Achille Léonce Victor Charles de Broglie
Achille Léonce Victor Charles de Broglie

M Victor de Broglie

(Achille Léonce Victor Charlesde Broglie)
Duc de Broglie (3rd, 1804-1870), Prince de Broglie (24 May 1818), Pair de France, Président du Conseil (1830-1830, 1835-1836), Membre de l'Institut de France, Membre de l'Académie française (401, 1 March 1855), Grand'croix de La Légion d'Honneur, Ministre des Affaires Etrangères (1832-1834, 1835-1836), Ministre de l'Intérieur (1830), Célébrité

  • Born 29 November 1785 - Paris, 75000, Paris, Ile-de-France, France
  • Deceased 25 January 1870 - Paris, 75000, Paris, Ile-de-France, France,aged 84 years old
  • Diplomate, ministre, président du Conseil en 1835
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On the side of Sophie Rose de Rosen-Kleinroop, born in 1764, deceased in 1828 aged 64 years old

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Autorisation de majorat au titre de prince-pair héréditaire le 24 mai 1818, pair de France le 4 juin 1814, pair héréditaire le 19 août 1815, duc-pair héréditaire par lettres du 31 août 1817 . Il fut membre de la Chambre des pairs en 1814 où il vota seul pour l'acquittement du maréchal Ney, appartint à l'école doctrinaire libérale et entra dans la diplomatie ; ministre de l'Instruction publique en 1830, il prit le portefeuille des Affaires étrangères de 1832 à 1834 et fut député de 1849 à 1851.Membre libre de l'Académie des Sciences morales et politiques en 1833, il en devint membre titulaire en 1866 ; il a laissé trois volumes de ses Écrits et Discours.Élu à l'Académie française le 1er mars 1855 en remplacement du comte de Sainte-Aulaire, il fut reçu par Désiré Nisard le 3 avril 1856 ; il avait un salon littéraire et forma à l'Académie le parti des ducs avec Pasquier et Noailles.

Source : "Les Broglie - Leur Histoire" par le Prince Dominique de Broglie Editions du Palais Royal

Il venait d'atteindre 8 ans lorsque ses parents furent emprisonnés sous la Terreur ; les 4 enfants vécurent quelques mois à l'abandon en Franche-Comté, à St-Rémy. Leur mère revint de Suisse, après le 9 Thermidor et se remaria avec Mr d'Argenson en 1795. La famille vécut alternativement à Paris et aux Ormes (Vienne). Il reçut les leçons d'un précepteur Mr Guillobé ; il suivit les cours de l'Ecole Centrale des Quatre Nations et de l'Ecole des Mines (1800 à 1803). Il commença à sortir dans le monde et fit un voyage en Belgique en 1806.

C'est aussi l'époque de ses premiers débuts littéraires. Réformé à la conscription pour cause de myopie, il sollicité une place au Conseil d'Etat et Napoléo n le nomma en 1809 auditeur attaché à la section de la guerre. En cette qualité il se rendit à Vienne en juillet 1809 ; au mois d'aout, il passe intendant au comitat de Raab Eisenbourg (Hongrie) sur lequel il rédige un grand rapport demeuré manuscrit. On l'affecte en février 1810 comme intendant d'un régiment croate à Pétrinia en Illyrie ; puis le Maréchal Marmont le prend à Trieste comme secrétaire. Il rentre à Paris en mai 1810. Attaché à la section des Ponts et Chaussées, il effectue une mission dans la Sarthe.

Le 5 avril 1811, il part pour l'Espagne à Valladolid, comme secrétaire du Maréchal Bessière puis du Général Dorsenne. Il rentre à Paris fin mars 1812 puis fut attaché à l'ambassade de l'abbé de Pradt à Varsovie et, en avril 1813, à celle de Vienne sous les ordres de Mr de Narbonne ; il séjourne à Dresde du début de juin au 15 juillet, se rend au Congrès de Prague et rejoint Paris en septembre 1813.

Lors de la Restauration, l'ordonnance du 4 juin le nomme Pair à vie. Pendant les Cent jours, il fut candidat malheureux à la Chambre, dans l'Eure, puis, nommé par l'empereur conseiller général. Il n 'en reçut pas moins de Louis XVIII confirmation de la pairie à titre h éréditaire le 19 aout 1815. Son premier vote à cette chambre fut contr e la mort, dans le procès Ney. Ses projets d'union avec Albertine de Staël, approuvés dès la fin de 1814 par sa mère et M. d'Argenson, suscitèrent des orages dans sa famille. Le contrat fut dressé par Mr Bory, notaire à Genève ; le mariage civil eut lieu à Livourne devant le Cons ul de France Mr Miège. La dispense pour disparité de culte avait été o btenue de la Sacrée Pénitencerie le 30 décembre 1815. Le mariage catholique fut béni à Pise le 20 mai 1816 à onze heures par le Chanoine del Buono, prieur de la paroisse St-Mathieu, dans la demeure de Mr Body Francesco Roncioni, au premier étage, dans une pièce à usage de salon bien accomodé ; témoins Jean Ruschi et Georges Santi de Pienia. Le service protestant fut célébré au même lieu à midi par le Pasteur de Lacy ; témoin Robert Smith. Le jeune ménage séjourna à Pise, Florence, Copp et et rentra à Paris accompagné de Mme de Staël qui devait y mourrir le 14 juillet 1817.

Sous la Restauration, il fut nommé Duc, Pair héréditaire le 31 aout 1817. Dès son entrée à la Chambre des Pairs, il joua un rôle politique important, étant un des fondateurs du parti doctrinaire. Il fut membre de la société "Aide-toi le ciel t'aidera" ainsi que des "Amis de la Presse". Il refusa de participer au Ministère Decazes , en novembre 1819. Dans l'opposition, il combattit avec talent et même avec succès tous les ministères réactionnaires et prépara l'avènement du régime parlementaire.

Ses principales interventions portèrent sur les projets de lois relatifs à la Presse, au mode des élections, au sacrilège, au milliard des émigrés, à la traite des nègres et à l'abolition de l'esclavage. Il reçut la Légion d'Honneur en 1828. Le 13 février 1830 il cautionne pour 2.250 F. de rente le journal Le Globe qui do it devenir un quotidien. Il possédait par son mariage une fortune qui passait dans ces temps là pour considérable. D'après les archives de Broglie, elle s'élevait en 1831 à 4 millions, dont la terre de Broglie constituait la moitié ; il disposait d'un revenu annuel de 160.000 F. Il demeurait à Paris tout le temps des sessions parlementaires ; dans l'intervalle il se rendait en villégiature à Coppet, où il reçut plusieurs jours en 1826 le duc d'Orléans, la duchesse et les aînés de leurs enfants : en 1820 et 1821 il alla soigner sa gorge dans les Pyrénées ; en 1822 il fit un séjour à Londres ; en 1825 il s'installa pour la première fois au château de Broglie restauré, où il devait résider régulièrement et longtemps, toute sa vie.

Ministre de l'Instruction Publique et Cultes et Président du Conseil d'Etat dans le Ministère Laffite 11 aout - 2 novembre 1830. Depuis longtemps en rapport avec le duc d'Orléans, il fut appelé par lui dès son accession au trône. Le 30 juillet 1830, il accepta les fonctions de commissaire provisoire au ministère de l'Intérieur et des travaux publics. le 11 aout, il était nommé ministre de l'Instruction Publique et des Cultes et Président du Conseil d'Etat. Il prit comme chef de cabinet Ximénes Doudan qui avait été le précepteur de ses enfants. Partisan de la résistance alors qu'on marchait vers l'anarchie, il démissionna le 2 novembre et retourna à la Chambre des Pairs défendre l'ordre compromis.

Il fit un voyage à Londres en avril 1831 et fut nommé en 1833 membre libre de l'Académie des scie nces morales et politiques. Ministre des Affaires Etrangères dans le cabinet Soult 11 octobre 1832 - 13 avril 1834. Il se fit champion des nation dites "opprimées" : règlement final de la question de Belgique, décembre 1832, de l'affaire de Grèce, août 1833 ; aide à la reine Isabelle d'Espagne contre les carlistes, 1833. Il tomba le 13 avril 1834 sur la question de l'indemnité de 25 millions réclamée par les Etats-Unis pour leur perte de tonnage pendant le blocus continental.

Président du Conseil et ministre des affaires étrangères 12 mars 1835 - 6 février 18 36, il reprit avec succès la question de l'indemnité à accorder aux Américains ; il fit un accord avec l'Angleterre au sujet de la répression de la traite des noirs qui consacrait malheureusement le droit de visite. Le 28 juillet 1835, il accompagnait le Roi quand éclata la machine infernale de Fieschi. Il eut le collet de son habit emporté par une balle qui resta dans sa cravatte. Le duc fit alors voter les lois de septembre 1835, nécessaires au maintien de la sécurité publique. Aux Asisses de la Seine le 26 octobre, il porte plainte en diffamation en tant que chef du gouvernement, contre la Nouvelle Minerve.

Il tomba le 6 février 1836 sur la conversion des rentes ; deux voix de minorité : l'opposition, dirigée par Talleryand, triomphait. A ces 30 mois de ministère en trois fois, s'arrête le rôle politique le plus apparent du duc Victor. En 1837, il fut envoyé à Fulda pour chercher la Princesse Hélène de Mecklembourg fiancé au duc d'Orléans. Après la mort prématurée de la duchesse son épouse en 1838, il s'établit comme un homme à peu près retiré du monde, ne sortant plus.

En mars 1840, il préside la grande commission instituée au ministère de la Marine pour résoudre l a question de l'esclavage dans les colonies françaises. En avril 1844, il fut rapporteur du projet de loi relatif à l'instruction publique. En 1845 il fut envoyé en Angleterre pour règler le droit de visite. Son fils Albert l'accompagna. La mission dura un peu plus de 2 mois. En 1846 il eut la Présidence de la Chambre des Pairs. puis il fut envoyé comme Ambassadeur à Londres de mai 1847 à février 1848. A la révolution de février 1848, n'ayant que le titre d'ambassadeur, il ne fut pas compris dans la proscription qui frappa les ministres. Le 13 mai 1849 le département de l'Eure le choisit pour représentant à l'Assemblée Législative ; chef de la droite il ne joua aucun rôle dans l'Assemblée.

Il fit partie le 2 mai 1850 de la Commission de révision de la loi élec torale et le 17 avril 1851 de la Commission dite "des mesures à prendre". En 1851 il eut un procès contre MM. de Montmorency Luxembourg au sujet de la succession Talaru. Au coup d'Etat du 2 décembre 1851, il fut arrêté et enfermé à la caserne du Quai d'Orsay, puis remis en liberté à cause d'un accès de goutte. Il démissionna de ses fonctions de député de l'Eure, de président du Conseil Général et de Maire de Broglie. Il se consacra alors à l'étude des questions philosophiques et religieuses.

Il fut élu en 1855 à l'Académie Française au 3ème fauteuil, en remplacement de Mr de Saint-Aulaire. En 1866 il fut élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques dans la section de philosophie. Il décéda subitement à Paris dans son Hôtel de la rue de Solférino le 26 janvier 1870 à 10 heures du soir d'une attaque de goutte remont éeau coeur, dit son fils. "Il y eut, au service célébré à Paris, une foule aussi grande que si mon père eut été ministre en exercice et à Broglie (le 31 janvier) les habitants se montrèrent d'une attention et d'un respect très touchants (lettre de l'abbé Paul de Broglie)". Deux discours furent prononcés, l'un par Mr de Witt, l'autre par Prévost Pa radol au nom de l'Académie. Duvergier de Hauranne fit son éloge à l'Académie Française le 29 février 1872 et Mignet à l'Académie des Sciences Morales et Politiques le 5 décembre 1874. Il était grand croix de la Légion d'Honneur.

« Il est le premier de sa race qui ait marqué dans l'ordre de la pensée ». Comme orateur « il éclaire, il instruit, il élève plus qu'il n'émeut ». (Sainte-Beuve, II).(site de l'Académie française)

 Sources

  • Family: o guionneau, E. Polti/G. Durand

  Photos and archival records

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François Marie de Broglie, Baron de ferrières 1671-1745 Thérèse Gillette Locquet de Grandville 1692-1763      
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Victor François de Broglie, Duc de Broglie 1718-1804 Louise Crozat 1733-1813  
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Victor de Broglie, Prince de Broglie 1756-1794 Sophie Rose de Rosen-Kleinroop 1764-1828
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Victor de Broglie, Duc de Broglie 1785-1870