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Je n'ai aucune prétention a refaire les généologies complêtes de toutes les familles présentes sur ce site, d'autres que moi le font déjà très bien. Je recherche tous les miens puis uniquement les points de jonction des lignées ascendantes de ma famille et des familles collatérales et je les complête aussi loin que possible. Si par hazard une famille comporte plus d'un point d'alliance avec la mienne, je n'efforcerais d'en faire un bloc homogène reliant aussi tous ces points. ceci est dit en quelques lignes mais il faudra beaucoup de temps et de patience pour le faire.....  Quoiqu'il en soit, nous ne devons jamais oublier que : CHACUN D'ENTRE-NOUS EST ISSU D'UN NOBLIAU, D'UN PAYSAN, D'UN BOURGEOIS OU D'UN PENDU, ce qui n'altère en rien la fierté de pouvoir retrouver et revaloriser ses origines, qu'elles soient glorieuses ... ou ordinaires, qu'elles soient légitimes... ou non.

 

 Family Book



le nom de famille "GEORGERY" est composé de deux racines germaniques : GEORG au sens de "laboureur" (à noter qu'en grec la signification est la même) et du suffixe RY au sens de "armé" ou "puissant" suivant la même lexique que MOLINARY (meunier, armé ou puissant) ALARY (tout, puissant) TIRANTRY (obstiné, puissant) (Origine des noms de familles de Emmanuelle Hubert - Editions Famot 1981)

D'après communication d'un lointain cousin (Philipp H Georgery, architecte, San Augustino, Floride, USA (communications des 2 et 11 juillet 2011)) le surnom serait apparu après la bataille d'Hastings (1066) et accolé à Wauthier "côtes de fer" ou Walter "iron costs", semblant être originaire du Vermandois, qui combattait en qualité d'homme d'armes (on dirait mercenaire aujourd'hui) dans les rangs du duc de Normandie Guillaume le Conquérant, futur roi d'Angleterre (1028-1087). Je ne peux le considérer en aucun cas comme un ancêtre mytique car il apparait avec prénom et surnom "Walter Ironcosts the Georgery" dans le "domesday book" comme fieffé en donation royale dans l'extrême nord de l'Angleterre (à Wooler, au sud de Berwick) avec une exemption viagère de "taxe sur la terre" comme chargé de surveillance à la frontière écossaise. (Domesday Book = Livre du jugement dernier - recueil cadastral donnant la situation et les tenants de toutes les terres anglo-normandes à la fin du XIeme s qui fut réalisé dès 1085 sur ordre de Guillaume le Conquérant et terminé (après sa mort) vers 1095).

Le premier ancêtre (certifié dans des actes de l'abbaye de Perth) est Alolf Georgery (°vers 1100 + avant 1179) qui "pourrait" aussi être un petit-fils de Wauthier (ou un petit-neveu, estimation personnelle) et qui y apparait comme le vieux maître de Kirkcaldy en Ecosse "Kirkcaldy's old master" pour l'avoir conquis contre les vikings. Il serait donc passé au service du roi David 1er d'Ecosse ?

Certains ancêtres ont dù être assez épiques comme Walter-Hubert (°1160 +1229) ecuyer (squire), commandant des gardes-côtes, veuf, entré en religion, élu archevêque de Cantorbery en 1204 dont 2 enfants légitimes et 23 batards connus; D'autres devaient avoir un sacré mauvais caractère comme David (+1238) évêque d'Aberdeen en 1216, ecuyer (squire), commandant d'hommes d'armes qui, en 1224 à Orkney, fit crever les yeux à plus de 200 pirates danois capturés ou Erwin, capitaine de Dundee, qui, en 1274,  fit jeter l'abbé de Seeford dans la mer pour avoir "osé" éternuer en sa présence ...

La suite est une longue liste de militaires portant le titre d'écuyer et blason pour les ainés, de propriétaires fonciers (dont certains seront même ministrables et receveurs fiscaux pour les princes-éveques de Liege en Pays de Fosses-la-Ville, Dinant et Couvin), d'agriculteurs, d'éleveurs (Fosses, Vitrival, Vergnies, Cour-sur-Heure, Berzée), d'exploitants de carrières de pierres (Vergnies, Cousolre), de commerçants (Erpion, Ham-sur-Heure,Thy-le-Chateau) pour les cadets. Dans les annales militaires anglaises, on trouve des militaires tués au combat en Australie, en Nouvelle-Zelande, aux Indes, en Afrique du Sud, en Rhodésie, au Canada, aux Etats-Unis (toutes des possessions britanniques). On trouve même un Georgery (capitaine dans les gardes-corps royaux) tombé lors de la bataille des Eperons d'or à Courtrai le 11 juillet 1302 dans les rangs français. Et aussi deux autres Georgery tombés le 15 juin 1815 à Waterloo dans les rangs anglais (a parier qu'il y avait aussi des Georgery dans les rangs impériaux français). L'art ne leur était pas non plus étranger; Albert et Cyprien Georgery se retrouvent comme sculpteurs sur marbre à Paris en 1804 et participeront à des oeuvres commanditées par Napoléon 1er puis Louis XVIII. Aujourd'hui encore Dani Georgery est musicien-violoniste à Dublin (the Chieftains) et Nathan Georgery se produit au banjo et au chant dans des groupes "country" en Louisiane (USA) et toujours des terriens comme Lucien H Georgery qui vit aux environs de Namur (Wisconsin, USA) et y exploite une ferme de 800 acres (+/- 400 hectares) et une brasserie qui produit une pils nommée "Jambette" à 8°,  une "noireaude" apparentée à la Chimay à 11° et du pain d'épice (honeypan ou Belgianfeestpan)

Leur blason (qu'on retrouvera encore à Fosses-la-Ville en Belgique jusqu'à la fin de l'ancien régime en 1794) est lu comme suit : d'or à quatre chevrons de gueules (de Reistap) ou d'or à trois chevrons de gueules, à la champagne du même (Lornet) ou d'or à quatre chevrons de gueules, le dernier fondu en pointe (d'Hozier) que je retiens car c'est aussi celui que j'ai vu figurant sur le sceau de Walter (Wauthier) Georgery, archeveque de Cantorbery en 1204. ce blason était encore porté en Grande-Bretagne jusqu'au début du XXeme s. En Amérique et au Canada, ils ne firent pas usage de leur blason, ni du titre d'écuyer. En Belgique et en France, ils prirent soin, dès la révolution française avec tous ses excès bien connus, de ne pas faire valoir titre et blason au risque d'être "raccourcis". Les descendants des ecuyers ne prirent même pas la peine de revendiquer leur blason devant l'autorité impériale française, ni (en 1815) devant celle de du roi Guillaume d'Orange, ni (en 1831) devant celle de Léopold 1er de Belgique... Probablement un manque d'ambition ! ou  un désinteressement complet car ils avaient probablement encore, à cette époque, tous les éléments en leur faveur à leur disposition.  Nulle part on ne m'a fait mention d'une quelconque devise familiale. Toutefois, il est nécessaire de préciser qu'un blason ou une particule "de" n'est pas une preuve de noblesse. La Noblesse ne s'achète pas, elle s'acquiert par la valeur, le respect, l'obéissance aux rêgles. La noblesse se construira progressivement et bien souvent l'épée à la main. Il faut aussi savoir que les blasons existaient depuis bien avant les croisades du 11eme siecle. Les blasons bourgeois cotoyaient ceux "dits" nobles. Le sceau était alors une empreinte de ce blason et servait de signature, aussi bien chez les nobles que les bourgeois et les corporations (dans un monde où personne ne savait ni lire, ni écrire hormis les clercs et les moines). Avant l'apparition des noms de famille, chacun portait son prénom de baptême avec, en plus, un surnom soit physique ou de terre ou de lieu de naissance. Même, comme en Ecosse, les serviteurs ou officiers d'une famille prenaient souvent un nom de terre ou de Chatellenie ne leur appartenant pas mais où ils servaient. Les noms de famille "à particule" sont d'ailleurs absents des régistres paroissiaux pré-révolutionnaires. En France le roi Henry IV combattit cette tendance aux noms à "rallonges" et son fils Louis XIII, par l'édit de Marcillac, enjoignait aux gentilhommes de ne signer que de leur patronyme, mais plus jamais d'un nom de terre; allant même jusqu'à stipuler que les actes signés ne respectant pas cet édit seraient déclarés "entachés de nullité". En Angleterre, le roi Henri III interdit l'emploi de la particule française, seul le patronyme d'origine était admis dans les actes (ce qui est toujours d'application aujourd'hui). Les shériffs des shires surveillaient étroitement cette application chez les "notaires locaux". Plus tôt en Ecosse, au vu de leur attachement historique à la France et à ses coutumes , le patronyme et le surnom étaient de mise dans les signatures d'actes, mais la particule ne sera "tolérée" que jusqu'en 1403.

la souche familiale provenant d'Ecosse, il est nécessaire d'y faire un arrêt  pour une meilleure compréhension sur l'évolution de notre généalogie; Venus d'Ecosse, oui mais pas "gaéliques" pour autant; en effet le premier ancêtre certifié au XIIe s. porte un nom et un prénom nettement germanique. Ce premier ancêtre certifié arrive d'Angleterre et sa parenté semble provenir des rangs de l'armée normande qui avait envahi l'Angleterre en 1066. l'Historien Peynet qui étudia la tapisserie de Bayeux semble aussi penser que notre plus vieil ancêtre proviendrait du Vermandois... Beaucoup de familles écossaises actuelles ont la même origine avec la même explication, même si certaines d'entres elles ont aussi "gaélisé" leur patronyme (comme Campbell=Beaucamp, Oliphant=Olifant : instrument de musique, Stuart=Stewart : serviteur, Montgomerie=Montgomery: venus du Mont Gomery en Normandie, Mac Walsh=fils du Wallon, Mac Flemish=fils du Flamand, etc... En général tous les patronymes non précédés de "Mac" sont d'anciens noms de Normandie, du nord de la France, de Flandre, d'Hollande et de Wallonie bien gaélisés. Le nom de famille formé sur cette base s'écrivait Mac Trévor ou actuellement McTrévor. A partir du XIIIe s. les prénoms des Georgery seront bientôt aussi fortement gaélisés (mode oblige...) mais notre patronyme familial restera intact au travers des siécles.

le titre d'ecuyer (squire) au haut-moyen-age il existait peu de titres de noblesse : ecuyer, chevalier, baron, comte.  Les Georgery sont connus par leur titre d'ecuyer (squire). Il existe de rares exemptions où ils obtinrent des titres de chevalerie à titre personnel; Ils ne semblent pas avoir été très ambitieux à ce sujet, préférant acquérir des terres plutôt que des honneurs. L'un entrainant l'autre on les retrouvera occupant des fonctions importantes en Ecosse, en Angleterre, en principauté de Liège, en France. Mais aussi promus à des grades élevés et à des Gouvernorats dans l'armée britannique en Indes et en Afrique. En Ecosse (en vertu de je ne sais quelle rêgle de primogéniture féodale) seul l'ainé portait le rang et le titre d'ecuyer, les autres étaient pourtant reconnus comme gentilhommes (gentlemen) et pouvaient exercer une autre occupation que militaire. Il va sans dire que beaucoup trichèrent un peu et adoptèrent le titre familial en changeant de pays, ce qui dans le monde d'alors, était une excellente introduction dans la société locale et une accoutumance aux moeurs de l'époque.

En ce qui concerne les alliances collatérales, la formation des patronymes familiaux gaéliques répond à une autre logique. les noms de famille écossais de souche comportent le préfixe "Mac" au sens de "fils de" : Henry Mac Ewan = Henry fils de Ewan. La même logique est commune aux noms gaéliques d'Irlande : Kenneth O'Flaherty = Kenneth fils de Flaherty ainsi qu'au Pays de Galles : Giel Ap Gwynn = Giel fils de Gwynn. Nous retrouverons beaucoup plus tard d'autres alliances grecques et slaves dans lesquelles ce sera vraiment le nom de famille qui sera masculinisé ou fémininisé par un suffixe comme Szafranska fille de Szafranski (Pologne), Ivanovna fille de Ivanovich (Russie) ou Papadopoulou fille de Papadopoulos (Grece).

Les clans écossais : à l'origine, chez les Scots et les Pictes, un clan égalait une famille de sang  issue d'un même ancêtre. Avec l'évolution et l'apport des coutumes, normandes et saxonnes, le clan s'étendra sur toutes les personnes liées à ce clan de façon durable et qui n'appartenaient à aucun autre clan structuré (en général ces personnes adopteront aussi le nom du clan mais seuls les personnes issues du clan d'origine en porteront le badge-insigne). Je ne connais pas encore le badge des Georgery (s'il y en a eu un). Parfois ils porteront des couleurs de tartan légèrement différentes des "gens du sang"

le tartan et le kilt écossais : le tartan était à l'origine une couverture de laine utilisée pour les nuits; cette couverture (de 3m sur 1,5m) était portée pendante jusqu'aux genoux, nouée à la ceinture et rejettée sur l'épaule gauche en guise d'aisance mais aussi de protection en cas de combat. Ce tartan était de teint de toutes couleurs obtenues dans la nature. Vers le XVeme s. le tartan commencera à s'uniformiser, chaque clan portant : Sa couleur et son mode de tissage unique. Le kilt (séparé comme actuellement) est un invention du XVIIIe s et sera fait des mêmes couleurs, toujours pour le même motif principal : se reconnaitre dans les combats de masse... Il en existe deux pour les Georgery un pour les tenants du titre d'ecuyer (squire) et un autre pour les cadets. A noter toutefois que les branches qui s'établirent en France (avec les Stuart d'Aubigny) et en principauté de Liège (avec les Brown, les Douglas et les Monroe) abandonnèrent vite le systême clanique ainsi que le port du kilt-tartan qui ne s'accordaient  pas avec les usages locaux. Une image à faire tomber "que porte t'on sous le kilt ?" A l'origine peut-être rien (pour les très pauvres, quoique vu les températures ce serait vraiment étonnant) mais plus  généralement un simple short avec poches. Sur le devant était porté un "sporan" (bourse contenant des choses usuelles comme clefs, pipes,...).  Depuis le XVIIIe s, on porte un short sans poche, sous un kilt d'une seule pièce, l'avant plat, l'arrière plissé (maintenant... vous savez !)

Une coutume écossaise injuste : la passation d'un héritage : l'usage d'Ecosse voulait que tout l'héritage familial passe uniquement aux mains du fils ainé de chaque famille pour éviter les divisions du patrimoine. En général les enfants d'une famille était assez nombreux. Toutes les filles seraient à marier donc à doter (le plus souvent en argent) charge qui incombait au frère ainé (en cas de défaut de parents en vie) ou dirigées vers le milieu religieux; tous les autres fils "devaient partir" chercher fortune ailleurs. Ce qui explique (comme dans le cas de notre famille Georgery) le nombre impressionnant de militaires retrouvés dans le monde entier ainsi que le nombre de cadets qui se tournaient vers des métiers de juristes de commerce ou de fermiers). Ceci pourrait expliquer la réputation du terme "avare comme un écossais" qui devrait plutôt se dire "pauvre comme un écossais"

Pour une dernière anecdote, la société de production de champagnes "Noël Mondet" est située au n° 3, rue Georgery à 51770 Arcis-le-Ponsart (Montagne de Reims). (j'ai écrit à cette mairie pour de plus amples renseignements, mais sans succès jusqu'à présent.)

Quoique nous soyons devenus, nous n'avons à rougir ni de nos origines, ni de nos alliances, ni de nos collatéraux, ... tous bien nés.


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