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LES SOLDATS ALTILIGÉRIENS DANS LA GUERRE DE CRIMÉE (1854 -1855)
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Sommaire

1 - LA GUERRE DE CRIMÉE

« La guerre est faite par des gens qui ne se connaissent pas et qui se tuent,
au profit de gens qui eux, se connaissent et ne se font jamais de mal. »

(Paul Valéry)



La presqu'île de Crimée est située au sud du territoire ukrainien. Elle se trouve dans la mer Noire et est reliée au territoire par l’isthme de Perekop. La Crimée constitue aujourd'hui une république autonome de l'Ukraine et sa capitale est Simferopol. À l'époque de la guerre de Crimée, elle se trouvait dans la province de Nouvelle Russie.

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La Guerre de Crimée est une péripétie des tentatives continuelles de la Russie pour accentuer sa velléité dans les Balkans et au Moyen-Orient, et de la ténacité de la France, et surtout de l'Angleterre à s'opposer à ces ambitions.

L’origine est un conflit entre chrétiens orthodoxes et chrétiens catholiques au sujet des lieux Saints en Palestine. Les uns et les autres se contestent la garde de certains sanctuaires à Bethléem et à Jérusalem.

Début 1853, Le Tsar de Russie, Nicolas Ier, suggère à l'Angleterre un fractionnement de l'Empire ottoman. Or, depuis la fin du 18ème siècle, l'Angleterre est opposée à tout partage, car l'intégralité de la Turquie édifie l'une des bases de sa politique. C'est alors que Nicolas Ier tente, par un artifice, d'assigner le protectorat de la Russie à la Turquie.

Il sollicite le Sultan Abdülmecit Ier pour obtenir le droit de protection de tous les chrétiens orthodoxes de son Empire, soit 12 millions d'habitants. Sur les conseils de l'ambassadeur d'Angleterre, le sultan refuse l’offre en mai 1853. Quelques jours plus tard, les troupes russes occupent les provinces roumaines de Moldavie et Valachie. La guerre ne se déclenche pas tout de suite.

Mais, lorsque la flotte du Tsar anéantit celle du Sultan le 30 novembre 1853 à Sinope sur la Mer Noire, la guerre est déclarée entre les belligérants.

Le 12 mars 1854, La France et l'Angleterre d'une part, et la Turquie d'autre part, concluent un traité par lequel les pays européens apportent un soutien militaire au Sultan.

Le 27 mars 1854, l'Angleterre et la France déclarent la guerre à la Russie.

Ainsi, dans cette guerre, la Turquie va se battre pour son indépendance, le Tsar pour conquérir la Méditerranée, l'Angleterre et la France pour le lui interdire.

2 - LES SOLDATS DÉCÉDÉS



  • ANDRÉ Joseph dit BARBIER né le 29 novembre 1828 à Vazeilles-Limandre, fils de jean Pierre et de Cornaire Marie,
    • Chasseur de 2e classe au 19e Bataillon de Chasseurs à pied, 8e Compagnie – Matricule 399,
    • Décédé à l’Ambulance de la 3e Division devant Sébastopol le 12 mars 1856 du typhus.
  • ASSEZAT Jean Baptiste né au Puy le 15 mars 1828, fils de François et de Garnier Victoire,
    • Zouave au Régiment de Zouaves de la Gare Impériale – Matricule 382,
    • Entré à l’Ambulance de la Garde Impériale devant Sébastopol le 24 juillet 1855,
    • Décédé le 28 juillet 1855 suite à maladie contractée en service.
  • BACHELARD Hyppolite né le 22 avril 1834 à Retournac, fils de Pierre et de Gibert Catherine,
    • Fusilier au 91e Régiment D’Infanterie de Ligne, 1er Bataillon, 1ère Compagnie – Matricule 7581 ,
    • Entré à l’Ambulance de la 3e Division devant Sébastopol le 15 décembre 1855,
    • Décédé le 6 janvier 1856 du typhus.
  • BALEIDIER Michel né le 23 octobre 1834 à Saint Pal en Chalençon, fils de Jean Marie et de Vion Reine,
    • 2e Cavalier à la 1ere compagnie légère du 1er Escadron du Train des Equipages Militaires – Matricule 5479,
    • Entré à l’hôpital militaire de Constantinople Daoud Pacha le 21 octobre 1855,
    • Décédé le 14 novembre 1855 des suites de maladie contractée en service.
  • BARTHELEMI Jean Pierre né le 24 octobre 1831 à Saint Etienne Lardeyrol, fils d’Augustin et de Gautheyron Marie Anne,
    • Fusilier au 95er de Ligne, 1er Bataillon, 1ère Compagnie – Matricule 3643,
    • Entré à l’Hôpital de Constantinople le 27 juin 1855,
    • Décédé le 11 août 1855 des suites de ses blessures et de la fièvre typhoïde.
  • BEAUDECHET Jean né le 30 juillet 1829 à Lamothe, fils de François et de Giraud Marguerite,
    • Voltigeur au 21e Régiment d'Infanterie - 3e Bataillon,
    • Entré à l'hôpital militaire de Constantinople le 15 juillet 1855,
    • Décédé le 22 juillet 1855 des suites de maladie contractée en service.
  • BESSE Jacques né le 11 avril 1834 à Solignac, fils de Jacques et de Pharizier Rosalie,
    • Caporal au 91e Régiment d’Infanterie de Ligne – Matricule 4242,
    • Disparu le 18 juin 1855 lors de l’attaque de la Tour Malakoff.
  • BONNET Georges né le 10 août 1859 à Craponne, fils de Noël et de Maginet Joséphine,
    • Voltigeur à la 2e Compagnie du 1er Régiment de Voltigeurs de la Garde Impériale, - Matricule 285,
    • Entré à l’Hôpital Militaire Gulhane de Constantinople le 5 août 1855,
    • Décédé le 20 août 1855 du scorbut.
  • BOURSOLLES Marie Henry né le 27 novembre 1833 à Tence, fils de Julien et de Varnier Rosalie,
    • Chasseur au 23e Régiment d’Infanterie Légère, 9e Bataillon, 3e Compagnie ,
    • Entré à l’ambulance de Kamiesh devant Sébatopol le 30 novembre 1854,
    • Décédé le 1er décembre 1854 des suites du choléra.
  • CARLE François né le 17 mars 1833 à Saint Victor sur Arlanc, fils de François et de Sarmel Marie,
    • Fusilier au 14e de Ligne, 2e Bataillon, 1ère Compagnie – Matricule 4762,
    • Entré à l’Hôpital Militaire de Constantinople Ramis Tchyflick le 14 octobre 1855,
    • Décédé le 12 janvier 1856 du scorbut.
  • CATHAUD Jean Joseph né le 22 juin 1832 à Saint Georges Lagricol, fils de Jean Mathieu et de Sagne Augustine,
    • Fusilier au 80e Régiment d’Infanterie de Ligne, 2e Bataillon, 6e Compagnie – Matricule 3637,
    • Entré à l’ Hôpital Miliaire de l’Ecole Militaire de Constantinople le 22 février 1855,
    • Décédé le 9 mars 1855 du scorbut.
  • CHABRIER Jacques né le 22 mai 1831 à Lantriac, fils de Pierre et de Exbrayat Cécile,
    • Fusilier à la 4e Compagnie du 2e Bataillon du 14e Régiment de Ligne – Matricule 5669,
    • Entré à l’Ambulance de la 4e Division du 1er Corps devant Sébastopol le 23 février 1856,
    • Décédé le 28 février 1856 de la fièvre typhoïde.
  • CHANAL François né le 16 octobre 1830 à Chamalières, fils de joseph et Moulin Françoise,
    • Fusilier au 11e Régiment de Ligne – Matricule 6889,
    • Décédé à l’Hôpital Militaire de Constantinople Maslak n2 le 6 juin 1856 suite à maladie contractée en service.
  • CHANTEMESSE Armand né le 15 janvier 1829 à Saugues , fils de Armand et de Enjolras Rose,
    • Fusilier au 96e Régiment d’Infanterie de Ligne, 1er Bataillon, 1ère Compagnie – Matricule 3739,
    • Entré l’Ambulance active de la 3e Division d’Infanterie devant Sébastopol, le 28 septembre 1855,
    • Décédé le 2 octobre 1855 de fièvre typhoïde.
  • CHEVALIER Antoine né le 29 juillet 1832 à Saint Just près Brioude, fils de Gérard et de Bonnafoux Marguerite,
    • Chasseur à la 4e Compagnie du 1er Bataillon du 5e Régiment d’Infanterie – Matricule 3679,
    • Décédé à l’Ambulance de la 5e Division devant Sébastopol le 23 octobre 1854 du choléra.
  • CONTE Jean Joseph né le 20 juin 1831 à Chanaleilles, fils de Jean Pierre et de Chausse Marguerite ,
    • Fusilier à la 1ere Compagnie du 1er Bataillon du 3e Régiment de Ligne, - Matricule 3797,
    • Entré à l’Ambulance de Kamiesh le 3 septembre 1855,
    • Décédé le 12 septembre 1855 du choléra.
  • COSTE Vital né le 12 mai 1826 à Saugues, fils de Jean Louis et de Brunel Thérèse,
    • Voltigeur au 1er Bataillon du 6e Régiment de Ligne,
    • Tué lors des combats de Sébastopol le 7 juin 1855.
  • COUDERC Jean Pierre né le 18 août 1834 à Allègre, fils de Jean Jacques et de Boyer Françoise,
    • Fusilier au 33e Régiment de Ligne, 2e Bataillon, 3e Compagnie,
    • Entré à l’Hôpital Militaire de Constantinople le 30 novembre 1855,
    • Décédé le 20 janvier 1856 suite à maladie contractée en service.
  • COURT Antoine né le 13 juin 1833 à Saint Just Malmont, fils de Balthazard et de Lacaud Marguerite,
    • Chasseur au 23e Léger, 1er Bataillon, 3e Compagnie – Matricule 4683,
    • Entré à l’Hôpital Militaire de Constantinople le 26 janvier 1855,
    • Décédé le 30 janvier 1855 suite à maladie contractée en service.
  • DANTONY André né le 15 août 1833 à Saint Pierre Duchamp, fils de Michel et de Dantony Véronique,
    • Fusilier à la 1ère Compagnie du 2e Bataillon du 14e Régiment d’Infanterie de Ligne,
    • Entré à l’Ambulance de la 4e Division du 1er Corps devant Sébastopol le 7 avril 1855,
    • Décédé le 13 avril 1855 de la fièvre typhoïde.
  • DAURAT Jean Claude né le 29 juin 1829 à Saint Pal, fils de Jean Marie et de Royer Augustine,
    • Fusilier au 97e Régiment d’Infanterie de Ligne,
    • Décédé le 6 mars 1855 à l’Hôpital Militaire de Daoud Pacha suite à maladie contractée en service.
  • DIEUDONNAT Simon né le 24 mars 1833 à Monlet, fils de Antoine et de Chapelle Anne Marie,
    • Grenadier au 31e Régiment de Ligne, 2e Bataillon – Matricule 4299,
    • Décédé à l’Ambulance de la 2e Division du 2e Corps devant Sébastopol le 3 mars 1856 de la fièvre typhoïde.
  • DISSARD Jean né le 30 mars 1834 à La Chaise Dieu, fils de Annet et de Savinel Françoise,
    • Fusilier au 86e Régiment de Ligne, 3eBataillon, 6eCompagnie – Matricule 7101,
    • Décédé à l’Hôpital Militaire de Péra à Constantinople le 7 septembre 1855 suite à maladie contractée en service.
  • DUFIEUX Jean Baptiste né le 2 avril 1832 à Valprivas, fils d’Antoine et de Grasset Anne,
    • Fusilier au 81e Régiment d’Infanterie de Ligne, 1er Bataillon, 1ère Compagnie – Matricule 3573,
    • Entré à l’Ambulance de la 4e Division à Inkermann le 17 juin 1855,
    • Décèdé le 18 juin 1855 du choléra.
  • DUPIN Joseph né le 23 mars 1834 à Ve nteuges, fils de Jean Pierre et Moulin Marie,
    • Fusilier au 91e Régiment de Ligne, 2e Bataillon, 2e Compagnie – Matricule 7167,
    • Décédé à l’Ambulance de la 3e Division le 20 mars 1856 suite à maladie contractée en service,
    • Acte transcrit dans les registres d’état civil de la commune de Venteuges le 12 juin 1856.
  • FACHON Etienne né le 12 novembre 1833 à Borne, fils de Jean Jacques et de Lassagne Agnès,
    • Fusilier à la 1ère Compagnie du 2e Bataillon du 14e Régiment de Ligne – Matricule 4747,
    • Entré à l’Ambulance de la 4e Division du 1er Corps devant Sébastopol le 14 septembre 1855,
    • Décédé le 27 septembre 1855 suite à maladie contractée en service.
  • FARISSIER Jean Pierre né le 11 août 1832 à Saint Didier La Séauve, fils de Jean et de Guignon Catherine,
    • Fusilier au 84e Régiment de Ligne,
    • Décédé à l’Hôpital Militaire de Constantinople le 11 octobre 1855 des suites d’une blessure à la jambe.
  • FAURE Jean Baptiste, né le 1er juin 1833 à Montregard, fils de Jacques et de Bertrand Marie,
    • Incorporé au 90e Régiment de ligne à compter du 8 juin 1854, conscrit de 1853 – Matricule 4694,
    • Arrivé au Corps le 24 juin 1854,
    • Chasseur au 23e Régiment d’Infanterie Légère, 1e Bataillon, 2e Compagnie,
    • Entré à l’Hôpital Militaire de Constantinople le 23 janvier 1855
    • Décédé le 14 mars 1855 des suites de maladie contractée en service.
  • FAVIER Antoine né à Saint Didier La Séauve le 8 avril 1831, fils de Vincent et Delorme Jeanne,
    • Servant au Régiment d’Artillerie de la Garde Impériale – Matricule 95,
    • Entré à l’Hôpital Militaire de Constantinople le 2 août 1855,
    • Décédé le 5 août 1855 du typhus.
  • FORESTIER Pierre né le 24 décembre 18321 à Lantriac, fils de Pierre et Allary Françoise ,
    • Grenadier au 100e Régiment d’Infanterie de ligne, 3e Bataillon- Matricule 5025 ,
    • Tué devant Malakoff le 8 juillet 1855.
      1 Prénom et date de naissance incertains.
  • GIDON Jacques né le 11 avril 1831 à Beauzac, fils Jean et Aulagnier Antoinette,
    • Chasseur à la 2e Compagnie du Bataillon de Chasseurs à Pied de la Garde Impériale – Matricule 487,
    • Entré à l’Ambulance de la Garde Impériale devant Sébastopol, le 8 août 1855,
    • Décédé le 15 août 1855 du choléra.
  • GIDON Pierre né à Yssingeaux le 4 mars 1833 fils de Pierre et Ouilhon Marie,
    • Fusillier à la 3e Compagnie, 2e Bataillon du 86e Régiment d’Infanterie – Matricule 6656,
    • Entré à l’Ambulance de la 5e division du 2e Corps d’armée le 18 juillet 1855,
    • Décédé des suites de ses blessures le 23 juillet 1855,
    • Acte transcrit dans les registres d’état civil de la commune d’Yssingeaux.
  • GIRARD Jean Louis né le 6 mai 1833 à Tence, fils de Jean et de Gachet Marie Anne,
    • Fusilier au 98e Régiment de Ligne, 2e Compagnie, 4e Bataillon – Matricule 4713,
    • Entré à l’Ambulance de la 3e Division du 1er Corps (Kreutzen) le 22 septembre 1855,
    • Décédé le 4 octobre 1855 des suites du choléra.
  • GIRE Jean né à Beauzac, fils de Jean et de Eymard Marguerite,
    • Grenadier au 2e Bataillon du 85e Régiment d’Infanterie – Matricule 3601,
    • Tué le 8 août 1855 à Malakoff alors qu’il était de garde dans une tranchée.
  • GONDOLLE Pierre né le 20 janvier 1834 à Vazeilles-Limandre, fils de Joseph et de Dioudonnat Marie Anne,
    • 2e Conducteur à la 2e Batterie du 13e Régiment d’Artillerie – Matricule 5894,
    • Entré à l’Ambulance de la 2e Division du 1er Corps devant Sébastopol le 11 septembre 1855,
    • Décédé le 1er octobre 1855 suite à maladie contractée en service.
  • GRANGETTE Jean Antoine né à Montregard le 28 décembre 1829 fils de Jean Baptiste et de Bastié Magdeleine,
    • Chasseur au 16e Régiment d’Infanterie Légère – Matricule 5756,
    • Embarqué sur le vaisseau « Le Prince Jérôme »,
    • Décédé en mer le 26 juin 1855.
  • GRAS Jacques né le 20 avril 1829 à Chaspinhac, fils de Jacques et de Giraud Marie Jeanne,
    • Fusilier à la 4e Compagnie du 4e Bataillon du 43e Régiment d’Infanterie de Ligne,
    • Entré à l’Hôpital Militaire Gulhane à Constantinople,
    • Décédé le 1er Septembre 1855 suite à maladie contractée en service.
  • GUILHOT lean Louis né le 29 septembre à Présailles, fils de Jean Louis et Exbrayat Marie Anne ,
    • Fusilier à la 2e Compagnie du 2e Bataillon du 14e Régiment D’Infanterie de Ligne – Matricule 5191,
    • Entré à l’Hôpital Militaire de Constantinople le 7 mai 1855,
    • Décédé le 7 mai 1855 des suites d’une blessure à la poitrine.
  • JOURDA DEVAUX de CHABANOLLES Jean Antoine né le 26 juin 1826 à Retournac, fils d’Antoine Auguste et de Clémence Marie Anne,
    • Grenadier au 100e Régiment de Ligne, 3e Bataillon – Matricule 4207,
    • Entré à l’Ambulance de la 4e Division devant Inkermann, le 8 septembre 1855,
    • Décédé le 10 septembre 1855 suite à blessures reçues sur le champ de bataille.
  • JOUVE Pierre né le 20 mars 1831 à Vieille-Brioude, fils de Pierre et de Trouillé Marguerite,
    • Grenadier au 15e Régiment d’Infanterie de Ligne, 1er Bataillon – Matricule 3114,
    • Entré à l’Ambulance de Maslack le 19 avril 1855,
    • Décédé le 20 avril 1855 du choléra.
  • LAPEYRE Jean Baptiste né le 3 novembre 1832 à Cistrières, fils de Michel et de Faure Marguerite,
    • Chasseur à la 8e Compagnie du 5e Bataillon de Chasseurs à pied – Matricule 2529,
    • Entré à l’Ambulance de la 2e Division du 1er Corps devant Sébastopol le 15 novembre 1855,
    • Décédé le 5 décembre 1855 suite à maladie contractée en service.
  • LARDON Jean né à Dunières fils de Pierre et de Colombet Catherine,
    • Fusilier à la 3e Compagnie du 1e Bataillon du 96er Régiment d’Infanterie de Ligne – Matricule 3731,
    • Entré à l’Hôpital Militaire (Université) de Constantinople le 25 février 1856,
    • Décédé le 5 mars 1856 suite à maladie contractée en service.
  • LUMINET Jean né le 5 février 1833 à Saint Didier d’Allier, fills d’André et de Massurdier Claudine,
    • Zouave au 1er Régiment de Zouaves, 2e Bataillon, 4e Compagnie – Matricule 6347 -,
    • Entré à l’Hôpital Militaire de Varna le 15 septembre 1855, Décédé le 15 septembre 1855 des suites de ses blessures.
  • MARC André né le 26 avril 1839à Blesle, fils d’Antoine et de Magne Jacqueline,
    • Fusilier à la 3e Compagnie du 2e Bataillon du 22e Régiment d’Infanterie de Ligne – Matricule 5152,
    • Entré à l’Ambulance de la 2e Division du 1er Corps devant Sébastopol le 8 septembre 1855,
    • Décédé le8 septembre 1855 des suites de ses blessures.
  • MARCONNET Gabriel né le 18 octobre 1833 à Bas, fils de Marcellin et Deuillère Marie,
    • Fusilier à la 3e Compagnie , 1er Bataillon du 98e Régiment d’Infanterie – Matricule 4638,
    • Entré à l’Hôpital Militaire Gulhane de Constantinople le 30 décembre 1854,
    • Décédé le 8 janvier 1855 des suites de maladie contractée en service.
  • MARIE Joseph né le 22 mars 1832 à Vernassal, fils d’André et de Rouchat Victoire,
    • Chasseur au 7e Régiment d’Infanterie Légère, 1er Bataillon, 4e Compagnie – Matricule 3662,
    • Entré et décédé à l’Hôpital Militaire de Gallipoli le20 juillet 1854du choléra.
  • MAZET Jean Pierre né à Saint Julien Molhesabate fils de Jean Pierre et de Sauvignet Elisabeth,
    • Fusilier à la 3e Compagnie du 2e Bataillon du 96e Régiment d’Infanterie de Ligne,
    • Décédé le 8 septembre 1855 lors de l’attaque du Petit-Redan devant Sébastopol suite à coup de feu.
  • MICHEL Jacques Henry né le 8 mars 1834 à Saint Privat d’Allier, fils de Jacques et de Ruat Jeanne Marie,
    • Fusilier au 7e Régiment d’Infanterie,
    • Décédé à l’Hôpital Militaire Daoud Pacha de Constantinople le 1er mars 1856 du typhus.
  • MONATTE Benoît né le 9 mars 1831 à Monlet, fils de Jean et de Ravel Marie,
    • Fusilier au 15e Régiment d’Infanterie de Ligne – Matricule 3127,
    • Entré à l’Ambulance de Maslak le 2 mai 1855,
    • Décédé le 7 mai 1855 du choléra.
  • MONTAGNE Etienne né le 21 août 1834 à Roche en Régnier, fils de Toussaint et Saby Claire,
    • Chasseur de 2e classe , 1ère Compagnie, 7e Bataillon de chasseurs à pied – Matricule 3299,
    • Entré à l’Ambulance de la 5e division du 2e Corps d’armée le 21 septembre 1855,
    • Décédé le 30 septembre 1855 atteint de hypoïde.
    • Acte transcrit dans les registres de la commune de Roche en Régnier le 7 avril 1856.
  • MONTAGNIER Florimond né le 15 juillet 1833 à Lavoûte sur Loire, fils de Jean Jacques et Chizol Marguerite,
    • Fusilier au 14e Régiment de Ligne,1e Bataillon, 5er Compagnie – Matricule 4199,
    • Entré à l’Hôpital Militaire de Constantinople le 27 janvier 1855,
    • Décédé le 6 février 1855 de fièvre typhoïde.
  • ORLHAC Baptiste né le 17 août 1831 à Venteuges, fils deBaptiste et de Vidal Marguerite,
    • Fusilier à la 1ère Compagnie du 1er Bataillon du 18er Régiment d’Infanterie de Ligne – Matricule 5829,
    • Entré à l’Ambulance de la 4e Division du 1er Corps devant Sébastopol le 12 juillet 1855,
    • Décédé le 13 juillet 1855 du choléra,
    • Acte transcrit dans les registres d’état civil de la commune de Venteuges le 30 juin 1856.
  • PARRAT Pierre né le 9 septembre 1834 à Saint Pierre Eynac, fils de Claude et de Bouchère Victoire,
    • Fusilier à la 3e Compagnie du 1er Bataillon du 95e Régiment d’Infanterie de Ligne – Matricule 6182,
    • Entrée à l’Ambulance de Kinbourn devant Malakoff le 8 mars 1856,
    • Décédé le 19 mars 1856 de la fièvre typhoïde.
  • PASCAL Mathieu né le 30 septembre 1834 à Montages, commune de Saint André de Chalencon, fils de Vital et de Brun Marie Victoire,
    • 2e Canonnier Servant au 13e Régiment d’Artillerie, 4e Batterie – Matricule 5912,
    • Entré à l’Ambulance de la 2e Division le 10 août 1855,
    • Décédé le 16 août 1855 du choléra,
    • Acte mortuaire dressé le même jour au bivouac du Régiment.
  • PERRIN Jean né le 2 mai 1830 à Yssingeaux, fils de François et de Celle Jeanne Marie,
    • Fusilier au 7e Régiment de Ligne, 2e Bataillon, 2e Compagnie – Matricule 6583,
    • Décédé à l’Ambulance de la 1ère Division du 2e Corps le 6 avril 1856,
    • Acte transcrit dans les registres d’état civil de la commune d’Yssingeaux.
  • RAMOUSSE Jean né le 5 juin 1832 à Saint Paulien , fils de Claude et Bouchon Magdeleine,
    • Voltigeur au 9e Bataillon du 86e Régiment d’infanterie de Ligne – Matricule 9655,
    • Entré à l’Ambulance de la 2e Division du 1er Corps, devant Sébastopol, le 13 juillet 1855,
    • Décédé le 22 juillet 1855 suite à maladie contractée en service.
  • RAVISAT Pierre né le 30 mars 1833 à Paulhaguet, fils de Mathieu et de Begon Jeanne,
    • Fusilier au 94e Régiment de Ligne, 3e Bataillon, 2e Compagnie – Matricule 4755,
    • Décédé à l’Ambulance de Kamiesch devant Sébastopol le 27 février 1856 suite à maladie contractée en service,
    • Acte transcrit dans les registres d’état civil de la commune Paulhaguet le 30 mars 1861.
  • RICOU Félix né le 7 juillet 1833 à Chanaleilles, fils de Jean Baptiste et de Cruvelier Marie Anne,
    • 2e Conducteur au 8e Régiment d’Artillerie, 3e Batterie – Matricule 5189,
    • Entré à l’Ambulance de la 1ere Division du 2e Corps le 9 décembre 1855,
    • Décédé le 14 décembre 1855 suite à maladie contractée en service.
  • ROBERT Jean Mathieu né le 11 mars 1833 aux Vastres, fils de Paul et Ruel Elisabeth,
    • Fusilier à la 2e Compagnie du 3e Bataillon du 98e Régiment d’Infanterie de Ligne – Matricule 4731,
    • Entré à l’Hôpital Militaire de Constantinople le 1er octobre 1855,
    • Décédé le 5 octobre 1855 du scorbut.
  • ROBERT Jean né le 22 mars 1832 à Sainte Sigolène, fils de Jean et de Couret Jeanne,
    • Fusilier au 85e Régiment de Ligne, 1er Bataillon, 2e Compagnie – Matricule 3713,
    • Entré à l’Ambulance de la 4e Division à Inkermann le 9 août 1855,
    • Décédé le 9 août 1855 des suites de blessures reçues sur le champ de bataille.
  • ROCHE Jean Baptiste né le 9 janvier 1827 à Saugues, fils de Joseph Paul et de Renouzet Catherine,
    • Ouvrier bourrelier au Train des Equipages Militaires, 2e Compagnie active, 4e Escadron – Matricule 2908,
    • Entré à l’Ambulance du Quartier Général le 18 juillet 1855,
    • Décédé le 19 juillet 1855 suite à maladie contractée en service.
    • Acte transcrit dans les registres d’état civil de la commune de Saugues le 24 mai 1856.
  • ROGER Augustin né à Thoras, fils de Pierre et de Priouret Thérèse,
    • Voltigeur au 10e Régiment de Ligne, 3e Bataillon – Matricule 390,
    • Tué par un boulet le 12 août 1855 lors de l’attaque de la Tour Malakoff.
  • ROMAND Jean François né le 28 septembre 1831 à Monistrol sur Loire, fils de Jean Vital et de Royet Marguerite,
    • Fusilier au 74e Régiment d’Infanterie de Ligne, 3e Bataillon, 3e Compagnie,
    • Entré l’Hôpital Militaire de Constantinople Ramir Tchyffrek le 22 août 1855,
    • Décédé le 1er septembre 1855 des suites de l’amputation de la main gauche.
  • ROMEYER Jean Baptiste né le 3 juillet 1833 à Sainte Sigolène, fils de Pierre et de Broussard Catherine,
    • Fusilier au 94e Régiment de Ligne – Matricule 6332,
    • Entré à l’Hôpital Militaire de Constantinople le 24 décembre 1855,
    • Décédé le 31 décembre 1855 des suites de maladie contractée en service.
  • ROUCHON Jean Pierre né le 22 mars 1834 à Monlet, fils de François et de Monatte Marie,
    • Fusilier à la 3e Compagnie du 3e Bataillon du 98e Régiment d’Infanterie de Ligne,
    • Entré à l’Ambulance de la 2e Division du 1er Corps devant Sébastopol le 19 février 1856,
    • Décédé le1er mars 1856 suite à maladie contractée en service.
  • ROUSSET Jean Baptiste né le 25 mars 1833 à Alleyras, fils de Jean et de Allibert Anne Marie,
    • Fusilier au 10e Régiment d’Infanterie de Ligne, 1er Bataillon, 1ère Compagnie – Matricule 6393,
    • Entré à l’Hôpital Militaire Maltépé de Constantinople le 28 février 1856,
    • Décédé le 12 mai 1856 du typhus.
  • SABY Jean Pierre né le 29 juin 1832 à Sainte Sigolène, fils de Marcellin et Samuel Anne,
    • Grenadier au 85e Régiment de Ligne ,
    • Entré à l’Ambulance active de la 3e division d’infanterie devant Sébastopol le 27 février 1855,
    • Décédé le 3 mars 1855 des suites du choléra.
  • SALETTE Jean Baptiste né le 22 avril 1832 à Saint Pal en Chalençon, fils d’ Antoine et de Bourgeat Marie,
    • Fusilier au 91e Régiment d’Infanterie de Ligne, 1er bataillon, 2e compagnie,
    • Entré l’Hôpital Péra de Constantinople le 19 septembre 1855,
    • Décédé le 2 novembre 1855 des suites de l’amputation de la jambe gauche.
  • VEYRAC Etienne né le 7 avril 1825 à Saint Etienne Lardeyrol, fils de Jacques et de Soudraud Magdeleine,
    • Fusilier au 10e Régiment de Ligne, 2 e Bataillon, 1ère Compagnie – Matricule 2037,
    • Entré à l’Hôpital Militaire de Constantinople le 12 mars 1855,
    • Décédé le 25 mars 1855 suite à maladie contractée en service.

      NB : Cette liste a été complétée grâce à l'obligeance de Christine Magaud

3 - LES SOLDATS BLESSÉS

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Transport des blessés sur des cacolets

Sur le front des combats, le transport des blessés se fait sur des cacolets ou des litières portés à dos de mulet que l’on appelle ambulance volante. Lorsqu’un blessé tombe dans les rangs, il est porté quelques pas en arrière, où les muletiers le prennent en charge. Le chirurgien du bataillon qui accompagne l’ambulance volante le couche sur une litière ou le fait asseoir dans le cacolet. Le blessé est ensuite transporté vers des ambulances placées hors de portée des boulets de canon. Là chacun, qu’il soit officier ou soldat, attend son tour pour être soigné. Après les premiers pansements, l’évacuation a lieu par les bâtiments de la flotte vers Constantinople.

Le 24 septembre 1854 est inauguré l’hôpital militaire de Dolma-Bagtché sur les rives du Bosphore. Les navires mouillent à l’entrée de la Corne d’Or tandis que les blessés placés sur des chalands sont conduits au débarcadère et pris en charge sur des brancards par des infirmiers. Du 24 septembre 1854 au 1er avril 1856, Dolma-Bagtché reçoit 8582 patients malades ou blessés dont plus de 6200 échappent à la mort.

En octobre suivant, deux hôpitaux sont ouverts, l’un à Ramis-Tchifflik d’une capacité de 1200 lits, un autre près de Péra dans les bâtiments de l’Ecole Préparatoire disposés à recevoir 400 lits. Au cœur de Stamboul, à Gulhané, le génie militaire installe des baraques pour 1800 lits, tandis qu’est engagée la construction d’un édifice monumental réservé à un hôpital de 1400 lits.

Quant aux navires chargés de troupes, ils ont l’ordre de laisser les malades contagieux à Gallipoli ou à Nagara avant d’arriver en France.

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  • COULARD Jean, né le 20 juillet 1829 à Tence - Soldat au 27e de ligne.
    Plaie contuse à l'oeil gauche, par une pierre lancée par un boulet, le 10 août 1855. Entré Le 19 août à l'hôpital du terrain de manoeuvres. Perte de la vue de l'oeil gauche, affaiblissement notable de l'oeil droit. (Rapport médical du 21 septembre 1855).
  • VARENNE Jean-Pierre, né le 23 mars 1832 à Saint-Maurice-de-Lignon - Soldat au 80e de ligne.
    Fracture de la mâchoire inférieure; coup de feu, le 8 septembre 1855. Cal difforme et gêne considérable des mouvements de mastication. (Rapport médical du 31 décembre 1855).
  • MÈGE Claude, né le 5 janvier 1827 à Chassignolles - Soldat au 20e de ligne.
    Coup de feu à l'épaule gauche, le 8 septembre 1855. Fracture de l'angle inférieur de l'omoplate, perte de substance de l'os. Large cicatrice adhérente; gêne considérable dans les mouvements. (Rapport médical du 27 septembre 1855).
  • CHEVALIER Jean, né le 13 août 1833 à Saint-Vert . - Soldat au 86e de ligne.
    Fracture comminutive de l'extrémité inférieure de l'humérus droit; coup de feu, le 8 septembre 1855. Entré le 16 septembre à l'hôpital du terrain de manoeuvres. Évacué le 18 novembre. Ankylose incomplète du coude, atrophie ; cicatrice adhérente au niveau de l'articulation. Mouvements de la main et des doigts très difficiles. (Rapport médical du 26 novembre 1855).
  • FARIGOULE Louis, né le 14 juin 1827 à Prades - Soldat au 20e de ligne.
    Fracture de l'extrémité inférieure de l'humérus lors de l’explosion du magasin à poudre de la Courtine de Malakoff, le 8 septembre 1855. Cal vicieux à l'extrémité inférieure de l'humérus droit avec ankylose incomplète de l'articulation huméro-cubitale et flexion permanente de l'avant-bras sur le bras. (Rapport médical du 23 novembre 1855).
    Main.gifAncêtres communs : Antoine FARIGOULE et Marguerite BARRANDE
  • FILLOL Antoine, né le 11 septembre 1831 à Bas - Soldat au 10e bataillon de chasseurs à pied.
    Fracture du bras gauche par un éclat de bombe, le 6 août 1855. Amputé le même jour à l'ambulance de la 4e division du 1er corps. Evacué le 11 août. Entré le 14 août à l'hôpital de Gulhané. (Rapport médical du 15 septembre 1855).
  • LAMBERT Claude, né le 10 novembre 1829 à Aurec - Soldat au 97 e de ligne.
    Le bras droit emporté par un boulet, le 5 novembre 1854 lors de la bataille d’Inkermann. Amputation immédiate du bras. Entré le 13 novembre à l'hôpital de Dolma-Bagtché (Constantinople). Evacué le 1er janvier 1855.( Rapport médical du10 janvier 1855).
  • MAGE Antoine, né le 19 juillet 1832 à Craponne - Soldat au 80e de ligne.
    Fracture de l'avant-bras droit. Plaies contuses à la main gauche et au poignet droit par éclats de bombe, le 21 juillet 1855. Amputé du bras gauche. Entré le 27 juillet à l'hôpital de Dolma-Bagtché. Évacué le 29 octobre. (Rapport médical du 7 novembre 1855).
  • BRENGER Pierre, né le 16 septembre 1827 à Saint-Bérain - Soldat au 20 e de ligne.
    Le bras droit fracassé par un éclat de bombe et fracture du radius à son tiers supérieur suite à coups de feu survenus dans la nuit du 16 au 17 juillet 1855. Entré le 4 août à l'hôpital de Péra. Évacué le 11 août. Flexion permanente de l'avant-bras sur le bras; atrophie; perte des mouvements des doigts ; trois plaies fistuleuses à la partie externe du bras. (Rapport médical du 17 août 1855).
  • LÉAGE Jean-François, né le 13 juillet 1832 à Saint-Jeures - Soldat au 96e de ligne.
    Coup de feu qui a traversé d'avant en arrière l'avant-bras gauche à sa partie inférieure et lésé les deux os, le 8 septembre 1858. Amaigrissement considérable de tout le membre, roideur de toutes les articulations phalangiennes des doigts. (Rapport médical du 18 octobre 1858).
  • ROUSSEL Pierre, né lé 13 août 1832 à Saint-Just Près Chomélix - Soldat au 3e du génie
    . Coup de feu à l'avant-bras droit, le 8 septembre 1855. Fracture du radius à sa partie moyenne. Large cicatrice adhérente à l'avant-bras. Atrophie et gêne considérable dans les mouvements de ce membre. Extension permanente des doigts. (Rapport médical 9 février 1856).
  • SIGAUD Augustin, né le 18 février 1832 à Goudet - Soldat au 3e zouaves.
    Fracture du cubitus, avant-bras droit suite à coup de feu, le 16 août 1855 lors de la bataille de Tracktir. Entré le 30 septembre à l'hôpital de Péra. Évacué le 2 octobre. Entré le 25 décembre à l’hôpital de Gallipoli. Perte considérable de substance osseuse et musculaire. Atrophie du membre et extension permanente des trois derniers doigts. (Rapport médical 24 juin 1836).
  • GIRAUD Jean, né le 6 juin 1828 à Retournac - Soldat au 10 e de ligne.
    Plaie compliquée à la main gauche par éclat d'obus, le 24 août 1855. Entré le 29 août à l'hôpital du terrain de manoeuvres. Évacué le 1er novembre. Paralysie de la main. (Rapport médical du 12 décembre 1855.
  • MOULEYRE Pierre, né le 31 mars 1832 à Chaspinhac - Soldat au 98e de ligne.
    Fracture du bras droit, le 11 avril 1855 par éclat d'obus. Amputé du bras à la partie supérieure.(Rapport médical du 27 juin 1855).
  • LIVERNOIS Barthélemy Noël, né le 13 mars 1828 au Puy - Soldat au 49e de ligne.
    Brûlures aux deux mains lors de l’explosion d'une poudrière, le 17 décembre 1855. Cicatrices dures et bridées. (Rapport médical du 12 février 1856).
  • TOMASSON Jean Antoine, né le 8 décembre 1829 à Saint-Pierre-Eynac - Caporal an 21e de ligne.
    Coup de feu à la main droite, le 19 février 1855. Entré le 25 février à l'hôpital de Gulhané .Évacué le 14 mai. La balle a traversé le milieu de la main et brisé deux métacarpiens. Rétraction de la main sur l'avant-bras. (Rapport médical du 22 mai 1855).
  • VIRAT Jean, né le 23 mai 1829 à Azerat - Soldat au 4e d'artillerie à pied.
    Coup de feu à la main gauche, le 12 avril 1855. Flexion permanente du médius. Perte presque complète des mouvements de l'annulaire et de l'auriculaire. (Rapport médical du 12 septembre 1855).
  • BENOIT Alban Hyacinthe, né le 21 novembre 1831 au Puy - Caporal au 2e zouaves.
    Plaie compliquée à la main droite par biscaïen (projectile d’artillerie), le 18 juin 1855. — Cicatrices adhérentes aux faces palmaire et dorsale de la main droite qui compriment les tendons fléchisseurs et extenseurs des doigts. Le pouce conserve seul quelques mouvements et l'auriculaire a été désarticulé. (Rapport médical du 8 février 1856).
  • ESPENEL Pierre, né le 26 avril 1831 à Lantriac - Soldat au 85e de ligne.
    Plaie compliquée à la main droite par éclat de bombe, le 30 août 1855. Désarticulation des quatre doigts de la main droite. Amputations doigts et main. (Rapport médical du 27 novembre 1855).
  • VERNIÈRE Jean, né le 21 janvier 1833, à Saint-Just-près-Brioude - Soldat au 42e de ligne.
    La main droite mutilée par un éclat de bombe, le 8 août 1855. Désarticulation du pouce de la main droite et de son métacarpien. Amputations doigts et main. (Rapport médical du 13 septembre 1855).
  • VEROT Jean-Baptiste, né le 4 mars 1826 à Monistrol-sur-Loire - Soldat au 95e de ligne.
    Deux doigts de la main gauche brisés par une balle, le 18 juin 1855. Siège. Désarticulation des doigts médius et annulaire. (Rapport médical du 8 août 1855).
  • BEYSSAC Claude, né le 26 octobre 1832, à Craponne - Soldat au 80e de ligne.
    Éclat d'obus à la cuisse gauche, le 25 avril 1855. Entré le 25 avril à l'ambulance de la 2e division du 1er corps. Évacué le 29 avril. Entré le 1er mai à l'hôpital de Gulhané. Évacué le 18 juin. Vaste cicatrice adhérente au fémur et située à la partie externe postérieure et inférieure de la cuisse. Rétraction de la jambe sur la cuisse. (Rapport médical du 30 juin1855).
  • CHAPUIS Pierre, né le 1er janvier 1833, à Saint-Julien-Chapteuil - Soldat au 14 e de ligne.
    Coup de feu qui, en contournant le fémur gauche, a traversé toute l'épaisseur des muscles, le 23 mai 1855. Deux cicatrices adhérentes, l'une à la partie antérieure et supérieure de la cuisse gauche, l'autre à la partie postérieure. (Rapport médical du 2 juillet 1855).
  • DUPIN Jacques, né le 3 juin 1830, à Lantriac - Soldat au 100e de ligne.
    Fracture du fémur droit par éclat de bombe, le 18 juin 1855. Raccourcissement du membre inférieur droit. (Rapport médical du septembre 1855).
  • GUILLAUMET Mathieu, né le 27 juillet 1833, à Brioude- Soldat au 42e de ligne.
    Plaie déchirée à la cuisse droite par éclat de bombe, le 18 juillet 1855. Entré à l'ambulance de la 2e division du 1er corps. Évacué le 12 juillet. Entré le 17 août à l'hôpital de Nagara. Évacué le 18 novembre. Cicatrice vaste et profonde au tiers inférieur de la cuisse droite, perte de substance musculaire sans lésion osseuse. Atrophie du membre. Demi flexion permanente de la jambe sur la cuisse. (Rapport médical du 27 novembre 1835).
  • CHAPTEUIL Florentin, né le 7 avril 1834 à Sanssac-l'Eglise - Soldat au 7e de ligne.
    Coup de feu au genou gauche, le 8 septembre 1855. Entré le 25 décembre à l'hôpital de Dolma-Bagtché . Évacué le 8 janvier 1856. Large cicatrice sur la rotule. Gonflement considérable du genou. Ankylose et atrophie du membre. (Rapport médical du 11 mars 1856).
  • MATHIEU Pierre, né le 13 novembre 1827, à Beauzac - Soldat au 1er grenadier de la garde.
    Coup de feu au genou gauche, le 8 septembre 1855. Entré le 8 octobre à l'hôpital de Dolma-Bagtché. Évacué le 28 janvier. Ankylose complète du genou. (Rapport médical du 11 février 1856).
  • RASCLE Claude, né le 23 octobre 1832 à Saint-Romain - Soldat au 96e de ligne.
    Coup de feu à la cuisse droite, le 8 septembre 1855. La balle traverse la cuisse au-dessus des condyles. Entré le 16 septembre à l'hôpital de l'École préparatoire. Entré le 29 décembre à l'hôpital du terrain de manoeuvres. Rétraction des fléchisseurs de la jambe; cicatrices adhérentes; gêne dans les mouvements d'extension el de flexion. La marche n'est possible qu'à l'aide d'un support. (Rapport médical du 16 février 1856).
  • GIBERT Jean, né le 22 février 1829 à Montfaucon - Soldat au 2e voltigeurs de la garde.
    Coup de feu à la cuisse et à la partie interne de la jambe droite; fracture du tibia au tiers inférieur, le 23 mai 1855. Entré le 12 juin à l'hôpital de Gulhané. Évacué le 1er août. Perte de substance osseuse. Atrophie considérable de la jambe droite. Longue cicatrice adhérente à la partie interne du tibia. Deux cicatrices à la cuisse droite. (Rapport médical du 15 août 1855).
  • LAGARDE Pierre , né le 28 octobre 1827 à Lempdes - Soldat au 20e de ligne.
    Fracture du tibia par éclat de bombe à la jambe gauche, le 10 août 1855. Entré à l'ambulance de la lère division. Entré le 19 août à l'hôpital de Péra . Cicatrice adhérente au tiers inférieur du tibia. Perte considérable de substance osseuse. (Rapport médical du 27 septembre 1835).
  • ROUX Jean, né le 4 mars 1830 à Saint-Étienne-sur-Blesle .Soldat au 61e de ligne.
    Fracture de la jambe gauche, près du genou par éclat d'obus, le 31 août 1855. Fracture vicieusement consolidée; raccourcissement très prononcé. (Rapport médical du 17 octobre 1855).
  • SAMUEL Jean, né le 6 mars 1828 à Sainte-Sigolène- Soldat au 80e de ligne.
    Coup de feu à la jambe gauche, le 26 février 1855. Cicatrice adhérente très étendue et profonde à la jambe gauche avec rétraction des tendons fléchisseurs.(Rapport médical du 14 septembre 1855).
  • BRET Jean-Baptiste, né le 19 janvier 18290 à Saugues - Soldat au 33 e de ligne.
    Entorse du pied gauche, le 15 mars 1855. Amputé de la jambe gauche. (Rapport médical du Juillet 1855).
  • DEVEYRINES Jean Honoré, né le 3 décembre 1829 à Bas - Soldat au 97e de ligne.
    Fracture de la jambe gauche suite à coup de feu, le 16 août 1855. Amputé au lieu d'élection. (Rapport médical du 15 octobre 1855).
  • EYMARD Jacques, né le 10 juin 1830, à Le Monastier - Maréchal des logis au 5e d'artillerie.
    Fracture du pied gauche suite à coup de feu, le 22 avril 1855. Amputé de la jambe au lieu d'élection. (Rapport médical du 3 novembre 1855).
  • BARTHÉLÉMY Florimond, né le 8 septembre 1834 à Saint-Bérain - Soldat au 91e de ligne.
    Congélation partielle des deux pieds, le 19 décembre 1855. Entré le 27 décembre à l'hôpital de Dolma-Bagtché. Amputation de tous les orteils des deux pieds. Évacué le 25 février. (Rapport médical du 11 avril 1856).
  • PHILIBERT Jean-Claude, né le 1er janvier 1830 à Taulhac - Soldat au 5e bataillon de chasseurs à pied.
    Congélation du pied droit, le 17 janvier 1855. Amputation du gros orteil. (Rapport médical du 11 août 1855).
  • RHULLIER Charles, né le 18 septembre 1833, au Puy - Soldat au 87e de ligne.
    Congélation des pieds. Ablation des orteils du pied gauche. (Rapport médical du 25 février 1856.
  • BELMONT Jean, né le 14 mai 1834, à Chassagnes - Soldat au 1er escadron du train des équipages.
    Congélation des mains, le 19 décembre 1855. Rétraction permanente des deux derniers doigts de chaque main. (Rapport médical du 25 juin 1856).

4 - LA VICTOIRE DE SÉBASTOPOL

« Le 8 septembre 1855, la ville de Sébastopol en Crimée, tombe après onze mois de siège.
C’est la victoire des troupes alliées, ottomanes, anglaises, françaises et sardes sur l’armée Russe. La première guerre industrielle, une guerre de tranchées où domine le matériel lourd, les canons, les bateaux cuirassés - en quelque sorte une première guerre mondiale - se termine.

Des corps expéditionnaires en provenance des métropoles et de toutes les dépendances des empires ont fait le siège de la base navale de Sébastopol en Crimée.

En quelques mois, les batailles de tranchées, la faim, les épidémies causent la mort d’un demi million d’hommes.

En avril 1856, le traité de paix du congrès de Paris referme le chapitre de la guerre de Crimée.
Il affaiblit les influences du tsar et des Ottomans dans les Balkans et conforte l’idée que l’impérialisme - même au prix du sacrifice d’un nombre élevé de vies humaines - est maîtrisé ».

D’ après aleph99 TV, la chaîne de la Géopolitique et de l'Histoire .

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Le siège de Sébastopol

5 - RÉALISÉE AVEC LES CANONS PRIS À L’ENNEMI, LA STATUE DE N.D DE FRANCE AU PUY EN VELAY

En signe de gratitude, le général Pélissier vainqueur au siège de Sébastopol conseille à Monseigneur de Morlhon évêque du Puy-en-Velay, de solliciter auprès de l’empereur Napoléon III quelques-uns des canons qui ont été pris à l’ennemi pour construire la statue que le diocèse du Puy souhaite dédier à Notre-Dame de France.

Le 19 avril 1856, l’empereur met à disposition de l’évêché 150 tonnes de fonte de fer provenant du butin de Crimée.

Le 16 mai 1856, les travaux sont confiés à M. Prenat et Compagnie, fondeur à Givors dans La Loire.

Les pièces de la statue réalisées en atelier sont transportées sans encombre de Givors jusqu’au Puy.

Grâce à de savantes combinaisons et à d’ingénieux échafaudages, toutes les pièces sont hissées sur le rocher Corneille sans accident et sans avarie.

Sculptée par Jean-Marie Bonnassieux, la statue, réalisée à partir des 213 canons pris aux russes à Sébastopol, est édifiée entre 1856 et 1860. La Vierge debout, reine (la couronne) du ciel (les étoiles) et de la terre (l’hémisphère sous ses pieds), symbolise la victoire du Bien sur le Mal (le serpent qu’elle écrase). Elle présente la ville à son fils pour qu’il la bénisse.

Le statuaire Bonnassieux dut mettre l’enfant sur le bras droit de la Vierge, élément inhabituel dans la statuaire, permettant à l’Enfant de bénir la ville sans cacher le visage de sa mère.

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Notre-Dame de France, plus grande statue au monde avant la réalisation en 1886 de la Statue de la Liberté (46,5 mètres) possède des dimensions colossales : elle mesure à elle seule 16 mètres de haut et 22,70 mètres piédestal compris.

Son poids total est de 835 tonnes :

  • 110 tonnes pour la statue,
  • 680 tonnes pour le piédestal en granit de Blavozy
  • 45 tonnes pour son revêtement.

    Son escalier intérieur est composé de :
  • 33 marches en pierre dans le piédestal
  • 58 marches en fer qui donnent accès à la couronne de la Vierge.

    Les éléments qui la constituent sont en rapport avec la masse de l’édifice. La longueur du serpent est de 17 mètres, celle des pieds de la Vierge atteint près de 2 mètres. La chevelure de la Vierge, déroulée à longs plis sur son manteau mesure 7 mètres tandis que son avant bras n’a pas moins de 3,75 mètres.


Avril 2011 - Juillet 2012 ©2013


BIBLIOGRAPHIE :

  • Sites Internet :
  • Bibliothèque Nationale de France :
    • Rapport au Conseil de santé des armées sur les résultats du service médico-chirurgical aux ambulances de Crimée et aux hôpitaux militaires français en Turquie, pendant la campagne d'Orient en 1854-1855-1856, par J.-C. Chenu,... - Auteur : Chenu, Jean-Charles - Éditeur : V. Masson et fils (Paris) - Date d'édition : 1865 .
      Pour lire le document dans son intégralité
    • Vie de Mgr J.-A.-V. de Morlhon : évêque du Puy - Auteur : Calemard de La Fayette, Charles (1815-1901) - Éditeur : impr. Marchessou (Le Puy) - Date d'édition : 1863

  • La guerre de Crimée: les campements, les abris, les ambulances, les hôpitaux ... Par Lucien Baudens.

  • Archives Départementales de la Haute-Loire :
    • Fonds de la préfecture - Victimes de guerre : conscrits décédés, blessés, prisonniers - XIXe siècle (1816-1899) - Extraits mortuaires et extraits d'actes d'état civil - 1816-1899 - Actes mortuaires - Décès de militaire – Cote 3 R 36


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