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Parce que nous descendons tous d'un roi et d'un pendu

Faits divers, attentats, révolutions, meurtres, lesbourreaux comme les victimes sont souvent oubliés parl'histoire. Et s'ils ne le sont pas, leur famille, leursdescendants et même leurs ancêtres payent cher le prixd'une célébrité infâmante.
Cet arbre vous propose des généalogies de tous cesanti-héros qui ont un jour fait la une des journaux. Il estcollaboratif, si vous souhaitez participer, contactez-moi !

Listecomplète des généalogies présentes surcet arbre


Sosa :1
 Sous le nom de Flamand, le dernier écartelé place de Grève le 28 mars 1757 pour le "très méchant, très abominable et très détestable parricide"


  • Born 9 January 1715 - Rue Darongeville - La Thieuloye, Pas-de-Calais, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
  • Deceased 28 March 1757 - Place de Grève - Paris, IV, Paris, Île-de-France, FRANCE,aged 42 years old
  • Domestique/laquais chez M. de Beze de Lys, Duprez de La Grange, Boulanger, Seguier, la maréchale de Montmorency, le comte de Maridor, de la Bourdonnaye, Michel négociant à St Petersbourg,

 Parents

 Spouses and children

 Siblings

(linked pages)

 Notes

Individual Note

Tout jeune il est insupportable et sa fratrie le surnomme Robert le diable.A la mort de sa mère, il est recueilli par un oncle qui essaiera de lui donner un semblant d'éducation. Peine perdue il ne saura que signer.

Il se marie et aura des fils qui mourront en bas âge et une fille.Il se fait domestique mais c'est un instable qui va de place en place. Il est très pieux et tient des discours exaltés, il est aussi ivrogne et prend des colères épouvantables. Et du jour au lendemain, il part sans demander ses gages, il est de l'avis de tous un peu fou.Le parlement de Paris est en colère contre le roi Louis XV et les magistrats parlent beaucoup du roi et Damiens qui travaille chez certains entend tout cela. Il ne met pas en doute ces paroles, le roi fait le mal il est le mal.

Son état mental s'est aggravé, il parle tout seul et erre par tous les temps dans les rues.Il travaille chez une demi mondaine qui par jeu lui fait les lignes de la main et lui prédit qu'il sera rompu vif ou brûlé.

En 1756, il quitte précipitamment un de ses maîtres, M. Michel, négociant à Saint Petersbourg qu'il vient de voler (240 louis d'or) et va se réfugier dans sa famille à Arras et autres lieux où il se cache 6 mois. Sa mission est devenue plus forte que la peur des gendarmes. Il va chez une marchande clinquallière et lui achète un couteau à deux lames. Il prend la direction de Paris..... Il prend la direction du château, discute familièrement avec les postillons et les gardes qui le prennent pour un domestique de Versailles. Il se mêle à la foule des partisans et bondit au passage du roi.Il est arrêté sur le champ par Machaut d'Anourville qui le questionne. Il répond qu'il a agit seul, qu'il l'a fait pour Dieu et pour le peuple.Après avoir été brûlé au fer chaud, il est conduit à la prison de Versailles puis quelque jours après à la Conciergerie.Son père, sa femme,sa fille, ses frères et belles-sœurs furent arrêtés et enfermés à la Bastille, ainsi qu’un bon nombre de personnes de son entourage proche (oncles, tantes, employeurs…).


Les interrogatoires, les tortures, la question ordinaire et extraordinaire, le jugement, se succèdent. Aucune trace de complot n'est décelée. Il faut se rendre à l'évidence, l'homme a agi seul. Aucune possibilité de s'enfuir, le coupable vit en permanence dans sa prison, avec quatre gardes, attaché sur un lit.


Il est condamné à faire amende honorable devant la principale porte de l'église de Paris », où il devait être « mené et conduit dans un tombereau, nu, en chemise, tenant une torche de cire ardente du poids de deux livres », puis « dans le dit tombereau, à la place de Grève, et sur un échafaud qui y sera dressé, tenaillé aux mamelles, bras, cuisses et gras des jambes, sa main droite tenant en icelle le couteau dont il a commis le dit parricide, brûlée au feu de souffre, et sur les endroits où il sera tenaillé, jeté du plomb fondu, de l'huile bouillante, de la poix résine brûlante, de la cire et souffre fondus et ensuite son corps tiré et démembré à quatre chevaux et ses membres et corps consumés au feu, réduits en cendres et ses cendres jetées au vent ».

Le 28, la sentence fut exécutée, dans des conditions particulièrement atroces. Les bourreaux sans réelle pratique de ce genre de torture attachèrent quatre chevaux rétifs et conduits par des cavaliers enivrés - probablement pour les besoins de la cause - et omirent de couper d’abord les tendons des membres pour faciliter l’arrachement. Le supplice dura deux heures et quart, tandis que la mort de Damiens ne survint seulement qu’à la tombée de la nuit, à l’enlèvement du bras droit, le dernier membre. Une image qui hantera le jeune bourreau Charles-Henri Sanson, alors tout juste âgé de 18 ans. Alors que des femmes du grand monde crurent se faire bien voir du roi en trouvant plaisant le spectacle, la foule gronda car les exécuteurs, horrifiés, n'arrivaient pas à procéder.


Tenaillé aux mamelles, bras, cuisses et gras de jambes, sa main droite tenant en icelle le couteau dont il a commis ledit parricide brûlée de feu de soufre et sur les endroits où il sera tenaillé jeté du plomb fondu, de l’huile bouillante, de la poix-résine brûlante, de la cire et du soufre fondus ensemble, et ensuite son corps tiré et démembré à quatre chevaux et ses membres et corps consumés au feu réduits en cendres et ses cendres jetées au vent.


Le jour suivant, le 29 mars, la sentence tombe pour le reste de sa famille :

    * Elle doit changer de patronyme,    * La père, la femme et la fille doivent quitter le royaume et ne pas y renvenir sous peine de pendaison,    * La maison natale de Robert-François Damiens doit être rasée et aucun bâtiment ne doit être reconstruit à sa place. (ce qui fut fait juste après son supplice).

Mais le roi, convaincu de l’innocence du père, de la femme et de la fille de l’assassin leur accorde respectivement une pension de 600, 300 et 300 livres, une coquette somme ! Le premier va se retirer à Poperighe (actuellement en Belgique), la mère ainsi que la fille vont partir s’exiler à Saarlouis en Allemagne.

Le 27 avril, la famille est libérée. Elle portera désormais le nom de Guillemant (nom de leur mère et belle-mère) et devra quitter le royaume dans les 24 heures pour les lieux qu’ils ont indiqués aux magistrats, après que le roi leur ait versé une année de pension.)

 Sources

  Photos and archival records

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 Family Tree Preview

                         _____|4_Robert DAMIENS
                        /
|2_Pierre Joseph DAMIENS 1681-1756/
|                      \
|                       ¯¯¯¯¯|5_Marie Jeanne DENUNCQ
|--1_Robert François DAMIENS 1715-1757
|3_Marie Catherine GUILLEMANT ca 1690-1729


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