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  • Né le 22 août 1850 - Libourne,Gironde,FRANCE
  • Décédé le 29 octobre 1913 - Saint-Emilion,Gironde,FRANCE , à l’âge de 63 ans
  • Docteur en médecine

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

Interne des hôpitaux de Paris, président des comices agricoles de Libourne, président de la société de médecine du Louvre à Paris, vice-président de la commission administrative des hospices, vice-président de la commission d'assistance publique.

C'est au milieu de juillet 1904, que Lataste, brusquement éprouvé dans sa santé, avait dû quitter Paris, sa clientèle et ses amis pour se soigner ; puis il s'était retiré dans sa propriété de Saint-Emilion.
Il donna peu de ses nouvelles, traversa Paris seulement deux ou trois fois : mais tous ceux qui ont connu Lataste savent que son éloignement forcé lui était pénible, que son silence était l'expression d'une tristesse amère.
Pierre Jules Lataste était né à Libourne d'une vieille famille républicaine. Cette origine explique bien les opinions politiques que le fils a professées avec une fidélité inviolable.
Après quelques années passées au collège de Libourne, Jules Lataste, à l'âge de 14 ans, vint à Paris, à l'institution Massin et suivit les cours du lycée Charlemagne où il fit ses études classiques.
Dès ce moment, le coeur de Lataste se partagea entre son pays natal et Paris. Du premier, il a conservé toujours l'accent et l'allure. Rien de ce qui s'y passait ne lui était indifférent. Il connaissait à fond sa petite patrie, les gens, les choses, et de loin il se mêla toujours à leur vie locale. Et c'est là qu'il retournera quand le repos lui devint une obligation.
Mais Paris l'avait fixé, il y trouvait le vaste champ nécessaire à son activité exubérante.
Ses humanités terminées, il se tourne vers la médecine. Etudiant de première année à 19 ans, quand la guerre éclata, on le trouve attaché à l'ambulance de la presse à la Comédie-Française, comme interne. Malgré son jeune âge, il se fit remarquer par le zèle qu'il apportait à toute chose. Ainsi commença sa vie de dévouement dans ce quartier du Palais-Royal, à deux pas de la rue Radziwill où dix ans plus tard, il devait s'installer médecin praticien et rendre de si grands services.
La guerre finie, Lataste était allé prendre quelque repos au milieu des siens, à peine rentré vers le 18 mars, les fédérés s'emparent de lui, l'emmènent au fort de Vanves où il soigne les blessés.
Nommé interne provisoire au concours de 1874, et titulaire l'année suivante, Lataste fut attaché successivement à Bicêtre, à l'hôpital temporaire, à Saint-Antoine, à Lariboisière, à Necker. Il passa sa thèse en 1880.
Fixé dans le 1er arrondissement, seul, sans intrigues, sans complaisances intéressées, fuyant d'instinct les situations dépendantes qui, avec quelques avantages, apportent toujours des entraves, Lataste ne dut qu'à son travail actif et soutenu, à son dévouement inlassable, à son humeur gaie, à ses succès, la belle et solide clientèle que nous lui avons connue. Malgré sa franchise et des opinions politiques dont il ne faisait pas mystère, bien faites pour déplaire dans certains milieux, il conserva l'estime et la confiance de ses clients et il en fut très sincèrement regretté...
... En dehors de ses occupations professionnelles, auxquelles il consacra le meilleur de son temps, de son activité et de ses études, Lataste se prodigua de toutes manières. Passionné pour la politique, il prit une part très grande aux luttes souvent vives et irritantes de ces temps-ci. Sans souci de ses propres intérêts, mais toujours soucieux de sa dignité, respectant les convictions d'autrui, animé d'idées généreuses et hardies, il laisse le souvenir d'un propagandiste convaincu et loyal, trop indépendant et trop franc pour réussir lui-même facilement.
Candidat au conseil municipal de Paris, il échoua plusieurs fois dans le quartier du Palais-Royal. pourtant son autorité était réelle et très grande. Il soutint et fit triompher une première fois Goblet aux élections législatives dans le 1er arrondissement ; puis il eut le véritable chagrin de ne pouvoir empêcher la défaite de Goblet et plus tard de Fernand Faure dont il était l'ami dévoué.
Quand sa santé se fut rétablie à Saint-Emilion, son besoin d'action et son caractère reprenant leurs droits, il se présenta à Libourne aux suffrages de ses compagnons et, faisant mentir le proverbe, il fut élu conseiller général de la Gironde, pour le canton de Libourne.
En 1902 eurent lieu les élections législatives. A la suite de l'annulation de l'élection de Joseph Brisson dans la circonscription de Libourne, face à Abel Surchamp, député sortant, se déroula le 21 septembre 1902 une élection partielle. Le docteur Lataste fut mandaté pour remplacer Abel Surchamp. Dans une situation défavorable, il obtint néanmoins 7807 voix face à Joseph Brisson qui en recueillit 8340 et emporta définitivement le siège vacant de député de la Gironde pour la circonscription de Libourne.
Puis il fut réélu à une énorme majorité, sans sortir de sa chambre où l'avait retenu la maladie. C'est que Lataste avait bien mérité de ses mandataires. Payant toujours trop de sa personne, il s'inquiétait de tous leurs besoins. Il s'était consacré aux questions agricoles locales qu'il connaissait déjà, il avait reçu de nombreuses missions, dont il s'était toujours acquitté au mieux. mais c'était surtout les questions sociales qui avaient fait l'objet de sa plus pressante sollicitude.
Dans la vie privée, Lataste était d'un caractère gai, ardent, primesautier. Son aspect extérieur modeste et presque timide à l'ordinaire, s'animait au feu de la discussion ; il s'agitait bruyamment en un rire éclatant lorsque le sel gaulois assaisonnait la conversation.
Toujours prêt à se dépenser, à se dévouer, il aimait les siens profondément et aussi ses amis et ses confrères. C'était une nature généreuse, franche et passionnée d'action et pleine de bonté. Sa figure restera parmi nous inoubliable comme celle d'une intelligence vive et de grand sens, au service d'un bon coeur.
Extrait de la note lue le 18 novembre 1913 par le docteur Sébillotte, à la séance de la société médicale du Louvre, à Paris.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Pierre LATASTE 1783-1816   Marie-Julie CONSTANT 1796-1887   Etienne SUREIN 1806-1866   Elisabeth DUBUCH 1809-1832
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Jacques LATASTE 1816-1886   Hélène Pétronille SUREIN 1830-1896
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Pierre Jules LATASTE 1850-1913



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