Chronique familiale



  BOUFFANDEAU (ou BOUFFARD)

: Surtout porté en Vendée, c'est un surnom appliqué à un individu glouton (dérivé du verbe bouffer = gonfler les joues), sens attesté pour Bouffard dès le XIIIe siècle. Bouffandeau semble le dérivé du participe présent bouffant (renconté comme nom de famille sous la forme Bouffand). AIRAULT : Nom de personne d'origine germanique, Hariwald (hari = armée + wald = qui gouverne), surtout porté dans le Poitou et en Vendée. Variantes : Airaud, Aireau (même région), Airaut (06), et sans doute Airiaud, Airiau, Airieau (44, 85) ALBERT, ALBERTEAU (= AUBERT) : Nom de personne d'origine germanique (adal = noble + berht = brillant, célèbre) ALEXANDRE : Nom de personne d'origine grecque, Alexandros (alexein = résister + andros = homme). Patronyme fréquent en Normandie et en Picardie. ARRIVE : A l'époque où les noms de famille se sont formés, le mot signifie simplement "celui qui a atteint la rive » AUGER (AUGEREAU-AUGERON) : Nom de personne d'origine germanique, Adalgari (adal = noble + gari = lance) BACLE : Nom porté dans les Deux-Sèvres. Soit dérivé de bac (= auge de pierre, abreuvoir), soit . la barre de bois servant à fermer la porte (du latin baculum = bâton). L'idée de bâton est également présente dans le verbe d'ancien français baculer (donner des coups de pelle ou de bâton à une personne condamnée par la justice) BAGUENARD : Le nom est aujourd'hui bien rare. Il semble originaire de l'Ouest. Variante : Baguennier. Il semble qu'on ait affaire à un diminutif du nom de personne d'origine germanique Bago (racine bagan = lutter) BAGUE : nom de personne d'origine germanique, Bago (racine baga = dispute, combat). ; dans certaines régions une variante de "bègue" BARRE : Il s'agit à l'origine d'un toponyme, avec le sens de barrière, enclos, éventuellement éperon rocheux. BAUDRY (BOURRY) : Nom de personne d'origine germanique, Baldric (bald = audacieux + ric = puissant), porté en Vendée, BENETEAU : Diminutif de Benoît (voir Benoit) fréquent en Vendée et dans le Poitou BEQUET : C'est un diminutif du mot 'bec', avec plusieurs sens possibles, le plus souvent évoqué étant celui d'un sobriquet pour une personne bavarde, médisante BERTHO : …Le nom est surtout porté dans la Loire-Atlantique. C'est un diminutif sans doute vannetais de Bert, Berthe, nom de personne d'origine germanique (racine berht = brillant). BIBARD : Surtout porté en Vendée, également présent en Poitou-Charente, c'est en principe un surnom donné à un buveur (racine onomatopéique bib, que l'on retrouve dans biberon) BILLAUD (d’abord DEBILLOT Désigne le fils de Billot, diminutif de Robert).: Le nom est surtout porté en Vendée et dans le Poitou ; le rapport avec une bille de bois semble difficilement acceptable. Il doit s'agir d'un nom de personne d'origine germanique : soit Biliwald (racine bili = doux, aimable), soit une aphérèse de Robillaud, diminutif de Robert BITEAU : Patronyme rencontré en Vendée Peut-être une variante du nom de baptême Vital (voir Vidal), avec transformation du v en b, ou encore une variante de Bidault, avec transformation du d en t.; BILLY : Désigne celui qui est originaire de Billy, nom de localité assez fréquent (= domaine de Billius, forme latinisée d'un éventuel *Billios, nom d'homme gaulois). Le patronyme est surtout répandu dans les Deux-Sèvres et la Loire-Atlantique. OU forme latinisée ou diminutif de Beau, Bel, équivalent de Belin, Bellin BLANCHARD : nom de personne d'origine germanique, formé avec hard (= dur), précédé de blank = brillant BLANCHET (peut-être BLANCHIN) : de Blanc (celui qui a le teint ou les cheveux blancs), BLUTEAU : surnom donné à celui qui pratique le blutage (séparation du son et de la farine à l'aide d'un blutoir) BOISSINOT : Le nom désigne un petit bois (ou encore un lieu où pousse le buis). Il est porté dans l'Ouest (85 BOITEAU : orme vocalisée de l'ancien français boitel, boistel (= boiteux). Mais le mot 'boistel' est aussi une variante de 'boisseau' (mesure de capacité pour les grains) et un diminutif de 'boiste' (= boîte) BOTTON : Nom de personne d'origine germanique, Botto (racine bod = messager) BOUE : le nom désigne un bouvier. BRAUD : Forme contractée de Béraud (Nom de personne d'origine germanique, Berwald (ber = ours + wald = qui gouverne)), très courante dans l'Ouest BREAU : Le nom est porté en Vendée ; Dans la plupart des cas, on a affaire à un toponyme désignant un bois (gaulois "brogilo"). A envisager aussi une variante par de Béraud (voir ce nom)." BREMAUD, BREMAND : Nom porté surtout dans les Deux-Sèvres et en Vendée. Variantes : Brémault (79, 44), Brémeau (85, 86), Brémeault (79). Sens incertain : peut-être un rapport avec la brème (poisson), nom d'un lieu où ce poisson est abondant ou surnom d'un pêcheu BROSSET Surtout porté en Vendée, c'est peut-être un dérivé de brosse (= terrain broussailleux), et donc un toponyme CAILLAUD : On peut penser à un toponyme (lieu caillouteux), à un marchand de lait caillé, ou encore à un dérivé de caille (surnom possible pour celui qui a les cheveux poivre et sel) CHAIGNEAU : Nom porté dans la Charente et en Vendée. Désigne un bois de chênes (chaigne est une variante régionale de chêne) CHARBONNEAU: C'est un diminutif formé sur C(H)ARBONNE, et donc sur CHARBON, bien sûr. Deux interprétations possibles : soit un producteur de charbon de bois, soit quelqu'un qui est noir comme le charbon CHARRIER : Fréquent en Vendée, le nom désigne sans doute un charretier. CORRE : (Si accent Corré) C'est un ancien nom de baptême, Coroe, à rattacher à une racine cor (= armée, troupe). ; sinon diminutif de Corre (= nain). Désigne donc soit le fils de Corre, soit un homme vraiment petit, mais peut-être vif (un coric est un lutin). CHATELLIER : Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée le Châtelier, le Châtellier, le Chastelier, toponyme très courant en France (du latin castellare, dérivé de castellus = château). C'est dans la Loire-Atlantique et en Vendée que le nom de famille est le plus répandu (variante : Châtellier). CHUPIN (CHOPIN) : En ancien français, le verbe chopiner signifie cogner, et un chopin est un coup violent CLOUET : du nom de baptême Cloud (germanique Hlodwald > Chlodwald : hlod = glore + wald, de waldan = gouverner) COUSSEAU : Fréquent en Vendée et plus généralement dans l'Ouest (variantes : Coussaud, Cosseau), ce pourrait être le surnom d'un producteur de cosses (légumineuses), ou un toponyme avec le sens de 'champ de cosses'. COUTAND : Variante du prénom Constant très fréquente en Poitou-Charentes. DAGUZE : Nom surtout porté en Vendée. Devrait désigner celui qui est originaire d'un ancien village appelé Aguzé ou Eguzé, mais il reste à le localiser géograph DEVANE : Il désigne celui qui est originaire de Vanne(s), nom de nombreux lieux-dits, rivières, hameaux et communes. dans la plupart des cas, le toponyme a le sens de "barrage pratiqué pour la pêche" (latin médiéval "venna") porté dans l'Ouest (49, 79, 85, variante : Devannes DEVAUD Désigne celui qui est originaire d'une localité, dérivé d'Ivaos, ancienne divinité gauloise des eaux. DIXNEUF /Etrange nom surtout porté en Vendée. On a longtemps cru qu'il s'agissait d'un surnom donné à un enfant trouvé le dix-neuvième jour du mois, mais francisation d'un ancien prénom breton, Guiszeneuf, Guiheneuf germanique Winwulf (latinisé en Winulfus dans le polyptyque d'Irminon), formé sur les racines win (= ami) et wulf (= loup). DRAPEAU : Fréquent en Vendée et en Poitou-Charentes, c'est un surnom donné à un fabricant ou un marchand de drap, éventuellement de vêtements (sens de l'ancien français drapel) DUBREUIL : Celui qui habite le Breuil, lieu-dit très fréquent désignant un petit bois clôturé DURET : de Dur, un sobriquet désignant un homme au caractère dur. Duret est le contraire de Doucet ECHASSERIEAU : Le nom est porté presque uniquement dans la Vendée ; de l'ancien français "eschacier", désignant celui qui a une jambe de bois ou des béquilles." FALLOURD : Le nom est aujourd'hui bien rare. Il semble originaire de l'Ouest. Variante : Baguennier. Il semble qu'on ait affaire à un diminutif du nom de personne d'origine germanique Bago (racine bagan = lutter) FAVREAU : De Favre (= forgeron) surtout porté en Vendée et en Poitou-Charente OU de Favier (producteur de fèves). FERCHAUD : Porté en Vendée et en Poitou-Charentes, c'est un nom de personne d'origine germanique, Fercwald (ferc = monde + waldan = gouverner) FIEVRE : Surtout porté dans la Vendée (également 79, 37), le nom s'est parfois écrit autrefois Le Fièvre (85) ; variante de Fèvre (= forgeron). FLANDROIS : Désigne celui qui est originaire de Flandre. Le nom est surtout porté en Vendée FONTENEAU : e Fontaine, désigne une petite source. Nom très répandu en Vendée, et plus généralement dans l'Ouest. FORGERIT (puis FROGER) : Nom de personne d'origine germanique, Frodgari (frod = avisé, prudent + gari = prêt pour le combat FORTIN : Nom très courant, notamment dans l'Ouest ; à l'Ouest, est plutôt un nom de baptême, popularisé par un saint qui semble avoir été très vénéré dans la région Poitou-Charentes, et qui fut évêque de Bordeaux au VIe siècle. FUZEAU (ou FUSEAU) : Sans doute celui qui se servait d'un fuseau ou un fabricant de fuseaux (pour filer à la quenouille). GABORIT (comme GABARD) : fréquent en Vendée. Id. Gaboriau :. On considère le plus souvent qu'il s'agit d'un dérivé du verbe d'ancien français gaber (= plaisanter, se moquer), et donc d'un surnom donné à un personnage moqueur ou aimant la plaisanterie. C'est en Vendée que le nom est le plus répandu. Variantes : Gaboraud, Gaboreau, Gaboreaud, Gaboriaud, toutes dans la même région. Egalement Gaboria, Gaborias (33), Gabory (49), Gaborit (85), Gaborel (22), Gaboret (18), Gaboriaux. A noter aussi la forme Gaboriault (Québec). La définition donnée par les dictionnaires me paraît douteuse, ne serait-ce que par la grande fréquence de certains de ces noms : il devrait en fait s'agir d'un nom de baptême, variante de Gabriel, mais il me reste à le prouver. GALLAND : Correspond à l'adjectif galant, qui désignait en ancien français une personne aimant les réjouissances (autre sens : vif, hardi). GEFFARD GENTY : Il signifie au départ de race noble, mais il a assez vite évolué vers son sens actuel. Cependant, vers le XIIe siècle, on peut penser qu'il avait un sens moins affadi qu'aujourd'hui, et devait désigner un personnage valeureux GERBAUD : Surtout porté dans la Creuse, la Vendée et le Vaucluse, c'est un nom de personne d'origine germanique, Gerbald (ger = lance + bald = audacieux GERMAIN : Ce nom français, qui correspond au catalan Germà, peut avoir deux significations. Soit il s'agit du nom de baptême Germanus (indiquant au départ une origine ethnique), soit du nom commun germanus (= frère). De toute façon, l'étymologie est la même dans les deux cas GILBERT : Nom de personne d'origine germanique, Gislebertus (gisal = otage + berht = brillant) répandu dans toute la France, mais surtout dans l'Ouest (85, 79) GIRAUD : Nom de personne d'origine germanique, Gerwald (ger = lance + wald = gouverner). GOBIN : Nom surtout porté dans l'Ouest : du nom de personne d'origine germanique Gobert, Godebert (god = dieu + berht = brillant) OU l'adjectif gobin existait en moyen français avec le sens de bossu GODET, GODARD : du nom de personne d'origine germanique Gode, Godde (god = dieu) ou d'anciens prénoms comme Godard, le patronyme est fréquent dans l'Ouest (85, 79, 35 notamment GONNORD : Nom rencontré dans l'Ouest (79, 85). C'est un nom de personne, sans doute d'origine germanique (gund = combat), dont la finale pose cependant problème GOUIN : Nom de personne d'origine germanique, soit Godin (diminutif de god = dieu), soit Godwin (win = ami). GOURIN : Fait partie des noms que les dictionnaires ont tendance à rattacher à la racine gorr (= porc, truie) ; Gor, Gorre a dû être un ancien nom de baptême SOURISSEAU : Le nom est assez fréquent en Vendée. Variante : Sourissaud (16). Diminutif de 'souris', on le considère comme un surnom donné à une personne leste, agile GRELIER (GRELET) : Nom fréquent dans l'Ouest Il pourrait désigner celui qui jouait de la trompette ou qui fabriquait cet instrument (en ancien français, graile = trompette, le nom vient du latin gracilem, et a sans doute été donné à l'instrument en raison de ses sonorités grêles OU le verbe greller (gréler, grâler) a eu le sens de passer au crible, puis de griller (au départ griller les châtaignes), rôtir, cuire: GRENON : signifie moustache (également : favoris). Il devrait donc s'agir d'un surnom donné à un individu pourvu d'une belle moustache GRILLARD (GRESLARD) : Nom porté en Vendée et en Poitou-Charentes. Variante : Grellard. Sens incertain. Peut-être celui qui est criblé de boutons ou de taches de rousseur, mais d'autres sens sont possibles (voir Grelier) GRILLET : Un nom qui renvoie au grillon (latin grillus), et qui porte selon les régions un suffixe différent : -et (la forme grillet était la plus courante au Moyen Âge), -ot ou bien sûr -on. On pense généralement qu'il s'agit d'un sobriquet désignant une personne gaie, qui chante tout le temps. GROLLEAU : de l'ancien français "grole", qui a désigné certaines variétés de corbeaux (freux ou choucas), surnom pour celui qui est vêtu de noir ou a une voix désagréable. Autre possibilité : un autre mot "grole", désignant une savate (surnom éventuel d'un savetier, voir Grolier) GUERIN : Nom de personne d'origine germanique, Warino, formé sur la racine war (= protecteur). Le patronyme est très répandu dans l'Ouest GUERRY : Nom de personne d'origine germanique, Wigric (wig = combat + ric = puissant) GUICHETEAU : diminuti de Guichet (dans la plupart des cas d'un nom de baptême, diminutif de Guichard ou de Guy. A noter cependant que (le) Guichet est aussi un toponyme désignant sans doute un passage étroit (du norois vik = passage) essentiellement rencontré en Vendée. GUILLEMINEAU (ou LUMINEAU) : Les données généalogiques montrent cependant une fréquente confusion entre Lumineau et Guillemineau (diminutif de Guillaume), au point qu'on ne sait plus vraiment lequel des deux noms est antérieur à l'autre. Soit (Guillemineau) diminutif du prénom Guillaume Soit (Lumineau) de Lumine, forme régionale du prénom Lubin formé sur la racine germanique leub, liub (= cher, aimé HAY : Nom fréquent dans les Deux-Sèvres, Désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit (le) Hay, équivalent masculin de la haie HENRY : Nom de personne d'origine germanique (haim = maison + ric = puissant). La forme Haimeric s'est simplifiée en Hainric pour donner Henri(c). HUVELIN : de huve, mot qui désignait en ancien français un bonnet (ou encore une mitre, une cornette). Surnom appliqué à celui qui porte ce bonnet, ou à celui qui le fabrique JOLY : Un nom qui correspond à l'adjectif "joli", mais avec le sens de gai, joyeux qui était le sien au Moyen Âge. Le patronyme est très répandu dans toute la France LARGEAULT : Il désignait en ancien français un homme grand (l'un des sens de l'adjectif 'large', qui signifiait aussi 'généreux') LAROSE : Il peut s'agir d'un toponyme (nom de divers hameaux), mais on pensera surtout à un surnom (beaucoup de surnoms de soldats sont liés à des fleurs). LAUNEY : c'est un toponyme qui désigne un lieu planté d'aulnes LHOMDE : vraisemblablement agglutination de l’Homme de Dieu, autrement dit le serviteur d’un prêtre…. LOISEAU : il s'agit d'un sobriquet comparant celui qui le porte à un oiseau. Pourquoi ? Sans doute à cause de sa légèreté (physique ou morale), mais avec les sobriquets on n'est jamais sûr de rien MACE (MASSE) : Peut-être le surnom métonymique donné à celui qui utilise une masse d'armes ou un marteau MAILLAUD (MAILLOT-MAILLET) : Surnom désignant celui qui se sert d'un mail, d'un maillet (marteau de bois) MARQUIS (MARQUET) : très courant dans l'Ouest. Il correspond le plus souvent au titre de marquis). Le sens de mare, marécage (variante de "marchis") est parfois possible dans l'Ouest." MATHIAUD (MATHIOT) : Fréquent dans la Vienne . diminutif de Matthieu MAUDET : de Maud, nom de personne d'origine germanique, Maldo (de madal = conseil). Le nom est très fréquent dans l'Ouest (85, 79, 35) Nom de personne breton d'étymologie incertaine, sans doute gaélique MENANTEAU : de Menant, nom qui correspond à l'ancien français manant. Attention, manant est un terme trompeur : son sens de paysan, rustre, n'apparaît qu'à la fin du XVIe siècle. Au moyen âge, il désignait celui qui possédait une demeure riche. MENARD : Nom de personne d'origine germanique, Maginhard (magin = force + hard = dur) ; Le nom Ménard est fréquent dans l'Ouest MERLET : Fréquent en Vendée ; Surnom donné à celui qui chante ou siffle comme un merle MILLASSEAU : dérivé de l'ancien français "millas, millace", évoquant le millet (puis le maïs dans le Sud-Ouest), surnom possible de cultivateur ou de marchand." MILLET : du prénom Emile, ou encore du nom de personne d'origine germanique Milo (mil = bon, généreux). Peut aussi évoquer un champ de mil. MOREAU : désigne celui qui est brun de peau, mais c'est surtout un ancien prénom (latin Maurellus) MORICE, MORICEAU : Variante de Maurice (voir ce nom), rencontrée surtout dans l'Ouest (44 notamment). Nom de baptême dont la forme catalane est Maurici. Ce nom a surtout été popularisé par saint Maurice, chef d'une légion thébaine au service de l'empereur romain Maximilien, qui fut massacré pour avoir refusé de sacrifier aux dieux païens avant une bataille. Etymologie : latin maurus = maure MORIN : Variante de Maurin, fréquente en Vendée ; nom de baptême, équivalent catalan de Maurin (issu du latin Maurinus, dérivé de Maurus). Saint Maurin fut un martyr du VIe siècle MORINIERE : Désigne celui qui habite le lieu-dit la Morinière ou qui en est originaire. Sens du toponyme : le domaine, la ferme de Morin. Le nom de famille est très fréquent dans l'Ouest (44, 49, 85).. Parmi les nombreuses pistes possibles, signalons le hameau de la Morinière, en Vendée OUVRARD : Nom porté en Vendée et dans le Poitou. Désigne sans doute un artisan, comme c'est le cas pour le nom Ouvrie PAILLART (PAILLAT): soit celui qui bat la paille des céréales dans la grange, soit celui qui vit misérablement, ou encore celui qui se livre à des rapines (le sens de débauché est plus tardif) PALLARD : Porté en Poitou-Charentes et en Vendée, Sans doute une variante de Paillard (voir ce nom), mais on envisagera aussi des dérivés de pal (= piquet, pieu) ou de palle (= pelle). PAPIN : Il peut s'agir du surnom d'un enfant glouton (papin = bouillie pour les enfants), mais on pensera plutôt à un nom de personne d'origine germanique, dérivé de Papo et à rapprocher de Pipin, qui a donné pour sa part Pépin (racine onomatopéique). PASQUIER, PASQUEREAU : désigne un pâturage, un pré. C'est dans l'Ouest qu'il est le plus répandu (85, 44, 49 : PASTEAU (PACHETEAU): Il correspond à l'ancien français "pastel" (morceau de pâte, gâteau), surnom probable de boulanger ou de pâtissie PEAULT : Porté en Vendée, paraît désigner celui qui est originaire de Péault, commune du même département. Le nom Péaud, également rencontré en Vendée, devrait en être une variante, tout comme Péaut (44, 33). On peut aussi envisager pour tous ces noms une aphérèse de Philippeau(d), Phelippeau(d), des noms très répandus dans cette région PENAUD : de "paisson" (= pieu, piquet de clôture, mais aussi pâturage) OU le rapprocher de l'ancien français "penel, peneau", qui a désigné une personne vêtue de haillons PERROTEAU (PROUTEAU) : l’un des nombreux diminutifs du prénom Pierre PIET : le nom est fréquent en Poitou-Charentes et en Vendée, avec un sens plus incertain : on peut penser à un dérivé de 'pie' désignant soit l'oiseau (surnom d'un bavard ?), soit une personne pieuse PIGNON (PEIGNON) Nom assez répandu dans l'Ouest (28, 35, 44). Certainement un nom de métier, celui qui peigne la laine, ou plus généralement un cardeur. POISBELAUD : ancien français 'poi beau' (= peu beau). Diminutifs : Poisbelaud, Poisblaud, Poisbleau, Poisbleaud, Poiblaud, Poibleaud (surtout portés en Vendée). POUPIN : désignant celui qui a conservé un visage d'enfant. PUAUD : Nom surtout porté en Vendée. Variantes : Puau, Puault, Puaut, Pueau. C'est un toponyme ayant le sens de petite colline (diminutif de puy). On trouve le hameau du Puaud à La Pommeraie-sur-Sèvre (85) RACAUD : en Vendée et dans les Deux-Sèvres. C'est un nom de personne d'origine germanique, Racwald, Ragwald (ragin = conseil + waldan = gouverner). Variantes : Racau, Racault, Racaut, Raccaud RAPIN : Tout comme Rabin, Rabine ou Rabinel, ils désignent un ravin ou un terrain raviné RECOQUILLON : rencontré aussi dans l'Ouest (85, 79), région dont il semble originaire, car on y trouve aussi les patronymes Recoquillé, Recoquille ; surnom désignant celui qui est replié sur lui-même (renfermé dans sa coquille) OU un apprenti monnayeur (latin médiéval ricoquicio). RETAILLEAU : dérivé de Retail, toponyme souvent rencontré dans cette région qui correspond à l'angevin retaillis (= bois taillis). RENAUDIN : Diminutif de Renaud (Nom de personne d'origine germanique, Raginwald (ragin = conseil + wald = qui gouverne)) très fréquent en Vendée RONDEAU : Très répandu dans l'Ouest (85, 44, 72 notamment), c'est en principe un sobriquet donné à un personnage rondouillard (mais il peut aussi s'agir d'un toponyme désignant un terrain rond ROTUREAU, ROTURIER : Le terme a désigné au moyen âge un paysan (latin médiéval ruptuarius), celui qui exploitait une roture (terre nouvellement défrichée). Toujours au moyen âge, il a ensuite désigné celui qui n'était pas noble, mais on préfèrera le sens initial pour expliquer le nom de famille. Celui-ci est surtout porté en Vendée et dans les Deux-Sèvres ROUSSEAU : Très répandu, le nom est un diminutif de Roux (voir ce nom). On le rencontre surtout dans l'Ouest (85, 44 ROY : Le nom est porté en Poitou-Charentes, en Vendée et dans la Loire-Atlantique. Plus courant sous la forme Roy, il désigne un roi (voir Rey : difficile de penser que les ancêtres de tous ces gens aient été rois, sinon au cours de fêtes populaires ou dans des sociétés parallèles ; Le nom peut aussi désigner celui qui exploitait des biens appartenant au roi, et non au seigneur local : ou celui qui avait accompli le pèlerinage de Compostelle et était arrivé le 1er à Montjoie SACHOT : Nom porté notamment en Vendée, dans les Deux-Sèvres et le Morbihan. C'est un diminutif de sac, sans doute avec le sens de bourse, et le surnom d'un fabricant ou d'un marchand de bourses SARAZIN : Au moyen âge, le nom sarrazin (latin sarracenus, de l'arabe sharqiyyûn = orientaux, désignant au départ une peuplade d'Arabie, mais étendu par les Byzantins à tous les peuples soumis au calife) désigne les peuples non chrétiens de l'Espagne, de l'Afrique et de l'Orient. Comme patronyme, on pense qu'il s'agit plutôt d'un sobriquet désignant une personne bronzée SAUVESTRE : Variante du prénom Silvestre (Sylvestre) SICOT : Le nom est porté notamment dans les Deux-Sèvres ; nom de personne d'origine germanique, Sicwald ou Sigwald (sig = victoire + waldan = gouverner). SORIN : surnom formé sur l'ancien adjectif "saur", qui signifie "châtain" (vient du latin tardif "saurus", avec le même sens) SOUCHET : fréquent en Vendée, devrait avoir le sens de terre défrichée SOULARD : Le mot n'a pas encore, au moyen âge, le sens de ivrogne. Il désigne cependant une personne ayant très bien mangé (et sans doute aussi bien bu !). Vient du latin satullus (= rassasié). SUAUD, SUAUDEAU : Nom de personne d'origine germanique, Sudwald (sud = le sud + waldan = gouverner). C'est en Vendée et dans les départements voisins que le nom est le plus répand TESSIER : Nom désignant un tisserand. C'est en Vendée et dans la Loire-Atlantique que le nom est le plus porté. TRICOIRE : Le nom est surtout porté dans l'Ouest (49, 85, 79, variantes : Tricoir, Trécoire Sens incertain. Il devrait s'agir d'un terme régional dont le sens m'échappe, sans doute un toponyme : une ferme ou un hameau s'appelle la Tricoire à Cholet (49) ; à moins qu’il ne s’agisse d’une déformation de TRICOT : ce serait le surnom d'un mesureur (le tricot étant la planchette que l'on passait sur les mesures, pour araser les grains de blé) TURCOT : Nom surtout porté en Vendée. Diminutif de Turc, sobriquet qui a pu s'appliquer à un homme au teint basané ou à celui qui était allé en Orient TURPAULT (Variante de TURPIN) : Ancien nom de baptême, issu selon Dauzat du latin *Turpinus, et popularisé par l'un des compagnons de Roland de Roncevaux, l'archevêque Turpin (capable de fendre en deux d'un seul coup d'épée un cheval et son cavalier !). Turpinus vient de l'adjectif turpis (= laid, hideux) VEILLON : Peut-être une forme de l'ancien français vellon (= jeune veau), surnom donné à un éleveur. Eventuellement aussi celui qui veille. Mais il semble s'agir plutôt d'un nom de lieu, rencontré assez souvent dans cette région.( du latin villa (= domaine, puis ville, village). VIOLEAU : Difficile de choisir entre un petit chemin (toponyme) et un joueur de viole VION : Dans de nombreux cas, c'est une variante de Guion, cas-régime du prénom Guy. ; OU toponyme avec le sens de 'chemin'. Ou voir VEILLON VIVIEN : Nom de baptême d'origine latine (Vivianus < vivus = vivant), qui a été popularisé notamment par un évêque de Saintes (Ve siècle) YOU : Peut-être une variante de Yon, nom de personne d'origine latine devenu nom de baptême(Ionis). Saint Yon fut un évangélisateur dont le souvenir s'est conservé dans les plaines du sud du Bassin Parisien ; Ceci dit, l'origine géographique des You nous renvoie plutôt vers la Vendée. Donc aucune certitude sur ce nom.

Histoire de Prénoms Parmi les 5000 prénoms de l’arbre généalogique - les plus rares : (1 ou 2) • Abel • Absalon • Adélina • Balthazar • Barbe • Bazile • Bellonie • Bertille • Bénigne • Calixte • Capucine • Célédonie • Célina • Clarisse • Dosité • Eloïse • Emerine • Euphrosine • Euphrasie • Eusèbe • Eutrope • Faille • Fuscien • Gervine • Guyonne • Hardy • Hermande • Hilairette • Innocent • Kleber • Lazare • Léocadie • Léonide • Lumin • Maixent • Maixande • Médard • Noë • Octave • Ozanne • Pélagie • Pétronille • Philippa • Polycarpe • Prégente • Radégonde • Roch • Ruffin • Séraphie • Séraphine • Sixte • Sylvain • Sylvanie • Toussaine • Tranquille • Venant • Zélie • Zélina • Zoé

- les plus courants (= 100 individus) • François • Jean • Jeanne • Joseph • Louis • Louise • Marie • Marie Anne • Mathurin • Mathurine • Michel • Perrine • Pierre • René • Renée

- Grand’mère de l’Epaud (BOUFFANDEAU), la mère de Papa, que tout le monde appelait Pauline, se prénommait en fait « Elisabelle, Augustine, Appolline » ELISABELLE : cela semble bien étrange et pourtant c’est réel. On sait que Elisabeth et Isabelle sont le même prénom, selon qu’on habite dans les Flandres ou en Espagne ; La Vendée, conciliante, a fait une jolie synthèse. - Autre aïeule, la grand’mère de Papa, s’appelait Françoise Mélanie DEVANE (et on ne rit pas !!!) En fait, elle est restée dans la mémoire de Papa et surtout de son père : Mélina - Quant à Maman, que tout le monde appelait Marie, elle s’appelait ? ? ? Anecdote, lorque en tant qu’institutrice libre, elle a dû (après la loi Debré sur l’enseignement libre 1962) passer le CAP, lors des résultats, Papa étant malade, c’est un de leurs amis qui est allé à La Roche (s/Yon) – Maman n’avait pas encore son permis - : il est arrivé à la maison ennuyé, car si BOUFFANDEAU Auguste était reçu, il y avait bien une GEFFARD épouse BOUFFANDEAU mais pas Marie, mais Marcelle

  « Les Cosaques »

Jacques BOUFFANDEAU (en fait Louis, Jacques né le 4 mars 1828 et décédé le 17 février 1902 à St Michel Mont Mercure) était parti avec les armées d’Orient faire la Guerre de Crimée (1853/1855 ). Il sera absent 7 ans. Il rentre, en partie à pied, avec une bande copains de toute la France qui n’ont pas envie de retrouver leur province. Lui, veut revoir sa Vendée. Ils s’installent tous ensemble à la Rabinière (Les Châtelliers-Châteaumur) . Ils avaient tous eu les pieds gelés. Ils racontaient sans cesse des histoires sur ce qu’ils avaient vécu durant cette guerre, leurs batailles avec les Cosaque, tant et si bien que les voisins avaient surnommé la Rabinière « Les Cosaques ».. Il se marie avec « Mélina » DEVANNE en 1868, à l’age de 40 ans.

La guerre de Crimée est la conséquence de la volonté de Napoléon III de diviser la coalition née de l’Europe du Congrès de Vienne (1815). Elle résulte de l’affaiblissement continuel de la Turquie, « l’homme malade de l’Europe », dans la première moitié du XIX° siècle et des ambitions du tsar Nicolas 1er. Ce dernier rêve de démanteler l’Empire Ottoman afin de s’assurer un protectorat sur les peuples slaves des Balkans. Il espère également annexer Constantinople et les Détroits (Bosphore et Dardanelles) pour contrôler l’accès à la Méditerranée. En 1853, Le tsar invoque le premier prétexte venu, la préférence donnée par le Sultan aux moines latins sur les moines orthodoxes pour la protection des lieux saints, pour adresser un ultimatum à l’Empire Ottoman. Le sultan refuse de se soumettre au protectorat russe. Nicolas 1er fait alors entrer ses troupes dans les provinces roumaines de l’Empire Ottoman (Moldavie et Valachie). L’Angleterre, qui voyait dans les ambitions russes une menace sur la « routes des Indes », se décide à intervenir en faveur de la Turquie et entraîne sans difficulté la France dans le conflit. Selon les historiens Serge Berstein et Pierre Milza, « Napoléon III voit à l’entreprise un triple avantage : elle lui offre, à peu de frais estime-t-il, la gloire militaire dont le régime a besoin pour se consolider. Elle lui permet de briser l’isolement diplomatique qui a suivi la proclamation de l’empire (...). Elle constitue enfin un moyen d’amoindrir l’influence de l’une des puissances qui garantissent l’ordre restauré en 1815 ». En Septembre 1854, les Alliés (France, Angleterre, Piémont-Sardaigne) débarquent un corps expéditionnaire franco-britannique (185 000 hommes) à Varna sur la mer Noire. Le maréchal français Achille Leroy de Saint-Arnaud installe ses hommes devant Sébastopol. Commence alors l’interminable siège de la ville : Les alliés hivernent dans une région désertique, marécageuse et malsaine, battue par les vents et la neige. Les hommes, mal équipés, souffrent des rigueurs du froid et des fatigues des travaux de tranchée. De plus, le choléra (qui emporte Saint-Arnaud) le typhus et la dysenterie frappent les soldats sous-alimenté en raison des défaillance de l’intendance. C’est l’hécatombe : Après un an de siège (Sébastopol se rend le 9 septembre 1855) on compte 20 000 hommes tués au combat ou morts de leurs blessures, 75 000 décès dans les hôpitaux et au cours des épidémies, 12 000 évacués en urgence... La paix est signée à Paris le 30 mars 1856. Le tsar renonce à tous ses « privilèges » sur l’Empire Ottoman et sa flotte perd l’accès à la Méditerranée. Côté français, le traité de Paris couronne le triomphe de Napoléon III : il peut renouer avec la gloire impériale de son oncle ; La France vient de briser son isolement diplomatique et de redorer son prestige.

EMIGRATION “Si vous oubliez d’où vous venez, vous ne saurez plus qui vous êtes."

(Passionné du Nouveau-Monde, le Vendéen Samuel de Champlain, fonda Québec en juillet 1680 ) Côté BOUFFANDEAU : • Une aïeule à la 5e génération de Papa s’appelait MAILLAUD (ou MAILLOT) : Jeanne MAILLAUD (mariée à Pierre BOUFFANDEAU) avait un grand oncle prénommé Jean-Baptiste, né le 17 novembre 1660 à St Paul en Pareds, qui a émigré au Canada, où il s’est marié deux fois ; certains de ses enfants ont été baptisés par un prêtre nommé Jean BOUFFANDEAU, ordonné à Cholet.

• Beaucoup moins loin : - un BOUFFANDEAU, sans doute issu de St Paul a émigré en Charente, où il a « fait fortune ». ; - on parlait aussi souvent des cousins de la Creuse : Pour vous donner une idée, voici le lien qui existe entre (moi) et cette Michèle DEVANNE mariée à un DRUNAT (je suis en contact avec un de leurs descendants) Elisabeth, Marie-Joseph, Jeanne BOUFFANDEAU est une cousine issue d'issus de germains de Michelle DEVANE. • En effet, o Pierre, Jean-Baptiste DEVANE (1 lien de parenté: cliquez ici). o Marie Marguerite TESSIER (ou TEXIER) (1 lien de parenté: cliquez ici). sont en même temps o des ancêtres à la 4e génération de Michelle DEVANE o des ancêtres à la 4e génération d'Elisabeth, Marie-Joseph, Jeanne BOUFFANDEAU Elisabeth, Marie-Joseph, Jeanne BOUFFANDEAU est aussi une cousine au 12e degré de Michelle DEVANE. • En effet, o Aubin BIBARD (1 lien de parenté: cliquez ici). o Jeanne GUILMINEAU (1 lien de parenté: cliquez ici). o Maurin MAUDET (1 lien de parenté: cliquez ici). o Mathurine GELOT (1 lien de parenté: cliquez ici). sont en même temps o des ancêtres à la 12e génération de Michelle DEVANE o des ancêtres à la 12e génération d'Elisabeth, Marie-Joseph, Jeanne BOUFFANDEAU Elisabeth, Marie-Joseph, Jeanne BOUFFANDEAU est aussi une cousine au 12e degré d'un parent de Michelle DEVANE. • En effet, o Aubin BIBARD (1 lien de parenté: cliquez ici). o Jeanne GUILMINEAU (1 lien de parenté: cliquez ici). o Maurin MAUDET (1 lien de parenté: cliquez ici). o Mathurine GELOT (1 lien de parenté: cliquez ici). sont en même temps o des ancêtres à la 13e génération de Michelle DEVANE o des ancêtres à la 12e génération d'Elisabeth, Marie-Joseph, Jeanne BOUFFANDEAU

Côté GEFFARD

  • Une aïeule de Maman ; Marie MORISSET, née à Thouarsais-Bouildroux. en 1647, (Mariée le 12 novembre 1670, Réaumur - 85 -, avec Jean BOUSSEAU, né vers 1642, décédé le 4 avril 1702, Réaumur - 85 - (à l'âge de peut-être 60 ans) avait un frère Mathurin qui a émigré au Canada après 1970 né le 9 mai 1648, décédé en 1717, Québec (Canada) (à l'âge de 69 ans). Marié le 8 janvier 1690, Québec (Canada), avec Elisabeth COQUIN, née en 1674, décédée en 1714 (à l'âge de 40 ans). Ses descendants sont nombreux au Canada et je suis en contact avec eux.
  • Beaucoup plus près, on parlait souvent à la maison des cousins de Touraine : qui s’étaient installés à Ste Maure ; ou de ceux qui étaient partis en Charente Maritime Auguste : Louis, Eugène MORINIERE est un fils d'un cousin issu de germains de Brigitte, Augustine MORINIERE

METIERS La plupart du temps, les registres paroissiaux ne font pas état de la profession des personnes – ou alors tardivement : 2e moitié du XVIII e siècle, mais j’ai relevé que la plupart de nos ancêtres (comme ceux de presque tous les Français) exerçaient des métiers - directement liés à la terre • cultivateur • laboureur • bordier • métayer

- ou en rapport avec l’activité agricole • trieur de grains • charretier • taillandier • ferrand

D’autres comme on le retrouve dans les noms exerçaient des métiers liés au tissage (notamment dans la vallée de la Sèvre) • tisserand (tessier en ancien français) • drapier (Drapeau) • foulon (Foulonneau)

LA GUERRE DE VENDEE

Quelques « guillotinés » BROSSERT Jean, domicilié à Chambertas, canton de Montaigu, département de la Vendée, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 6 nivôse an 2, par la commission militaire de Savenay. CAILLAUD Jacques, affranchisseur de bestiaux, domicilié à Montournois, département de la Vendée, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 24 brumaire an 2, par le tribunal criminel dudit département.

CAILLIOT Françoise, veuve Tessier, domiciliée aux Herbiers, département de la Vendée, condamnée à mort comme complice des brigands de la Vendée, le 18 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Nantes. CAILLOT Jacques, domestique, aux Herbiers, département de la Vendée, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 5 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Savenay. CAILLOT Louis, domicilié aux Herbiers, département de la Vendée, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 5 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Savenay CHARRIER René, domicilié au Petit Bourg-des-Herbiers, département de la Vendée, condamné à mort comme conspirateur, le 23 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Angers

DAVIAU François, métayer, domicilié à St Mesmin, département de la Vendée, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 27 frimaire an 2, par la commission militaire de Saumur

ECHASSERIAU Jean, menuisier, domicilié aux Herbiers, département de la Vendée, condamné à mort le 9 brumaire an 2, par le tribunal criminel dudit département comme chef des brigands de la Vendée.

FORTIN Jacques, domicilié à Dardelay , département de la Vendée, condamné à mort le 14 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Nantes, comme brigand de la Vendée

GEFFARD Jean, journalier, domicilié à St Pierre-du-Chemin, département de la Vendée, condamné à mort, le 6 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Saumur, comme conspirateur.

FUSEAU Pierre, domicilié aux Aubiers, département des Deux-Sèvres, condamné à mort le 3 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Savenay, comme brigand de la Vendée

GABARD Pierre, domicilié à St Amand, département des Deux-Sèvres, condamné à mort le 4 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Savenay, comme brigand de la Vendée. GIBERT Charles, domicilié aux Herbiers département de la Vendée, condamné à mort le 6 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Savenay, comme brigand de la Vendée. GOBIN Jean baptiste, domicilié à St Paul-en-Palais, département de la Vendée, condamné à mort, le 11 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Nantes, comme brigand de la Vendée.

GODET Pierre, laboureur, domicilié aux Herbiers, département de la Vendée, condamné à mort le 14 frimaire an 2, par le tribunal criminel dudit département, comme brigand de la Vendée. GUIGNARD Jacques, employé aux ci-devant traitres,, domicilié à la Flocelière, département de la Vendée, condamné à mort, le 13 frimaire an 2, par le tribunal criminel dudit département, comme séditieux. HAYES Jacques, domicilié aux Herbiers, département des Deux-Sèvres, condamné à mort, le 4 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Savenay, comme brigand de la Vendée. MENARD Jacques, domicilié à Châtillon-sur-Sèvre, département des Deux-Sèvres, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 9 nivôse an 2, par la commission militaire de Nantes PACQUIER Pierre, domicilié aux Herbiers, département de la Vendée, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 3 nivôse an 2, par la commission militaire de Savenay. PACQUIER Jean, domicilié aux Herbiers, département de la Vendée, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 5 nivôse an 2, par la commission militaire de Savenay. RAVELOT René, domicilié à Chambretaud, département de la Vendée, condamné à mort, comme brigand de la Vendée, le 14 nivôse an 2, par la commission militaire de Nantes. SOUCHET Louis, marchand de tabac, domicilié à Pouzanges-la-Ville, département de la Vendée, condamné à mort comme munitionnaire des Brigand de la Vendée, le 20 Brumaire an 2, par le tribunal criminel dudit département SOULARD François, domicilié à St Jouin-sous-Châtillon, département des deux-Sèvres, condamné à mort le 10 nivôse an 2, par la commission militaire de Nantes, comme brigand de la Vendée. (livre de Maurice Poignat :"Histoire des communes des Deux-Sèvres-le pays du Bocage édité en 1986 par les éditions Projet) SOULARD Joseph, domicilié à Chambretant ou Chambretot, département de la Vendée, condamné à mort le 14 nivôse an 2, par la commission militaire de Nantes, comme brigand de la Vendée. VILLENEUVE René, travailleur aux mines, domicilié à Bonpère, département de la Vendée, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 22 nivôse an 2, par le tribunal criminel du département de la Sarthe.

Mais beaucoup de nos ancêtres ont du disparaître dans une des grandes batailles de la Révolution comme LA Bataille du Mans Etonnante découverte faite cette semaine dans le centre-ville du Mans : les restes de soldats vendéens mort lors de la bataille du Mans en 1793. Au mois de décembre 1793, l'armée catholique et royale est en pleine déroute après l'échec du siège de Granville. Les Vendéens cherchent des vivres. Ils s'emparent de la ville du Mans le 10 décembre. Le 12 décembre, les républicains attaquent la ville, provoquant la panique chez les Vendéens. Alors qu'une partie de l'armée catholique prenait la fuite, des milliers de Vendéens (pour la plupart des non-combattants) furent massacrés dans l'enceinte même de la ville.

En témoigne Kléber : " On ne saurait se figurer l'horrible carnage qui se fit ce jour-là, sans parler du grand nombre de prisonniers de tout sexe, de tout âge et de tout état qui tombèrent en notre pouvoir »

(Bataille de Laval)

(Bataille de Saumur)

(Nantes)

soit sous l’effet des colonnes infernales 1794 21 janvier Après la dislocation de l’armée vendéenne à Savenay, la Convention décide de poursuivre la "pacification" de la Vendée. Le soutien apporté à la contre-révolution par la population ayant été puissant, Robespierre et son gouvernement souhaitent appliquer jusqu’au bout leur résolution du 1er août, prônant des mesures extrêmes pour détruire la rébellion : destruction des récoltes et des villages, exécution des suspects, confiscation du bétail. Turreau va mettre en œuvre avec application cette politique de la terre brûlée. Seules quelques villes d’importance doivent être épargnées, le reste peut être rasé… Pendant près de cinq mois, les colonnes infernales vont multiplier exactions et massacres.

soit pendant la Virée de Galerne 179317 octobre Les Vendéens perdent Cholet Sept mois après leur première victoire de taille, les Vendéens essuient une défaite de même ampleur et dans la même ville : Cholet. Au cœur du berceau de la révolte, Cholet est reprise par l’armée républicaine supérieure en nombre. Les 30 000 Vendéens fuient la ville pour traverser la Loire (à une quarantaine de kilomètres au nord de Cholet), accompagnés de leurs femmes et enfants. Ainsi, dans la soirée et la nuit du 18 au 19 octobre, ce sont entre 60 000 et 100 000 personnes qui traversent le fleuve pour prendre la direction de la Bretagne. C’est le début de la virée de Galerne, nom celte d’un vent du nord-ouest. L’objectif des « Blancs » est de rejoindre les Chouans et d’atteindre Granville via Laval. Ils espèrent en effet un débarquement anglais dans le port Normand. Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Histoire des Chouans - Virée de Galerne - Cholet - Histoire de la Révolution

179313 décembre L'armée vendéenne décimée au Mans Après un échec une semaine plus tôt à Angers, l’armé vendéenne se dirige vers Le Mans. Forte de sa victoire à Angers, l’armée républicaine fait converger une partie de ses troupes, bien supérieures en nombre, vers la cité mancelle. L’affrontement s’avère très violent et se conclut par une victoire républicaine. Les Blancs sont décimés : la moitié de leurs hommes seulement survivent à la bataille et s’orientent finalement vers le sud, pour retraverser la Loire. Après quelques victoires, notamment à Laval, la virée de Galerne est un cuisant échec pour l’armée catholique et royale. Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Le Mans - Virée de Galerne - Angers - Histoire de la Révolution

1793 23 décembre La virée de Galerne prend fin à Savenay Après la défaite au Mans, les 15 à 20 000 personnes qui restent de la virée de Galerne tentent de rentrer au pays. Pour cela, ils doivent traverser la Loire. C’est ce qu’ils commencent à faire à Savenay, à proximité de Nantes, lorsque l’armée républicaine les rattrape. Les hommes commandés par Kléber, Marceau et Westermann maîtrisent totalement la situation et ont pour mission de décimer les contre-révolutionnaires. Seulement 4 000 personnes parviennent à s’échapper alors que près de 15 000 corps vendéens joncheront Savenay et les bois environnants. La Guerre de Vendée n’est pas terminée, mais l’épisode des grands combats prend fin. L'épisode suivant sera particulièrement violent, fait de l'affrontement des colonnes infernales de Turreau aux troupes de Charrette et de Stofflet.

OI aet pas pr dire, mae Chanbrtàud Aet in paes queme t-o fàut : Totes lés felles s 'y mariant pòet, OI en rechte trjhou sus le carea. Enfin, vela ce qu'at arivai ; O m'at étai racuntai Tél qu'o s'at passai Pr le çhurai Benaesa,. Vela ce qu'i m'at dit : " Li, Jhan Lóesea, Pas pasque l'étét sot, Etét casiment vieù ga, E pis o lli souriét pas De se nalàe a la ghàere. Napoléon avét den sen idàie Que tots lés vieùs gas deviant y alàe ; OI avét qu'in móeyén d'o z-évitàe, OI étét me béle felle Qu'avét daus beas eùlls, pis daus sourceùlls Encore pus beas... Ce qu'ol at de vrai : Queme o fàulét se praessàe, Çhénze jhors enpraes, l'aliant se mariàe, A la màererie, L'avant dit oui ; En venant chés le çhurai, S'avant mi a se disputàe : Dame, al avét la répllique ! Queme l'étét mariai devant la Républlique, Le ga s'adisit qu'o lli sufisét : Le pllantit làe sa mariàe... Tote abellàie ! (Ce n'est pas pour dire, mais Chambretaud Est un pays comme il faut : Toutes les filles ne s'y marient pas, Il en reste toujours sur le carreau. Enfin, voici ce qui est arrivé ; Cela m'a été raconté Tel que cela s'est passé Par le curé Bienaisé, Voici ce qu'il m'a dit : " Lui, Jean Loiseau, Non pas qu'il fût sot, Etait pratiquement vieux garçon Et cela ne lui souriait pas De partir à la guerre. Napoléon ayant dans l'idée D'y envoyer tous les vieux garçons ; ll y avait un moyen de l'éviter, C'était une belle fille Qui avait de beaux yeux, et des sourcils Encore plus beaux... Ce qui est certain : Comme il fallait se hâter, Quinze jours plus tard, ils se mariaient, A la mairie, Ils ont dit oui ; En revenant de chez le curé Ont commencé à se disputer : Dame, elle avait la réplique ! Comme il était marié devant la République, Le gars se dit que cela lui suffisait : Il planta là sa mariée... Toute apprêtée !) Au début du siècle, le Luçonnais Henri Bourgeois (a) avait déjà composé sur le même thème une chanson de 38 couplets, commençant ainsi : " I va ves cuntàe l'istoriéte Grlin grlot, grlin grléte, De la mariàe de Chanbrtàud Grlin grléte, grlin grlot ! " (Je vais vous conter la petite histoire Grelin grelot, grelin grelette De la mariée de Chambretaud Grelin grelot, grelin grelette !)


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