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Adveniat Feliciam Tuam


H  Louis de SAINT-GELAIS de LUSIGNAN (bâtard méconnu du Roi François 1er)

Sosa : 111 144
(Louis de SAINT-GELAIS de LUSIGNAN)
 Louis de Lansac
chevalier baron de La MOTHE SAINT HÉRAY, seigneur de LANSAC, seigneur de PRÉCY ((60460 Précy-sur-Oise)), seigneur de CORNEFOU ((17160 Sonnac))

  • Né vers 1513 - Château de CORNEFOU (17160 Sonnac)
  • Décédé en octobre 1589 - Château de PRÉCY (60460 Précy-sur-Oise) , à l’âge de peut-être 76 ans
  • (IMAGE : portrait par F.Clouet) Conseiller d'Etat ; chevalier d'honneur de Catherine de MEDICIS ; chevalier du Saint-Esprit.

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Demi-frères et demi-sœurs

Du côté de François 1er d'ANGOULÊME, Roi de FRANCE 1494-1547 Du côté de Jacquette ANDRON de LANSAC, dame héritière de LANSAC ca 1495-ca 1533

 Relations

(pages liées)

 Notes

Notes individuelles

  Fils de Mélusine ? Peut-être ... Mais de la Salamandre : certainement !

Cette histoire est celle d'un demi-frère, naturel et gardé secret, du Roi Henri II.
Pourquoi l'histoire officielle et les généalogistes d'Ancien Régime ont-ils longtemps soutenu que la mère de Louis de SAINT-GELAIS, Jacquette ANDRON de LANSAC, était née des amours juvéniles de François 1er avec Françoise de PÉRUSSE ?
Un lien de sang évident unissait Louis de SAINT-GELAIS à la famille royale.

Sa mère : non point fille de Roi, mais maîtresse de...

Aujourd'hui encore, il suffit de regarder, côte à côte, deux portraits peints par Clouet, celui de Louis et celui du Roi Henri II, fils de François 1er, pour éprouver une très grande familiarité entre les deux visages et une ressemblance filiale avec celui du Roi François : mêmes nez fins et narines démesurées d'ANGOULÊME, mêmes hautes paupières en amande de Louise de SAVOIE, enfin même longueur d'un visage qui n'en finit pas d'être volontaire.
Aux yeux de ses contemporains, Louis de SAINT-GELAIS devait presque ressembler plus encore à François 1er que Henri II lui-même !

François 1er Louis de Saint-Gelais Henri II

En revanche, en rien, Jacquette ne ressemble physiquement à François 1er.
Enfin, il est impossible à Jacquette d'avoir été la fille de François d'ANGOULÊME, pour la simple raison que tous deux appartiennent rigoureusement à la même génération, à quatre ou cinq ans près.

Mais si la parenté était évidente, pourquoi l'avoir justifiée en sautant une génération ?
Puisque François 1er ne s'était jamais prononcé lui-même sur sa postérité illégitime, la cour et l'histoire officielle, toujours plus royaliste que le roi, préférèrent sans doute prêter au souverain des amours avec une dame de haut rang, Françoise de PÉRUSSE, qu'avec la fille de celle-ci, dont le père était dit simple marchand bourgeois de la ville de Bordeaux.
(Quoiqu'issus de race chevaleresque ancienne, les ANDRON de LANSAC étaient entrés, en dérogeant, dans le commerce par leurs belles-familles et ne réclamaient pas d'autre honneur que celui de réussir en affaires.)

Ou bien était-ce stratégique ? En jetant en pâture une rumeur absurde, l'énormité de celle-ci finirait bien par discréditer le bien fondé de la véritable information que l'on cherchait à cacher : SAINT-GELAIS ressemble fort au Roi : normal sa mère est dite fille du feu Roi... Et ceux qui relèveront l'impossibilité du fait, finiront par renoncer à la question de la parenté elle-même.

Le silence de François 1er lui-même

Contrairement à Charles VII avec Agnès SOREL, François 1er n'a jamais voulu, de son vivant, afficher les fruits de ses nombreuses amours de jeunesse, en légitimant un enfant ou bien en le laissant appeler son bâtard. Cette descendance illégitime est certainement innombrable, mais l'histoire officielle ne lui en reconnaît aucune.
François 1er, lui-même, chercha toujours à épargner ses épouses et en particulier, la première - à qui il devait tant et qu'il comblat toujours - la Reine Claude, fille de Louis XII. Depuis les fiancailles précoces de François avec la fille du Roi, rien n'était acquis. On a même longtemps cru que le mariage ne se ferait réellement jamais. Il n'était donc pas question que le jeune prince donnât des arguments à ceux qui s'y opposaient.
Le premier grand historien moderne spécialiste de son règne, Paulin Paris, est à ce sujet très clair.

J'ajouterai, que le Roi avait sûrement en horreur tout ce qui pouvait nuir à l'intégrité de la France, tout ce qui aurait pu menacer son unité. Enfin, il a souvent placé la lettre au-dessus de l'esprit. C'est le roi de l' Ordonnance de Villers Cotterêt, de l'obligation de tenir en français les registres paroissiaux, l'ancêtre de notre état civil. Désormais ce qui est consigné par écrit fait foi.
Certes, les actes précisent à propos de la naissance d'un enfant s'il est naturel ET légitime. Mais la tradition laisse entendre que tout enfant qui n'est pas né hors mariage est aussi celui de l'époux légitime de sa mère.

En ménageant l'honneur de sa fiancée, de son épouse, François pouvait aussi ménager celui du mari de son amante, ainsi que celui de toute sa famille. Le Roi n'avait pas encore - comme les Bourbons l'auront - l'orgueil de se croire si souverain que sa royale personne ne pouvait être cause d'aucun déshonneur.

Les amours de jeunesse de François d'Angoulême

S'il ne s'est pas penché sur le cas de Jacquette, l'historien Paulin Paris a magnifiquement levé le voile sur les premières amours de François.
Sa principale source sera l' Heptaméron, oeuvre de la soeur de François, Marguerite.
En revanche, En 1940 (seulement), un biographe de Louis de SAINT GELAIS (ou Louis de LANSAC), affirmera sa filiation naturelle d'avec le Roi.

ARMOIRIES : Louis avait adopté pour cimier sur ses armes une figure de Mélusine. S'il est bien le fils de François 1er, cela était une habille façon de marquer sa filiation, outre d'avec les LUSIGNAN, avec le roi à la Salamandre...

Bertrand Dumas-de Mascarel

A propos du château de Cornefou
M Denis Parenteau nous a écrit :
Louis de SAINT GELAIS est bien né au château de Cornefou [ou : CORNEFOL] qu'il a abandonné à son mariage pour les possessions de son épouse. Cornefou se trouve sur la commune de Sonnac, dans le canton de Matha, à une vingtaine de kilomètres de Cognac. Le château était en ruine au XVIIe siècle et le logis seigneurial a été reconstruit un peu plus bas en 1696. Les derniers restes du château ont disparu au milieu du XIXe siècle. Sous l'Empire ma famille avait racheté une partie des terres, puis le logis reconstruit, 50 ans plus tard. Cornefou devait l'hommage-lige à la famille de Matha pour le chateau lui-même, et à la famille de Bourdeilles pour ses terres.

 Sources

  • Personne: Rech. personnelles et inédites, B. Dumas de Mascarel ; Archives privées du château de BRESSEY, notes du marquis d'AGRAIN, "Maison de Kergorlay Canisy" ; AD d'Indre-et-Loire, Chartrier d'Azay ; C. Sauzé de Lhoumeau, "Un fils naturel de François Ier, Louis de Saint-Gelais" (1940) ; AD d'Indre-et-Loire, E 773.
  • Famille 1: Père Anselme, IX, p. 66.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Jean dit le Bon (ludovicien) d'ORLÉANS, du Sang royal de FRANCE comte d'ANGOULÊME 1404-1467   Marguerite de ROHAN, Madame la comtesse d'ANGOULÊME ca 1412-1497   Philippe II Sans Terre de SAVOIE, prince de PIÉMONT & chevalier de La TOISON d'OR 1438-1497   Marguerite (ludovicienne) de BOURBON, du Sang royal de FRANCE †1483   Raymond Amanieu ANDRON de LANSAC, chevalier seigneur dudit lieu de LANSAC seigneur de TASTES †/1476   Jeanne (de Grailly) de FOIX BÉARN, bâtarde du captal de BUCH 1430-   Audouin de PÉRUSSE des CARS, chevalier seigneur de SAINT BONNET   Aliénor de ROQUEFEUIL
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Charles d'ORLÉANS ANGOULÊME, prince VALOIS du Sang royal de FRANCE comte d'ANGOULÊME 1459-1496   Louise de SAVOIE, trois fois Régente de FRANCE 1476-1531   Thomas ANDRON de LANSAC, écuyer seigneur dudit & seigneur de CORBIAC   Françoise de PÉRUSSE des CARS ca 1480-
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François 1er d'ANGOULÊME, Roi de FRANCE 1494-1547   Jacquette ANDRON de LANSAC, dame héritière de LANSAC ca 1495-ca 1533
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Louis (bâtard méconnu du Roi François 1er) de SAINT-GELAIS de LUSIGNAN, chevalier baron de La MOTHE SAINT HÉRAY ca 1513-1589


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