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Création le 19 mai 2009 par Alain Claudeville.
 

 Chronique familiale




Bienvenue dans la chronique familiale
des Claudeville

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  Préambule

  • L’arbre Généalogique de base à été crée par Adolphe Garat 📷 Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel et descendant des Claudeville par sa grand-mère Aimée Claudeville; venu enseigner à La Bastide-Clairence. Il avait fait des recherches dans les archives de la commune puis des sépultures de la famille à l’Église Notre-Dame-de-l'Assomption. Toute sa documentation est intitulée: “ Notice généalogique sur les Claudeville ” signée et datée de sa main le 26 juillet 1947. Il est décédé peu après, le 22 avril 1952 d'une hypertension artérielle à la maison de santé de Lesvellec (56). Après cette date les descendants Claudeville m’ont communiqué leurs documents privés de leurs branches. Faisant parti d’un maillon de cette chaîne, j’ai complété la documentation faites par Adolphe Garat. Recherches aux Archives Départementales de la Charente, des militaires aux Service Historique de la Marine à Vincennes et à Rochefort, complétés par les Archives Nationales. Actuellement mes recherches s’orientent sur les descendants d’Amérique Latine. C’est un commencement car ce travail est considérable.

  Le XVIIe siècle en Charente

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  • Nos ancêtres Barraud sont une très ancienne famille bourgeoise, du comté de Montbron dans la Charente. Le blason de notre famille fut acquis au titre de François Barraud, praticien à Montbron. Cette disposition rendait héréditaire une distinction par son mérite personnel. ( Édit de 1696 et l'arrêt de 1697 ).

  • Le berceau de la famille Claudeville se situe dans le département de la Charente où Jean Barraud de Claudeville et son épouse Anne Jubert de la Salle, bourgeois, sont propriétaire au hameau de la Joubertière, commune d’Yvrac-et-Malleyrand, district de La Rochefoucauld.

    France_charente.jpgLa Charente

  • Le hameau de la Joubertière est essentiellement agricole, on y élève des animaux, récolte des châtaignes (utile pour faire le lien avec la belle saison), et cultive des pommes de terre. Cette dernière précision est d’importance pour la suite...

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  L’église d’Yvrac-et-Malleyrand

  • Jean et Anne se sont mariés le 3 juin 1760, mariage célébré par le curé Jean-Baptiste Marchais à l’église Saint-Jean-Baptiste de Malleyrand qui est une ancienne Commanderie des Templiers du 12e siècle. En 1754, le curé Jean-Baptiste Marchais fait rédiger un procès verbal de l’église et du presbytère.... L’état général n’est pas brillant: " La table de communion est en fort mauvais état, il y manque quelques balustres, des carreaux aux vitraux sur le côté senestre, le chœur et le sanctuaire doivent être blanchis et crépis,... les deux hôtels latéraux sont délabrés, celui du côté droit est sans ornement, seulement un mauvais tableau avec son cadre, l’autre a un tabernacle et une statue en plâtre au dessus... la chaire à prêcher est sans lambris par derrière, sans porte et sans escalier pour y monter... les fonts baptismaux ont besoin d’être couverts, la balustrade est effondrée... le sol est sans pavé... à la sacristie le plancher doit être refait... le clocher est sans charpente et il pleut dans l’église... Au devant une place où nous avons vu les masures de l’ancienne maison presbytérale dont il ne reste que les fondements et une porte en pierre de taille ”.

  • Travaux au 19e siècle: l’achat d’une courroie pour le ballant de la cloche et réfection de la clôture en 1826, aménagement intérieur de 1839-1843, la cloche du 16e siècle réparée en 1892, plafond, construction de la sacristie en 1896, chemin de croix en 1893. Travaux au 20e siècle, restauration en 1956-1957, voûte d'origine remplacée par un plafond lambrissé dans les années 1980.

  • Le plus grand souhait du curé Jean-Baptiste Marchais serait de faire reconstruire le presbytère à sont emplacement primitif... mais " les habitants réunis en assemblée ont déclaré n’être point tenus de faire rétablir et édifier l’ancienne maison (le presbytère), attendu que cette maison est en ruine et a été démolie et que les matériaux ont été transportés à Pompinaud par l’ancien curé ”.

  • Le curé Jean-Baptiste Marchais a un autre problème, celui des dîmes sur les pommes de terre qui lui est impossible de prélever. En plein hiver, il fait appel à un notaire pour dresser procès verbal. Maître Touchet, notaire de La Rochefoucauld et son jeune secrétaire vont de village en village pour demander à leurs occupants s’ils ont planté des pommes de terre et le cas échéant la raison pour laquelle ils n’ont pas laissé à leur curé la part de la dîme qui lui doivent. Les bons sujets sont rares, quelques uns sont excusables car ils n’ont pas planté de pommes de terre, d’autres vont demander à leurs maîtres, où la femme voir son mari et certain sont réfractaires.

    Ainsi au logis de Joubertière, le notaire demande aux bouviers de le conduire à son maître pour lui expliquer le motif de sa visite, lorsqu’une fenêtre s’ouvrit violemment et du fond de la cour, Jean Barraud de Claudeville se mis à crier contre les visiteurs: “ dehors au plus vite, qu’il ne doit point de dîme ! " menaçant de donner des soufflets au bouvier s’il lui manquait une seule pomme de terre...
    (Source: 3e sous-chapitre, extrait des "ÉTUDES LOCALES de La Rochefoucauld“ N°10)

  Marillac-le-Franc sous la Révolution

  • Jean Barraud de Claudeville et Anne ont 6 enfants dont Jean et Georges.
    Georges Barraud de Claudeville, élu par délibération du 19 ventose an II (9 mars 1794), membre du conseil général de la commune de Marillac dans le département de la Charente. Le nouvel officier public a succédé à Jean Aymerat. La Maison Commune (plus tard la Mairie) est simplement l’habitation de l’officier public. Celui-ci réserve une chambre dans sa maison, où il reçoit les déclarations de naissances et de décès, où il célèbre les mariages. C’est là qu’il réunit le Conseil général de la commune. Georges à demandé à ses prédécesseurs les registres communaux qui, désormais, seront déplacés à chaque nomination d’officier public. Les actes d’état civil sous la Monarchie étaient courts. La rédaction des actes faites par Georges, ont au moins le mérite de ne rien omettre: le nom baptême est remplacé par naissance, les noms de villages et d’individus y apparaissent clairement, les dates y sont scrupuleusement observées. Il ne néglige aucun détail. Ils sont signés " Claudeville, officier public.” Les titres nobiliaires ont disparu, il signe simplement Claudeville du nom de la terre que possède son père Jean à la Joubertière.
    Comme tout élu, Georges a ses détracteurs qui lui font des remarques désobligeantes " Le citoyen Claudeville fait partie de cette noblesse souple et intrigante qui accepte la Révolution pour n’être pas emportée par elle. D’ailleurs, cette politique habile pourra lui réussir à Marillac, parce qu’opérant sur un théâtre restreint, il risquera moins d’être enlevé par la tourmente.”

  • Pendant toute la période active de la Révolution, Georges reste en tête de l'administration communale. Il est remplacé par Jean Saulnier, le 24 vendémaire an V (15 octobre 1796).

  La Grande Peur

  • La Grande Peur est un mouvement populaire qui eut lieu en France du 20 juillet 1789 au 6 août 1789. Partout pillages, émeutes, attentats, incendies éclataient dans les bourgades et les villages campagnards. La « Peur » de Ruffec, se répandit très vite le 28 juillet 1789 vers le sud d’Angoulême. C’est à ce moment que son frère Jean Barraud de Claudeville menacé par les brigands, s’enfuit (à l'âge de 23 ans) à La Bastide-Clairence située dans une région à l'abri de cette Grande Peur.

Pyre_ne_es_Atlantiques.jpg La Bastide-Clairence


  La Bastide-Clairence

  • La Bastide-Clairence est une commune située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. La ville de la Bastide-Clairence fait partie de la province basque de la Basse-Navarre. Une particularité, c’est l’Église Notre-Dame de l'Assomption du 14e siècle entourée d'une galerie couverte au sol pavé d'ancienne sépultures où reposent nos ancêtres.

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Gravures des sépultures de la famille Claudeville sous la galerie couverte de l’Église Notre-Dame de l'Assomption à La Bastide-Clairence.
In Memoriam: (1) Jean Casimir Claudeville et son épouse Gracieuse Larran - (2) Coralie Claudeville, Henriette Gilbert née Claudeville - (3) Claudeville-Barraud (grand père d'Émile Claudeville), Émile Claudeville et son épouse (4) Pauline Claudeville née Dithurbide - (5) Les deux prêtres Cyprien et son frère Rémy Claudeville.

Inventaire des tombes Claudeville
Tombe Claudeville - Larran - Gilbert - Etchegaray (carré 2, tombe n° 24)
Tombe Claudeville Barraud-Claudeville (carré 3, tombe n° 9)
Tombe des curés Claudeville (carré 3 - tombe n° 15)
Plaque murale Marie-Françoise Claudeville - Victor Lamatabois

  • Une ancienne coutume Basque: lorsqu'il y avait un conflit, un problème familial ou professionnel, la famille prenait accord d'une décision devant la pierre tombale de l'ancêtre. Le défunt, en quelque sorte 'témoin sacré', scellait cet accord.

  • Jean Barraud Claudeville épouse Anne Guiroye le 9 septembre 1794 à la Bastide-Clairence. Ils ont 11 enfants.

  • Note : Je descends de Jean Barraud Claudeville (frère de Georges, Membre du Conseil Général de la commune de Marillac) et Anne Guiroye.
  •   Les Chocolatiers Claudeville

    • Deux familles les CLAUDEVILLE et les GAZATS vont se lancer au tout début du XIX° siècle dans la fabrication du chocolat, à la suite de la ruine de la bonneterie artisanale, activité principale du village. Les frères Jean-Pierre, Jean-Casimir, et Jean Claudeville furent parmi les premiers chocolatiers à créer une fabrication familiale de chocolat à La Bastide-Clairence. Les limonadiers étaient autorisés à vendre du chocolat à la tasse, alors le prix de cette denrée devient plus accessible à tous. C'était un piètre chocolat qu’imposaient les fabricants basques. La fabrication du chocolat dur, dit à croquer, est seulement réalisé en 1842. Les descendants Chocolatiers Claudeville ont voulu améliorer la fabrication car les cabosses venaient d’Espagne et trouver des cabosses, qui contiennent des futures fèves de cacao pour un meilleur goût au chocolat. Ces plantes réputées étaient au Venezuela. (Dominique alias Domingo CLAUDEVILLE était au début planteur de cacao, puis négocient en cacao au Venezuela). Cette amélioration a porté ses fruits car Léonard Émile CLAUDEVILLE, tient un atelier en la maison Lombard et participe au programme de l’Exposition Universelle de Paris en 1855, il est précisé que sa fabrication est mécanisée. En 1856, 33 fabriques basques de chocolat qui emploient 130 ouvriers chocolatiers, ce qui semble considérable. Le déclin vient avec la concentration des ateliers qui à mis fin à l'aventure des Chocolatiers Claudeville. En 1898 il ne reste plus que 9 fabricants.
      - Remerciements à Mr Marcel Marc Douyrou, historien et documentaliste sur le chocolat de Bayonne et du Pays Basque, pour les précisions de l'histoire des chocolatiers Claudeville.

      Émigration Basque

    CLAUDEVILLE Départs Bateaux - Ports Villes - Pays Documents Fiches
    Arnaud-Henry 22/10/1874 Vasconia Buenos Aires Argentine passeport et registre militaire Fiche
    Basile 11/02/1868 Buenos Aires Argentine passeport Fiche
    Dominique alias Domingo Port de Cabello Puerto Cabello Venezuela Consulat Fiche
    Jean-Baptiste Tristant 1872 Araucania Buenos Aires Argentine passeport Fiche
    Laurent-Rémy 1841 Taglioni Tampico Mexique Consulat Fiche
    Léonard 21/10/1835 Mexique passeport Fiche
    Salvat 19/09/1850 Buenos Aires Argentine registre Fiche
    Gustave Paulin 15/06/1865 Montevideo Uruguay passeport Fiche
    prénom non enregistré novembre 1889 Le Yarra II Nouméa
    (N.lle Calédonie)
    liste des passagers
    État de Victoria (Australie)

      La guerre de Crimée

    • Napoléon III engage en 1853 un conflit qui opposa la France et l’Angleterre contre la Russie, on dénombrait une perte de 118.000 hommes par le choléra et le froid et une épidémie scorbutique. A aucun moment les moyens de transports pour les malades et les blessés n’ont été prévus. En France des échos sur les conditions peu humaine dans lesquelles les blessés rejoignaient les hôpitaux s’expose à un mouvement de mécontentement dans l’opinion publique. Sous la pression du Maréchal Vaillant à l’encontre du Ministre de la Marine, en janvier 1855, douze bâtiments sont consacrés au transport des malades et des blessés.

    • Après l’obtention de son brevet de matelot infirmier de 2ème classe, puis un an de pratique à l’Hôpital Maritime de Rochefort, Jean-Baptiste Claudeville, mon arrière grand-père; embarque le 4 septembre 1855 à bord du navire-Hôpital, La Gironde, commandé par le Capitaine de Frégate Mr Balistre en route vers la Crimée. Ce navire était un transport de troupes à vapeur aménagé en navire-Hôpital. Le docteur Auguste Marroin préside les évacuations vers la France et ne perd jamais le contact avec les hôpitaux du Bosphore. L’infirmerie de bord était établie dans les parties basses du navire, quelquefois même dans la cale. Les blessés étaient souvent placés sur des matelas dans des coursives, dans les faux ponts délimités par un rideau de toile. Ce rideau cachait bien souvent des choses navrantes ! Le chirurgien de la Marine, suivi de ses infirmiers, passait dans les coursives pour distribuer les potions, les tisanes et quelques encouragements... Il fallait avoir le cœur bien accroché pour résister. Le docteur Auguste Marroin écrit: " Chaque cholérique trouve dans les infirmiers une aide inestimable, qui de jour et de nuit , pratiquaient la friction à l’alcool camphré tiède avec une attention et souvent une délicatesse bien remarquables. Lorsque les efforts étaient infructueux ils se dirigeaient tristement vers une autre victime, dans l’espoir d’une lutte plus heureuse. Mais aussi, il fallait voir les physionomies rayonnantes de ces hommes couvert de sueur et s’écriant: “ il est sauvé ! ”.
    • Jean-Baptiste effectue plusieurs voyages aller-retour pendant 19 mois et 5 jours.

    • Mouvement du bâtiment en 1855:

    La Gironde Arrivée Départ
    Bordeaux 28 juin 1855
    Transformé en navire-Hôpital
    8 août 1855
    Rochefort 8 août 1855 4 septembre 1855
    Rade de l'Île d’Aix 4 septembre 1855 11 septembre 1855
    Armement
    Brest 14 septembre 1855
    15 sep. Chargement
    23 septembre 1855
    Route vers la Crimée
    Alger 1er octobre 1855 3 octobre 1855
    Île de Milo 9 octobre 1855 12 octobre 1855
    Dardanelles 14 octobre 1855 15 octobre 1855
    Beïkos (Bosphore) 16 octobre 1855 18 octobre 1855
    Kamiesch-Crimée 20 octobre 1855 16 novembre 1855
    Rade de Beïkos 19 novembre 1855 22 novembre 1855
    Anatolie-Kazatch 22 novembre 1855 23 novembre 1855
    Constantinople 23 novembre 1855 25 novembre 1855
    Dardanelles 26 novembre 1855 28 novembre 1855
    Île de Milo 29 novembre 1855 8 décembre 1855
    Zante 13 décembre 1855 17 décembre 1855
    Messine 19 décembre 1855 22 décembre 1855
    Rade de Toulon 25 décembre 1855 26 décembre 1855
    Port de Toulon 28 décembre 1855 Déchargement

  • Ensuite plusieurs voyages: Départ du Port de Toulon le 18 mars 1856 vers la Crimée, arrivée au Port de Toulon le 14 janvier 1857.

  • Mouvement du bâtiment en 1856-1857:

  • La Gironde Arrivée Départ
    Port de Toulon 1er janvier 1856 18 mars 1856
    Rade de Toulon 18 mars 1856 20 mars 1856
    (relâche) 20 mars 1856 21 mars 1856
    Mouillage Golfe
    de Saint Florent
    22 mars 1856 22 mars 1856
    Bastia 23 mars 1856 23 mars 1856
    Stora 25 mars 1856 27 mars 1856
    Cagliari 28 mars 1856 30 mars 1856
    Malte 3 avril 1856 4 avril 1856
    Milo 6 avril 1866 7 avril 1856
    Rade de Beïkos 10 avril 1856 13 avril 1856
    Baie de Kamiesch 14 avril 1856 2 mai 1856
    Rade de Beïkos 4 mai 1856 6 mai 1856
    Messine 11 mai 1856 13 mai 1856
    Rade de Toulon 16 mai 1856 18 mai 1856
    Marseille 19 mai 1856 22 mai 1856
    Rade de Toulon 22 mai 1856 23 mai 1856
    Port de Toulon 23 mai 1856 2 juin 1856
    Rade de Toulon 2 juin 1856 6 juin 1856
    Stora 8 juin 1856 9 juin 1856
    Tenedos 10 juin 1856 16 juin 1856
    Baie de Kamiesch 18 juin 1856 27 juin 1856
    Sebastopol 27 juin 1856 7 juillet 1856
    Constantinople 7 juillet 1856 8 juillet 1856
    Rade de Beïkos 8 juillet 1856 10 juillet 1856
    Constantinople 10 juillet 1856 24 juillet 1856
    Rade de Toulon 1er août 1866 8 août 1856
    Marseille 8 août 1856 4 septembre 1856
    Rade de Toulon 4 septembre 1856 19 septembre 1856
    Malte 22 septembre 1856 28 septembre 1856
    Rade de Toulon 2 octobre 1856 6 novembre 1856
    Zante 13 novembre 1856 18 novembre 1856
    Milo 10 décembre 1856 11 décembre 1856
    Mers el Kechi 22 décembre 1856 8 janvier 1856
    Rade de Toulon 11 janvier 1857 14 janvier 1857
    Port de Toulon 14 janvier 1857 décembre 1857
    En déchargement

  • La Russie est vaincue et signe le traité de Paris le 30 mars 1856.
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    Navire-hôpital La Gironde


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      Les rapatriés sanitaires de Cochinchine

    • En 1865 et 1867 le transport-écurie Orne, transformé en navire-Hôpital était réservé aux militaires rapatriés sanitaires. Ceux qui pourront espérer la guérison en France, ceux qu’il est mieux de renvoyer mourir “chez eux”. Car les enterrements européens au cimetière de Phu-Hôa se font toujours un peu à la sauvette. A raison de quatre voyages par an, ce navire de la souffrance embarquait à Saïgon les malades. Combien d’entre eux meurent pendant la traversée ou au cours des semaines qui suivent leur arrivée en France ? Environ 30% selon les estimations du service de santé. Voyages effectués par Jean-Baptiste Claudeville, infirmier de Marine en 1865 et 1867.

    • Mouvement du bâtiment en 1867:

    Orne Arrivée Départ
    Rade de Saïgon 1er janvier 1867 10 janvier 1867
    Singapour 13 janvier 1867 18 janvier 1867
    Pointe de Galles (Ceylan) 22 janvier 1867 22 janvier 1867
    Aden 31 janvier 1867 1er février 1867
    Suez 9 février 1867 24 mars 1867
    Aden 31 mars 1867 1er avril 1867
    Pointe de Galles (Ceylan) 12 avril 1867 17 avril 1867
    Singapour 28 avril 1867 29 avril 1867
    Saïgon 29 avril 1867 -
    Lock 14 mai 1867 3 septembre 1867
    Saïgon 3 septembre 1867 10 octobre 1867

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    Entrée de l'Hôpital



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    Hôpital à Saïgon



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    Pavillon chirurgical


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      Naufrage du Volage

    • En 1891, mon grand-père Camille Claudeville 📷 était aspirant de Marine. Il avait seulement 2 ans de navigation dans l’Océanie. Il embarque sur l’aviso Volage commandé par Mr Jullien le 30 juin 1891, en remplacement d’un Enseigne de vaisseau. Dans nuit de ce 11 juillet 1891, il était en service de quart.
      Cependant le 3 août 1891, un télégramme de Mr le gouverneur de Tahiti déposé à Auckland pour Paris tombe:


      Télégramme
      Aviso Volage perdu sur île Maroko Tuamotu nuit onze juillet équipage sauvé un seul
      blessé grande partie matériel sauvé bâtiment entièrement brisé après quarante huit heures.


    • Dans le journal La Liberté, il est écrit “île voisine de Haiti” qui est en réalité “Tahiti”.

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      La Liberté 1891


    • Station locale de Tahiti, Papeete le 7 août 1891:
      Mr Claudeville est un excellent officier. Cet aspirant était chef de quart au moment du naufrage du Volage. Il a montré en cette occasion un très grand sang froid, dès que le bâtiment a été perdu, il s’est occupé avec une très grande activité des opérations de sauvetage à faire à bord. Son exemple a été excellent pour encourager l’équipage.
      Je propose Mr Claudeville pour un témoignage officiel de satisfaction pour son activité prouvant le naufrage du Volage.
      Signé: Jullien, Commandant le Volage.

    • Note du Commandant de la station locale de Papeete du 1er septembre 1891 transmis à Monsieur le Sénateur Ministre de la Marine:
      Je le propose pour le grade d’Enseigne de vaisseau.
      Signé: Dupré, Capitaine de frégate, Commandant la station locale.

    • Inquiétude de la famille, Louis Guette intervient auprès du Ministre de la Marine.

      Lettre_Guette.jpg


    • N° d’ordre 332 du 8 octobre 1891:
      Volage
      Le rôle de cet aviso, naufragé sur l’île de Marokau le 11 juillet, a été clos
      le 8 août dernier et l’équipage a été embarqué à cette date sur la Vire.

    • Après enquête, il s’avère que l’aviso Volage naviguait à la voile avec une vitesse insuffisante pour les forts courants marin, qui l’ont projeté sur un récif. L'archipel des Tuamotu est également appelé “îles dangereuses” en raison des récifs et du nombre élevé d'échouages dus aux atolls peu visibles.

      Pacification de la Baie d’Halong

    • La Baie d'Along est une étendue d'eau d'environ 1 500 km située au nord du Vietnam, dans le golfe du Tonkin, à proximité de la Chine et à 170 km à l'est de Hanoï. Elle est longée par une côte de 120 km. Son paysage est composé par les 1.969 îles, îlots et récifs karstiques truffés de cavernes où sont cachés les pirates.
      Les mercenaires chinois au service des Annamites, les terribles ”Pavillons Noirs” étaient des soldats irréguliers récupérés par les Chinois qui les utilisent en Indochine contre les forces françaises au Tonkin. À la fin de la guerre, en juin 1885, Liu Yongfu rentre en Chine et les Pavillons Noirs sont formellement dissous. La plupart se transforment alors en bandits, continuant à harceler les français pendant plusieurs années.
      On a bien vu, au moment où ont éclaté, en 1900, les événements de Chine, quelle utilité il y avait pour la France à trouver, dans nos possessions une armée suffisamment forte et pourvue de tous ses moyens d’action.
      Malgré les attaques qui pouvaient se produire, d’un moment à l’autre, sur les frontières communes du Tonkin et de la Chine méridionale, venant des provinces troublées du Quang-Tong, le Gouverneur Général a pu offrir à la Métropole, dès les premiers incidents, l’envoi de troupes dans le Nord.
      Il fallut, dans les premiers temps, prendre des mesures pour assurer partout la sécurité, détruire la piraterie de terre et de mer, faire rentrer les habitants paisibles dans leurs villages qu'ils avaient abandonnés sous le coup de la peur et des constantes déprédations des mauvaises gens, venus en foule de Chine. Le Gouverneur Général de l'Indo-Chine Paul Doumer fait appel à la Force Navales des Mers d’Orient pour sécuriser la Baie d’Halong.

    • Le Croiseur corsaire Châteaurenault fait route vers la Baie d’Halong. Parmi l’équipage se trouvais le Lieutenant de vaisseau Camille Claudeville en qualité d’officier torpilleur, commandé par le Capitaine de vaisseau Marie De Geïs de Guyon de Pampelonne, puis commandé à partir du 30 décembre 1902 par le Capitaine de vaisseau Alfred Poidloüe.

    • Mais les Français maintenant leur sont sacrés. Il suffit de les entendre dire : " Ça y’en a capitaine" sur le passage d’un officier quelconque, pour voir le respect qu’ils portent maintenant à l’uniforme.Par dépêches, en date des 25 juillet 1903 et 24 décembre 1904, le Ministre des Colonies prescrivit au Gouverneur Général Jean-Baptiste Paul Beau de faire étudier l’organisation des territoires militaires: “ Aujourd’hui, les habitants du haut-Tonkin sont complètement acquis à notre cause; ils nous ont donné les meilleurs gages d’adhésion, ils ont largement contribué à refouler au delà de nos frontières les bandes de pirates qui ravageaient leur pays."

    • En 1904 le Châteaurenault rentre en France, la guerre du Tonkin est terminée.

    • Le 9 février 1904, à bord du Châteaurenault Camille Claudeville à été fait Chevalier de la Légion d’honneur.



    • Mouvement du bâtiment de 1902 à 1905:

    Châteaurenault Arrivée Départ
    Port de Toulon
    (essais)
    16 août 1902 10 septembre 1902
    Rade de Toulon 10 septembre 1902 16 septembre 1902
    En mer 16 septembre 1902 16 septembre 1902
    Rade de Toulon 16 septembre 1902 19 septembre 1902
    En mer 19 septembre 1902 19 septembre 1902
    Rade de Toulon 19 septembre 1902 7 octobre 1902
    Appontement 7 octobre 1902 9 octobre 1902
    Embarquement des officiers 9 octobre 1902 9 octobre 1902
    Armement 10 octobre 1902 10 octobre 1902
    Rade de Toulon 27 octobre 1902
    (essais)
    29 octobre 1902
    Route vers la Baie d’Along
    Rade de Port-Saïd 4 novembre 1902 4 novembre 1902
    Rade de Djibouti 9 novembre 1902 9 novembre 1902
    Rade de Colombo 16 novembre 1902 17 novembre 1902
    Rade de Saïgon 24 novembre 1902 25 décembre 1902
    Baie d’Along 28 décembre 1902 31 décembre 1903
    Arsenal de Saïgon
    (travaux)
    31 décembre 1903 28 janvier 1904
    Port de Toulon 11 février 1905 Débarquement
    5e Dépôt


    Chateaurenault.jpg

    Le Châteaurenault


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      Ministère de la Marine

    Situation du personnel au Ministère de la Marine pour les années 1914 à 1918

    DIRECTION CENTRALE DES CONSTRUCTIONS NAVALES


    Constructions Navales Section des Torpilles

    CLAUDEVILLE Camille Charles Augustin, Capitaine de frégate (chef de la section des Torpilles).
    LABORY Jean Adolphe, Lieutenant de vaisseau.
    PESSIOT Georges Louis, Ingénieur de 1ère classe.
    JAMAIN Roger, Agent technique de 1ère classe.
    CRETEY Louis Jean Adrien, Agent technique de 2ème classe.
    GODINEAU Raoul Ernest, Agent technique de 2ème classe.
    GALLET Aimé Lucien, Agent technique de 3ème classe.
    RAVEL Denis Antoine Marius, Agent technique de 3ème classe.

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      Les encarts de journaux et documents

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    L_Avenir_d_Arcachon_1898.jpgNavigazette_1912.jpgL_avenir_d_Arcachon_1899.jpgPlages_d_Emeraude_1925.jpg

    L'Avenir d'Arcachon 1898
    Camille Claudeville

    Navigazette 1912
    Lieutenant de vaisseau Camille Claudeville

    L'avenir d'Arcachon 1899
    Camille Claudeville

    Plages d'Emeraude 1925
    François Lucien Claudeville

    camille_claudeville.jpgPrix_Pierre_Claudeville.jpgPrix_Camille_Claudeville.jpg

    Camille Claudeville 1924

    Prix d'amabilité à 4 ans !
    Pierre Claudeville 1912

    Prix de la ville de Rochefort
    Camille Claudeville 1885-1886

    Nomination_adjoint_Emile_Claudeville.jpgAnnuaire_justice_1880_Emile_Claudeville.jpg.jpgHenri_Claudeville_1914.jpgLa_Liberte_1891.jpg

    Ministère de l'intérieur 1870
    Émile Claudeville

    Annuaire juridique 1880
    Greffier Émile Claudeville

    Annuaire des antiquaires 1914
    Henri Claudeville

    La Liberté 1891
    Camille Claudeville



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