Martial Auguste ISCARIOT
Martial Auguste ISCARIOT
  • Né le 18 mars 1873 (mardi) - Apt, 84003, Vaucluse, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
  • Décédé le 8 janvier 1929 (mardi) - Aix-en-Provence, 13100, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France,à l'âge de 55 ans
  • Typographe, engagé volontaire incorporé le 26 septembre 1893 comme apprenti marin dans les équipage de la Flotte à Toulon. Matelot de 2° classe en 1895. Réserviste de l'armée active le 29 septembre 1898. Nommé Gendarme à pied dans la 15 ème Légion de gendarmeriele 13 février 1900. Intègre le 15 ème corps d'armée le 7 août 1911. Détaché aux armées du 17 septembre 1914 au 18 février 1916. Retiré dans son foyer en 1917. Inscrit au tableau spécial de la Médaille Militaire le 25 décembre 1918 (parution au JO) sur décision du Président de Conseil. Retraité rayé des effectifs actifs en 1922. Devient Concierge du Palais de Justice d'Aix-en-Provence le 10 janvier 1929. Persécuté dans son travail, il tenta d'assassiner et blessa grièvement le 08 janvier 1929 l'Avocat Général du Palais de Justice d'Aix puis le croyant mort retourna son revolver contre lui et se blessa mortellement à la tête. Transporté défiguré dans sa loge et malgré les soins prodigués il mourrut devant Jeanne FERRANDINI épouvantée qui serrait ses enfants contre elle. il a certainement sucombé à son acte suicidaire dans les minutes qui suivirent.
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 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Notes

Notes individuelles


Très peu d'informations nous avaient été transmises sur l'identité du père de Marcelle BENOIT (BENOIT étant le patronyme de son mari) et cette dernière ne semblait pas avoir vécu avec son père à Pruno. Les plus jeunes neveux de Marcelle ne comprenaient pas la cause de l'absence de ce dernier. Sa mère Jeanne FERRANDINI semblait avoir vécu à Aix en Provence avec sa fille et son mari jusqu'au décès présumé de ce dernier qui travaillait alors comme concierge du Palais de Justice d'Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. On en savait pas plus et on était loin de se douter qu'un drame avait eu lieu sur le lieu de travail et domicile de la famille de "tante Jeanne" FERRANDINI, fille cadette de notre arrière grand-mère (Marie FERRANDINI).


Sa fille Marcelle n'avais jamais évoqué son lien avec son père à ses cousins ou à ses neveux et c'était là un sujet évité devenu même tabou au fil du temps. L'on comprend désormais mieux pourquoi en découvrant les circonstances effroyables de la mort du père de Marcelle. On comprend aussi désormais pourquoi elle quitta Aix-en-Provence où son père s'était suicidé pour vivre définitivement sa vie de retraitée en Corse.

Dans un faire part de décès paru à, la seconde colonne de la page 6 dans "Le Petit Marseillais" du 10 janvier 1929, apparaissent Marcelle et sa mère Jeanne FERRANDINI, sa grand-mère paternelle, sa cousine Catherine GIORDANI et son mari François Alexandre RAVIS, son oncle Toussaint GIORDANI ainsi que beaucoup d'autres aïeuls membres de notre famille. Cela a permis en 2020 de retrouver et confirmer l'exacte identité du mari de Jeanne FERRANDINI, mais c'est surtout l'encart paru dans "Le Mémorial d'Aix" du 13 janvier 1929 qui nous permit de découvrir les terribles causes du décès traumatisant de Martial Auguste ISCARIOT et de comprendre enfin le silence qui fut fait sur son absence au sein de sa famille.


Georges RAVIS-GIORDANI (et l'arbre généalogique de Morsiglia qu'il dressa vers 1875 avec l'aide des cousines de Marcelle BENOIT) confirment bien l'identité de Martial Auguste ISCARIOT comme mari de "la tante Jeanne" (Jeanne FERRANDINI). Cet arbre généalogique communal avait d'ailleurs aussi été réalisé avec l'appui indispensable de Marcelle BENOIT et ses cousines germaines Henriette (STELLA) et Angèle (PiETRI?) qui connaissaient chacune et toutes trois toutes les liens de parenté communaux des familles morsigliaises.

Naissance


Né de père inconnu, Martial Auguste reçut le patronyme de sa mère, Marie ISCARIOT.

Décès


Il se suicida en se donnant la mort le mardi 8 janvier 1929 avec son arme de service, se tirant une balle dans la tête après avoir blessé à l'épaule et à l'artère fémorale l'Avocat Général du Palais de Justice d'Aix-en-Provence qui en sortit vivant mais handicapé pour marcher. Voir en iconographies de ses avis de décès en pièce jointe et l'encart décrivant dans quelle circonstances il se donna la mort. Ses funérailles eurent lieu le jeudi 10 janvier 1929 en l'Église de la Madeleine sur la Place des Prêcheurs à Aix en Provence.

Georges RAVIS-GIORDANI qui tient probablement cette source de Jacques NÉGREL, beau-fils de Martial Auguste ISCARIOT, raconte que ce dernier s'occupait d'attribuer et ranger les robes des avocats de la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence au sein du Palais de Justice et aurait été persécuté par l'Avocat Général qui l'avait pris en grippe. N'en pouvant plus Martial Auguste finit par agresser celui-ci qui blessé de deux balles perdant son sang laissa alors croire à tous les témoins de cette agression qu'il était blessé mortellement. Se rendant compte de l'acte extrême qu'il venait de commettre (tuer un homme) Martial Auguste ISCARIOT retourna alors son arme contre lui et se donna la mort.

La responsabilité de la persécution par l'Avocat Général dans sa mort ne fut pas engagée dans du fait que s'est Martial Auguste ISCARIOT qui commit l'agression. Il ne fut là tenu compte que des conséquences et non des causes de son acte et Martial Auguste ISCARIOT fut tenu pour un homme violent ou dérangé d'esprit. C'était au contraire un homme trop sensible et vulnérable à la persécution (enfant non reconnu par son père) et sa fiche militaire montre bien que ce n'était pas un "va en guerre" sanguinaire mais bien le contraire puisqu' en 1917, Martial Auguste interrompit brusquement sa carrière miliaire dans la 15 ème Légion de Gendarmerie et mis fin à sa carrière, sans doute écœuré par la boucherie des massacres de la Grande Guerre. Un être violent ou déterminé aux accès meurtriers aurait certainement poursuivi sa carrière militaire pour prendre du grade, surtout décoré de la Médaille Militaire pour excellent conduite par le gouvernement français, or Martial Auguste ne revint plus jamais vers la Gendarmerie ou l'armée. Cet homme affable qui rendait grâce à la gentillesse de sa première épouse Léonie VEZZANI sur la photo qu'il avait gardé d'elle, a juste été poussé au-delà de ce qui lui était supportable. Il avait juste peur de perdre son poste de Concierge au Palais de Justice d'Aix-en-Provence qui lui permettait de nourrir sa jeune famille. Aux termes d'humiliations, d'invectives, ou remarques dégradantes injustes et sûrement abusives trop souvent lestement répétées et assénées par l'Avocat Général qui ne l'appréciait pas, il a cédé à sa colère par besoin ou par désir de réparation, estimant que ce dernier était allé trop loin envers lui dans le manque de respect. Sa colère retombée en voyant l'Avocat Général gisant à terre dans son sang, et ne supportant pas l'assassinat qu'il venait de commettre, il s'est immédiatement donné la mort. Il n'aura sans doute jamais su qu'il n'avait pas tué cet homme mais c'est bien parce qu'il a cru qu'il l'avait tué qu'il s'est suicidé. Celles et ceux qui l'ont connu ont gardé de lui l'image d'un être doux et sensible. Rien à voir avec le forcené qui fut décris par la presse en 1929 mais à cette date, s'attaquer au Bâtonnier de la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence était impensable ! Cet homme était l'ultime représentant de l'État dans l'institution judiciaire... S'il ne s'était pas suicidé, Martial Auguste aurait certainement prit 20 à 30 ans de prison et aurait passé la fin de sa vie derrière les barreaux de la prison d'Aix-en-Provence, juste derrière le lieu de son ancien domicile.

Notes concernant l'union

Union avec Jeanne FERRANDINI


Lieu du mariage imprécisé. Ce devrait être Morsiglia mais ce pouyrrrait aussi être Rousset ou naquit sa fille Marcelle en 1921.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

   
portrait
Un propriétaire exploitant fortuné d'Apt ca 1850-1870..1925
 portrait
Marie Louise Marguerite ISCARIOT 1851-1927
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portrait
Martial Auguste ISCARIOT 1873-1929