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Vous vous intéressez à la généalogie dans les Ardennes : bienvenue. Les données présentées sont plus larges que la simple genealogie de ma famille, en particulier sur l'Ardenne (ou les Ardennes). Regardez  également les chroniques.


Membre de l'Académie Française

  • Né le 28 août 1718 - Paris, 75, F
  • Décédé le 12 janvier 1786 - Paris, 75, F , à l’âge de 67 ans
  • Artiste (peintre, graveur, ...) et homme de lettres

 Parents

 Frères et sœurs

(pages liées)

 Notes

Notes individuelles

Issu d'une famille ardennaise, son père est fermier général et s'est établit à Paris. C'est ainsi qu'il naît dans le centre de la capitale, rue Montorgueil. Il fait ses études au collège d'Harcourt et part à l'âge de dix-neuf ans en voyage pour l'Italie. Il y fréquente les élèves de l'Académie de France à Rome et réalise ses premières esquisses.



De retour en France, il hérite de son père la charge de receveur général des Finances de la généralité d Orléans, fonction qui lui procure des revenus considérables et lui permet de s'adonner à sa passion pour les arts.



Il fréquente les salons de Mme de POMPADOUR, de Mme de TENCIN et de Mme GEOFFROY. Il se lie avec MARMONTEL, l'abbé DELILLE et Salomon GESSNER. Il fraye avec les auteurs de l'Encyclopédie, à laquelle il contribue pour la plupart des articles sur le dessin, la peinture et la gravure. Il est notamment l'ami de Jean d'ALEMBERT, mathématicien, philosophe et encyclopédiste, fils illégitime de Mme de TENCIN et du chevalier DESTOUCHES. Il écrit des pièces de théâtre en vers et en prose, dont deux seulement semblent avoir été jouées. En 1760, il publie un poème didactique, L'Art de peindre, qui lui vaut d'entrer la même année à l'Académie française.



Quelques années plus tôt, WATELET a entamé une longue liaison avec la pastelliste Marguerite Le COMTE, jeune femme mariée à qui il enseigne l'eau-forte. Il fait avec elle un deuxième séjour en Italie en 1763-64. En leur honneur, les pensionnaires de la Villa Médicis composent un recueil de gravures auquel contribuent Pierre SUBLEYRAS et Hubert ROBERT. WATELET entreprend de traduire La Jérusalem délivrée et le Roland furieux, qu'il laisse toutefois inachevés.



Il acquiert en 1767 un lot d'eaux-fortes de REMBRANDT, peintre auquel il voue une admiration particulière. Aux estampes du maître il ajoute les siennes et en fait un album.


Son ouvre majeure, l'Essai sur les jardins, publié en 1774, est en grande partie la description du Moulin-Joly, une propriété que WATELET a aménagée sur les bords de la Seine à Colombes et dans laquelle il reçoit, en compagnie de Marguerite Le COMTE, les amis et les curieux, parmi lesquels TURGOT, Benjamin FRANKLIN, CONDORCET, le marquis de MARIGNY et, dit-on, la Reine Marie-Antoinette, qui s'en serait inspirée pour faire bâtir le Petit Hameau du château de Versailles.



Au strict agencement de l'espace dans le style de Le Nôtre se substitue un paysage subtilement dessiné, propice aux échanges et à la rêverie.



Dans l'essai sur les jardins, WATELET décrit le jardin idéal. Inspiré d'HORACE, il joint l'utile et l'agréable, et contient une résidence, une ferme, des étables, une laiterie, un rucher, un moulin, un jardin médicinal, un laboratoire médical, une infirmerie....


Inspiré des jardins chinois, sur lesquels ont été modelés les jardins anglais, il est conçu en vue d'un effet bien précis :


« Quelques temples, quelques autels consacrés aux vertus, aux sciences, aux arts, aux sentimens agréables, mettroient de la richesse et de la diversité dans les aspects. Des inscriptions et des passages choisis et courts, gravés sur les arbres ou sur des colonnes et des obélisques entretiendroient l impression que l ensemble auroit inspiré, c est-à-dire, une mélancolie douce, une distraction agréable dans lesquelles se confondroient des sentimens nobles et élevés où se mêleroit le souvenir et la réalité, où le moral soutiendroit le poétique, et où l'un et l'autre enfin donneroient au pittoresque tout l'intérêt dont il est susceptible. »


C'est ce dernier aspect que souligne le médecin anatomiste Félix VICQ d'AZYR, également de l'Académie française. Celui-ci décrit ainsi la confluence entre les idées de l auteur et l aménagement du Moulin-Joly :

« À des vues très-philosophiques sur le progrès des arts, l'auteur a joint dans cet écrit des préceptes ingénieux sur les décorations des jardins de toute espèce ; mais ce qu'on l'y remarque avec plus d'intérêt, c est le tableau de sa vie dans l'asyle champêtre où il devoit à ses amis le bonheur et l'hospitalité : style devenu fameux par les beautés de son site & de ses dispositions, & où la nature fut toujours respectée ; style visité par les grands, habité par les muses, célébré par le chantre aimable des jardins et qui fut la retraite d'un sage. Le cours & la limpidité des eaux, la fraîcheur et le silence des grottes, des fleurs éparses sur des terrains incultes, & l aspect de quelques ruines accompagnées d inscriptions en vers harmonieux et doux, y rappelloient ce que valent, dans le sein de l amitié, la liberté, le repos et le temps. »



Un revers de fortune, joint à une santé défaillante, contraint WATELET à réduire ses activités. en 1783, il assite à l'enterrement de son ami Jean d'ALEMBERT et signe d'une main peu assurée le livre mortuaire. Félix VICQ d'AZYR décrit ainsi ses dernières années :


« M. WATELET s'apperçut, dans ses dernières années, que le travail des lettres le fatiguoit beaucoup ; il y substitua celui des arts. Tantôt il dessinoit ; tantôt il gravoit à la manière de Rembrandt, dont il se flattoit d avoir découvert le procédé, dont au moins il savoit rendre quelques effets. S'étant affoibli davantage, il se contenta de modeler en cire ; plus foible encore, il parcouroit ses porte-feuilles, il conversoit avec de jeunes artistes dont le feu le ranimoit, & proportionnant toujours ces nuances de plaisir à l'état de ses forces, il n'en cessa d'en goûter les charmes qu'au moment où ses sens refusèrent de lui en transmettre les impressions. Il s'éteignit ainsi d une manière insensible au milieu de ces jouissances, & il expira sans douleur, en croyant s'endormir, le 12 Janvier 1786.»



Outre l'Académie française, Claude-Henri Watelet a été membre de plusieurs académies : Académie royale de peinture et de sculpture et Société royale de médecine, en tant qu'associé libre, Académie de Berlin, Accademia della Crusca, Académie de Cortone, Institut de Bologne.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Nicolas WATELET 1655-1718   Claude TIERCELET †1693    
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Nicolas Robert WATELET 1682-1740   Nicole Elisabeth BEAUFORT (de) 1697-1725
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Claude Henri WATELET, Membre de l'Académie Française 1718-1786



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