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Georges Augustin Bidault
Cousin célèbre par alliance , Premier Ministre De La France (154, 24 juin 1946 - 16 décembre 1946), Premier Ministre De La France (161, 28 octobre 1949 - 24 juin 1950), Ministre des Affaires étrangères (196, 10 septembre 1944 - 16 décembre 1946), Ministre des Affaires étrangères (198, 22 janvier 1947 - 26 juillet 1948), Ministre des Affaires étrangères (200, 8 janvier 1953 - 19 juin 1954)

  • Né le 5 octobre 1899 - Moulins (03)
  • Décédé le 27 janvier 1983 - Cambo les Bains (64) , à l’âge de 83 ans
  • Homme politique, Agrégé d'histoire, membre de l'OAS, Président du Conseil, Chef du Gouvernement provisoire de la République française, Coprince d'Andorre
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 Parents

 

 Union(s)

 Fratrie

 Notes

Notes individuelles

Georges-Augustin Bidault, né le 5 octobre 1899 à Moulins (Allier) et décédé le 26 janvier 1983 à Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques), est un résistant et un homme politique français.

Né le 5 octobre 1899 à Moulins (Allier) dans une famille de propriétaires ruraux fortement attachés au catholicisme, et dont plusieurs des membres ont appartenu au clergé, Georges Bidault1 fait ses études primaires et secondaires en Italie du Nord, dans le couvent de Bollengo occupé par des Jésuites français chassés par la politique anticléricale de la Troisième République. Ses premières convictions politiques semblent avoir été forgées par la lecture d'une biographie du catholique libéral Charles de Montalembert. Licencié d'histoire à 18 ans, il est reçu à l'agrégation d'histoire en 1925, avec le rang de major, devant Pierre Brossolette et Louis Joxe. Professeur d'histoire à Reims entre 1926 et 1931, il y noue des liens étroits avec l'un de ses élèves, le futur sociologue Roger Caillois qui écrit en 1971 à Bidault : « L'Histoire est, de loin, la moindre part de l'enseignement que j'ai reçu de vous. Vous m'avez appris bien davantage du côté du style et de la conduite de vie. » Nommé en 1931 au lycée Louis-le-Grand, à Paris, il a pour élèves le futur journaliste Jean Ferniot et le futur écrivain Jean d'Ormesson, qui évoquera plus tard « l'éloquence froide » de son professeur et son « originalité d'esprit ».

Membre de l'Association catholique de la jeunesse française (ACJF) après la Première Guerre mondiale, Bidault adhère au Parti démocrate populaire (PDP) en 1931. Il est en avril 1936 candidat de ce parti aux élections législatives, dans la circonscription de Domfront près de Flers (Orne) contre le député sortant Georges Roulleaux Dugage, mais est battu dès le premier tour2. C'est comme éditorialiste du quotidien catholique l'Aube à partir de 1934 que Bidault se fait connaître.

Il est fait prisonnier en 1940, il est libéré en sa qualité d'ancien combattant de la guerre de 1914-1918 en juillet 1941. Il enseigne alors au Lycée du Parc, à Lyon. Résistant sous l'Occupation, dans le réseau « Combat » à Lyon, il succède à Jean Moulin en juin 1943 comme président du Conseil national de la Résistance. Dans son travail clandestin, il est aidé par sa secrétaire particulière Laure Diebold.

Le 26 août 1944, lors du défilé de la libération de Paris, Bidault descend les Champs-Élysées aux côtés du général de Gaulle, qui lui aurait alors lancé un peu charitable "Redressez-vous, Bidault !' et pour une raison inconnue, il sera effacé de ces photos par la suite3. Pendant la IVe République, il est l'un des fondateurs du MRP (il en est président d’honneur en 1952), principale force politique chrétienne-démocrate de l'époque. Il devient député de la Loire en 1945, mandat qu'il garda jusqu'en 1962.De septembre 1944 à juin 1954 il appartient à de nombreux gouvernements, souvent chargé des Affaires étrangères. Il est surtout par deux fois chef du gouvernement : de juin à décembre 1946 il préside le Gouvernement provisoire de la République française, à la tête d'une coalition « tripartite » (communistes, socialistes SFIO et MRP). Il exerce de fait une fonction équivalente à celle de chef de l'État et occupe également la charge de ministre des Affaires étrangères. d'octobre 1949 à juillet 1950 il est président du Conseil, à la tête d'une coalition « Troisième force » (socialistes, MRP, et diverses formation du centre-gauche et du centre-droit). Il négocie pour la France la Charte des Nations unies, est l'un des signataires du traité franco-britannique de Dunkerque en 1947. Face au « coup de Prague » et au blocus de Berlin, il mène une politique anticommuniste. En 1948, il signe le traité de Bruxelles instituant l'Union de l'Europe occidentale. Il est favorable à la CED tout en négociant des protocoles additionnels qui limitent la portée supranationale du traité. En août 1953 il joue un rôle important dans la déposition du sultan du Maroc. Il est candidat à la présidence de la République lors des deux premiers tours en décembre 1953.

Bidault critique la politique indochinoise d'Émile Bollaert en 1947 et de Pierre Mendès France en 1954 et la politique nord-africaine d'Edgar Faure en 1955. Il s’oppose à toute création d’un exécutif algérien en 1957. En 1958, il vote l’investiture du gouvernement du général de Gaulle. Il se sépare du MRP et crée la Démocratie chrétienne de France qui n’aura qu’un succès électoral limité. Il est l'un des 80 députés qui votent l'« amendement Salan » selon lequel le gouvernement peut procéder à des appels sous les drapeaux des citoyens français appartenant à la disponibilité et à la première réserve domiciliés en Algérie. Le 20 mai 1962 à Rome, Bidault, qui est désigné comme président, Jacques Soustelle, Antoine Argoud et Pierre Sergent constituent le comité exécutif du Conseil national de la Résistance (CNR), visant à défendre l’Algérie française. En juillet 1962 au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, l’immunité parlementaire de Georges Bidault est levée pour avoir fondé à l’étranger un « C.N.R. ». Il est également membre de l'Organisation de l'armée secrète. Il quitte la France en 1963 comme réfugié politique. Menant une vie clandestine, et apprenant l’enlèvement du colonel Antoine Argoud à Munich par des hommes des services spéciaux français, Bidault publie un article virulent et est immédiatement expulsé d’Allemagne vers le Portugal qui à son tour l’expulse vers le Brésil, où il passera plus de quatre ans avec son épouse. De retour en Belgique en 1967 avant de rentrer en France en juin 1968, il crée alors le mouvement Justice et Liberté, soutient Alain Poher lors de l’élection présidentielle de 1969. Lors de la création du Front National en octobre 1972 sous l'égide d'Ordre nouveau, il participe brièvement aux tractations, mais s'en retire après quelques jours4. En 1981, il soutiendra le candidat Jacques Chirac.

Georges Bidault a épousé Suzanne Borel, première femme à avoir été attachée d'ambassade en 1930, et qui devint directrice-adjointe de son cabinet; elle a largement inspiré le personnage de « Mademoiselle Crapotte » dans le roman autobiographique de son collègue le diplomate-écrivain Roger Peyrefitte La Fin des ambassades - qui moque aussi le côté "petit prof'" de Bidault - et apparaît aussi dans ses Mémoires Secrets. Georges Bidault fut inhumé à La Celle-les-Bordes dans les Yvelines.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

|2_ Georges Bidault 1848
|--1_ Georges Augustin Bidault, Cousin célèbre par alliance 1899-1983
|3_ Louise Françoise Augustine Traverse 1860


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