Message d'information du propriétaire de l'arbre

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IL était une fois...4 personnes qui s'appelaient "
Tout le Monde,Quelqu'un,Chacun,et Personne". IL y avait un important travail à faire sur mon arbre ,et j'ai demandé à "Tout le Monde" de le faire. "Tout le Monde" était persuadé que "Quelqu'un" le ferait. "Chacun" pourrait l'avoir fait, mais c'est "Personne" qui le fit. "Quelqu'un" se fâcha, parce que c'était le travail de "Tout le Monde". "Tout le Monde" pensa que "Chacun" pourrait le faire, mais "Personne" réalisa que "Tout le Monde" ne pouvait pas le faire. En fin de compte,"Tout le Monde" fit des reproches à "Chacun" parce que "Personne" n'avait fait ce que "Quelqu'un" aurait pu faire. Moralité... il faut dire: " MOI JE FAIS."

 

 

 

 Chronique familiale



 Sosa N°1 Je suis un enfant des années 80, j'ai été baptisé par un célèbre publicitaire "Génération Mitterand". Je suis né avec le TGV et le minitel mais aussi avec le walkman, le CD, Canal + ,les jeux vidéo et les micro ordinateurs ! ( la belle génération ;-)) . J'ai toujours eu l'habitude de passer d'une chaine à une autre avec la télécommande et à force de zapper j'ai pu voir d'innombrables évènements.


Sans me rendre compte parfois de leur importances, j'ai ainsi assisté à la réélection de Francois Mitterand, à la chute du mur de Berlin puis à celle du communisme, à la fin de l'URSS et à celle de l'apartheid en conflit direct ! La guerre du Golfe m'a plongé bien jeune dans un climat que l'on croyait désormais réservé aux manuels scolaires.Adolescent dans les années 90, j'ai du trouver mes repères. La "pax americano" promettant la paix et la liberté pour tous peinait à convaincre. Libre-échange, exception culturelle, mondialisation ... les maîtres-mots comme les concepts changent, à mesure que disparaissent les discours d'hier. Sans travail, sans papier, sans logement ... l'heure est à l'engagement humanitaire et associatif.La guerre en ex-yougoslavie - à 2 heures de Paris - et le génocide au Rwanda - un million de mort en un mois - me confirme, s'il en était besoin, que le pire n'est pas forcément derrière moi ....Internet et les consoles de jeu, la culture Hip-Hop, la révolution techno et le retour du Rock : Ma génération pose ses jalons.Entre tradition et modernité, nous avons décidé de "mixer" notre époque, afin d'écrire notre propre histoire.Le 12 juillet 1998, la France, pour la premiere de son histoire, devient championne du monde de football. Un rêve prend forme, celui d'un pays black-blanc-beur, dont un certain Zinedine Zidane serait l'emblème et le héros ....Arrive ensuite l'année tant attendu où la rumeur d'un bug universel arriverait, l'année 2000 nous ouvre les portes du futur, on dessine déjà des voitures volantes et des maisons sous l'eau, mais l'heure n'y est pas encore, le réchauffement climatique bat son plein dans cette nouvelle génération ....

La jeunesse de mon père "Le propriétaire de l'arbre"

Enfants des années 50, enfants du "baby-boom", ils connaissent le prix et la valeur des choses, et la notion de rareté caractérise leur quotidien dans cette France en pleine reconstruction.La "Guerre Froide" bat, son plein, et la bipolarisation du monde s'immisce jusque dans leur cartables.Lecteurs de "Vaillant" ou de "Coeur Vaillant", ils mesurent déjà leur différences...Tintin et "Spirou". Lili et "Aggie",Buck Danny et la Patrouille des castors,Biggles et Bob Morane disputent à Jules Verne et à la comtesse de Ségur la paternité de leurs rêves.Le petit Rodolphe, la famille Duraton ou L' inimitable Zappy Max échappés de la lourde TSF du salon fédèrent encore petits et grands, un privilège que renouvellent la télévision, son unique chaîne en "noir et blanc" et ses premiers héros.Les échos de la lointaine guerre d'Indochine laissent place aux "opérations de maintien de l'ordre" en Algérie auxquelles participe souvent un de leur frères ou cousins.L'expédition de Spoutnik et le voyage de Youri Gagarine leur maintiennent à distance rassurante de cette dure réalité même si leurs illustrés et leurs romans bon marché les abreuvent de batailles dans l'espaces.L'émergence d'émissions de radio et de magasines "pour les jeunes" ainsi que d'une pléiade de chanteurs à peine plus agés que leur public, imposent une culture fondée sur la musique, la danse, et les codes vestimentaires.Du temps des copains à celui de la contestation, il n'y a qu'un pas vite franchi au cours des Années 60.Les enfants du rock passent d'Elvis à Dylan et de Johnny à Antoine.La famille, l'autorité, la morale... en un mot, la société, se trouvent critiquées à la base.La politisation croissante de la jeunesse aiguise ce processus d'érosion. "vivre sans temps morts, jouir sans entraves" devient un mot d'ordre! Les événements du printemps 1968 ( mon père avait à peine 20 ans) marquent la fin des sixties et l'ouverture d'une ère nouvelle dont "expérience" devient le maître mot.Le général de Gaulle se retire " Au désespoir de nos aînés et pour notre plus grand soulagement, il faut bien se rendre à l'évidence, rien, non rien ne sera plus jamais comme avant.....

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Mon Grand-père

ici commence mes recherches sur le département du Cantal

SA NAISSANCE

L'an mil neuf cent vingt,et le vingt un novembre à dix neuf heures est né, place d'Aurinques au n°7 Jean-Baptiste GASTON (mon grand père) du sexe masculin de Antoine GASTON (1877-1954) agé de quarante trois ans, "terrassier", et de Louise SERIES agée de quarante quatre ans "sans profession", son épouse, domiciliés en cette commune.SON MARIAGELe dix novembre mil neuf cent quarante cinq à dix heures trentes minutes part devant Nous, ont comparu publiquement en la maison commune: Jean Baptiste GASTON,"conducteur d'automobile" né à Aurillac (Cantal) le 21 novembre 1920, domicilié à Montrouge,2 rue Camille PELLETAN, fils de Antoine GASTON,( mon arrière grand père paternel) "maçon" et de Louise SERIES ( mon arrière grand mère paternel) "sans proféssion, époux domiciliés à Montrouge,2 rue Camille PELLETAN d'une part. et Aimée Alexandrine PIEDEVACHE, ( ma grand mère paternel) "relieuse" née à Paris sixième arrondissement, le treize mars mil neuf cent vingt,domiciliée à Montrouge,2 rue Camille PELLETAN, fille de Jules PIEDEVACHE, ( mon arrière grand père coté de la mère de mon père) décèdé, et de Prudence MOREAU, ( mon arrière grand mère coté de la mère de mon père) sa veuve,"femme de ménage" domiciliée à Montrouge, 2 rue Camille PELLETAN, d'autre part.Les futurs époux déclarant qu'il n'a pas été fait de contrat de mariage.Jean-Baptiste GASTON et Aimée Alexandrine PIEDEVACHE, ont déclaré, l'un après l'autre; vouloir se prendre pour époux, et Nous avons prononcé, au nom de la loi, qu'ils sont unis par le mariage.En présence de Louis GASTON ( frère de mon grand père paternel "mon grand oncle coté paternel ) " graveur en reliure", demeurant 46 rue Racine à Montrouge.et de Marcel PIEDEVACHE ( frère de ma grand mère paternel " mon grand oncle coté maternel ) " mécanicien ajusteur,demeurant 60 rue Gabriel PERI à Montrouge, témoins majeurs, qui, lecture faite, on signé avec les époux et Nous Louis Michel CANNET, Adjoint au Maire de Montrouge.SON DECESLe quatre septembre mil neuf cent cinquante à vingt trois heures trente minutes est décèdé,47 rue du Faubourg Saint Jacques, Jean-Baptiste GASTON, domicilié à Vanves (Seine) 90, rue Jean Bleuzen, né à Aurillac (Cantal) "polisseur", fils de Antoine GASTON, "sans profession" hospitalisé à la maison VERDIER à Montrouge (Seine) et de Louise SERIES son épouse, décèdée.Epoux de Aimée Alexandrine PIEDEVACHE.

1945 de retour de déportationhospitalisé à Cochin. Lésion droite BK+SANA d'Hauteville pneuno ; et retour au domicilemalade insoumis reprend son travail en 19481949 attente admission à l'hopital Cochin pour thoracoplastie

Mon arrière grand père

Je vais maintenant parcourir le département du Cantal en traversant de nombreux villages,et hameaux.http://www.lion1906.com/Regions/auvergne/Departements/cantal/cayrols_150030.phpSA NAISSANCEL'an mil huit cent soixante dix sept et le quatre mars à neuf heures du matin,par devant nous DELZANGLE Nicolas maire officier de l'état civil de la commune de Cayrols, Canton de Saint Mamet,arrondissement d'Aurillac (Cantal) a comparu le sieur Jean GASTON (1846-?) agé de trente deux ans "Cultivateur", domicilié au hameau de Lascarraux en cette commune, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, nous a dit être né ce jourd'hui à deux heures du matin, dans sa maison d'habitation ci dessus désignée de lui déclarant et de Marie LONGPUECH (1848-?) son épouse âgée de vingt huit ans "sans profession" il nous a déclaré vouloir donner à cet enfant le prénom d'Antoine.SON BAPTEMEacte de baptême N°9 sur les registres de la paroisse de CayrolsL'An mil huit cent soixante dix sept et le quatre mars a été baptisé dans l'église de Cayrols,(Cantal) par nous vicaire,Antoine GASTON, né aujourd'hui à Las Carrau, de Jean GASTON et de Marie LONGPUECH de Las Carrau.Le parrain a été Antoine GASTON (grand père de l'enfant) et la marraine Anne LAFON, lesquels ont déclaré ne savoir signer.SON MARIAGEL'An mil huit cent quatre vingt dix huit et le cinq octobre à dix heures du matin par devant nous Jean-Louis CREPIN adjoint remplissant en l'absence du Maire la fonction d'officier de l'état civil de la commune de Lacapelle-Viescamp canton de Laroquebrou (Cantal),ont comparu à la mairie sieur Antoine GASTON "cultivateur" âgé de vingt et un ans domicilié à Verniol (Cantal) en notre commune né à Lascarrau commune de Cayrols canton de Saint Mamet (Cantal) le quatre mars mil huit cent soixante dix sept, ainsi qu'il résulte de l'acte en forme délivré par le Maire de Cayrols, fils mineur et légitime de Jean GASTON et de Marie LONGPUECH " cultivateurs" domiciliés dans la commune de Cayrols , ici présent et consentants d'une part, et de damoiselle Louise SERIES "sans profession" âgée de vingt deux ans, domiciliée au dit lieu de Verniol, née à Calvanhac (Cantal) en cette commune le dix août mil huit cent soixante seize, fille majeure et légitime de défunt Jacques SERIES décédé au dit lieu de Verniol le huit mai dernier ainsi qu'il résulte des actes de naissance et de décès de notre mairie, et de Françoise LABORIE "sans profession" domiciliée à Verniol, ici présente et consentante d'autre part.Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont eu lieu les jourde dimanche vingt cinq septembre et deux octobre derniers à neuf heures du matin, devant la porte de notre mairie,ainsi qu'il résulte de notre registre des publications.Pareilles publications ont eu lieu devant la porte de la mairie de Cayrols les mêmes jours à la même heure, ainsi qu'il résulte du certificat délivré à cet effet par le Maire de Cayrols.Aucune opposition ne nous ayant été signifiée faisant droit à la réquisition des parties,après avoir donné lecture de toutes les piéces ci-dessus mentionnées ainsi que du chapitre six du titre du code civil intitulé du mariage, nous avons interpellé les futurs époux et les personnes présentes autorisant le mariage d'avoir à déclarer, s'il a été passé un contrat, lesquels nous ont répondu négativement.Nous avons ensuite demandé aux futurs époux s'ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d'eux nous ayant répondu séparément et affirmativement, nous avons déclaré au nom de la loi que Antoine GASTON et Louise SERIES sont unis par le mariage.Le tout a été fait publiquement et en présence de Antoine CLAMAGIRAND "cultivateur" âgé de vingt cinq ans domicilié au bourg de Lacapelle-Viescamp, et de Pierre Antoine MERAL "instituteur" âgé de trente six ans, domicilié à Lacapelle-Viescamp , tout deux non parents, et de Baptiste SERIES "sabotier" âgé de trente trois ans,domicilié à Aurillac (Cantal) et de Célestin SERIES "cultivateur", âgé de vingt cinq ans,domicilié à Mostal en cette commune, tout deux frères de l'épouse ( mes arrières grand oncles)De quoi nous avons dressé cet acte que l'épouse et les quatre témoins ont signé avec nous, l'époux ses père et mère et la mère de l'épouse ont dit ne le savoir faire de ce requis par nous après lecture faite.SON DECESLe sept février mil neuf cent cinquante quatre, à treize heures, est décèdé en son domicile, 50 avenue Verdier à Montrouge (Seine) Antoine GASTON, né à Cayrols (Cantal) le quatre mars mil huit cent soixante dix sept, "sans profession", fils de Jean GASTON et de Marie LONGPUECH, époux décèdés.Veuf de Louise SERIES.Dressé le huit février mil neuf cent cinquante quatre,seize heures trente minutes.

Notes sur LACAPELLE-VIESCAMP

L'histoire de La Capelle Viescamp que nous allons essayer de suivre depuis sa plus lointaine origine présente de graves lacunes : dans toute monographie, il faut se contenter de données bien vagues et se résigner parfois à sauter des siècles entiers sur lesquels toute notion fait défaut. Les quelques faits recueillis dans cette étude donnent cependant une idée de la vie de notre paroisse à travers les siècles.On ne sait rien de son origine. Il est certain toutefois que son territoire était habité à l'époque gauloise, car un prieur de La Capelle-Viescamp, François de FORTET, découvrit en 1668, au village du CASSAN, huit sépultures celtiques et certains disent encore que des poteries datant de l'époque gallo-romaine furent trouvées à l'entour de ce même village.D'autre part l'étymologie du mot "la capelle viescamp" peut donner quelques renseignements. Il signifierait que notre commune devait posséder, autrefois, des terres incultes et abandonnées. Ceux qui ont particulièrement étudié la région et son histoire veulent voir dans le mot "camp" un souvenir de faits d'armes; ils prétendent que de grands évènements militaires s'y sont passés. "L" histoire ne les a point conservés, la tradition et quelques indices y servent d'indication" (annuaire des enfants de Laroquebrou).Tout cela ne constitue pourtant que des données bien vagues. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que l'on trouve le nom de La Capelle-Viescamp. Par son testament en l'an 1294, Géraud de MONTAL, chanoine de l'église de Mende fondait 4 chapelleries (fondation pieuse dans une église dont le capital se trouvait hypothéqué sur les biens du fondateur) dans l'église du BROU (village de Laroquebrou) dont l'avoir était constitué par des revenus à prendre sur les messes (revenus d'une paroisse) de diverses paroisses, et La Capelle était nommé. Un demi-siècle plus tard, le 25 juin 1449, Etienne de PUECHBROUSSOU (du village de ce nom) fondait par acte notarié chez Maître BERTRAND, dans l'église de notre paroisse une chapellerie, pour la dotation de laquelle il donnait entre autres choses, un pré appelé LIOBART. Ce pré fut vendu à la Révolution pour la somme de 22700 livres.

Origines de Lacapelle-Viescamp

1.

Parrochia de Campis de Veteribus Campis -1297- Texte de Géraud de Montal

2.

Capella Veteribus Campis -1403- Echange avec G de Montal

3.

Vielhs Camps -1485- Reconn. À J. de Montanat

4.

La Chapelle Biesquam -1626- Etat Civil d'Arpajon

5.

La Chapelle Vieux Camps -1628- Paragraphe sur les cont. D'Auvergne

6.

La Chapelle Viescans -1632- Etat Civil de Glénat

7.

La Capelle Vienbscamp -1668- nommée au Prince de Monaco

8.

La Cappelle Viescamp -1675- Etat Civil Laroquebrou

9.

La Capelle Viescamps -1688- Pièces du cabinet Bonnefons

10.

La Capelle de Viescamps -1784- Chabrol

Son église dédiée à Sainte Madeleine était un prieuré à la nomination de l'archiprêtre d'Aurillac. Elle à été érigée en succursale par décret du 28 aout 1803

Le Cimetière

Avant la grande révolution, un usage très ancien permettait d'enterrer les morts dans les eglises elles-mêmes. De nos jours, c'est un fait très rare. Cette faveur était accordée aux bienfaiteurs des églises, aux seigneurs des paroisses, à quelques personnes de distinction, aux curés et autres prêtres de la paroisse. Cet usage existait à Lacapelle Viescamp, comme le prouve un vieux registre de la catholicité remontant à l'année1686, qui se trouve aux archives communales.

On lit en effet que Monsieur Pierre LACAM, curé de la paroisse fut enterré au pied du maitre hotel de l'ancienne église, le 12 septembre 1686.

Les autres prêtres résidant sur la paroisse avaient aussi cette faveur. Ainsi le corps de Monsieur Géraud BOISSON, ancien curé de Nieudan, retiré au village de Calvanhac fut déposé le 30 aoùut 1697 dans le choeur de l'église; celui de Monsieur Guillaume MALRAS, prêtre communaliste et chapelain de Puechbroussou, fut aussi déposé dans l'église le 08.11.1745 etc...

Les seigneurs de Viescamp jouissaient aussi de ce privilège, comme le montre par exemple,l'acte de décès de Louise Charlotte de LA VALETTE, ensevelie dans le choeur de l'église le 25 mars 1694.

En dehors de ces cas les sépultures se faisaient dans le cimetière.

Le plan cadastral dressé en 1828 notait que le cimetière était situé autour de l'église. Il devait l'être depuis fort longtemps, parce que c'était une vieille coutume de l'église d'ensevelir les morts autour des églises quand ce n'était pas dans leur enceinte.

Le cimetière était trop étoit, aussi par acte du 19 juillet 1835, passé devant Maitre Issolier, notaire à Crandelles, Monsieur Bernard CABANES, maire de Lacapelle-Viescamp, acquérait de Jean ROQUETANIERE et de son épouse Marguerite VAYSSE, une parcelle de 5 ares de terrain pour l'agrandissement du cimetière. Cette parcelle était située au nord de l'église et était limitrophe de l'enclos de Monsieur CLAMAGIRAND.

En 1850, la commune achetait à 300 mètres environ de l'église, sur la route de Laroquebrou à Aurillac, 9 ares 38 centiares de terrain pour former le cimetière actuel.

Par acte sous seing privé du 28 juillet 1902, la commune faisait de nouveau l'acquisition de 3 ares de terrain à Madame CLAMAGIRAND pour agrandir le nouveau cimetière jugé insuffisant.

Après la guerre on faisait un dernier agrandissement d'environ 86 mètres carrés de terrain, cédés par Monsieur et Madame MAS du bourg.

La Vieille Eglise de LACAPELLE-VIESCAMP (essai de reconstitution)

Il y a une quarantaine d'années (1890-1891), l'ancienne église de Lacapelle-Viescamp menaçait de tomber en ruines, était démolie pour faire place à celle qui existe actuellement.Il est très regrettale que les archives de la paroisse ne possèdent pas de document sur cette antique église. Aussi "l'Echo de notre clocher", va essayer de donner une description sommaire de ce monument, d'après les quelques renseignements communiqués par d'anciens de la paroisse.

La nouvelle église a été construite sur l'emplacement de l'ancienne avec cette différence que celle-ci était plus petite, moins longue et moins élevée. Les agrandissements se firent du côté du choeur surtout. L'ancienne église devait donner l'impression d'être un peu écrasée comme le paraissent certaines petites églises de campagne de l'Auvergne.Le clocher seul, n'a pas été démoli mais simplement restarué. Il est donc resté le même. Cependant au lieu de l'élégante toiture actuelle, il n'avait comme toit, qu'un simple plan incliné, avec un petit auvent du côté de l'église, aussi il ne paraissait pas aussi élevé que de nos jours. L'entrée de l'église, avec son porche et sa rosace n'a donc pas chagé d'aspect dans son ensemble.L'intérieur de l'église se composait de la nef, de quatre petites chapelles, du choeur et de la sacristie.

La nef assez étroite, ne possédait pas de tribune. Elle était pavée, mais les dalles n'étant pas toutes au même niveau, rendaient difficile le placement des chaises. La voûte (qui parait-il, laissait passer la pluie) formait un long cintre de bois allant du fond à l'entrée du choeur.Presqu'au fond de la nef, une balustrade en vois (faite, dit-on par Monsieur BORIES, ancien curé de la paroisse) partant de l'extrémité des bancs des familles OLIVIER (à gauche) et MAISONOBE (à droite), qui étaient de chaque côté de la nef, servait de séparation entre les hommes (au fond) et les femmes (en avant). Cette barrière qui était assez grossière fermait complètement le passage; mais on ne tarda pas à l'ouvrir en supprimant le petit portillon.A la suite en entrant, il y avait la chapelle de St-Joseph, et près du choeur, celle de la Sainte Vierge ; à gauche, en entrant, la chapelle de St-Roch, et près du choeur, celle du Sacré Coeur. L'entrée des chapelles de St-Joseph, et de St-Roch était assez large et de forme arrondie, tandis que celle des deux autres chapelles était plus étroite et de forme rectangulaire.

Ces chapelles, qui étaient très petites, étaient éclairées par une petite fenêtre très étroite, dont le sommet était arrondi. Ces fenêtres à petits carreaux étaient protégées, à l'extérieur, par une barre de fer verticale, coupée au milieu par une autre barre horizontale. ces fenêtres devaient être du genre de celles que l'on trouve dans les vieilles églises de style roman-auvergnat. Comme la nef, les voutes des chapelles étaient arrondies et construites en bois.Les autels de ces 4 petites chapelles étaient en bois sculpté mais sans valeur aussi ils ont été remplacés par les 2 autels de marbre blanc de la nouvelle église. Ces autels étaient placés dans le même sens que les 2 actuels.Au fond de la chapelle de St-Roch (à gauche en entrant) il y avait déjà les fonts baptismaux actuels qui n'ont donc pas changé de place. Ce sont ceux qui sonte n bois formant une armoire surmontée d'un cône. Le baptistère en marbre et en cuivre est plus récent.Dans la chapelle du Sacré Coeur, au dessus de l'autel, on voyait un tableau représentant le martyre de St Jean Baptiste. Ce tableau n'existe plus. Les confessionnaux se trouvaient l'un dans la chapelle du Sacré Coeur (celui du vicaire), l'autre dans la chapelle de la Ste Vierge (celui du Curé) et un troisième (?) peu utilisé pour les hommes dans la chapelle de St-Joseph. Les hommes se confessaient ordinairement dans la sacristie, comme de nos jours.

Dans la chapelle de la Ste Vierge, une petite porte très étroite, permettait d'entrer ou de sortir du côté du presbytère comme celle de la sacristie actuelle.

La chaire se trouvait presque au milieu de la nef, adossée au mur entre la table de communion et la chapelle de la Ste Vierge.Il y avait 5 bancs; l'un celui de la famille de BONNAFOS, partait de la chapelle de la Vierge, prolongeant en quelque sorte le confessional de Monsieur le Curé , était tourné face au choeur ; l'autre celui de la famille MAISONOBE dans le sens de la longueur de la nef : formaient ainsi un angle droit. Du côté de l'évangile, le banc de la famille LESCURE, partant de la chapelle du Sacré Coeur formait aussi l'angle droit avec celui de la famille OLIVIER;

Plus haut entre le coeur et la chapelle du Sacré Coeur en face de la chaire, il y avait le banc de la famille ROQUETANIERE. Entre ce banc et cleui de la famille LESCURE, il y avait le passage pour se rendre dans la chapelle du Sacré Coeur.Le choeur très petit était moins large que la nef. A l'entrée, la table de communion était faite en bois, dans le genre de la balustrade de la nef. De chaque côté de l'entrée du choeur, il y avait une statue dorée. Le choeur étgait bien entouré de boiseries sculptées mai il ne possédait pas de stalles. A gauche du côté de l'évangile, une petite porte permettait de pénétrer dans la sacristie, qui était très petite et dont il ne reste qu'un pan de mur.Au fond du choeur, était placé le maître-autel actuel en marbre rouge avec son tabernacle Il était déjà renversé, sens dessus-dessous comme maintenant. Est-ce à dessein ou par erreur ? On l'ignore.Au moment des travaux de démolition, on a trouvé dans les chapelles au pied du maître-autel des tombeaux de pierre. Au pied du maître autel on a découvert les ossements d'un ancien curé de Lacapelle. Serait-ce ceux de Pierre LACAMP mort le 12 septembre 1686, enseveli à cet endroit d'après les registres paroissiaux

De nos jours,je continu ma promenade à travers villes et villages du Cantal et le métier de la terre.


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