• Nacida el 27 de julio 1796 (miércoles) - Cherbourg, 50129, Normandie, France
  • Fallecida el 29 de agosto 1849 (miércoles) - Paris, 75000, Ile-de-France, France , a la edad de 53 años
  • Enterrada - Paris, 75000, Ile-de-France, France
  • Peintre du cabinet du Roi
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Internet Archives : « Dictionnaire critique de biographie et d'histoire Jal A Augustin 1795-1873 – Edition de 1872 :

« MIRBEL (Lizinka -Aimée – Zoé RUE, Mad de). 1796-1849

Le Musée du Louvre a, dans un cadre, quatre portraits en miniature, ouvrage de Mad de MIRBEL, qui, dans un temps où brillait SAINT, où peignait encore – ISABEY touchant à son déclin, - prit le premier rang parmi les artistes de son genre, obtint un immense succès et s'acquit une renommée que la postérité – nous sommes la postérité pour elle, morte sitôt – que la postérité a consacrée. Belle, charmante, spirituelle, aimable et bonne, telle fut Mad de MIRBEL, qui dut à son mérite une existence heureuse, et à son caractère les plus illustres amitiés. Il y a bien du roman, de l'extraordinaire, veux-je dire, dans la vie de cette femme qui semblait destinée par le hasard de sa naissance à être liée au sort d'un petit bourgeois ou d'un petit fonctionnaire public. Fille d'un commissaire de marine, monsieur RUE, qu'une maladie du cerveau arracha à l'activité et jeta dans une maison de santé où il mourut, elle se trouva fort jeune contrainte à chercher un état pour vivre. La peinture lui sembla celui qu'une jeune fille pouvait embrasser avec le plus d'espoir d'un bel avenir, si elle faisait de bonnes études, et si elle avait le courage de donner toute sa vie au travail. Elle se sentait ce courage, elle avait la volonté; mais toute peinture ne convenait à ses habitudes de propreté. La grande palette chargée de couleurs grasses et l'huile qui tâche ne lui convenaient guère; le dessin de l'Académie effrayait d'ailleurs un peu sa candide adolescence; la miniature est un genre qui laisse immaculés les habits et les mains; il y faut peu d'appareil, peu d'espace, point de grands instruments: Melle RUE se décida pour la miniature. On la confia à AUGUSTIN. Elle avait du goût et se forma vite au dessin; elle s'habitua promptement à bien voir la nature; en peu d'années, elle sut tout ce qu'on pouvait lui apprendre. Elle quitta alors l'atelier de son professeur et chercha à se faire connaître. Elle travaillait et vivait. Il lui fallait paraître au Louvre avec quelque portrait qui fit sensation, comme on dit. Le choix d'un modèle est chose importante pour le portraitiste qui veut se faire remarquer; une jeune femme inconnue, un homme sans célébrité donneront bien l'occasion de faire une bonne chose et de plaire aux artistes, mais la foule ignorante a besoin d'être appelée par le nom des personnes peintes. Un bon portrait du Roi pouvait être un moyen d'introduction au faubourg St Germain : les amis de Melle RUE se mirent en quête des moyens de parvenir jusqu'à sa Majesté; ils réussirent. Louis XVIII consentit à se prêter au désir qui lui était exprimé. On annonça cette bonne nouvelle à Melle RUE qui la reçut avec joie; mais quelle ne fut point son émotion ! Assister au déjeuner de Sa Majesté et de Mad la Dauphine; poser son chevalet près de la fenêtre, assez loin de la table pour n'être point importune, assez près pour bien voir son royal modèle sans qu'il se dérangeât, sans qu'il fût contraint de poser; puis dessiner et peindre debout, - car le cérémonial voulait que le peintre ne s'assit pas, dût la peur faire trembler tout son corps mal en équilibre sur des jambes émues, - n'était-ce pas de quoi déconcerter une personne timide, qui jamais ne s'était trouvée en présence d'un souverain ? Elle tint bon, se rassura peu à peu et, interrogée quelquefois par le Roi, fort bienveillant d'ailleurs, elle sut trouver des réponses justes et même spirituelles, où ne se trahissait pas trop la crainte. « Le Roi, nous disait-elle longtemps après, avait un regard pénétrant mais bon; il paraissait craindre de m'embarrasser, et par conséquent ne me gênait pas trop. Madame la duchesse d'Angoulême, avec son regard sec et froid, me glaçait; elle était bonne pourtant, j'en fus convaincue depuis. » Melle RUE finit en quelques matinées l'ébauche du portrait royal auquel elle mit chez elle la dernière main. Son succès fut complet. Elle réussit de toutes les manières chez le Roi, comme peintre et comme femme de bon sens et d'esprit, sachant rester modeste sans gaucherie et se montrer spirituelle sans hardiesse. Louis XVIII voulut la recevoir quelquefois et s'intéressa assez sérieusement à elle pour lui choisir un époux, qu'elle accepta, bien qu'il fût de beaucoup plus âgé qu'elle. Madame de MIRBEL, que ces circonstances mirent en vue, eut bientôt pour amis des hommes très distingués de la cour, et pour n'en nommer qu'un, le spirituel duc de Fitz-James, dont elle fit un excellent portrait.(...)

Mad de MIRBEL a beaucoup travaillé; elle avait, avec une grand facilité, une ardeur de vouloir plus grande encore. Son oeil était aussi sûr que sa main était habile. Un portrait commencé était, au bout de la première heure, aussi ressemblant qu'il le devait être après cinq ou six séances. Le dessin en était arrêté par quelques touches larges, si bien à leur place, que toute la charpente osseuse de la tête apparaissait dans sa forme particulière. Le Louvre possède deux ébauches d'elle, qui sont de curieux témoignages de ce que je viens de dire, ce sont les portraits du baron GERARD (François) et de M. INGRES. (…) Les beaux portraits qu'elle a produits ne se peuvent compter, elle a presque toujours réussi à miracle, et ses moins bons ouvrages seraient tenus pour d'excellents morceaux sortis d'une autre main. Les plus remarquables de ceux auxquels elle donna tous ses soins furent, après son portrait de Louis XVIII, qui est de sa première manière, celui de M. le président AMY, en robe rouge – il est au Louvre – celui d'une jeune fille blonde – Melle de FITZ-JAMES – au Louvre aussi; celui de M le duc d'Orléans, d'une ressemblance parfaite (…); celui de M. de GUERCHY, marquis, architecte et directeur du théâtre du Vaudeville, ces deux-là à l'aquarelle, et faits en même temps que le mien, un vrai chef-d'oeuvre (1831). (…) Mad. Lizinka RUE de MIRBEL, née à Cherbourg le 8 thermidor an IV de la république (26 juillet 1796) de Gilles-Marie-Georges RUE et d'Eulalie Zoé BAILLY de MONTHYON, mourut à Paris du choléra, - dont une première attaque l'avait épargnée – à une heure du matin, le 29 août 1849, en son domicile, rue St Dominique, n° 74, âgée de quarante trois ans. Elle avait épousé, le 18 mai 1824 M. Charles François BRISSEAU MIRBEL, membre de l'Académie des sciences, chevalier de la Légion d'Honneur et de St Michel, fils de feu Jean-Baptiste BRISSEAU, propriétaire. M. MIRBEL était né à Paris le 27 mars 1776 – il avait donc quarante huit ans quand Melle RUE en avait vingt huit – il était veuf depuis treize ans. Les témoins de M. BRISSEAU MIRBEL furent « M. Antoine-Maurice APOLLINAIRE, comte d'ARGOUT, alors conseiller d'Etat et Pair de France, âgé de quarante et un ans (…) Mad de MIRBEL eut pour témoins son oncle maternel, M. François-Gédéon BAILLY comte de MONTHYON, lieutenant général des armées du Roy, chevalier de St Louis, grand officier de la Légion d'Honneur, etc... et Monsieur GILLET, notaire, allié de Melle RUE. (…) Le portait de mad. de MIRBEL par M. CHAMPMARTIN fait partie du musée de Versailles. »

Nacimiento

ou 9 Thermidor An IV,

Entierro

Cimetière du Montparnasse,

 Fuentes

  • Persona, familia: Internet Archives : "Dictionnaire critique de biographie et d'histoire JAL. A Augustin 1795-1873 - Edité en 1872

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sosa Maurice RUE 1703-   sosa Georginne CHARTIER   sosa Denis FLOCH   sosa Jeanne Marie Yvonne LAVEANT   François BAILLY DE MONTHYON   Marie BERNARD    
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sosa Toussaint RUE 1733-1775   sosa Françoise Gilette Marie FLOCH 1734-1810   Alexis BAILLY DE MONTHYON ca 1740-   Anne Marguerite DUVAL
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Gilles Marie Georges RUE 1762-   Eulalie Zoé BAILLY DE MONTHYON 1772
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Lizinka Aimée Zoé RUE 1796-1849


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