, habitant de la vallée.

FAUCHEUX Nom du moissonneur dans les régions nord fe la France.

FILLEBRUN Peut-être matronyme, désignait une fille brune ?

FOURCEAU Viendrait peut-être de Fourche qui veut dire bifurcation ou gibet, nom de lieu,

GORAND Forme de Goret, désignant le petit de la gore, truie en ancien français et symbolisant soit la malpropreté, soit la lubricité.

GRIMPREL, GRIMPERELLE De grimper (1495) monter péniblement, forme nasalisée de gripper : grippe (1307) : querelle. La finale el se rencontre en Normandie et en Ille et Vilaine.

HEAUTOT, HOTOT, OTTO Hotto, Hautot : celui originaire de HOTTO OU HOTOT communes du Calvados, signifie domaine rural (du norois Topt). de Hotti ou Holdi, nom de personne norois ou domaine sur le rivage ou la falaise (Norois Hoh). De HOTTON du Nord ou des Ardennes, nom d'origine germanique, od : richesse. Originaire d'Hotton, localité belge de la province de Luxembourg.

HEBERT Nom de baptême, forme de Herbert.

HELLARD Composé du préfixe Hel : salut en germain et hard : fort, dur.

HEMET, AIME Forme de Hemard et Hemon, nom de baptême.

LA NIEPPE Peut-être forme de LA NIECE, matronyme dont la forme pédante était NIEPCE. Rapport de parenté.

LADRE Forme populaire de Lazare, désigne le lépreux.

LANDRY Nom de baptême. Composé de Land : pays et ric : roi.

LEBOUC, LEBOUE, LEBOUT Personne qui avait la réputation de paillardise.

LECOQ Beau garçon qui séduit facilement les demoiselles.

LECUYER, LESCUYER Porteur de l'écu ou fabricant d'écus.

LEGENDRE Parenté par alliance.

LEMOINE Personne qui avait des airs de moine ou portait une tonsure.

LENOIR Personne qui avait les cheveux noirs.

LERY Porté en Ile de France, d'origine germanique : Leteric de Liet : peuple et Ric : puissant, d'où Montlhéry et Saint Léry.

LEZIER Pourrait être une forme de LESIEUR, LESIEUX qui veut dire moissonneur (silleur en langue d'oïl), eux devient ier. Dérivé de leze : repos, loisir (oïl), surnoms d'inoccupés. Exceptionnellement, dérivé de lez : auprès, voisin.

MANŒUVRE Ouvrier.

MAURICE nom de baptême.

MEZIERE Nom de lieu ou habitant près d'une ruine.

MOREAU Personne qui est brune de peau, ressemble à un Maure.

MORIN Synonyme de MOREAU.

POCQUET, POQUET Viendrait peut-être de poquet : terme de jardinage désignant des petits trous où l'on plante des graines. Surnom d'un jardinier.

POISSON Surnom d'un pêcheur ou d'un marchand de poisson.

PROVOST De la fonction de prévôt ou surnom d'un homme qui tranche de tout, ordonne, se fait obéir.

RENOULT, REGNAUT Nom de baptême. Vient du germain Ragin : conseil et Wald : gouverner.

SALEMBIER Porté surtout dans le Nord et en Picardie, signifie "monte en bien", nom de type augural (destiné à porter chance).

SUEUR, LE SUEUR piqueur de chaussures comme cordonnier. Du latin sutor : piqûre. sureau en langue d'oïl : nom de voisinage.

TROUET On le trouve dans le 02, 77,93, variante de Drouet. Diminutif de Droue : nom personne d'origine germanique Dreue de DROGO, du verbe driugan : entrer en campagne, de Triugan (haut allemand conduire la guerre avec ruse. Aphérèse d'Androuet, diminutif d'André.

TRUFFET En ancien français, la tromperie se disait truffe ou trufe, Les TRUFFAUT et TRUFFET sont des trompeurs.

VALLET Soit fonction féodal : le valet étant un jeune noble pas encore armé chevalier, soit habitant près d'un petit val.


  • Patronymes de la Savoie

COSTEL Habitant près d'une côte, d'une vallée.

MESNIER Qui détient une manse : de l'ancien français mas ou meis et du latin Manere : résider.


  • Patronymes du Loiret

ANGOT Fréquent en Normandie (76, 50) et dans la Mayenne, c'est un nom de personne d'origine germanique, Ansgaud selon M.T. Morlet (ans = nom de divinité + gaud = du peuple goth). Variante : Angau, Angaud, Angaut (Ouest, Sud-Ouest).

BERAULT Vieux nom germanique, venant de BEROALD (VIIè s.) puis BERALD et BEROLD signifiant ber : ours et ald : ancien.

BILLARD Forme apocopée de Robillard, hypocoristique de Robert. Nom d’un scieur de long, viendrait de la bille de bois.

BOBO Au moyen-âge le mot était encore employé avec son sens primitif (latin balbus = bègue). Donc, c'est certainement une personne qui bégayait que l'on a désignée ainsi.

CASSEGRAIN nom d’un meunier : casseur de grain.

D’HUY Peut-être originaire de la région baignée par l’Huy ou de la ville d’Huy.

GUILBON Peut-être forme de GUILBEAU, provenant de Willebald (volonté – hardi), vieux nom germanique, devenu Willebert ou Willibrath (volonté renommée) en 786.

LEBRUN Personne aux cheveux bruns.

LECOINTE cointe : joli, élégant.

MARECHAL Nom de métier, synonyme tardif de Fèvre et Lefèvre : forgeron.

PARDOUX Vieux nom germanique : PARDO (forme latine) et PARDULF de Pard : poète, hache, barbe ou géant, wulf : loup. Surtout porté en Haute-Vienne.

PERCHERON Nom de la personne originaire du Perche (fréquent dans l’Eure et Loire).

PERDEREAU Forme de perdrix. Surnom d’un chasseur ou d’un éleveur de perdreaux ou d’une personne dont la voix est aussi désagréable que le cri de la perdrix.

ROUSSEAU Diminutif de personne rousse.

THIBAULT Nom de personne d’origine germanique : THEOBALD (theod = peuple + bald = audacieux), surtout porté dans la Vienne et dans l’Indre.

 3 - Les métiers


L’arpenteur

Notre ancêtre arpentait, mesurait les terres en arpents (ancienne mesure agraire, qui selon les régions variait de 35 à 51 ares. Sous l’ancien régime, l’office des arpenteurs compte parmi les plus anciens. Le règlement établit que les arpenteurs doivent être de bonne vie et mœurs, qu’ils aient la connaissance des ordonnances royales et des us et coutumes des lieux où ils exercent. Ils doivent avoir effectués huit mois d’apprentissage chez un maître expert et prouver, à l’issue de cet apprentissage leurs capacités professionnelles. Ils doivent également fournir une caution de 1000 livres avant d’exercer, pour répondre aux éventuels abus et malversations qu’ils pourraient commettre. Il utilisait la chaîne d'arpentage ou le ruban d'acier, le bâton et la croix pour les visées, l'équerre, les fiches et les jalons, le pantomètre. Il existe deux catégories d’arpenteurs, ceux des Eaux et Forêts et les arpenteurs experts.

Voir les métiers d’autrefois de Marie-dOdile Mergnac
La france en héritage de Gérard Boutet chez Perrin

  • 408- François CANU vers 1657 – 1738 à Dargies (60)

Le berger

Celui-ci est souvent aidé par un « barbiquet » ou « gadouillot » qui apprend le métier.
L’embauche du berger a lieu à la saint Jean, les tontes sont finies et on gagne les pâturages, plus rarement à la Saint Michel où les bêtes rentrent au bercail. Le fermier reconnaît le moutonnier à la touffe de laine qu’il porte à la boutonnière de son paletot. Le berger est souvent accompagné de son chien.
Sur les lieux de pacage, il dispose de claies pour que les moutons ne s’égayent pas dans la nature pendant la nuit et d’une roulotte pour s’abriter et dormir. Quand une brebis s’éloignait trop, il prenait sa houlette, et le manche en bois de néflier bien en main, soulevait de la cuiller large comme la paume d’une main, une motte de terre qu’il lançait à plus de cent pas, en direction de l’animal désobéissant. Avec le crochet, il attirait par la patte la brebis qu’il désirait examiner.

  • 1344 - Hector LEGRAND + 1720 à Berlise (02)
  • 672 - François LEGRAND + 1780 à Berlise
  • 336 - Louis LEGRAND ° 1741 + an 12 à Berlise
  • 1362 - Nicaise LECOQ ° 1671 + 1721 à Dizy le Gros (02)

La blanchisseuse

Pendant longtemps la technique est restée la même : le linge est d’abord mêlé à de la cendre (la lessive), puis longtemps arrosé d’eau bouillante ; il est ensuite savonné, frotté et rincé à l’eau de la rivière. Il est ensuite séché sur le pré ou dans les buanderies, puis amidonné, plié et repassé avec des fers en céramique ou en fonte. Au 19è siècle, apparaissent les chaudières à vapeur et lessiveuses, tonneaux à tambour, barboteuses, presses à cylindres, étuves.
La femme qui exerce cette profession est aussi appelée lavandière. Cette catégorie professionnelle à forte dominante féminine est souvent assez misérable.

  • 63 - Louise Emma CHARPENTIER 1840-1902 à La Courneuve (93)

le Blatier

C’était le marchand de bled : de céréales. Sous l’ancien Régime, ce commerce était strictement réglementé en raison de la crainte permanente de la famine, ils ne pouvaient vendre que sur les marchés avec les autorisations des officiers de justice pour vendre, acheter et transporter. Ils ne pouvaient stocker ni se constituer en union avec d’autres marchands, ne pas employer de courtier, annoncer des prix définitifs, écouler entièrement les grains apportés sur le marché, vendre d’abord au peuple puis aux professionnels (boulangers et négociants), respecter les interdictions de la libre circulation des grains de province à province. Ils ne pouvaient être ni laboureurs, ni gentilshommes, ni officiers, ni receveurs ou « fermiers ».

D’après le lexique historique de la France d’Ancien Régime et Dictionnaire des Institutions de la France - 17è et 18è siècle

  • 2812 - Nicolas MOSNY, ° vers 1621, + 1691 à La Ville aux Bois les Dizy (02)
  • 394 - Maclou CARON ° 1684 Henencourt (80)

Le boisselier

A l’origine, il fabriquait des ustensiles de bois de forme cylindriques : les boisseaux qui servaient d’unité é de mesure, plus tard la production se diversifie : barattes, seaux, pichets, cuves à vin, à cidre, à lessive, brocs, seaux à charbon, planches à laver, brouettes, etc… En boissellerie, chaque bois à son domaine :
-Le merisier sert aux « coffins » : étuis pour pierre à aiguiser, aux pelles à beurre, aux louches.
-Le frêne sert aux trépieds et aux tabourets parce qu’il est plus résistant.
-L’orme sert aux « cassottes » pour se laver les mains (bols prolongés d’un manche creux pour ne laisser couler qu’un filet d’eau).
-L’aulne et le merisier qui poussent en bordure des ruisseaux servent aux pichets.
-Le noyau de bouleau sert pour les sabots et les outils de sabotier.

  • 56 - Auguste Alexandre TROMPETTE ° 1833 à Saint-Dizier, fils de François louis TROMPETTE, seaulier

Le boucher

Celui-ci se rencontre seulement dans les villes, il vend sa marchandise sur des étals où les acheteurs devaient montrer avec une baguette exclusivement réservée à cet effet, ce qu’ils désiraient. Il est soumis a des règlements très stricts : défense d’acheter des bestiaux hors des marchés, des porcs nourris chez les barbiers, d’égorger les bestiaux nés de moins de 15 jours, de vendre la viande échauffée, de vendre la viande à la lueur des chandelles qui lui donnaient un air plus avantageux. Il lui est interdit de vendre pendant le Carême et les vendredis sous peine d’être fouetté en public. Il ne pouvait pas non plus tuer les bêtes le dimanche et les jours de fête religieuse. Il devait se débarrasser des carcasses et du sang dans le fleuve du moins à Saint-Dizier. Depuis le Moyen Age, les bouchers font parti des bourgeois et sont cultivés, leurs enfants s’allient avec d’autres notables et obtiennent des postes importants de l’état.
C’est sans doute cette notoriété qui fera que l’un des enfants de notre ancêtre : Didier TROMPETTE a eu pour parrain et marraine des aristocrates : Jeanne Brethe de Clermont, marquise de Choisy et de Mognéville et Jean Fleury, écuyer et avocat au parlement.
Pierre GAYOT devait fournir avec ses collègues, les langues des animaux abattus, pour l’hôpital de Saint-Dizier.

Voir
Nos Ancêtres Vie et Métiers n° 12
D’après Qui étaient nos ancêtres de Jean-Louis Beaucarnot, éd. Lattès

  • 3614 - Pierre GAYOT 1614 – 1685 à Saint-Dizier (52) - maître boucher
  • 1792 - Didier TROMPETTE 1648 – 1689 à Mognéville (55)
  • Son oncle Claude TROMPETTE 1632 – 1689 à Mognéville

Le boulanger

Le pain était sacré dans la société autrefois et dès le moyen âge, la profession est soumise à des règles strictes. Régulièrement contrôlés par la police les boulangers devaient apposer leurs initiales sur les pains, travailler avec certains moulins, leurs instruments de mesure sont régulièrement vérifiés. Les contrevenants sont punis d’une amende, mais peuvent être mis au pilori, fouettés en place publique ou privé du droit d’exercer leur métier Non seulement victimes de l’autorité, ils sont aussi l’objet de la vindicte populaire qui se venge sur eux en temps de disette. Ils étaient installés dans les villes, les paysans cuisaient chez eux leur pain sous la cendre. Ils ont été très longtemps distincts des pâtissiers et confiseurs
Ils jouissaient d’une certaine notoriété et n’étaient ni taillables, ni corvéables. Par contre, ils travaillent 14 h par jour dans la poussière de farine qui provoque asthme et maladie de peau.

A la veille de la Révolution, les statuts de la corporation sont les mêmes qu’au Moyen Age. Pour devenir maître boulanger, il faut faire cinq ans d’apprentissage, quatre ans de compagnonnage et présenter un chef-d’œuvre.
Le maître boulanger travaille avec des valets et le maître valet : le « geindre » qui le remplace au besoin, et aussi des apprentis, les mitrons : trois ans d’apprentissage, travaillant de minuit à midi, sept jours par semaine, nourris et logés, avec le bois à fendre, le pain à livrer, le fournil à balayer. Le boulanger autrefois était payé à la semaine, il avait avec lui des petits morceaux de bois : les tailles, l’acheteur avait lui aussi une taille identique et on les gravait d’une encoche à chaque vente.

Voir
Le pain - Ressources. Ed de la Lanterne pour les photos de moulins Si le pain m’était conté de Bénigno Cacérès Ed. La Découverte Le Boulanger de Bouchardon et l’intérieur de boulangerie

  • 3594- Pierre BROUILLON 1631 – 1680 à Saint Dizier (52), maître boulanger
  • 1020- Adrien MALLARD ° vers 1700 + 1774 à Louvres (95), aussi marchand cabaretier
  • Didier MALLARD ° vers 1713 + 1768 à Louvres, frère du précédent

Le brelleur

Le métier consistait à lier ensemble une certaine quantité de pièces de bois : la brelle pour ensuite la faire flotter. Quatre brelles font un train complet qu’il faut ensuite diriger sur le fleuve jusqu’à Paris et parfois en Normandie. On peut voir flotter sur la Marne des trains de bois de 200 m de long formés d’une succession de radeaux de 8m sur 5.Les chênes et les sapins sous forme de troncs équarris ou de larges planches naviguent ainsi vers Paris en 12 jours ou jusqu’à Rouen accompagnés par les brelleurs. Le flottage du bois est ainsi pratiqué dans la région de Saint-Dizier, Hoëricourt, Moëslains, Valcourt depuis le 16è siècle. Les brelleurs effectuent une cinquantaine de voyages entre Mars et Décembre, pour la Saint Nicolas qui est fêté par le corporation. C’est un métier très dur, les pieds dans l’eau le plus souvent, il faut surveiller le train sans cesse. Il prend un peu de repos dans une cabane de paille qu’il a construit sur son radeau et mange à la gamelle commune, préparé par un compagnon, sur un foyer de glaise.
Cette méthode sera pratiquée jusqu’en 1880, les bateaux prenant ensuite la relève.

D’après le dictionnaire Littré http://www.isaa.fr/M%C3%A9tiers%20d'eau%20douce.htm

  • 956 - Nicolas HINCELIN 1694 – 1756 Hoëricourt (52) , maître brelleur
  • 952- Louis PLUMON vers 1700 – 1750 à Saint-Dizier (52)
  • 954- Nicolas PAYMAL † 1705 à Hoëricourt

Le cantonnier

C’était l’ouvrier chargé de l’entretien des voies de communication. L’appellation vient du mot canton puisqu’il était au service du canton. Les routes autrefois étaient empierrées dans les zones rurales et pavées sur les grandes routes et dans les villes. En zone rurale, le cantonnier bouchait les trous, réparait les ornières, taillait les broussailles, tassait les bordures.

A voir http://perso.orange.fr/pat.hernandez/clermontlesmetiers.htm

  • 110- SAMSON Jean François 1825-1894 Landelles, Brémoy (14)

Le carreleur – Carleur

C’était le nom du savetier souvent ambulant, qui réparait les chaussures des manants. Le savetier ne faisait pas parti de la même corporation que les cordonniers. Beaucoup moins considéré, il n’avait pas les mêmes privilèges.
Les deux fils de notre ancêtre sont dénommés cordonnier, y aurait-il eu promotion sociale ?

  • 448 - Georges TROMPETTE 1714-1787 à Saint-Dizier

Le charpentier de bateaux

Charpentier spécialisé dans la confection de mâts de navire pour la mer ou la construction de bateaux pour le fleuve.

  • 3632 - Pierre VICIOT ° vers 1599 + 1675 à Saint Dizier (52)
  • 3590 - Jean GUYOT ° vers 1616 + 1709 à Saint Dizier
  • Pierre Didier PITOIS, gendre de JeanFEUILLET et Catherine HOCQUET à Saint Dizier - 458 et 459

Le charpentier

On distinguait le charpentier de grande cognée ou de haute futaie qui travaillait le gros bois de charpente et le charpentier de petite cognée ou de petite futaie auquel est réservé le travail plus menu et qui deviendra le menuisier.
Les bois préférés des charpentiers sont le chêne, le châtaignier et le sapin. Ces bois étaient abattus ni trop jeunes, ni trop vieux et en lune décroissante.
Ils utilisaient un grand nombre d’outils : la besaiguë, la rainette, les gouges, les tarières, les rabots, riflards, bouvets, doucines, les galères, les scies, compas, cordeaux, niveaux et fils à plomb. Ils maîtrisaient l’art du trait : ils traçaient sur le sol l’épure à l’aide de la craie et du cordeau et taillaient les différentes pièces de bois à partir de cette épure, chaque pièce est marquée pour permettre l’assemblage sur le chantier. Les assemblages sont à tenons et mortaises, sans clou ni colle.

D’après Qui étaient nos ancêtres de Jean-Louis Beaucarnot, éd. Lattès
La revue Gé magazine.

  • 192- Jean DELAMARRE 1709-1775 à Revelles '*24 - Adolphe Bélonni DELAMARRE 1824-1900 à Amiens (80)
  • 396- Nicolas MOINET 1703-1779 à Revelles (80)

Le charron

Il fabriquait les roues des chars, chariots ou carrosses et s’appelait autrefois le royer. Il utilise essentiellement du chêne, de l’acacia et de l’orme pour les parties principales exigeant de la solidité et du sapin, du frêne et du hêtre pour les autres parties moins importantes.
C’était un métier exigeant beaucoup de savoir faire et de longues années de pratique pour bien le maîtriser.

  • 3600- Claude BURET 1623 – 1693 à Saint Dizier, maître charron
  • 2700- Jean BEAUDRILLART ° vers 1639 + 1711 à Chaumont Porcien (08)
  • Paul Jules Anatole COUTANT 1854 – 1947 à Mennetou sur Cher (41)
  • 338- Jean Charles Adrien FALVY 1759-1828 à Sevigny (08) et Berlise (02)
  • 404- Théodore LEFEVRE 1674-1742 à Revelles (80)

Le contrôleur des fermes du roi

C’était un officier subalterne de la ferme générale, chargé de collecter les revenus du domaine et les impôts indirects sur sa circonscription : « gabelle » sur le sel, « aides » : impôts sur plusieurs produits de consommation courante tel que l’huile et les chandelles et enfin les droits de douane. Il devait acheter sa charge tout comme les autres officiers. Il y avait 5 Fermes générales au niveau national et une multitude de Fermes locales.
Les fermiers versent chaque année un bail, au montant fixé par le roi pour un certain nombre d’années. Les fermiers généraux reversent au souverain une somme forfaitaire déterminée à l’avance. Peu soucieux de répartir équitablement les charges et ne songeant souvent qu’à s’enrichir, les fermiers écrasent le peuple d’impôts, et sont souvent détestés.
Les bureaux des juridictions royales devaient siéger, avec les échevins à l’hôtel de ville, qui se trouvait dans l’actuelle rue Gambetta.

Voir
site http://fiscafrance.free.fr/dates_03.htm
Consulter la série E pour les nominations par arrêt du Conseil, Pour les personnels, voir G1 63 à 73(sous les cotes G1 681 à 69/3): recueil alphabétique des fiches individuelles de renseignements sur les employés des fermes, comportant des indications anthropométriques.
Guide des recherches sur l’histoire des familles de Gildas Bernard – Archives Nationales

  • 7208 - Nicolas LEVASSEUR 1607 -1673 à Saint Dizier (52)

Le cordier

C’est un métier très ancien, qui s’exerçait de père en fils, les cordes servaient pour l’agriculture et la marine essentiellement.
Le cordier installait son matériel le long d’un chemin ou d’une route, à l’abri des arbres ou le long d’un mur, à l’abri des vents et du soleil, il redoute la pluie, car le chanvre humide ne peut être bien tressé. Il a besoin de beaucoup de place, une centaine de mètres. Entre les deux chevalets, il marche entre les deux en reculant, et file les brins de chanvre qu’il raccorde en soudures adroites dans la paume de sa main, au deuxième voyage, le fil se câble, au troisième, il subit la torsion d’équilibre et au quatrième la contre torsion. Deux voyages dans un sens, deux dans l’autre et 1h de temps pour filer 90 m. de corde.
Les outils utilisés étaient les chevalets ou bâtis munis de rouets, les râteaux pour soutenir la corde entre les chevalets, le carré avec manivelle pour augmenter la tension de la corde, le toupin qui sépare les torons et empêche la corde de vriller, les tourets, les épissoirs, les dévidoirs et le peigne à chanvre pour démêler les brins.
Nos aïeux, habitant à St-Dizier travaillaient pour les chantiers de brelles à La Noue.

  • 458- Jean LALLEMANT ° vers 1714 – 1783 à Saint Dizier (52)
  • 228- Jean Pierre LALLEMANT ° vers 1744 – 1819 à St Dizier, aussi vigneron
  • 684- Nicolas MOREAU 1726-1781 à Berlise (02) et Fraillicourt (08)
  • 342- Pierre MOREAU 1754 – 1729 à Fraillicourt, aussi marchand

Le cordonnier

Au 17è et 18è siècle, aucun cordonnier n’était autorisé à posséder plus d’une boutique et à prendre plus d’un apprenti. A cette époque, la corporation des cordonniers comprend : les cordonniers pour hommes, ceux pour femmes et ceux pour enfants et les bottiers.
Les ordonnances relatives au métier de cordonnier sont sévères sous l’ancien régime : tout cordonnier absent de plus de 3 jours de son atelier (sauf maladie) est puni d’emprisonnement. Le cordonnier ne pouvait demander un prix de travail supérieur à celui fixé par les jurés. Tout compagnon devait posséder un livret où seront inscrits les actes, les sorties et les congés.
Il ne faut pas confondre cordonnier et savetier, ce dernier rapetassait les souliers des manants, le cordonnier fabriquait chaussures et bottes pour les bourgeois et les nobles.

  • 2702 - Pierre BRETTON vers 1656 – 1706 à Chaumont Porcien (08)
  • 1364- Jean NOTLET ° 1676 à Dizy le Gros (02)
  • 682- Nicolas NOTLET 1713 – 1782 à Dizy le Gros et un de ses fils Nicolas
  • 226- François CHILOT 1755 – 1821 à Saint-Dizier (52)
  • Augustin 1740-1812 et Claude TROMPETTE 1746-1774, fils de Georges , carleur, 448

Le couvreur en chaume

On trouvait cet artisan dans pratiquement tous les villages autrefois, car les habitations étaient recouvertes essentiellement de chaume jusqu’à la fin du 19è siècle. Les villes et bourgades ont été les premières à recouvrir leurs toits d’ardoises ou de tuiles selon les régions, par crainte des incendies.
Le couvreur choisissait sa paille de seigle ou de froment, qu’on appelait les gluis, dans les champs des cultivateurs une fois la moisson achevée. Autrefois les blés étaient taillés très haut pour être ensuite battus au fléau, la paille ramassée dans les champs était donc bon marché, contrairement à aujourd’hui. Il devait ensuite la faire sécher et la peigner sur un chevalet pour obtenir des tiges lisses et propres, qu’il réunissait en bottes, liées avec des tiges de ronce fendues. Il utilisait parfois, dans les régions marécageuses des tiges de roseaux.
Il façonnait aussi des lattes de bois de chêne bouilli, qu’il clouait sur les chevrons et sur lesquelles étaient fixées les bottes de paille.
Le couvreur travaillait de bas en haut et de gauche à droite, allongé sur le toit en pente. A l’aide d’un long battoir, il égalisait les bottes puis les arrêtait par des chevilles et coupe les tiges qui dépassent avec un tranchet.
A la fin, il plaçait sur le faîtage des mottes de terre argileuse semées d’iris ou de joubarbes qui assuraient l’étanchéité, les plantes retenant la terre.
La pente des toits devait être forte pour permettre le meilleur ruissellement possible. La bonne pente demande la construction de combles volumineux. La ferme de la toiture doit former un triangle dont la base est égale à la hauteur.
Les couvertures en paille étaient isolantes, imperméable et imputrescible, elles laissaient les maisons chaudes l’hiver et fraîches l’été, offrant une longévité de 30 ans environ.

  • 54 - Jean Charles DESCHAMPS 1835-1909 à St Martin des Besaces (14)

Le crocheteur

Homme de force employé à transbahuter de lourds fardeaux à l'aide d'un châssis muni de crochets qu'il portait sur son dos à l'aide de bretelles de cuir.

  • 704 - Gabriel DESCHAMPS 1676-1716 au Tourneur (14)

Le domestique

Il est souvent fils de laboureur et succèdera plus tard à son père. Il se loue à la Saint-Jean. Nourri, logé, chauffé, blanchi, il économise un petit pécule qui lui assurera une dot à son mariage.

  • 19 de nos ancêtres sont déclarés domestiques

Le domestique au château

Certains devaient suivre leur maître au cours de leur déplacement.

  • 98- Come Damien Macloux GERIN 1749-1787, cuisinier chez Mr de Leux, à Amiens et Fremontiers (80).
  • 196- Antoine GERIN, jardinier du marquis de Lameth d'Henencourt

L'échevin

En 1228, Saint-Dizier a été affranchie par le seigneur Guillaume de Dampierre et Marguerite, son épouse. Tous les habitants deviennent des hommes libres, le simple fait d’y habiter pendant un an donnait au manant la liberté. La charte précise que la ville est ouverte à tous, même aux juifs. Les villes franches étaient plus attrayantes que les villes étroitement surveillées. Elles attiraient les travailleurs de toutes les professions, les marchands de passage pouvaient réaliser de fructueuses affaires.
Le seigneur recevait toujours des redevances énumérées par la charte.
Il met en place une administration municipale qui s’appuie sur une assemblée composée d’échevins, dont le nombre pouvait varier selon les époques. Une partie d’entre eux était nommée par le seigneur, l’autre était élue par les bourgeois.
Ils avaient le pouvoir de police et étaient assermentés, ils partageaient la justice avec les tribunaux du seigneur. L’un d’eux était élu par les autres pour être maître échevin (l’équivalent du maire). Pour devenir échevin, il fallait avoir du bien, c’était un signe d’honorabilité et une caution, car en cas de faute, l’échevin coupable, pouvait être dépouillé de tout ou partie de ses biens.
Au 17e s., époque qui nous intéresse, Louis XIV est le seigneur direct de la ville, il est représenté par un seigneur engagiste qui parle en son nom.. En 1673, il restreint à 4 échevins, l’assemblée municipale de Saint-Dizier, et allonge la durée de leur mandat d’une année. Ils étaient sept en 1672, plus un syndic, douze conseillers, deux auditeurs des comptes et huit bas officiers, tous élus ou nommés pour une année.
Le roi trouvait ces échevins trop nombreux pour la taille de la ville et d’autant plus qu’ils étaient exemptés des tailles (impôts) et dispensés du logement des gens de guerre.
En 1693, le roi décide de choisir le maire qui a pouvoir de police et supprime la fonction de maître échevin élu. Nouveau coup dur pour nos bourgeois.
En 1699, le roi retire au maire la plus grande partie de ses fonctions de police et crée à Saint-Dizier deux offices de Lieutenant Général de police.
Les échevins siégeaient dans l’ancien hôtel de ville, qui se trouvait dans l’actuel rue Gambetta et cela de 1633 à 1775 où il fut détruit par un grand incendie.
Les archives départementales, à Chaumont conservent une grande partie des procès-verbaux de leurs délibérations.

D’après le livre : Saint-Dizier, 1573 – 1789 de J.-C. Ducourtioux et Y. Marain,
Société des lettres de Saint-Dizier.

  • 3604 - Nicolas LEVASSEUR dit l’Aîné – vers 1633 – 1705 à Saint-Dizier
  • Guillaume LONGCHAMPS né en 1624, échevin de Braucourt (52) , fils de Thibaut -7212

L'empileur

Personne chargée du transport des bois par flottage.

  • 26 - Justin GUILLEMIN - 1831 St Dizier - ? peut-être Ivry sur Seine.

La fileuse

Elle travaillait les filasses de laine, de lin ou de chanvre pour former des fils qui ensuite étaient mis en pelote sur des navettes pour le tissage. Elles se servaient de rouets ou filaient à la quenouille en mouillant leurs doigts pour tordre les fils.

  • Flore DELAMARRE 1786-1840 à Revelles, fille de Bonaventure DELAMARRE - 96

Le fruitier

A Dizy le Gros, un de nos ancêtres est déclaré fruitier. Je pense qu’il s’agit du marchand de fruits et fromages. Car le règlement de la corporation, datant de 1638, stipule que le fruitier se devait de vendre oeufs, beurre, fromages, fruits, aux, oignons et échalotes.
La conservation des fruits n’était guère facile autrefois, on les étalait sur des lits de mousse séchée, le raisin, lui, était enfoui dans la cendre, dans un tonneau bien fermé et pouvait se conserver tout l’hiver, il suffisait de le tremper dans du vin pour lui redonner toute sa fraîcheur. Depuis le 15è siècle, les vergers se sont enrichis de fruits plus exotiques : pêchers, abricotiers, cognassiers, amandiers, citronniers, orangers. Auparavant, on ne connaissait guère que les cerisiers, pommiers et poiriers.

D’après les métiers oubliés de Paris de Gilles Laurendon et Laurence Berrouet, éd. Parigramme 2005.
Histoire de France des commerçants de Marcel Jullian, Ed. Laffont.

  • 1404- François HERIEZ 1696-1763 à Dizy le Gros (02)
  • 702- Antoine HERIEZ 1723-1770 à Dizy le Gros

La gantière

Les peaux, après avoir été tannés, sont triés selon leurs tonalités pour ensuite être teintés, puis un deuxième tri sera fait pour évaluer l’épaisseur des peaux et leur résistance aux coutures.
La peau humidifiée sera confiée au doleur qui l’étirera, la redressera et l’écrasera sur une plaque de marbre à l’aide d’un couteau à doler.
Le coupeur étirera et redressera à nouveau la peau pour l’assouplir encore, puis posant les deux faces du modèle sur la peau, il coupera le rectangle ou étavillon les délimitant, tout en tenant compte du sens de cuir et de ses défauts. La forme de la main peut être coupée. Autrefois faite au ciseau, elle est depuis le XIXè siècle faite à l’emporte pièce ou main de fer. Cette découpe ou fente sera ensuite peaufinée ou raffilée aux ciseaux.
Les baguettes du dos de la main ou les motifs et les broderies se feront sur le gant non cousu mais tendu sur un cadre de bois.
Le gant est ensuite monté, les boutonnières fendues et les bordures posées à la main. Le gant déformé par ces manipulations sera alors dressé ou mis à la forme, c’est-à-dire enfilé sur une « main chaude ».
Enfin, le gant sera lustré par une roue en feutre en mouvement qui donnera son lustrage à la peau. Le travail des gantières devait certainement consister à coudre les baguettes, broder les peaux, les coudre et les dresser sur les mains chaudes. Les autres opérations étant réservées aux hommes.

  • 57- Hélène Alexine LALLEMAND 1808-1893 à Saint Dizier (52)
  • 29- Marie Joséphine GUILLEMIN 1853-1919 à Saint Dizier

Le garde champêtre

Autrefois appelé le garde messier, il était chargé de surveiller les moissons et les cultures, de faire régner l’ordre dans le village et d’annoncer les avis de la municipalité à la population, cette profession a perduré jusque dans les années 60.
La municipalité de La Courneuve a offert ce poste à notre ancêtre, ancien soldat de l'empire, pour lui permettre de subvenir à ses besoins, les retraites des militaires ne leur permettant pas de vivre décemment.

  • 252- Pierre Christophe CHARPENTIER 1773 – 1842 La Courneuve (93)

Le garde forestier des bois du Commandant de Boncourt

Il travaillait pour un propriétaire privé, en l’occurrence pour nos ancêtres, la Commanderie des chevaliers hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, connus par la suite sous le nom de chevaliers de Rhodes puis de Malte, située à Boncourt (Aisne) et qui possédait aussi les terres de l’ancienne commanderie de Seraincourt dans les Ardennes.
Sous l’ancien Régime, pour pouvoir être garde, il fallait avoir 25 ans minimum, être de bonne vie et mœurs et être de confession catholique. Depuis le 16è siècle, le garde doit savoir écrire, depuis 1583, il devait tenir un registre où il devait noter tous les évènements survenus dans sa garde et tous les procès-verbaux dressés.

Voir article très complet dans Wikipedia sur la commanderie de Boncourt.
La revue Nos ancêtres vie et métiers n° 24 Mars avril 2007 : article sur les garde-forestiers.

  • 688 - Jean PARIS 1696-1753 à Fraillicourt (08), aussi laboureur
  • 334- Nicolas PARIS 1729-1765 à Fraillicourt

La giletière

Couturière spécialisée dans la fabrication des gilets pour hommes au 19è et au 20è siècle. Ce vêtement était composé du même tissu que la veste ou d’un tissu fantaisie de soierie ou de satin. Le dos étant confectionné dans une doublure. Auparavant les gilets étaient confectionnés par les tailleurs avec l’habit et la culotte. Il était brodé avant même d’être taillé.

  • 13- Germaine Alice DESCHAMPS 1889-1933 à Paris

Le greffier

Officier chargé de l’enregistrement des actes officiels à la Cour de justice et de tenir les archives.

  • 1802- Nicolas LEVASSEUR dit le Jeune 1663 – 1709 à Saint Dizier (52)
  • 198- Jean MOINET 1726-1796 à Revelles (80)
  • 796- Pierre MORTIER 1647-1705 à Revelles
  • 398- Pierre MORTIER ° 1681 à Revelles

L'horloger

Artisan qui fabrique, répare et vend les carillons, les montres, les pendules et les horloges. La Saint Nicolas désigne une horloge normande qui est apparue en Aliermont (Seine Maritime) dès le 17è siècle. Les fabricants du cru demandaient aux ébénistes de Dieppe dont certains étaient ivoiriers, d’en réaliser l’habillage. La Saint Nicolas est semblable à la comtoise, en moins ventrue. Au 18è siècle à Saint Nicolas d'Aliermont, huit ateliers employaient des apprentis venus des quatre coins du Royaume, un menuisier s'installe à son tour tant et si bien qu'à la veille de la Révolution, il y avait 27 ateliers spécialisés. J'aime à penser que notre ancêtre a certainement du apprendre son métier dans un de ces ateliers pour s'installer ensuite à Saint Martin des Besaces.

D'après le livre La france en héritage de Gérard Boutet Revue Nos ancêtres n°59 de janvier-février 2013 Voir le musée de l’horlogerie à Saint Nicolas d’Aliermont en Seine Maritime
http://www.saint-nicolas-aliermont.fr

  • 222- Charles BOISNEL 1786-1824 à Saint Martin des Besaces (14)

L’hôtelier et l’aubergiste

La profession d’hôtelier était soumise à autorisation, après justification de bonnes vie et mœurs, par édit de mars 1577 et mars 1683. Sous Louis XIII, en 1627, on songea même à vendre l’hérédité de ces autorisations et un édit fut rendu qui eut transformé cette profession en office, mais il resta sans exécution.
Dès le Moyen-âge, s’établirent de nombreuses auberges, appelées aussi hotelleries. Les unes assez sommaires n’offrant qu’un confort très relatif et les autres plus luxueuses. Certaines étaient de véritables coupe-gorge, surtout dans les campagnes isolées.
L’auberge proposait des vins et des chambres et pour les plus importantes d’entre elles une écurie et les services d’un forgeron.

L’hôtellerie pouvait parfois être doublée d’un relais de poste. (voir l’article du maître de poste) J’ose espérer que notre ancêtre tenait une hôtellerie digne et propre où le voyageur avait plaisir à se reposer. Au 19è siècle, beaucoup de paysans étaient également aubergistes ou cabaretiers, cela leur permettait d'améliorer leur ordinaire.

  • 2046- Nicolas DEPENSIER 1664 - 1746, hôtelier, cabaretier à Louvres (95)
  • 102 - Pierre Nicolas CANU 1761 – 1842, laboureur et aubergiste à Dargies (60)

Le cabaretier

Au cabaret, on pouvait boire mais aussi manger sur des tables recouvertes de nappes, contrairement aux tavernes qui ne servaient qu’à boire et les cabaretiers ne recevaient que les gens de passage.

  • 1020- Adrien MALLARD ° vers 1700 -1774 marchand cabaretier à Louvres (95),
  • 46- Pierre Charles DUPONT ° 1837 à Wytshaete (Belgique), journalier et cabaretier

Voir « le dernier secret de Richelieu de Jean d’Aillon » aux éditions du Masque.

Le houpier

Personne qui confectionnait des houppes, des aigrettes, des floches, des pompons et des toupets pour agrémenter les vêtements, les tissus d’ameublements.

D'après le livre La france en héritage de Gérard Boutet'

  • 406- Jean MOINET ° 1682 à Revelles (80)

le jardinier, maraîcher

Certains de nos ancêtres étaient déclarés tantôt jardiniers, tantôt maraîchers sur les actes d’état-civil à Aubervilliers. Ce qui revient au même. Ce village ainsi que la Courneuve et les environs étaient le jardin de Paris, ils fournissaient en légumes et en fruits les Parisiens.
Comme tous ceux qui travaillent la terre, ils sont soumis aux aléas du climat.

  • 8098- Pierre LERY (LHERY) 1614 – 1679 à Aubervilliers (93)
  • 2028- Charles DEGRAVE 1669 – 1726 à Aubervilliers

Le journalier

Au 17è siècle, le journalier est appelé homme de labeur, de peine, bêcheur. Il travaille à la journée et est embauché pour une période donnée pour les travaux des champs ou le bûcheronnage ou bien à longueur d’année.
Il a une situation précaire, il a sa maison contrairement au domestique. Il a parfois des liens de parenté avec les laboureurs ou les artisans. Les jeunes et les vieux sont souvent journaliers.

  • 22 de nos ancêtres sont déclarés journalier

Le laboureur

Au 18è siècle, il y avait le petit laboureur ou manouvrier qui ne possédait pas de terre ni d’instrument aratoires et dépendait d’autres cultivateurs plus aisés que lui et les gros laboureurs, plus riches car leur famille, la chance aidant, avait réussi à évoluer au cours des siècles. Le laboureur occupait les journaliers et les manouvriers du village pour les travaux des foins, des moissons et des battages. Tous les travaux s’effectuaient à la main, on ne se servait que de la faucille, la faux ne datant que du 19è siècle. On sillait (faucillait) les épis et on laissait le chaume sur place. Les blés étaient souvent atteints par les maladies, les champs souvent envahis de mauvaises herbes Le laboureur obtenait d’avantage de bénéfices avec l’élevage.
Ces cultivateurs vont tout faire pour placer leurs enfants, par mariage pour leurs filles ou par apprentissage pour leurs fils, chez les principaux notables des environs : notaire, maréchal-ferrant, meunier, marchand, cabaretier et aussi le curé. Ils vont ainsi tisser des liens plus que profitables pour leur descendance.
Les laboureurs, ménagers dans le Sud sont parfois aussi marchands et sont aisés, les régisseurs ou métayers entretiennent les terres des propriétaires.

D’après Jean-Louis Beaucarnot : Qui étaient nos ancêtres ? éd. Lattès

  • 57 de nos ancêtres sont déclarés laboureurs

Le Lieutenant de justice

C'est l'adjoint du juge. Il peut le remplacer au sein d'une importante Justice seigneuriale.

  • 28646 - Claude MAUJAN vers 1600 à Saint-Dizier (52)

La lingère

Elle s’occupe de confectionner, réparer ou vendre du linge de maison, linge de nuit et de jour, en fil de chanvre ou de lin. Elle pouvait devenir maîtresse lingère après un apprentissage de deux ans, les femmes mariées n’étaient pas admises. Chaque maîtresse pouvait engager une apprentie.

D’après les métiers oubliés de Paris de Gilles Laurendon et Laurence Berrouet, éd. Parigramme 2005.

  • Emilienne Joséphine Marie BRIOIS ° 1844 à Montloué (02), fille de Jean Jacques Fleurus BRIOIS 86
  • Marguerite GRANGET, belle-fille de Pierre-Louis TROMPETTE et Marie-Anne CHILOT 112 et 113

Le maçon

Il exécutait le gros œuvre des bâtiments et des réalisations diverses pour des particuliers, il travaillait la pierre de taille, la brique, le moellon, le plâtre.
Le maître maçon dirige, pour le mortier : le compagnon maçon, le limosin, le garçon maçon et enfin le goujat qui prépare le mortier ; pour le travail de la pierre : l’appareilleur qui distribue le travail, le tailleur, le poseur, le scieur et les bardeurs qui transportent les pierres de taille.
Deux types d’outils composent l’arsenal de la maçonnerie, les uns concernent le travail de la pierre, les autres intéressent le transport, le levage et la mise en place des réalisations de taille. Auge, truelle, guillaume (rabot de bois), taloche, fiche, marteaux et décintroir pour les entailles dans le mur, le riflard : ciseau à manche de bois dur.

http://gonesse.free.fr/cloutils.php
Voir livre Les métiers d’autrefois

  • 254 Jean-François BICHET, maître maçon à La Courneuve (93) et deux de ses fils Lucien Charles et Pierre Eléonor
  • 1022 Jacques CHENU vers 1697 – 1753 à Louvres et trois de ses fils Jacques Nicolas, Jean et Pierre Nicolas
  • 2044 Pierre CHENU vers 1651 – 1739 à Louvres et Pierre son fils
  • 2038 Jean GOUFFE 1694 – 1755 à Villiers le Bel (95)
  • 510 François MALLARD 1743 -1828 à La Courneuve (93)
  • 1398 Jean SUREAU ou SURIAU 1677 – 1757 à Dizy le Gros (02)

Le magister

C'était dans les villages du Nord de la France le maître d'école.

  • 796- Pierre MORTIER 1647-1705 à Revelles

Le maître chirurgien

La formation était différente de celle des médecins Elles étaient réglementées par une corporation, organisé en collège, auprès d’un maître, et privilégiant la pratique.
C’était le collège qui conférait le titre permettant l’exercice légal de « l’art de la chirurgie » dans le royaume. Il y avait de grands chirurgiens exerçant à la cour et d’autres simples barbiers qui avaient le droit d’exercer la chirurgie.
Les chirurgiens faisaient commerce de remèdes d’application externe, les médecins prescrivaient les drogues absorbées par voie orale.
On distinguait trois groupes :
les chirurgiens connaissant le latin, avaient suivi des cours à l’université, réalisaient des opérations chirurgicales et prescrivaient des:
1) médicaments d’usage externe.
2) Les chirurgiens de langue vulgaire, qui avaient suivi une formation auprès d’un maître, dès l’âge de treize ou quatorze ans, avec un contrat d’apprentissage.
3) Les barbiers chirurgiens pratiquant la saignée, les phlébotomistes, uniquement autorisés à inciser, à arracher les dents, à saigner, à poser les ventouses et les sangsues. Les uns comme les autre ignoraient les anesthésiants et les désinfectants.
Je pense que notre aïeul, étant maître chirurgien faisait parti de la première catégorie.

  • 3626- Jean MAHOUE † avant 1687

Le maître de poste, le chevaucheur

Notre ancêtre (Germain LEBEL à Vitry en Perthois) était chevaucheur du roi tenant la poste, autrement dit maître de poste.
Suite à un édit royal de Louis XI, les chevaucheurs sont séparés en deux services bien distincts, les courriers qui assurent le transport des lettres et les postes assises, installées dans des relais. Le chevaucheur pouvait aller d’un relais à l’autre ou transporter le courrier sur toute la durée du trajet, Il chevauchait jour et nuit et les villes devaient lui ouvrir leurs portes quand il se présentait. Il déposait son courrier au relais ou le destinataire venait le chercher.
Le maître de poste lui fournissant un cheval frais à chaque étape. Les relais sont espacés de sept lieues (28 km) à l’origine, la distance sera réduite ensuite à 3 ou 4 lieues (12 à 16 km).
Le maître de poste est propriétaire de son relais, possède prairies et champs nécessaires à la nourriture de ses bêtes. Il loue des chevaux aux particuliers et assure en priorité le courrier du roi, il offre aussi, le gîte et le couvert et pour cela le bâtiment doit être vaste. Il embauche du personnel : postillons, palefreniers, maréchal-ferrant, charron, voir un vétérinaire et des servantes.
D’abord érigée en office, la charge de maître de poste est pourvue par désignation royale à partir du 17è siècle (édit de janvier 1692).
Il est exempté des impôts pour ses terres ainsi que des billets de logements pour les troupes, il avait un revenu confortable, variable selon la route sur laquelle il était installé.
Il fait parti des notables de la ville et marie ses enfants avec d’autres notables : des marchands influents, des maîtres artisans, certains de ses descendants s’allieront avec la noblesse. Comme pour le gros laboureur, les alliances sont stratégiques pour conserver une influence certaine dans la société. Son fils et son gendre perpétuent le métier.

D’après Jean-Louis Beaucarnot : Qui étaient nos ancêtres ? éd. Lattès
Louis Cumin : Les postiers Ed. Universitaires
Nos ancêtres Vie et Métiers n° 24 mars avril 2007

  • 14430- Germain LEBEL ° vers 1550 Vitry en Perthois (52)-1615 Paris
  • Son fils Jean LEBEL avant 1585 – 1641 Vitry en Perthois

Les maîtres artisans

Plusieurs de nos ancêtres étaient maîtres artisans : serrurier, charron, charpentier, taillandier, batelier, boucher, boulanger, maçon, chirurgien, maréchal ferrant et brelleur.. Surtout au 17è siècle dans l’est de la France, à Saint-Dizier.
La hiérarchie était la même pour tous : le maître à qui appartenait les outils, l’atelier ou le commerce, ensuite les valets : ouvriers ou employés et enfin les apprentis. Seuls, les maîtres constituent la corporation et jouissent de ses avantages.
Le titre se transmet de père en fils. Il est rarement possible à un employé de devenir maître à son tour, à moins d’épouser la fille de son patron, ce qui est assez rare aussi, le maître cherchant à allier ses enfants avec d’autres notables.
L’aspirant à la maîtrise doit exécuter un chef-d’œuvre ce qui était long et coûteux et le présenter aux maîtres de sa corporation mais aussi bien l’arroser ou payer un droit de réception aux maîtres jurés, somme assez élevée.
Les fils de maîtres sont dispensés de chef-d’œuvre.
Pour le boucher il s’agit de tuer, dépecer et parer la viande d’un bœuf, d’un veau ou d’un mouton. Parmi les maîtres, on distinguait plusieurs catégories :
- Les jeunes : moins de dix ans d’exercice
- Les modernes : de dix à vingt ans
- Les anciens qui en ont davantage
- Les bacheliers qui avaient passé par les charges de la maîtrise
Il y avait de fréquents conflits entre les différentes catégories.
Les maîtres élisaient les 2, 4, ou 6 gardes ou jurés qui étaient le pouvoir souverain dans la corporation.

  • 254- Jean-François BICHET -1780 - 1850 à La Courneuve (93), maître maçon
  • 390- François TROUARD - 1689 - 1762 à Saint Dizier (52) maître maréchal-ferrand
  • 900- Nicolas Louis BURET – 1695 – 1778 à Saint-Dizier, maître tonnelier
  • 956– Nicolas HINCELIN – 1694 – 1756 à St-Dizier, maître breleur
  • 1718- Noël GODARD - 1610-1685 à Saint-Dizier, maître serrurier
  • 1804- Pierre TROUARD – 1649 – 1708 à St-Dizier, maître maréchal ferrant
  • 1806- Jean GRAS – 1658 – 1691 à St-Dizier, maître taillandier
  • 1836- Nicolas HOCQUET – 1638 – 1676 à St-Dizier, maître batelier
  • 3594- Pierre BROUILLON – 1631-1680 à Saint-Dizier, maître boulanger
  • 3600- Claude BURET – 1623 – 1693 à Saint-Dizier (52), maître charron
  • 3802- Charles GAILLARD – 1635 – 1671 à St-Dizier, maître serrurier
  • 3608- Claude TROUARD – 1619 – 1682 à St-Dizier, maître maréchal
  • 3614- Pierre GAYOT – 1614 – 1685 à St-Dizier, maître boucher

Le manoeuvre

Le manœuvre possède très peu de terre, ce qui ne lui permet pas d’acheter les instruments et les animaux de traits indispensables pour ses courts travaux des champs, il les emprunte au gros laboureur en échange de son travail. Il paye une taille (impôt) moins élevée que le laboureur. Il possède une maison d’une seule pièce avec une cheminée, une étable, une porcherie, des greniers à grain et à foin, un cellier, un jardin pour le potager, une chènevière pour la culture du chanvre et un pré où paissent une ou deux vaches, un âne.

  • 49 de nos ancêtres sont déclarés manouvrier ou manoeuvre

Le marchand de vin

Ancêtre du cafetier, on venait chez lui boire l’eau-de-vie ou un verre de rouge. Son établissement était un lieu de rencontre, pas toujours bien fréquenté.

D’après Qui étaient nos ancêtres de Jean-Louis Beaucarnot, éd. Lattès

  • 83- Louise Emma CHARPENTIER 1840 – 1902 à La Courneuve (93)
  • Louis Henry TROMPETTE 1875 – 1898 à Saint-Dizier (52) garçon marchand de vin, fils de François *Louis Eugène TROMPETTE 12

Le marchand forain

C’était le colporteur qui transportait sur une charrette tirée par un cheval son chargement de marchandises diverses, colifichets, mercerie ou livres pour faire un important étal sur les foires qui sont les étapes les plus importantes de son itinéraire.
Ce sont souvent des propagateurs de livres prohibés par l’état, ils sont recherchés, poursuivis par la police. De temps en temps, on trouve un nom, un signalement dans les fiches de la police, mais on sait peu de choses sur eux. Ils peuvent rouler partout, en Champagne, en Ile de France, en Normandie ou en Anjou.
Ils disparaissent souvent sans laisser de trace dans les archives. Qu’est-il advenu de notre ancêtre Jean BICHET, qui n’est jamais rentré chez lui, laissant une femme et deux petits enfants ? A-t-il été tué sur la route par des brigands, ou attaqué par des loups ? S’est-il remarié ailleurs, abandonnant sa famille, nul ne le saura jamais.

Au 19° siècle, le terme de forain désignait un étranger (à la ville ou au village). Un marchand qui ne fréquente que les foires, et revend dans l'une ce qu'il a acheté dans l'autre. On donne également ce nom à un marchand qui n'est pas du lieu où il fait son négoce, et va de ville en ville vendre sa marchandise.
Définition donné par une encyclopédie de 1845.
Dans la première moitié du 20° ce nom désignait également les marchands qui vendaient uniquement sur les marchés et n'avaient pas boutique.

Source forum généanet : métiers d’autrefois

  • 508- Jean BICHET ° 1737 à Damblain (88)

Le marchand tamisier : Marchand de tamis

Ces tamis étaient fabriqués à partir du bois blanc de peuplier ou de hêtre pour la sarche : cadre de bois. Le crible était en tissu, en crin ou métal, on utilisait aussi les lanières de cuir, les nerfs d’animaux, les lamelles de bois, la ficelle en sisal.
Les tissus de crin étaient l’étamine, la tellette et la rapatelle.
Nos marchands étant mariés à des toilières en crin, je suppose que le crin était utilisé pour beaucoup d’activités dans la région.
Le tamis servaient à filtrer le grain, la farine, les fruits le charbon, la poudre à fusil, le sable, le sel, etc… Selon son utilisation, le crible avait des trous plus ou moins gros.
Le crin était prélevé sur les queues des bœufs, des chevaux, des mulets, les poils de chèvre, la soie des porcs. Le ramassage s’effectuait auprès des cultivateurs et des maréchaux-ferrants.

  • 444 - Jean Baptiste BOISNEL 1747-1824 Le Mesnil Hue (50)
  • Sébastien BOISNEL son fils

Le maréchal-ferrant

Homme à tout faire dès qu’il s’agissait de métal,l e maréchal ferrant était souvent forgeron, serrurier, ferronnier. Mais son travail consistait surtout à ferrer les chevaux et les animaux de traits. On ferrait les chevaux deux à trois fois l’an.
La maréchalerie demande de la part de l’ouvrier habileté et connaissances spéciales concernant l’anatomie et le fonctionnement du pied de l’animal. La fabrication des fers demande autant de formes différentes que la diversité des pieds de commande, et pour atteindre ce but, le maréchal n’a recours qu’à l’usage exclusif de son marteau pour donner au métal sa forme définitive.

Ethymologie du mot maréchal : adaptation du francisque « markskalk », littéralement le domestique qui soigne les chevaux.
Saint patron : Saint Eloi, fête le 1er décembre.

  • 5422- André DELAISTRE °vers 1695 à Sevigny Waleppe (08)
  • 3808 - Claude TROUARD vers 1619 – 1682 à Saint-Dizier (52) - maître maréchal
  • 1390- Laurent RAGUET + 1734 à Montloué (02)
  • 790- Pierre TROUARD 1649-1708 à Saint-Dizier (52)
  • 390- François TROUARD 1689-1762 à Saint-Dizier (52)
  • 28- François Louis Eugène TROMPETTE 1848-1896 à Saint Dizier (52)

Le marinier

Les mariniers de La Noue à St Dizier transportent dans leurs bateaux à fonds plats, les marnois, la production des forges de Saint-Dizier, jusqu’à Paris, au port de Grève où elle est déchargée.

Le messager

Le messager royal assurait le transport des sacs de procédure et accessoirement du courrier privé. Il n’est pas autorisé à utiliser les chevaux de poste, à marcher la nuit. Les villes qui ne possédaient pas de poste aux chevaux employaient aussi des messagers. Ceux-ci pouvaient aller à pied ou à cheval et étaient armés de pique pour se défendre, la route étant peu sûre. Ils n’avaient pas le droit au galop contrairement aux chevaucheurs, mais au trot et au pas.

D’après Jean-Louis Beaucarnot : Qui étaient nos ancêtres ? éd. Lattès
Louis Cumin : Les postiers Ed. Universitaires
Nos ancêtres Vie et Métiers n° 24 mars avril 2007

  • 3610- Jean LEBEAU 1612 – 1670 Saint-Dizier (52)

Le meunier Nos meuniers de Revelles utilisaient des moulins à vent pour broyer le blé. Appelés les Pivots ou chandeliers de plaine, c'étaient de lourds coffres de bois qui tournaient sur un axe vertica l: le bourdon. La charpente était en chêne, le bardage en planches de sapin et le mécanisme en cormier.. Le poids total du bâtiment oscillait entre 40 et 50 tonnes. Les ailes étaient garnies de toile jusqu'a la fin du 19è siècle. Leur désentoilage, long et malaisé, provoquait des sueurs froides dès l'annonce de la moindre bourrasque.

D'après le livre La france en héritage de Gérard Boutet

  • 794- Jean LEFEVRE dit TASSIN + av 1729 à Revelles (80)
  • 1588- Antoine lEFEVRE dit TASSIN 1627-1707 à Revelles

Le notaire royal

L’office et sa transmission de ces notaires sont attribués par l’autorité du roi, au contraire du notaire seigneurial et du notaire ecclésiastique.
A l’origine, le notaire est itinérant et va dresser ses actes chez le particulier ou sur les places publiques ; au cours du 17è siècle, l’étude s’agrandit et peut accueillir plusieurs clercs chargés de la rédaction des actes.
Le notaire royal peut instrumenter sur toute la province et traite des affaires plus nombreuses et plus importantes. Les ventes de métairie, les obligations de 1000 livres et plus sont toujours chez lui. Les seigneurs s’adressent à lui pour les baux à ferme de leur seigneurie. Sous l’ancien Régime, les notaires se regroupent en confrérie.
Le greffier était parfois considéré comme notaire.
Alors qu’avant le 17è siècle, la fonction notariale était très accessible : la charge ne valant que 500 livres tournois, n’importe quel artisan pouvait devenir notaire ; à partir de 1660, il en va tout autrement : avec l’augmentation du prix des charges, le titre de notaire apporte une position sociale assez élevé et par le jeu des alliances avec des familles riches, les notaires obtiennent une situation très avantageuse.

Les métiers d’autrefois de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand, et max Déjean – Ed. Archives et culture
Charges et offices sous l’Ancien Régime :Nos ancêtres, vie et Métiers n° 15 sept. Oct. 2005

Voir les actes notariés sur Généawiki de Geneanet

  • 3604- Nicolas LEVASSEUR 1633 – 1704 à Saint Dizier (52)
  • Jacques GILLET - 17è siècle, gendre du maître de poste Germain LEBEL - 14430

Le paveur

C’est depuis Henri IV et surtout sous Louis XIV que naîtra la nécessité d’empierrer les routes. Aux abords des grandes villes pour le ravitaillement mais aussi pour les déplacements du roi et de ses troupes pendant les nombreuses guerres. Car les chemins étaient souvent de vrais bourbiers pendant la mauvaise saison et de nombreux accidents étaient à déplorer. Mercier au 18è siècle le décrit : « Dans les mauvais temps, les chemins à côté de la grande route pavée ne sont pas praticable.. Si l’on marche sur la chaussée, l’on risque d’être écrasé, on est donc réduit à cheminer sur la terre fangeuse et glissante : l’homme qui porte les fardeaux tombe et se blesse. Il est surtout un mur funeste qui règne depuis la barrière Saint-denis jusqu’à La Chapelle. Toutes les denrées arrivent par là : plusieurs femmes s’y sont cassé bras et jambes, et cela n’arrive que trop fréquemment. »
Les routes principales seront donc empierrées de gros cubes de grès ou de granit de 20 cm d’arêtes bombés, grossièrement taillés et posés sur un lit de sable d’une épaisseur de 25 à 30 cm. Le pavé est appelé carreau par le paveur, d’où l’expression « rester sur le carreau », il est acheminé depuis les carrières des environs de Fontainebleau, de Palaiseau ou d’Orsay pour la région parisienne. On peut toujours voir le pavage d’origine à Versailles et certaines routes du Nord. En France, on ne pave que 15 pieds de roi (environ 4m80) de large sur les chemins.de traverse et de 24 à 30 pieds (7.80 m à 9,80 m.) sur les chemins royaux.
L’entretien sera fait par les paysans réquisitionnés : ce sera la corvée. Dans notre famille, il existe à Villiers le Bel (95) une dynastie de paveurs : les MARCHAND, j’ignore quel était leur statut, étaient-ils tailleurs ou poseurs de pavés, des recherches seraient à effectuer. L'un d'eux est déclaré marchand paveur et était marguilier de sa paroisse, signe d'un statut social assez élevé.

Voir Nos Ancêtres Vie et Métiers n° 24 Mars avril 2007
D’après les métiers oubliés de Paris de Gilles Laurendon et Laurence Berrouet, éd. Parigramme 2005.

  • 4072- Adrien MARCHAND + après 1692 Villiers le Bel (95)
  • 2036- Nicolas MARCHAND ° vers 1676 Villiers le Bel, marchand paveur
  • 1018– Adrien MARCHAND 1707 + avant 1776 Villiers le Bel
  • Jean Louis MARCHAND, fils d'Adrien 1018

Le pêcheur de rivière

Il utilisait des filets-barrages que les mariniers devaient éviter.

  • 882- Gratien SOIBINET 1672-1722 à Barby (08)

Le peigneur de laine ou cardeur ou cordeur ou houpier

Ouvrier qui cardait la laine obtenue du détouilleur, qui, lui la démêlait grossièrement. Il la peignait avec une brosse faite de chardons pour écraser les fils et démêler les nœuds.

  • 680- Pierre NOTTELET 1711 – 1771 à Dizy le Gros (02) - ouvrier en laine
  • 340-Jacques NOTTELET 1739 – 1793 Dizy le Gros – peigneur de laine

Le procureur fiscal

D’après le Littré, c’était un officier qui exerçait le ministère public auprès des justices seigneuriales. L’équivalent du procureur du roi dans les juridictions royales. Le seigneur des lieux ou l’Eglise chargeait un paysan ou un bourgeois aisé sachant lire et écrire, de percevoir les droits seigneuriaux ou la dîme. Ils percevaient une part du prélèvement en rémunération et accédait ainsi au rang de notable dans leur communauté.
Il engage les poursuites et juge toutes les affaires criminelles.
C’était un personnage important et souvent le seul de ces petits tribunaux.
Dans les grandes juridictions, il était assisté d'un adjoint: le lieutenet de justice, d'un procureur et d'un greffier.
Ce juge est aussi appelé bailli ou prévôt ou sénéchal ou viguier selon les régions.

  • 700- Gabriel GUERIN le jeune 1688 – 1763 Saint Quentin le Petit (08)
  • 5434- Gabriel CARRE ° vers 1640 procureur en la justice de Dizy le Gros (02)
  • 5412- Thierry HOUPILLIART + 1678 à Sévigny Waleppe (08)
  • 2706- Pierre HOUPILLIART + 1695 à Sévigny Waleppe

La sage-femme

Sa formation était fondée sur la transmission orale des connaissances et un apprentissage par imitation. Au cours des 16è et 17è siècle, les autorités publiques et religieuses établirent des moyens de contrôle plus stricts de leur activité et en firent des instruments de surveillance morale et sociale. On leur demanda de lutter contre les naissances illégitimes et d’arracher aux filles mères le nom du père, de combattre l’hérésie en dénonçant les baptêmes protestants, de lutter contre la sorcellerie, sachant que les nouveaux-nés constituaient les ingrédients de base de mixtures démoniaques.
Les médecins et les chirurgiens étaient en concurrence avec les sages-femmes Ils rejetaient leur savoir obstétrique traditionnel et leur méconnaissance de la tradition savante. Elles utilisaient souvent des objets domestiques détournés de leur fonction première, pour aider les femmes lors de la délivrance.
Dans les grandes villes et à parie, les sages-femmes étaient regroupées en corporation. On peut retrouver leurs archives dans la série E des archives départementales.

  • 3621- Françoise HOCQUET 1635-1706 à Saint Dizier
  • 7243- Edmonne DEPINAULT vers 1630 à Saint Dizier

Le saintier ou fondeur de cloches

Jusqu’au XIIè siècle, ce sont les moines qui fondent les cloches et se nomment les sainctiers, ils laisseront leur nom aux artisans itinérants, essentiellement des Lorrains, qui sillonnent la France pour exercer leur art. Ces artisans s’installeront définitivement au 17è siècle et créeront leurs fonderies. Une fois l’an, les fondeurs venaient à Paris réparer les cloches des différentes églises. Le travail pouvait durer plus d’une semaine.
Les techniques s’améliorent au fil des siècles, mais c’est au 17è siècle que les artisans vont maîtriser les mystères de la cloche et de ses sonorités.
Dans notre famille, Nicolas TRINCARD était saintier à Damblain dans les Vosges, avec d’autres familles.

D’après les métiers oubliés de Paris de Gilles Laurendon et Laurence Berrouet, éd. Parigramme 2005. Le fondeur de cloches de Jean-Louis Morel, Votre généalogie n°3 Voir site Généawiki sur Généanet : article sur les fondeurs de cloches ambulants

  • 16278- Nicolas TRINCART + 1623 à Damblain (88)

Le sayetteur ou saiteur

Ouvrier tissant la sayette, tissu léger en serge de laine mêlée de soie qui se fabrique en Picardie (Amiens) et dans les Flandres. Le fil de laine peigné et filé, mêlé tout au plus d’un fil de soie s’appelle aussi la sayette. On utilisait ce tissu pour la bonneterie et le fil pour les cordonnets, les boutonnières et les boutons.

  • 100 - Pierre DEBEAUVAIS - 1749 -1823 à Revelles (80)

Le scieur de long ou scieur d’aisses

Il faut distinguer dans cette profession deux catégories : les itinérants et les sédentaires. Les itinérants étaient souvent originaires du Massif Central. Ceux qui nous intéressent étaient sédentaires et travaillaient près de leur domicile, dans le Somme et la Haute Marne. Ils partaient malgré tout pour la journée, emportant avec eux leur casse-croûte et parfois, ils partaient pour la semaine et se construisaient une cabane rudimentaire. Ils ne dépassaient pas quelques dizaines de km, la besace sur l’épaule avec leur outillage. Ils étaient connus et on leur offrait assez facilement le gîte et le couvert. Ils travaillaient pour les particuliers : fermiers ou artisans. Les hommes exerçaient ce métier de père en fils et la main d’œuvre locale était suffisante.
La technique n’a pas changé depuis l’Antiquité, les hommes toujours par deux débitaient, à longueur de journée de longues pièces de bois dans le sens du fil.
Après l’abattage par les bûcherons, l’arbre était écorcé, ébranché, puis les scieurs le tronçonnaient à la longueur souhaitée, le doleur ou chef d’équipe l’équarrissait à l’aide de sa hache pour le rendre carré, il traçait ensuite au cordeau trempé dans de la suie mélangée à l’eau des traits de coupe sur le fût, enfin, ils le hissaient sur le chevalet et l’attachaient solidement avec des chaînes, pour le débiter en planches ou en poutres. Les scieurs se mettaient alors en place, le chevrier sur le fût à couper et le renard en dessous et saisissant la grande scie à cadre, ils sciaient pendant des heures se levant et se baissant en s’efforçant de suivre les traits de coupe. Ils préféraient scier le bois vert, plus tendre et les outils étaient toujours très bien affûtés par le doleur pour éviter la fatigue inutile.
C’était un métier très dur, très physique, provoquant des reins douloureux pour l’un et des yeux constamment irrités par la sciure pour l’autre. Ils s’échinaient pendant 12 ou 15 heures selon la durée du jour, étaient peu rémunérés et étaient payés à la journée ou à la pièce.
Ce métier s’est éteint au début du XXè siècle avec la mécanisation.

Voir Gé-magazine n° 216 : dossier très complet sur les scieurs de long. http://metiers.free.fr/as/s002_b.html
site sur les scieurs de long avec photos
http://perso.orange.fr/eric.volat/metiers.htm
http://www.genealogie.com/v2/genealogie-en-ligne/ancien-metier.asp?id_metier=120
http://fr.wikipedia.org/wiki/Scieur_de_long

  • 24 - Adolphe Bélonni DELAMARRE 1824 – 1900 à Revelles (80)
  • 48 - Dominique Prudent DELAMARRE °1784 à Revelles
  • 96 - Bonaventure DELAMARRE 1743-1815 à Revelles
  • 50 - François Sébastien DEBEAUVAIS °1783 à Revelles
  • 200- André DEBEAUVAIS 1708-1784 à Revelles
  • 58 - Justin GUILLEMIN ° 1831 à Saint-Dizier (52)
  • 1798 - Edmé LAMBERT vers 1632 -1692 à Saint Dizier (52)
  • 2732- Louis GILLE vers 1634 -1720 à Dizy le Gros (02)

Le serrurier

Cette profession était très règlementée.
C’est François 1er, en 1543, qui par lettres patentées créera le statut de serrurier. Il prévoit la peine de pendaison pour le fabriquant de fausses clés et réglemente aussi les ouvertures qui doivent se faire avec le maître de maison.
En 1557, Henri II donne droit aux jurés du métier d’aller visiter les magasins pour lutter contre « le déguisement des clés et des serrures. »
Cet art exigeait un apprentissage assez long et requérait à la fois la maîtrise du feu, la maîtrise des différents fers, la maîtrise de métaux associés (cuivre, laiton, argent) et une panoplie d’outils comptant quelques 160 pièces.
Le serrurier ne pouvait fabriquer une clé que si la serrure était devant lui dans son atelier. Il ne devait travailler qu’à la lumière du jour, les lampes n’étant pas suffisantes pour obtenir un travail de précision. Aussi pour qu’on ne les soupçonne pas de fabriquer de fausses clés pendant la nuit.

Le serrurier pouvait également forger, ajuster et assembler des éléments métalliques pour l’aménagement des bâtiments et contribuer à leur embellissement : escaliers, balcons, rampes, portails.

Voir le livre Des clefs et des hommes de Marc Feldman aux éditions Massin
http://www.momes.net/comptines/metiers/les-scieurs-de-long.html
http://www.aywaille1.be/Genealogie/vieux_metiers.htm
'

  • 1718- Noël GODARD - 1610-1685 - maître serrurier à Saint Dizier (52)
  • 3602- Charles GAILLARD – 1635-1671 – maître serrurier à Saint-Dizier (52)

Le Syndic

D'après les dictionnaires, le syndic est celui qui a été désigné pour prendre soin des affaires d'un groupe de personnes, d'une compagnie ou d'une corporation. Pierre Darnoux sachant lire et écrire, laboureur, donc personnage assez important du village a été pressenti par ses concitoyens notables pour noter toutes les décisions qui seraient prises lors de leurs réunions dominicales au sortir de la messe? Ces réunions qui avaient lieu en présence du curé et du représentant du seigneur concernaient la vie du village.
Le syndic d’une communauté paysanne qui n’avait ni maire, ni municipalité, était nommé par la communauté, il était chargé d’en défendre les intérêts et d’agir en justice pour son compte.

  • 640- Pierre DARNOUX – 1696-1733 à Fraillicourt (08), laboureur

Le taillandier

Il fabrique des pelles, pioches et outils de culture et des socs de charrue pour les paysans ou maraîchers, des outils de sabotiers, de maçons (barre à mines), des broches pour menuisiers, des outils pour le travail du cuir.
Il utilise les mêmes outils que le forgeron : forge, marteaux et pinces.
La pièce de métal est rougie et trempée dans le suif qui s’enflamme au contact du métal brûlant. La « trempe » durcit ainsi l’acier.

  • 1806- Jean ou Joannes GRAS ° vers 1658 + 1691 à Saint Dizier (52) maître taillandier

Le tailleur d’habit

Il fabriquait des habits assis en tailleur sur une table et travaillait avec des passementiers, des brodeurs pour les vêtements des plus riches.
Avant le 18è siècle, il y avait le tailleur d’habit pour l’habit extérieur et le pourpointier pour le pourpoint ou gilet qui était porté sous l’habit. Ces deux professions se sont réunies par la suite.

http://www.encyclopedie.info/index.php

  • 12 - Adolphe Aristide Noël DELAMARRE 1860 – 1938 à Amiens (80) et Paris (75)
  • 170- Jean Nicolas NOTTELET 1782-1842 à Dizy le Gros et Berlise (02)
  • 676 - Jean-Baptiste FALVY 1721 – 1804 à Sevigny Waleppe (08)
  • 1280 - Jean DARNOUX vers 1672 – 1749 à Fraillicourt (08), aussi laboureur ?
  • 2796 - Toussaint SUREAU ou SURIAU + 1683 à Dizy le Gros (02)
  • 2728 - Jean NOTLET + 1681 à Dizy le Gros (02), aussi tisserand en toile

Le tanneur

Le tanneur traite les peaux pour produire le cuir. Le tannage ne possède pas de réglementation de la profession avant le 14è siècle où l’apprentissage devient de 5 ans au moins et où chaque maître ne peut avoir à la fois plus de deux apprentis.
Les tanneurs étaient implantés près des rivières et les bâtiments qu’ils occupaient étaient hauts de 3 ou 4 étages troués de larges baies.
Les peaux, préalablement mégissées, étaient trempées dans l’eau pour les ramollir, ensuite on les étire en tous sens pour les assouplir (joulage), puis le côté chair est nettoyé (dessaigné). Elles sont ensuite mises à tremper dans des cuves ou des tonneaux à fouler contenant de l’eau et de la chaux et quelquefois un peu d’acide pour aider à faire tomber les poils, puis les peaux sont mises à gonfler pendant 10 à 20 jours dans des fosses contenant de l’eau et du tan ayant déjà servi. Puis elles sont tannées, c'est-à-dire trempées dans une solution d’eau et de tanin neuf pendant 1 ou 2 ans. Les peaux devenues planches de cuir sont retirées puis battues, encore humides, au marteau, afin d’augmenter leur imperméabilité. Elles sont ensuite clouées sur de grands panneaux de bois pour sécher.

Saint patron : Saint Barthélémy

Notre aïeul, bien que né à La Noue devait aller travailler dans le quartier de Gigny où se trouve la rue des Tanneurs, quartier général de cette profession et qui devait se trouver à la périphérie de la ville, à cause des odeurs nauséabondes.
En période d’épidémie, tous ceux qui travaillaient peaux et fourrures devaient cesser leur activité et ne plus faire tremper les peaux dans l’eau.

Voir La tannerie romanaise de 1403 à nos jours de Annie Roche éd. La Manufacture

  • 3616- Jean CHILOT – 1624 – 1698 à Saint-Dizier

Le tisserand ou tisseur

Le métier des tisserands ou tisseurs villageois de 1880 ne différait guère de celui de 1763. La principale innovation du début du 19è siècle avait consisté dans l’adjonction du jacquard. Les artisans l’appelaient plus simplement la mécanique : boîte métallique assez compliqué dans laquelle le tisseur plaçait des jeux de carton qui permettaient de réaliser des tissages plus compliqués sans avoir recours à plusieurs apprentis. Auparavant, les pièces motrices du métier étaient suspendues au bâti par deux simples poulies.
La pièce centrale du métier consiste en deux râteliers parallèles se levant et soulevant alternativement leur série de chaînes. On les appelle également des lisses, en Ardennes, on leur donne le nom de « lames » ou « pas ». Chaque lame du râtelier portait en son milieu un minuscule anneau dans lequel était engagé un fil de chaîne.
Un grand cadre suspendu, mobile d’arrière en avant par rapport au tisseur, s’appelait la « chasse ». Elle portait à hauteur de l’artisan la planchette sur laquelle courait la navette métallique et derrière, le peigne, ou « rôt », d’où sortaient, séparés les uns des autres, tous les fils de chaîne. Le mouvement de la chasse serrait la trame ou « duite » au tissu.
Le tissu s’enroulait autour d’un cylindre : l’ « ensouple » ou l’ « enseul » dans le Sedanais. Le métier s’actionnait avec deux pédales ou « marches ». Avant de commencer à tisser, on employait une grande part
ie de la journée à tendre la chaîne, cette opération demandait beaucoup de patience et de force.
La pièce de drap avait environ 80 m de longueur divisée en 20 enseignes de 4 m chacune. Selon les artisans, cela pouvait être tissé entre 3 semaines à 3 mois.
Le fabricant payait la façon de 30 à 60 francs la pièce, selon la qualité du drap (en 1890, gain moyen de 25 à 30 sous par jour pour 72 à 80 heures par semaine).
La vie des tisseurs était d’une simplicité ascétique qu’on a peine à imaginer aujourd’hui. Ils travaillaient beaucoup et gagnaient peu.

  • 40 - Rigobert DARNOUX 1824 – 1892 à Fraillicourt, Montloué et Montcornet
  • 42 - Félix Aristide LEGRAND 1842-1905 à Berlise et Montloué (02)
  • 164- Antoine FRERE vers 1757 à Montloué (02), aussi charpentier et meunier
  • 166 -Jacques RICHARD vers 1748 + 1801 à Montloué, aussi marchand tisserand
  • 788- Guillain CARON + 1715 Henencourt (80)
  • 790- Charles RUIN ° 1657 à Henencourt
  • 2728 - Jean NOTLET + 1681 à Dizy le Gros (02), aussi tailleur d’habits
  • 24 autres apparentés à nos ancêtres sur Montloué et Fraillicourt (08)

La toilière en crin

Les femmes de la famille Boisnel au Mesnil Hue étaient au 19è siècle toilière en crin.
Elles fabriquaient de la toile de crin, peut-être pour les cribles garnissant les tamis, ce qui me paraît le plus plausible, ou des toiles pour l’ameublement faites à partir de crin de cheval.

  • 445- Perette Anne FOUQUET + 1788 Le Mesnil Hue (50)

Le tonnelier

Chaque vigneron préférait la réparation à l’achat de nouvelles futailles, parce que le bouquet des vins anciens avait imprégné le bois. Portant tous ses outils dans une hotte, le tonnelier passait dans chaque maison de vigneron remettre en état les tonneaux. Plus tard, venait le temps des tonneaux à cidre.
Le tonnelier travaille essentiellement le chêne et le châtaignier, avec de nombreux outils.

Site très intéressant expliquant le métier avec photos à l’appui. http://membres.lycos.fr/fermenoel/toneli.html

  • 30- Maurice Emile MARECHAL – 1853 – 1912 à Charenton Bercy (94)
  • 114- Joseph Urbain LALLEMAND – 1773 – 1814 à St-Dizier (52)
  • 458- Jean FEUILLET – 1695 – 1770 à St-Dizier
  • 900- Nicolas Louis BURET – 1695 – 1778 à St-Dizier, maître tonnelier
  • 698- Claude BRABANT – 1703 – 1778 à Dizy le Gros (02)
  • 1396- Rémy BRABANT – 1665 – 1725 à Dizy le Gros
  • 2734- Jean CERMIAUX  1678 à Dizy le Gros

Le tringleur de bateaux

Ouvrier travaillant sur un chantier de péniches en bois dont le travail consistait à assurer l’étanchéité de la coque.
Tringle pour tingle du néerlandais tigel : planchette de bois… (Larousse)
Les péniches traditionnelles ont toujours été construites dans le cadre d’une production artisanale par des charpentiers fluviaux appelé baqueteux dans le Nord.
L’étanchéité des planches qui forment le fond du bateau est soigneusement étudiée. Le biec, c’est-à-dire le joint entre les extrémités de deux de ces planches, est bourré d’étoupe, puis recouvert par une planchette en feuillet de chêne, cloué sur papier feutre goudronné, la tingle. Cela forme une liaison quelque peu élastique qui tient compte de la vie du bois et réagit à la sécheresse et à l’humidité. Le tinglage est une opération très minutieuse pour laquelle le charpentier utilise une tille, outil qui lui sert à la fois de marteau et de hache.
Les joints de la coque sont recouverts à l’intérieur ou à l’extérieur de palâtres de bois cloué. Usées, elles sont remplacées par des feuilles en fer galvanisé ou des bandelettes de zinc.

Précisions apportées par Mr Michel Genevois sur Gé magazine

  • 784- Jean CHILOT 1660 - 1743 Saint Dizier (Noue)

Le vigneron

C’est dans le Loiret et dans la Marne que nos ancêtres exercent le métier de vigneron, femmes et hommes travaillent ensemble selon un calendrier bien établi. Le travail de la vigne commence en Mars après les gelées par la taille effectué par l’homme , la femme sarmente : elle ramasse les sarments jeté à terre et les lie avec une branche d’osier , ils serviront au chauffage à la maison. Ensuite vient le liage : les baguettes de taille sont attachées à l’échalas, En avril, on procède au greffage et au désherbage à l’aide d’une pioche à trois dents. En mai, on plante les greffons fabriqués un mois plus tôt et on fiche les échalas : pieu de bois sur lequel la vigne sera attachée, en juin, on lie les nouvelles pousse apparues pour qu’elles ne tombent pas à terre, on procède à un nouveau binage. En juillet, le vigneron donne un troisième labour, en août, on rogne les sarments trop grands et improductifs, il faut parfois un autre désherbage en septembre avant les vendanges, en Septembre ou octobre ont lieu les vendanges et le foulage des grappes, soutirage et pressurage se succèdent tous le long du mois. En novembre on arrache les vignes improductives, on enlève les échalas, on butte avec la terre les ceps pour leur éviter le gel et on les fume avec l’engrais. L’hiver, le vigneron prépare ses fûts, ses échalas, ses piquets et les liens d’osier.

Voir le site de Notre famille.com et livre les métiers d’autrefois aux éd. Archives et culture. Les vignerons : usages et mentalités des pays de vignobles de Claude Royer – éd. Berger Levrault

  • 2754- Noël LAHEMADE + 1720 Avaux (08)
  • 242- Denis BILLARD 18 è s. Saint Denis en Val (45)
  • 121- Marie Madeleine Angélique BILLARD ° 1783 Saint Denis en Val (45)
  • 1832- Pierre FEUILLET 1640 – 1706 Saint Dizier (52)
  • 4074- Olivier FRICOT 1656 – 1710 Villiers le Bel (95)
  • 116- Claude GUILLEMIN 1782 – 1856 Saint-Dizier (52)
  • 228- Jean-Pierre LALLEMANT 1744 – 1819 Saint-Dizier (52)
  • 114- Joseph Urbain LALLEMANT 1773 – 1814 Saint-Dizier (52)
  • 120- Augustin Michel François MARECHAL 1783 – 1828 Chécy (45)
  • 240– François MARECHAL 1742 - 1802 Chécy (45)
  • 7186- Claude NACHEUX début 17è si. Saint-Dizier ?
  • 1796- Claude PICARD 1666 – 1706 Saint-Dizier (52)

Les offices

Le monde des charges et des offices était très vaste.
C’est dans l’administration royale que les offices seront les plus nombreux : police, justice et fiscalité.
Office vient du latin officium qui signifie service, fonction et devoir.
L’officier sous l’Ancien Régime est titulaire d’une charge qu’il exerce au nom du roi.
La noblesse se réserve les hautes fonctions de l’armée et du clergé, la bourgeoisie s’octroie l’administration et par là accède à la noblesse de robe.
Pour être officier, il faut être de religion catholique et de bonne vie et mœurs.
Les offices s’achetaient et souvent fort chers pour les plus hautes fonctions.
Les charges de la Maison du roi oscillaient entre 250 000 et 300 000 livres, celui d’un notaire 500 livres tournois en 1522, aussi n’importe quel artisan pouvait devenir notaire, mais entre 1636 et 1660 les prix des chargent triplent et l’on voit apparaître de « grands notaires » qui passent pour riches.
Les offices apportaient de nombreux avantages et privilèges. C’est aussi une incroyable opportunité d’ascension sociale.
Dès le règne de Louis XII, les rois confèrent certaines charges contre argent comptant, le champion sera Louis XIV, perpétuellement en quête d’argent frais pour financer ses guerres.
L’instauration de la taxe de « la Paulette » en 1604, qui rend la charge héréditaire, augmentera encore les revenus attachés aux offices.

  • Le notaire royal
  • Le greffier de Lorraine
  • Le contrôleur de la ferme du roi, receveur des droits des marques sur le fer
  • Le procureur fiscal
  • L’arpenteur
  • Le garde forestier

SITUATIONS SOCIALES

Ecuyer

Ce terme désignait toute personne noble, c’était le premier titre dans l’échelle hiérarchique de la noblesse et tout noble revendiquait ce titre.

  • 28860 - Denis LEBEL +1604 à Heiltz le Hutier (51)

Honorable homme

Cette appellation marquait le respect dû à un homme estimé, aisé et influent, pour les femmes, on usait du terme : Honnête.

  • 3606 - Pierre LONGCHAMPS 1627 – 1674 à Saint-Dizier (52)
  • 7254 - Jean MILOT début 17è s. à Saint-Dizier

 4 - Les soldats de la famille


  • Jean DEPENSIER

Né le 25 avril 1636 à Fontenay en Parisis, il est soldat au régiment des Gardes Françaises.

Les Gardes français étaient recrutés parmi les meilleurs éléments des régiments d’infanterie, donc réservés aux roturiers, aucun d’eux ne pouvaient par conséquent devenir officier. Sous Louis XIV, le Régiment atteint 9000 hommes et 32 compagnies, ils étaient cantonnés pour la plupart à Paris pour y assurer l’ordre public . C’était un corps d’élite rattaché à la Maison militaire du roi. Ils assuraient avec les Gardes Suisses la garde extérieure des palais royaux. D’Artagnan y fut lieutenant et capitaine, Porthos y entre en qualité de cadet et Mr de Tréville comme cadet gentilhomme. Il me plaît de penser que peut-être notre ancêtre a rencontré ses illustres contemporains ou du moins a été sous leurs ordres. Certaines compagnies des Gardes français et Suisses participèrent a la bataille des Dunes le 14 juin 1658 sous les ordres de Turenne.

Voir l'article de http://bataillesdefrance.free.fr/periode 4/dunes/html et Wikipédia


  • Nicolas BURET

Né le 12 juillet 1695 à Saint Dizier en Haute Marne, il est maître tonnelier et lieutenant à la Compagnie de l’Arquebuse.

Cette compagnie n’est pas à proprement parlé une armée, mais une Compagnie privée qui existe dans beaucoup de villes d’une certaine importance. Ils défendaient la ville conjointement avec la milice bourgeoise. Les aspirants sont choisis parmi les notables de la cité. Ils doivent être bons catholiques et de bonne vie et mœurs, et aussi d'excellents tireurs. D'importants privilèges leur étaient accordés. La compagnie est composée de chevaliers, d’un capitaine secondé par des lieutenants sous les ordres d'un colonel. La compagnie possédait une belle demeure qui leur servait pour leurs assemblées et leurs banquets clôturant toujours leur concours de tir.

voir le site : http://www.cairn.info/article.php?


  • Jean MASSON

Né le 28 mars1734 à Saint Dizier et décédé le 14 juin 1803 à Saint Dizier. Marinier et journalier de profession, il est déclaré milicien du roi en 1764.
L'ordonnance royale du 25 février 1726 préparée par le marquis de Breteuil fait de la milice provinciale une troupe permanente dont l'objectif est d'« avoir toujours sur pied dans l'intérieur du royaume un corps de milice qui, s'exerçant pendant la paix au maniement des armes, sans déranger les travaux qu'exige l'agriculture, ni sortir des provinces, pût être prêt à marcher sur les frontières pour en augmenter les forces dans les besoins les plus pressants de l'État. » C'est sous cette forme qu'elles servirent pendant les guerres de Succession de Pologne (1733-1738), de Succession d'Autriche (1741-1748) et de Sept Ans (1756-1763).
Je pense que notre ancêtre a pu servir pendant la Guerre de Sept Ans et revenu au bercail se marier le 6 février 1764.

Voir l'article sur les Milices provinciales sur le site de Wikipedia.


  • Alexandre GIROUX

Né vers 1796 à Varsovie et décédé le4 janvier 1862 à Hoëricourt.
Musicien dans les troupes polonaises sous Napoléon Ier.


  • Pierre Christophe CHARPENTIER

Né le 10 mai 1773 à La Courneuve. Il est cuirassier puis dragon de la Garde pendant les campagnes napoléoniennes.

Principaux évènements auxquels participa Pierre Christophe CHARPENTIER :

31 mars 1792 Il entre au 5ème régiment de cavalerie.

1793 – 1794 La Terreur.

1792 – 1794 Armée des Alpes.

1794 Guerre de Vendée. Le 5ème prend deux drapeaux aux insurgés dans le combat livré à La Chataigneraie.

1794 – 1799 Campagne d’Italie : Rivoli, Sacile, Tagliamento, Gradisca. Après Rivoli, le 5ème obtient un étendard d’honneur remis par le général en chef Bonaparte.

1799 Coup d’état du 18 Brumaire le 5ème participe à l’armée de Naples et se trouvent la bataille de La Treblia.

1800 Armée des Grisons et Marengo. Rentré en France, le 5ème occupe successivement, jusqu’en 1805, les garnisons de Versailles, Châteaudun, Rouen, Paris, Vesoul, Gray, Landau.

1803 Le 5ème de cavalerie s’appelle désormais le 5ème de cuirassiers.

1805 Hollabrün, Austerlitz ou le 5ème prend 6 canons et un drapeau.

1806 Iéna, Auerstaedt.

7 et 8 Février 1807 Eylau où Murat et la réserve de cavalerie, soit 12 000 hommes participent à la plus grande charge de tous les temps.

14 juin 1807 Friedland.

1 août 1807 Il est nommé dragon de la Garde.

1808 Guerre d’Espagne.

1809 Campagne d’Allemagne : Essling, Wagram.

1812 Campagne de Russie.

1813 Campagne de Saxe : Bautzen, Wachau, Leipzig, Hanau.

1814 Campagne de France : Brienne, Champaubert, Montmirail, Château-Thierry, Vauchamps, Montereau, Craonne, Arcis sur Aube, Saint-Dizier, Paris.

Abdication de Napoléon.

Première Restauration de la monarchie.

1815 Retour de l’empereur, les Cent jours, bataille de Ligny et Waterloo.

2ème Restauration.

5 juillet 1815 Démobilisation de Pierre Christophe.

Pierre Christophe recevra la Légion d’honneur le 28 août 1817 par ordre de Louis XVIII, il y prend rang à partir du 6 avril 1814. Marié à Verna en Italie, pendant les campagnes, il perd son épouse. Il se remarie, à son retour à La Courneuve et reprend son métier de journalier. Le maire de la commune le nomme garde-champêtre en 1818. Il le restera jusqu’à sa mort en 1842.

Je suis toujours en possession de son diplôme et de sa croix de Légion d'honneur.


  • Alexandre Félix MARECHAL

Né le 9 aout 1881 à Aubervilliers.

Alexandre fait son service en 1901 à Auxerre, où il obtient le grade de sergent. A la déclaration de la guerre en 1914, il est mobilisé au 82è d'infanterie qui fait partie de la 9è division d'infanterie et part pour l’Est de la France. Il est nommé adjudant.

21-23 aout 1914 Bataille des Ardennes.

6-9 septembre 1914 1ère bataille de la Marne et bataille de Revigny.

il participe aux combats sanglants en Argonne. le 13 et 14 juillet, attaque allemande sur la cote 263 et la Haute Chevauchée.

Le 14 juillet des rafalles de mitrailleuses allemandes fauchent en enfilade nos soldats sur la cote 285, c'est là que blessé , Alexandre est transporté dans une cabane forestière où il meurt, tué à l'ennemi le 14 juillet 1915, près de la commune de Pierre-Croisée dans la Meuse.

Il est enterré au cimetière militaire de la Forestière, tombe 79, dans les bois de La Chalade, non loin des Islettes. Sa mère Eugénie, devenue veuve en 1912, ne se consola jamais de sa mort, elle pleurait en regardant le monument aux morts de sa ville et disait que c’était son fils que l’on avait représenté sur la statue.

Voir les sites:

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr pour la fiche individuel du soldat et le journal des unités.

http://www.sepulturesdeguerre.sga.defense.gouv.fr

http://www.memorial-genweb.org


  • Louis Emile DELAMARRE

Né le 12 novembre 1885 à Amiens.

A la déclaration de la guerre, Louis est enrôlé comme soldat de 2ème classe au 205ème régiment d'infanterie, 23ème compagnie.

Il participe aux combats :

29 aout 1914 : Bataille de Guise (Aisne).

6 au 14 septembre : 1ère bataille de la Marne.

14 septembre au 4 Octobre : 1ère bataille de l'Aisne. combats vers Berry- au- Bac et la cote 108.

13 octobre au 20 avril 1915: combats dans la Somme.

10 mai au 22 juin : 2ème bataille d'Artois.

A partir du 24 mai, occupation d'un secteur vers Ecurie et Neuville -Saint-Vaast. Le 2 juin, Louis et ses compagnons engagés dans un boyau peu profond sont exposés à des feux de flanc et d'enfilade. C'est là que mon oncle fut tué à l'ennemi, à 15h de l'après-midi. L'acte de décès a été retranscrit à la mairie de Crosne (Essonne) où il était domicilié.

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr pour la fiche individuel du soldat et le journal des unités.


 5 - Vie quotidienne


L’épidémie de choléra en 1832

Au mois de mai 1832 un terrible fléau s’abat sur la ville de Saint-Dizier après avoir décimé les populations de Paris et ses environs en mars et avril. C’est le choléra-morbus. Parmi nos ancêtres : Marie-Hélène Masson ne résiste pas à la maladie, elle décède le 18 mai à 60 ans. La veille, c’est Françoise Lallemand, âgée de 23 ans, la fille de Jean-Jacques qui est morte et d’autres vont suivre. Le 23 mai, c’est sa cousine Marie Hélène Masson, âgé de 82 ans. Le 27, c’est la fille de son cousin Pierre Masson : Marie Hélène, âgée de 57 ans et Claude Casimir Vauthier, fils de son cousin Nicolas Vauthier, âgé de 34 ans. Le 28, c’est sa dernière fille, Marie Francine, âgée de 22 ans. Le 29, c’est Louis Lallemand, le frère de Joseph Urbain, âgé de 55 ans. C’est une hécatombe dans la ville comme partout ailleurs. On a à peine le temps d’enterrer les morts. Les gens tombent dans la rue, c’est épouvantable.
Cette épidémie a ravagé la France entière après l’Europe de l’Est, l’Angleterre, l’Espagne, ayant pour origine les Indes. Le plus surprenant est que l’on est rien fait pour essayer d’endiguer cette maladie, alors que l’on savait parfaitement qu’elle causait des pertes énormes dans les pays voisins. L’état a pris cette « invasion » très à la légère. On a manqué de tout.
Il existe deux sortes de choléra.
La première se traduit par une intense diarrhée liquide suivie de vomissements et de selles surabondantes qui se multiplient, viennent ensuite les crampes musculaires. Puis le malade est atteint d’une cyanose extrême : le visage est bleu et le froid gagne le patient. Ensuite vient une période de réaction : la température remonte, les urines réapparaissent, les déjections s’espacent. Enfin, c’est la phase typhoïde : narines et langue sèches, yeux chassieux accompagnés de prostration, rêverie et délire. Si une issue fatale n’est pas venu interrompre une des phases, le sujet est enfin en convalescence, mais il y a des risques de rechute. Le convalescent n’a pas bonne mine. Son visage est pâle, creusé de larges sillons, les yeux enfoncés dans leurs orbites. De temps en temps, il ressent de légères coliques.
L’issue fatale arrive souvent chez les personnes fatiguées, faibles, les vieillards, les enfants. La deuxième forme est le choléra sec, sans diarrhée, sans vomissements, sans signes annonciateurs. Elle foudroie son homme immédiatement.
Fort heureusement, avec l’été, le mal disparaît comme il étai venu, aussi soudainement, laissant derrière lui des milliers de morts dans le pays et aussi bien des familles éplorés, ayant souvent perdu plusieurs personnes. D’autres ont été entièrement décimées.
D’autres épidémies auront lieu en 1849, 1853–54, 1865–66, 1873 et 1884, mais elles seront loin d’être aussi meurtrières.

 6 - Les costumes


 7 - Enigmes familiales


Surnoms

A Revelles dans la Somme, les habitants ne se marient quasiment qu'entre eux, d'où une grande quantité de personnes portant le même patronyme, certainement cousins entre eux, mais plus personne ne s'y retrouvant, le problème se répétant comme au XIIè siècle, Il a fallu trouver un surnom pour les différencier. On trouve pour nos ancêtres LEFEVRE, DELAMARRE et MOINET :

les surnoms HOUSSIN, PINNE, TOUSSINOT, ADAM, ANNE, MACHECLE, MAZARD, TASSIN, GASSION, BY, MULOT, PREIGNE.

Un de nos ancêtres né en 1602 à Mogneville dans la Meuse est dénommé : Didier TROMPETTE dit Mulot.

Ses oncles Paul TROMPETTE dit Quassin, décédé avant 1647. Thévenin TROMPETTE dit Mulot, marié vers 1598, potier, frère du précédent.

Claude TROMPETTE dit Quassin, né en 1625, cousin de Didier. Nicolas le Jeune dit Cassin, né en 1656, petit-fils de Thévenin. Jean CHARPENTIER dit Musniel, marié à Marie TROMPETTE, fille de Thévenin.

Une autre née vers 1694 à Dizy le Gros dans l’Aisne se nomme Oudine CHARPENTIER dite La Maigrette.

Quelle est la signification de ces surnoms, les seules compréhensibles seraient ceux d’Oudine la Maigrette qui fait penser à une femme menue et très mince. Adam et Anne seraient les prénoms des premiers porteurs du patronyme. Ainsi que Toussinot, forme de Toussaint. Housin pourrait venir de Houssin: petit houx. Pinne pourrait venir du pin. Mais les autres? J'ai trouvé Preigne comme prénom de femme au 17è siècle parmi mes ancêtres. Serait-ce l'origine de ce surnom?

Jean BICHET

Voilà un mystère que je n'éluciderai peut-être jamais. Qu'est devenu Jean Bichet, marchand forain, né en 1737 à Damblain et parti de ses vosges natales pour se marier avec une jeune femme de Villiers le Bel : Marie Louise Geneviève MARCHAND. Le temps de lui faire deux enfants et le voilà reparti pour ne plus jamais revenir. Sa femme demande le divorce en 1794, elle n'a plus de nouvelles de lui et au mariage d'un de ses fils en 1803, il est déclaré absent et introuvable depuis plusieurs années. Que lui est-il arrivé ? Est-il mort quelque part sans que personne ne sache d'où il venait ? A-t-il refait sa vie ailleurs ? Mystère !

Alexandre GIROUX

Alexandre est né en 1796 près de Varsovie en Pologne, à Harane Proshe (?). Il revient en France avec les troupes de Napoléon Ier, comme musicien dans les troupes polonaises. Son patronyme n'a rien de polonais et sa mère se nomme Catherine PAYMAL, nom répandu à Saint-Dizier (52) où il se marie en 1818 à 22 ans. Que sont donc partis faire en Pologne, les parents d'Alexandre ? Ont-ils suivis un émigré ? Le travail du père l'oblige-til à voyager ? Voilà encore une question sans réponse.

 8 - Mes préférés


Jacques POCQUET et Perette LEBOUC, les plus lointains ancêtres que j'ai pu identifié sur les registres. A Aubervilliers (93) début du XVIè siècle. Leurs enfants sont nés en 1559 et 1561.

Louis POISSON marié avec Marie Michelle CHEVAL mariés en 1724 à Aubervilliers. Quelle ménagerie !!!

Pierre Christophe CHARPENTIER de La Courneuve, le cuirassier de Napoléon, celui par qui ma grande aventure généalogique est arrivée.


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