Maurice Aimé VILLENET
Maurice Aimé VILLENET
Sosa :14
(Aimé VILLENET)


  • Né le 17 janvier 1894 - BOULAGES, Aube
  • Baptisé le 11 février 1894 - BOULAGES, Aube
  • Décédé le 9 avril 1964 - BOULAGES, Aube,à l'âge de 70 ans
  • Inhumé - BOULAGES, Aube
  • Cultivateur, propriétaire, conseiller municipal (1925, 1929,1935, 1945, 1947, 1953), a participé à la grande guerre
9 médias disponibles 9 médias disponibles

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Fratrie

 Notes

Notes individuelles

COUSINAGE avec :

- Laurent Constant THEVENY - Ancêtres communs : Jean DUBOIS (1634-1693) et Marguerite BRANDON (.... - 1679)

Né le 24/04/1845 à Plancy, Aube - Décédé le 14/09/1927 à Plancy, Aube.Médecin, conseiller général en 1886 et président du conseil général de 1889 à 1910, député de l'Aube de 1910 à 1927, inscrit au groupe de la Gauche démocratique.

Quelques dates  de la sa vie :- 24 avril 1845 : Naissance à Plancy, Aube, Champagne-Ardenne, France

- 1868 : Promotion militaire - Paris, Île-de-France, France - Reçu officier de santé (assimilé aspirant) Sources: Annuaire administratif et statistique du département de l'Aube

- 4 juin 1868 : Diplôme - Paris, Île-de-France, France -Reçu docteur par la faculté de médecine pour une thèse traitant de « L'inflammation aigüe des gaines des fléchisseurs des doigts ». Sources: Hubert RICHARD

- entre 1870 et 1871 : Mobilisation militaire. Sert en qualité de major dans la Garde mobile de l'Aube (les « moblots » aubois), commandée par le comte de Dampierre. Témoin : Anne Marie, André, Henry [Commandant] PICOT de DAMPIERRE, comte de Dampierre 1836-1870

- 19 juin 1875 : Contrat de mariage avec Elmyre, Camille, Amanda MÉRAT - Méry-sur-Seine, Aube, Champagne-Ardenne, France Par devant notaire. Témoin : Maître Jean-François, Georges DESAILLE -- 6 juillet 1875 : Mariage avec Elmyre, Camille, Amanda MÉRAT - Méry-sur-Seine, Aube, Champagne-Ardenne, France -

- 22 janvier 1878 : Service militaire Officier de santé de l'armée territoriale (hôpitaux) : médecin aide-major de 2e classe (assimilé sous-lieutenant). Sources: Annuaire de l'armée française 1879

- 9 août 1886 : Promotion militaire Officier de santé de l'armée territoriale, nommé médecin aide-major de 1re classe (assimilé lieutenant), 6e corps d'armée. Sources: JO, lois et décrets (année 18, N° 219, p. 3780)

- entre 1886 et 1892 : Élection - Plancy, Aube, Champagne-Ardenne, France Premier magistrat et officier de l'état-civil.- entre 1886 et 1927 : Élection - Méry-sur-Seine, Aube, Champagne-Ardenne, France Conseiller général du canton.- entre 1889 et 1910 : Élection - Troyes, Aube, Champagne-Ardenne, France Président du conseil général de l'Aube.

- vers 1900 : a l’ écart de Plancy, la ferme Saint-Victor est longtemps la propriété de la famille Théveny, c'est sur ses terres que le docteur, véritable pionnier de l'agriculture moderne, fait ses recherches agronomiques. Sources: Hubert RICHARD

- 8 mai 1910 : Élection - Paris, Île-de-France, France - Député de l'Aube (groupe de la Gauche-démocratique) : 2 mandats, au Palais-Bourbon (10e et 11e législatures de la 3e République).- 30 novembre 1919 : Élection - Paris, Île-de-France, France - Réélu député de l'Aube (groupe de la Gauche-républicaine-et-démocratique) : 2 mandats, au Palais-Bourbon (12e et 13e législatures de la 3e République). Témoin : Adolphe [Professeur] PINARD 1844-1934

- 14 septembre 1927 : Décès - Plancy, Aube, Champagne-Ardenne, France - Dans sa maison, lors de son 4e mandat de député. Inhumation à Plancy où il repose au cimetière. Sources: Hubert RICHARD

La famille Théveny est une des plus anciennes de souche plancéenne : en 1670, on trouve des Théveny à Plancy, au même titre que des Capelle, Darnelle, Corrard, Danton ... ; avant cette date, on trouve des Thévenin - une mauvaise interprétation de la signature d'un Thévenin sur un registre ayant transformé leur nom en Théveny.

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- Raoul VILLAIN – (1885-1936) - Etudiant nationaliste, assassin de Jean Jaurès -  né le  19 septembre 1885, REIMS, Marne, décédé le 17 septembre 1936, IBIZA, ile des Baléares, Espagne (à l'âge de 50 ans) .

Ancêtre commun : Christophe JANNOLLE (....-1673) (et Antoinette Berthier)  

Fils de Louis Marie Gustave VILLAIN (1854-1940), Greffier au tribunal civil de Reims et de Marie Adèle COLLERY (1862- …..).

Note : Marie-Adèle Collery, est fille de vignerons d’Ay, mais surtout… elle est psychiquement perturbée. Un jour, quand Raoul a deux ans, il tombe de son berceau. Marie-Adèle va-t-elle le recoucher avec des paroles et des gestes apaisants ? Du tout ! Elle le jette par la fenêtre… (Source : La Bourgogne dans la Grande Guerre (21/49) - Le destin de Raoul Villain)

Raoul Villain assassine, de deux balles dans la tête, Jean Jaurès au Café du Croissant, 146 rue Montmartre à Paris (2e arrondissement), le vendredi 31 juillet 1914 à 21h40.

Cet assassinat a lieu trois jours avant le début de la Première Guerre mondiale, et précipite le déclenchement des hostilités, notamment en facilitant le ralliement de la gauche, y compris beaucoup de socialistes qui hésitaient, à l'« Union sacrée »

 Raoul Villain est incarcéré en attente de son procès durant toute la Première Guerre mondiale. Dans un contexte patriotique, après cinquante-six mois de détention préventive, il est acquitté lors de son procès devant la cour d'assises de la Seine par un jury populaire, après une courte délibération, par onze voix contre une, le 29 mars 1919. La veuve de Jaurès, partie civile, est condamnée aux dépens.

En réaction, Anatole France adresse à La Béchellerie une brève lettre à la rédaction de l'Humanité : « Travailleurs, Jaurès a vécu pour vous, il est mort pour vous. Un verdict monstrueux proclame que son assassinat n'est pas un crime. Ce verdict vous met hors la loi, vous et tous ceux qui défendent votre cause. Travailleurs, veillez ! » (parue dans le journal le 4 avril). Dès sa publication, ce billet provoque une manifestation organisée par l'Union de Syndicats et la Fédération socialiste de la Seine le dimanche 6 avril suivant de l'avenue Victor-Hugo jusqu'à Passy, où habitait Jaurès.

Raoul Villain s'exile alors à Santa Eulalia, plus précisement à la cala San Vicente, sur l'île d'Ibiza dans les Baléares, où les locaux le surnomment « le fou du port ». Peu après le début de la guerre d'Espagne en juillet 1936, l'île tombe rapidement aux mains des franquistes, puis est reconquise par les républicains, qui la quittent rapidement. Celle-ci est alors reprise par des groupes anarchistes, mais l'île est bombardée par l'aviation franquiste le 13 septembre 1936 et dans le chaos, les anarchistes l'exécutent pour espionnage au profit de l'armée franquiste, sans que l'on sache s'ils savaient qui il était.

Portrait == Raoul Villain, 29 ans, assassin politique, interpellé quelques minutes après son crime, aurait longuement médité son acte. == (par Laurent Joffrin publié le 3 août 2014) Jean Jaurès était grand et son assassin… minuscule. Raoul Villain, qui est depuis quatre jours prisonnier à la Santé, a été arrêté par l’agent Georges Marty, rue Réaumur, où il tentait de fuir. Marty l’avait vu tirer sur Jaurès. Il n’eut qu’à le suivre et à le ceinturer.C'est un jeune homme de 29 ans, instable, effacé, aussi falot que sa victime était éclatante et forte. Il est le fils de Gustave Villain, greffier du tribunal de Reims, et de Marie-Adèle Collery, internée à l'asile d'aliénés de Châlons-sur-Marne (Marne). Le père s'occupe peu de ses deux fils, Marcel et Raoul. Quant à leur mère, elle est considérée par les médecins aliénistes comme une «démente» totale, atteinte de diverses psychoses et incapable de raisonnements suivis, dangereuse pour ses enfants.

Affligé d’une famille bancale, Villain fait des études chaotiques, toujours timide et velléitaire, quoiqu’agréable, amateur d’art et de culture et souvent fin dans ses réflexions. Il manque son baccalauréat mais veut malgré tout poursuivre ses études. Il obtient un diplôme d’ingénieur agricole puis fréquente les cours de l’école du Louvre, où il ne brille guère, et au collège Stanislas, qui finit par l’écarter pour insuffisance. Il vit d’expédients, seulement soutenu par son père, passant d’un emploi subalterne à l’autre, nourrissant des rêves de réussite très au-dessus de ses capacités.

Depuis quatre jours, la presse s’est saisie de ce parcours incertain et de cette ascendance déséquilibrée pour déclarer avec fureur que l’assassinat de Jaurès est l’œuvre d’un fou. Le gouvernement, sans doute pour éviter les polémiques, s’est aussitôt jeté sur cette thèse qui préserve si bien l’atmosphère d’union nationale née de la déclaration de guerre.

Or Villain - les premiers éléments connus le montrent bien - n’est pas fou. Son acte est dément, mais lui ne l’est pas. Au contraire, les premiers témoins le décrivent comme un être calme, inerte à force d’être indécis, cultivé et de bonne compagnie, qui échoue dans ce qu’il entreprend mais qui se comporte de manière cohérente. Ainsi, ce n’est pas dans un esprit dérangé qu’on trouvera la raison de son crime. C’est dans la politique.

Villain n'est membre d'aucun parti. Mais il est engagé. Il fait ses premiers pas politiques au sein du Sillon, le mouvement catholique et social de Marc Sangnier. Cet engagement-là, somme toute républicain, ne le prédispose pas à un acte violent contre un leader de la gauche. Mais Villain dérive vite. Devenu grand lecteur de l'Action française, qu'il a souvent sur lui, il adhère à la Ligue des jeunes amis de l'Alsace-Lorraine, club de rencontres et de voyages à la tonalité très nationaliste, largement fréquenté par les membres de l'Action française.

Anathème. Pendant le débat sur le passage du service militaire à trois ans, combattu farouchement par Jaurès, Villain déclare à plusieurs amis que le chef de file socialiste est un traître dont il faut se débarrasser par tous les moyens. Cet anathème est ensuite diffusé largement par la presse nationaliste, où on a pu lire, ces derniers jours encore, de véritables appels au meurtre. Ainsi, Raoul Villain n'était pas fou. Il était nationaliste. On dira qu'il a agi seul. Certes. Mais ils furent nombreux à lui désigner sa cible

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

portrait
sosa Pierre Nicolas VILLENET 1831-1901
 portrait
sosa Angéline Séraphine REBOUR 1833-1912
 portrait
sosa Auguste Aristide FEVRE 1828-1914
 portrait
sosa Louise Angélique REBOUR 1831-1913
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portrait
sosa Jules Ernest VILLENET 1860-1929
 portrait
sosa Eulalie Juliette FEVRE 1861-1940
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portrait
sosa Maurice Aimé VILLENET 1894-1964