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Bienvenue à tous ! n'hésitez pas à me contacter pour toute question ou erreur.  Certaines sources sont manquantes (défauts des débuts). Je mentionne également des personnes qui ne me concernent à priori pas pour l'instant, au moins je souhaite qu'elles puissent vous être utiles dans vos recherches. Un grand merci à tous les contacts, familles, cousins, abonnés, etc... qui m'ont aidée dans mes recherches.

 Chronique familiale



 Les métiers


les métiers
Sommaire

 1 - Mulquinier

Un nom porté par les tisserands de Carnières et des environs qui avaient trouvé non seulement une occupation secondaire lorsque les travaux de champs ne les retenaient pas, mais aussi et surtout une source de revenus complémentaires pour un "mieux-vivre"... Le Mulquinier, dit aussi Mulsquinier, Murquinier, est l'ouvrier tisserand fabriquant des étoffes de batiste, celui qui s'occupe des préparations et du commerce des plus beaux fils, particulièrement de ceux qui sont propres pour la fabrication des dentelles. Dès le XIIème siècle, de nombreux tisseurs, appelés les "Parmentiers" pour la plupart venus de Hollande, se sont installés dans tout le Nord de la France. Les outils utilisés étaient très rudimentaires pour fabriquer ces étoffes de lin ou de chanvre. Le nom de "Mulquinier" n'apparaît qu'à partir du XVIème siècle. Particulièrement florissante jusqu'à la fin du XIXème siècle, la mulquinerie rurale a laissé progressivement la place à l'industrialisation textile.

Région du Cambrésis, dans le Carnièrois, contrée de traditions mais aussi de convivialité et de dynamisme, nos ancêtres nous ont laissé un patrimoine historique architectural méconnu (source : extrait de hainaut Cambrésis, Syndicat d'initiative du Canton de Carnières) La mulquinerie, est l'activité du tissage et du commerce de toiles fines composées exclusivement de lin : *batiste , linon, toile de lin. Le mulquinierest l'artisan tisserand et le marchand de toiles. Cette activité a été très développée dans les villages du Cambrésis et de Thiérache sour la forme d'une proto-industrie rurale, les mulquiniers possédant des métiers à tisser à leur domicile, dans leur cave pour des raisons d'hygrométrie (taux d'humidité). au XVIIème siècle, Le mulquinier et sa famille procédaient à plusieurs opérations pour aboutir au tissage à proprement dit, telles que : - le filage - le bobinage : qui consistait à enrouler le fil sur des bobines en carton, (ou "moulins" d'environ 1m 50 de diamètre et hauts de 2m). - le canetage : enroulement du fil de trame par le moyen d'un rouet (dit aussi : cariuwe), sur le fuseau appelé aussi canette) prenant place dans la navette, laquelle était propulsée à la main à l'aide de ficelles et d'une poignée (dite aussi : sonnette) Il fallait synchroniser le mouvement des pieds et des mains pour faire passer la navette à travers la chaîne. l'ourdissage : réalisé sur des "moulins", technique qui avait pour but d'assembler parallèlement, à la même longueur et à la même tension les fils destinés à la chaîne. (réalisé essentiellement par les femmes dont le mari travaillait en cave) - l'encollage : à l'aide d'une brosse humectée d'une préparation à base de farine, il avait pour but de donner au fil une meilleure résistance, par le lissage et le collage des barbules et des filaments qui dressaient.. Des qualités de toiles différentes selon la région et le matériaux utilisé à cet effet (le lin, ...) Les toiles étaient vendues à des négociants. Un chroniqueur Cambrésien, le carpentier, rapporte : "- La renommée des toiles était telle que les Laponiens en paraient leurs Dieux et leurs idoles, jugeant les hommes indignes d'envelopper et d'orner la saleté de leur corps de la blancheur et de la beauté d'un si digne et si subtil travail."

•: Le terme "Batiste" a pour origine le nom de son inventeur Baptiste Chambray, originaire de Caintaing-sur-Escaut, habitant de Cambrai au XIIIème siècle et dont une statue orne encore le "Courtil Batisse" (jardin public actuel) à Cambrai.

Musée de la dentelle à Caudry : - c'est à Caudry, dans le plus grand secret, que la dentelle utilisée pour confectionner la robe de mariée de Kate Middleton pour son mariage avec le prince William d'Angleterre en 2011, a été fabriquée. Ce n'est que lorsque les "petites mains" de Caudry ont vu la robe et les détails, qu'elles ont compris que c'était elles qui avaient fabriqué cette magnifique dentelle. De nombreux sites, sont à même de vous fournir maintes informations et photographies sur le sujet et dans tous ses aspects. Un site magnifique vous donnera toutes les informations utiles :

http://geneadavoine.pagesperso-orange.fr/les_mulquiniers.htm

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 2 - Autres professions (relevées sur les registres d'état-civil) :


liste non exhaustive :
liste non exhaustive : Aviateur Berger Cabaretier, Cabaretière : aubergiste Cafetier : qui tient un café, endroit où l'on sert à boire Capitaine de cavallerie Cambier : brasseur
Cantonnier : qui s'occupe de l'entretien des routes
Cantonnier des Chemins de Fer du Nord : qui s'occupe de l'entretien des voies ferrées
Censier : fermier , il tient une Cense (petite métairie, ferme séparée du village) Chanteuse d'operette Charpentier : ouvrier chargé d'assembler des pièces de bois ou de métal servant de soutien à une construction Charretier : Personne qui conduit des chevaux Chasse manée, chasseur de moulin : garçon meunier qui parcourait les villages, souvent à cheval, pour recueillir le blé ou autre céréale à moudre chez les particuliers et de le faire porter au moulin = chasse moulin Chasseur à cheval de la garde Impèriale Châtelain, Châtelaine : 1 )chef de la petite garnison d’hommes armés (une dizaine) du château ; le châtelain était aussi souvent chargé des tâches de juge seigneurial (inférieur au bailli) et des chasses sur le territoire de la châtellerie. Terme de féodalité. Seigneur d'un manoir, qui avait droit de juridiction sur ses vassaux. «Le roturier qui dit par habitude qu'il tire son origine de quelque ancien baron ou de quelque châtelain». [La Bruyère, XIV] 2) Celui qui commandait dans un château. 3) Adj. Seigneur châtelain, dame châtelaine. «Autrefois les seigneurs châtelains de Picardie n'allaient guère voir les seigneurs châtelains du pays des Allobroges ; mais à présent que la société est perfectionnée....» [Voltaire, Correspondance] «» «» Juge châtelain, ou, simplement, châtelain, le juge pour un seigneur châtelain. Chef d'orchestre philharmonique Clercq Celui qui appartient à l'état ecclésiastique. Celui qui travaille dans l'étude d'un notaire. Homme instruit. Clercq clérical : Dans le Catholicisme on distingue : le clergé régulier, c'est-à-dire soumis à une règle monastique : abbé, moines (convers et profès), chanoines réguliers ; ils vivent dans un monastère, généralement reculé, selon les ordres. ex : Bénédictins, Cisterciens, Prémontrés. le clergé séculier, c'est-à-dire non soumis à une règle - donc non religieux -obéit à l'ordinaire d'un diocèse : pape, archevêque, évêque, curé, vicaire, aumônier et autres prêtres, tous les ecclésiastiques qui vivent dans le « siècle », c'est-à-dire dans le monde, au contact de leurs concitoyens. La tradition catholique fait appartenir au clergé séculier tous les clercs de chœur. La tonsure n'est plus obligatoire.

Parmi les réguliers, les abbés mitrés d'une abbaye ont rang d'évêque. Un évêque peut être choisi parmi le clergé régulier. Parmi les deux clergés, on trouve des prêtres et des diacres.

L'Église catholique de l'Ancien Régime était constituée de plusieurs « clergés » mais tous se distinguaient des laïques par la tonsure. Historiquement, on distinguait aussi entre : Le bas clergé : le curé et ses vicaires, se trouvant en bas de la hiérarchie religieuse dans les paroisses. Selon les ressources des paroisses, il était souvent assez pauvre, ne vivant que de la portion congrue de la dîme. Le haut clergé : les évêques, dirigeant le diocèse, placés en haut de la hiérarchie religieuse et résidant dans un évêché, archevêques, cardinaux, nonces... Ces ecclésiastiques étaient généralement riches, du fait des ressources foncières importantes de chaque siège épiscopal et des biens de leurs propres familles nobles. Comme ce n'était pas le cas de tous les diocèses, certains sièges épiscopaux pauvres étaient appelés, par mépris, « évêchés crottés ».

En France, le clergé bénéficiait du privilège du for ecclésiastique, c'est-à-dire qu'il ne pouvait être jugé que par un tribunal ecclésiastique, de la même manière qu'un noble ne pouvait être jugé que par ses pairs. Cette situation créa des abus car certaines professions comportant de nombreux clercs (comme le personnel des universités) furent assimilées au clergé d'ancien régime.

L'organisation du clergé Le pape, élu par les cardinaux, nomme en général les évêques qui ordonnent et nomment les prêtres et les diacres. Les religieux (moines, religieuses, etc.) élisent leurs supérieurs (abbés, etc.).

Clergé et États généraux L'organisation de la société en trois ordres En France, le clergé constituait l'un des trois ordres des États généraux avec la noblesse et le Tiers état. Ces trois ordres étaient la société de Loyseau. Il pouvait cependant arriver que des ecclésiastiques fussent élus dans d'autres ordres, surtout dans le Tiers état. Compteur de charbon : L'établissement des mesureurs de charbon est fort ancien; il en est fait mention dans les règlement de police du roi Jean, en 1350, et sous Charles VI. en 1415 ; sous Louis XIV, il étoient au nombre de vingt-neuf. Ils furent supprimés en 1719, et remplacés par des commis nommés par le prévôt des marchands. Le devoir de ces commis est de mesurer tous les charbons de bois et de terre qui se vendent sur les ports et dans les places, de les contrôler, d'y mettre le prix, de recevoir les déclarations des marchands forains. Leurs droits ne sont que de deux sous par voie de charbon de bois, composée de deux minots, et de 19 sous pour chaque voie de charbon de terre de quinze minots. Ces comis étaient au nombre de vingt ; mais les officiers en titre ont été rétablis par édit du mois de juin 1730 (source : Encyclopédie, ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers par une société de gens de lettres - mis en ordre et publié par M. Diderot - Tome XXI - publication exactement conforme à celle de Pellet, in-quarto. Cordonnier Couvreur de paille : appelé aussi Chaumier : couvreur de toits en chaume Cultivateur : synonyme = agriculteur, qui cultive les champs Dentellière : DENTELLIERE : Dentellière, un métier tout en finesse pour des demoiselles aux doigts de fée ? Certes un travail d’agrément pour les dames de la bonne société, la dentelle reste pour de nombreuses ouvrières rurales une activité du soir. Elles y laissent leur vue, leur santé mais ne font pas fortune pour autant… La dentelle se distingue C’est à Venise vers la fin du XVème siècle que naît l’art de croiser avec finesse les fils de lin, de soie, d’or ou d’argent, sans utiliser de support textile. En cela, la dentelle est différente de la broderie et de la passementerie. En France, le terme apparaît au XVIème siècle. À côté de la dentelle à l’aiguille, ou le point, surtout un passe-temps agréable pour les dames distinguées, naît la dentelle aux fuseaux, moins noble mais plus facile et plus rapide. La demande s’enflamme pour ces parures riches et changeantes au gré des modes (cols, collerettes, manchettes, jabots, mouchoirs, revers de bottes...). Les ateliers, plus ou moins familiaux, se multiplient. Couvents et autres institutions fournissent une main-d’oeuvre féminine bon marché. La marchandise en vogue est vendue au détail par les merciers et propagée par les colporteurs. Dans plusieurs régions, notammment le Nord, des manufactures voient le jour. L’importation est aussi nécessaire pour répondre à la consommation. Des lois somptuaires, dès 1629, tentent de restreindre l’utilisation de la dentelle à la noblesse et la cour. Avant la Révolution, malgré l’apparition de nouveaux débouchés dans les campagnes, avec les coiffes et les costumes régionaux, l’industrie dentellière entame un lent déclin.

Petit appoint au coeur des campagnes À la fin du XVIIème siècle, c’est essentiellement dans les campagnes, à côté des activités purement agricoles et d’un artisanat destiné à satisfaire les besoins locaux, que la fabrication de la dentelle occupe une part notable de l’activité des populations. Ainsi, au nord de Paris, la dentelle constitue une industrie rurale importante, répartie sur soixante-dix villages situés sur les axes routiers reliant Paris aux Flandres, producteurs en matière première. Les paysans (laboureurs, marchands fruitiers, coquetiers, vignerons, jardiniers et manouvriers) partagent leurs activités avec la fabrication de la dentelle pour des marchands de dentelles, au service d’une demande extérieure. Les artisans (cordiers, vanniers, bûcherons, charpentiers...) travaillent plutôt à l’échelle de leur paroisse ou des paroisses voisines, pour une clientèle locale. Les ouvriers en dentelle, hommes, femmes et même enfants, y trouvent, à la mesure de chacun, une variété de tâches qui s’insèrent dans le rythme et les activités de la vie rurale, à laquelle ni les uns ni les autres ne cessent de participer suivant les heures, les saisons et les besoins en gros travaux. La dentelle reste donc liée de très près à la vie agricole et s’insère sans difficulté dans les temps morts de celle-ci. Elle apporte un appoint de ressources monétaires appréciable. Ce jusqu’au milieu du XIXème siècle où l’apparition de la dentelle mécanique condamne la dentelle au fuseau à n’être plus qu’un art d’agrément.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture. Dîmeur : percepteur (Définition dime: Ancien impôt dû à l'Eglise, qui consistait en un prélèvement sur les récoltes) Echevin : c'est l'administrateur d'une ville Ecuÿer : (définition au fil de l'histoire : http://www.cnrtl.fr/definition/%C3%A9cuyer) Etudiant en théologie Fabricant de tabac ; Torqueur : ouvrier qui met le tabac en rouleaux Faiseur de briques : ouvrier qui fabrique des briques = les maisons du Nord sont construites en briques, généralement de couleur rouge ; La brique est un produit local avec une durée de vie quasi illimitée, elle ne requiert pas d'entretien. La brique dans le monde... et dans l'histoire : Traditionnelle dans de nombreuses régions de France, l'emploi de la brique trouve pourtant son origine dans des régions fort éloignées... Un produit naturel, originaire du Moyen-Orient Des milliers d'années avant notre ère, on trouve déjà, au Moyen-Orient, des briques fabriquées exclusivement au moyen d'argiles naturelles. D'abord utilisées crues (10 000 ans av. J.C. ?), elles sont ensuite cuites pour obtenir une meilleure résistance.

Trois grands monuments témoignent de l'emploi de la brique :

La grande muraille de Chine La structure du Colisée à Rome La basilique Sainte Sophie à Istambul Ce sont les romains qui l'ont introduite dans nos contrées et, même si son emploi a ensuite disparu durant quelques siècles, elle connaît, depuis le 12ème siècle , un succès qui ne s'est plus démenti jusqu'à nos jours...

Comment naît une brique ? La brique est obtenue par cuisson d'une masse d'argile à température spécifique. Cette température, dite de grésage, oscille entre 1000° C et 1150° C selon le type d'argile. A cette température, les particules d'argile se mettent à fondre et s'agglomèrent les unes aux autres pour former un matériau pierreux. Des règles précises de cuisson permettent de garder à la brique sa résistance et varient en fonction des types d'argiles utilisés.

Minaret hélicoïdal en briques de la grande mosquée de Samarra (construite entre 848 et 852)

Un produit millénaire produit selon des techniques ultra modernes. Si la brique est un produit "vieux comme le monde", ses techniques de fabrication savent utiliser des techniques ultramodernes : Extraction de l'argile, mélange et dosage, moulage ou étirage, séchage et cuisson impliquent des techniques de pointe ou rien n'est laissé au hasard.

Les briques véritablement moulées main : Un artisanat ancestral

A l'origine, le mouleur prélevait une masse d'argile et la déposait dans un baquet en bois préalablement saupoudré de sable. Il y pressait l'argile, éliminait les excédents et retournait le moule pour en faire glisser la brique non cuite. Chaque brique était unique... Ce type de production est aujourd'hui tout à fait confidentiel.

Les briques d'aujourd'hui L'atelier de l'artisan à la qualité aléatoire a fait place aujourd'hui à une production industrielle à la qualité constante. Différents procédés peuvent être utilisés et on parlera de briques moulées, pressées ou extrudées suivant les cas. L'aspect, la couleur et l'épiderme sont très variables et les différents mélanges d'argiles permettent d'obtenir de nombreuses nuances. Les différentes techniques permettent d'obtenir des briques d'aspect rustique imitant les anciennes briques moulées main ou des briques d'aspect très régulier au look moderne.

Par ailleurs, la spécialisation des fonctions a conservé le nom de briques à des produits non apparents utilisés pour leurs seules qualités mécanique et thermique. Ces "briques" sont reconnaissables à leurs grandes dimensions. Une brique en terre cuite doit être élaborée en respectant de nombreuses règles de fabrication, adaptées aux variétés (et aux variations !) de matière première et doit toujours répondre aux exigences de ses utilisateurs.

De la carrière au four... Les argiles utilisées pour fabriquer les briques sont tout d'abord dosées et malaxées de façon régulière.

La pâte obtenue est ensuite façonnée, mise en forme, dans un moule ou à travers une filière.

Le séchage de la brique est effectué avec précaution en respectant les règles de l'art. Le temps de séchage est très variable, de quelques heures à plusieurs semaines suivant les argiles et les techniques.

La cuisson par four Hoffman Il s'agit d'un four de type annulaire, à feu continu et mobile, les briques sont posées à même le sol et c'est le feu qui se déplace pour la cuisson. Ce procédé date de l'ère industrielle, à la fin du XIX ème siècle.

La température nécessaire à la cuisson des briques se situe aux alentours de 1000° et le déplacement du foyer assure un pré-chauffage progressif.

Dans le four, l’empilage des briques sèches doit être réalisé de façon très précise, de façon à permettre le passage horizontal de l’air et le passage vertical du combustible (souvent du charbon) qui tombe depuis l’étage à travers les ouvertures situées dans les voûtes réfractaires.

La technologie des fours Hoffman permet d'obtenir une production de qualité avec des variations très appréciées de la clientèle :

La cuisson au charbon dans un four à tirage naturel apporte de la variété dans une même journée de cuisson. L’argile utilisée n’est jamais exactement la même d’une heure à l’autre et l’absence de mélange dans le circuit de la terre génère des nuances naturelles. La cuisson par four tunnel Cette technologie est apparue dans la deuxième moitié du XX° siècle. Les briques sont empilées sur des wagons qui parcourent un tunnel de feu. Selon les argiles et la technique, le temps de cuisson varie de quelques heures à quelques jours. Le combustible est très souvent du gaz naturel. (Source :Syndicat des fabricants de briques - Lille) Briqueteur : Vieux mot qui signifiait autrefois faiseur de briques Fileur, Fileuse : personne qui file une matière textile, et/ou qui dans une filature conduit un métier à tisser Fourboutier: Celui qui tient une fourbouterie, métairie, espèce de ferme où l'on joint à la culture, l'entretien des vaches pour faire du beurre, vendre la crème, le lait, etc... Garçon-brasseur Gorlier : bourrelier : qui fabrique des colliers et des harnais pour des chevaux de trait (Un règlement du 28 juillet 1595 érige les seliers en corps de métier séparé de celui des gorliers. Avant cette époque, les gorliers et les selliers ne formaient qu'un seul état. Un règlement, dont nous ignorons la date, portait : '1° qu'ils ne feroient gorel, qu'il ne soit de bourre dessoubs comme dessus ; et de quel matière ils doibvent faire les goraux. '2° qu'ils ne rallongeroient derrière, parmy les boidissures. '3° qu'ils ne feroient canestres ny traitel de mouton. '4° qu'ils ne feroient dossière du travers de cuir.'

Une sentence du 26 novembre 1657 'defendait aux gorliers de vendre cingles, soubcingles, crupier, potras, estriviers, coussinets et autres pièces semblables, et de raccommoder les selles. Le patron des Gorliers était saint Eloi d'hiver. " source : dictionnaire de Cambrai et du Cambrésis de E. Bourly Huilier : celui qui fabrique de l'huile Inventeur Journalier : syn.: manouvrier, brassier... Sous l'Ancien Régime, ces appellations différentes selon les régions désignent celui qui loue ses bras à la journée On pense trop souvent qu’il s’agit d’un ouvrier agricole. Dans de nombreux cas pourtant, le terme recouvre un petit artisan rural ou citadin. Un travailleur agricole... Le terme de journalier est souvent classé dans le groupe des métiers liés à l’agriculture. On trouve pourtant un grand nombre de journaliers dans les registres des villes, comme une main-d’œuvre que l’étroitesse de son lopin de terre ne peut faire vivre et qui se loue là où se trouve le travail. À Bourg, sur la Dordogne, tel père de famille se déclare tantôt batelier, tantôt journalier. L’appellation de manouvrier pose le même problème. Au XVIème siècle, les manouvriers forment de véritables bataillons, parfois plus de 10 % de la population des grands plateaux céréaliers d’Île-de-France. La définition du mot lui-même varie selon les provinces. Pierre Goubert a montré que les manouvriers du Beauvaisis appartiennent à la couche inférieure de la société paysanne. Ils s’apparentent aux mendiants mais sont assez souvent propriétaires ou locataires d’une petite maison, parfois constituée d’une pièce unique. Ils ont peu de biens, un coin de jardin qui permet quelques cultures, peu de bétail, surtout de la volaille, une vache ou quelques ovins souvent nourris par la vaine pâture. Ici, le manouvrier est un "rural non spécialisé qui travaille chez les autres, à des tâches banales, saisonnières, intermittentes : faner, moissonner, vendanger, battre en grange, aider aux menus travaux des exploitations importantes".

... un petit artisan rural... Mais une autre catégorie de manouvriers se rencontre dans cette même région du Beauvaisis, les manouvriers-sergers qui tissent des serges durant la saison hivernale, lorsqu’il n’y a plus de travaux dans les champs. Le terme de manouvrier recouvre donc une grande diversité de conditions, celle de paysan comme celle d’ouvrier, parfois les deux en alternance.

... ou un tâcheron citadin ? On trouve aussi journaliers et manouvriers dans les villes, pratiquant une multitude de petits métiers et louant là aussi leurs bras à la journée. Celui qui s’en sort le mieux est celui qui réussit à se faire embaucher régulièrement, même si les salaires sont minimes. "Les conditions de vie du journalier citadin, écrit Jean Jacquart, sont encore plus difficiles qu’au village. Entassés dans les faubourgs ou les quartiers les plus pauvres, ou relégués dans les galetas des étages supérieurs des maisons, ils glissent souvent vers la mendicité ou la délinquance.

Pauvres et nombreux... Journaliers, brassiers ou manouvriers, ils représentent toujours une part importante de la population et vivent à la frange de la mendicité. En zone rurale, ils subsistent grâce aux travaux agricoles d’appoint chez les laboureurs ou marchands fermiers (voir en page de droite le calendrier des travaux des champs) mais grâce aussi à la filature de la laine, à l’artisanat ou au transport. Ils servent encore de main-d’oeuvre d’appoint dans le bâtiment, aident les bûcherons, fabriquent des fagots... Les femmes font des lessives ou prennent des enfants en nourrice.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture. Maçon Maître d'école Maître chirurgien Maître huilier Maréchal-ferrant Mayeur : En Belgique, mayeur ou maïeur était l'appellation d'un délégué de corporation ou encore d'administrateur d'une Mairie, sous ensemble territorial d'un comté moindre qu'un pagus. Aujourd'hui, le mot y est utilisé comme synonyme familier pour bourgmestre. En France, un mayeur était l'équivalent d'un maire en Normandie et en Picardie avant la Révolution1. Médecin Ménétrier : joueur de violon Meunier Menuisier Mesureur de charbon : Edit du Roy, Portant creation de quatorze Offices de Mesureurs de Charbon.... Donné à Marly en juillet 1702 voir : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8622630x Militaire Mulquinier, Mulquinière : voir page spéciale Perruquier : Le perruquier pouvait se croire, sous Louis XV, d’une importance considérable. C’était son art qui semblait assigner à chaque personnage son rang dans le monde ; on se distinguait les uns des autres par la perruque : noblesse, tiers état, clergé, autant de degrés hiérarchiques de la société, autant de perruques diverses.

Là ne se bornaient pas les attributions du perruquier : il était en rnême temps barbier, baigneur, étuviste. En un mot, il était le factotum de la toilette, le serviteur des grâces et de la beauté, par privilège du roi.

« La beauté que nous avons assignée à nos cheveux, dit un perruquier du dix-huitième siècle, est une beauté rare ; peu de personnes, surtout les hommes, se trouvent les avoir avec toutes les qualités nécessaires, dont voici les conditions, qui sont d’être raisonnablement épais et forts, d’une belle couleur châtain, plus ou moins foncée, ou d’un beau blond argenté, d’une longueur moyenne, descendant jusqu’à la moitié du dos. Il faut encore que, sans être crêpés, ils frisent naturellement, ou du moins qu’ils tiennent longtemps garnis. Les cheveux, en général, sont sujets à bien des accidents et des défauts qu’il fallait supporter ou du moins pallier avant que la perruque eût été imaginée.

« Plusieurs se trouvaient en avoir très peu ; il y a des maladies qui les font tomber ; ils se dégarnissent quelquefois sans aucune maladie apparente, de manière que non seulement les personnes âgées mais celles qui ne le sont pas encore, deviennent chauves avant le temps. Il fallait donc se résoudre à porter des calottes, coiffures tristes et plates, surtout quand aucuns cheveux ne l’accompagnent. Ce fut pour remédier à ce désagrément qu’on imagina au commencement du règne de Louis XIII d’attacher à la calotte des cheveux postiches qui parussent être les véritables.

« On parvint ensuite à lacer les cheveux dans un toilé étroit de tisserand, comme aussi dans un tissu de frangé qu’on nomme Le point de Milan. On cousait par rangées ces entrelacements sur la calotte même, rendue plus mince et plus légère ; pour cet effet, on se servait d’un canepin (l’épiderme de la peau de mouton), sur lequel on attachait une chevelure qui accompagnait le visage et tombait sur le cou : c’était alors ce qu’on appelle une perruque. » (Art du perruquier)

On faisait d’abord les perruques à tresses sur trois soies et cousues sur rubans ; puis on parvint à imiter complètement une chevelure naturelle. Cette découverte parut « si bonne et si secourable » qu’en 1656 le grand roi créa quarante-huit charges de barbiers perruquiers suivant la cour ; deux cents charges étaient établies en faveur du public. Un autre édit en ajouta deux cents autres en 1673.

La mode nouvelle fit sortir beaucoup d’argent de France ; il fallait se procurer des cheveux à l’étranger, la production indigène ne suffisant plus. Colbert s’émut de ces exportations de numéraire ; il voulut abolir l’effet dans sa cause et remplacer les perruques par des bonnets, dont on essaya même des modèles devant le roi. Les perruquiers se hâtèrent d’adresser au roi leurs doléances et représentations respectueuses : « L’argent sorti de France pour l’importation des matières premières y rentrait et au delà par l’exportation des produits manufacturés ; la ville de Paris fournissait de perruques l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre, l’Allemagne et autres États. »

Colbert abandonne le projet des bonnets, et les perruquiers grandirent en prospérité vers la fin du dix-huitième siècle, ils étaient au nombre de huit cent cinquante, avaient un prévôt, des gardes, des syndics, et charge héréditaire. « Ils ont droit et leur est attribué le commerce des cheveux en gros et en détail, comme aussi leur est permis de faire et vendre poudres, pommade, opiat pour les dents ; en un mot, tout ce qui peut servir à la propreté de la tête et du visage. »

Le rasoir étant instrument de chirurgie, le chirurgien avait aussi le droit de faire la barbe ; mais sa boutique devait être peinte en rouge ou en noir, couleur de sang ou de deuil, sur laquelle se détachaient les bassins de cuivre jaune qui servaient d’enseigne ; le perruquier avait à sa porte des bassins blancs, en étain ; la fantaisie seule choisissait la couleur de sa boutique. Et comme lui-même était moins grave, moins pesant que le barbier chirurgien !

Comme il nous paraît, dans les estampes, apprécier tous les privilèges de son art : faire les cheveux aux dames, les étager de manière à leur donner un aspect agréable, combler les lacunes et les cacher sous des nuages de poudre ; fabriquer tours, toupets, chevelures entières pour messieurs les gentilshommes, gens de cour, d’église, de justice ou d’épée ; bref, débarrasser chacun des soins journaliers du corps !

Entrez dans cette boutique où travaillent les tresseuses, où l’on monte les coiffures préférées par les merveilleux, où l’on frise en crêpe, où l’on frise en boucles, où l’on répète les nouvelles que l’on sait, où l’on invente celles qu’on ne sait pas ; faites-vous mettre suivant votre condition, votre âge et la mode du jour, les cheveux en bourse en cadenette, en catogan, à la grecque, perruque à la Fontange, à la brigadière, en bonnet, nouée à l’oreille, d’abbé, de palais, à marteaux, à simple nœud, à queue de rubans, etc.

Examinez cette collection d’outils : fers à friser (pince à longues branches à mâchoires plates en dedans), fers à toupet (à branche ronde entrant dans une creuse), cardes de toute sorte pour les cheveux, champignons à perruques, coquemard à faire chauffer l’eau, bouilloire, bouteille de fer-blanc pour porter l’eau chaude en ville, cornet à œil de verre et masque à poudrer, melons (étuis à perruque), zeste (bourse à tuyau pour poudrer), etc., etc.

Regardez, écoutez, n’oubliez pas que cet artiste en cheveux est en même temps votre barbier, votre baigneur, qu’il descend peut-être du grand Binette (celui qui disait : Je dépouille la tête des sujets pour en couvrir celle du souverain) ; que peut-être vous vous trouvez dans la boutique de maître André, fabricant de perruques et de vers tragiques à la manière de ceux-ci :

En tel état que j’aille, à pied comme en carrosse, Il m’en souviendra du - premier jour de mes noces.

Quant aux perruquiers en vieux, ils ne rasaient point : ils n’étaient pas de barberie ; au lieu de bassins, ils avaient pour enseigne un marmot, espèce de vieille tête de bois avec une très vieille perruque. Ils pouvaient faire du neuf, mais à condition de mêler du crin aux vrais cheveux et de mettre au fond de la coiffe cette inscription : perruque mêlée. C’étaient les perruquiers des pauvres gens. Pigneur de Sayettes : Peigneur de laine : La sayette est une serge de laine, mêlée de soie, qui se fabriquait aux XVIIème et XVIIIème siècles. voir le site : http://agfbl.free.fr/laine.htm qui donne de très bonnes explications. Rôtier : fabricant de rôts (lamelles en bois ou en métal constituant les peignes des métiers à tisser) Tailleur : Tailleur de pierre : Le tailleur de pierre est un professionnel du bâtiment, artisan ou Compagnon (l'appellation ouvrier est réservé a l'agriculture et l'industrie), qui réalise des éléments architecturaux en pierre de taille : murs, arcs, linteaux, plate-bande, voûtes, piliers, colonnes, frontons, corniches, balustrades, cheminées, escaliers, etc. Son domaine professionnel est la taille de pierre. Le tailleur de pierre assure également la pose de ses appareils sur le bâtiment. Il peut être amené à monter des échafaudages. Il travaille en atelier ou sur les chantiers. Tailleur d'habits : Est-ce que les tailleurs faisaient des souliers, des bas, des chapeaux ? Non, ils les fournissaient seulement à leurs pratiques, après les avoir achetés chez les marchands spéciaux. Ils entreprenaient la toilette complète ; et les gens qui tenaient à avoir bon air se laissaient habiller de la tête aux pieds par leur tailleur. C’était le seul moyen que toutes les pièces du vêtement fussent parfaitement assorties ; ce qui passait, sous Louis XV, pour le point essentiel aux yeux des élégants Tisseur, Tisseuse : celui ou celle qui exerce le métier de tisser Tisseur de lin Valet de charrue : Jeune gentilhomme attaché à la personne d'un chevalier ou d'un grand seigneur, pour remplir auprès de lui les fonctions de page ou d'écuyer`` (Bouillet 1859).

β) HIST. (Ancien Régime). Officier faisant partie de la maison du roi ou d'une maison princière. Valet de chambre du roi; valet de limiers. Bonaparte se rendit à l'église de Notre-Dame dans les anciennes voitures du roi, avec les mêmes cochers, les mêmes valets de pied marchant à côté de la portière (Staël, Consid. Révol. fr., t. 2, 1817, p. 42).La chemise donnée au roi [par le grand chambellan], le premier valet de chambre aidant à passer la manche droite, le premier valet de garde-robe la manche gauche: de même au coucher, le premier valet de chambre défaisant la jarretière à droite, le premier valet de garde-robe à gauche (MarionInstit.1923).


 3 - Echevin


C'est l'administrateur d'une ville.


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