Marc Jean Demarçay
Marc Jean Demarçay
baron (1st,10 September 1808)

  • Born 11 August 1772 - Martaizé, Vienne
  • Baptized 12 August 1872 - Martaizé, Vienne
  • Deceased 21 May 1839 - Paris I,aged 66 years old
  • Général de brigade. Directeur de l'Ecole de Metz. Général Major de l'Artillerie et du Génie du Royaume de Hollande (1808). Député de la Vienne (1819-1839)

 Spouses and children

(display)

 Events


 Notes

Individual Note

fils de Marc DEMARÇAY (1742-1804) et de Louise RICHARD

Biographie sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Jean_Demar%C3%A7ay

Biographie dans le Dictionnaire des Parlementaires :

Député de la Vienne (Extrême Gauche) du 11 septembre 1819 au 24 décembre 1823

Député de la Seine (Gauche) du 21 avril 1828 au 16 mai 1830 et du 12 juillet 1830 au 31 mai 1831

Député de la Vienne (gauche) du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834, du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837, du 4 novembre 1837 au 2 février 1839 et du 2 mars au 21 mai 1839

Il suivit la carrière des armes, et fut nommé capitaine d'artillerie le 30 septembre 1793.

Il fit les campagnes d'Italie, d'Allemagne, de Hollande et d’Égypte, parvint au grade de colonel, commanda, en 1802, le 5ème d'artillerie au camp de Boulogne, fut nommé membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, puis officier du même ordre, se distingua à Austerlitz où il fut promu commandeur de l'ordre, devint directeur de l'Ecole de Metz, et fut envoyé en 1807 en Hollande avec le grade de major-général, premier inspecteur de l'artillerie et du génie. Appelé en Espagne en 1808, il fut, la même année (10 septembre), créé baron de l'Empire, et sollicita bientôt sa retraite, à laquelle il fut admis (25 janvier 1810), comme général de division.

Il revint alors se fixer dans la Vienne, s'occupa d'agriculture, et fut nommé, en 1815, colonel de la garde nationale de Poitiers.

Le 11 septembre 1819, le collège de département de la Vienne l'élut député par 496 voix sur 924 votants et 1,193 inscrits; il prit place à l'extrême gauche, à côté de La Fayette; soutint la validité de l'élection de l'abbé Grégoire; refusa de donner au gouvernement une preuve de confiance en votant les six douzièmes provisoires demandés par le ministre des finances (24 décembre 1819); déposa (janvier 1820) une proposition tendant à faire convoquer les collèges de quatre départements dont la députation était incomplète; combattit les projets contre la liberté individuelle et contre la liberté de la presse présentés après l'assassinat du duc de Berry; et, le 7 mars 1820, dit : « Je ne suis pas venu ici pour défendre les intérêts du trône, mais ceux du peuple... Je ne suis point inquiet, au reste, sur le résultat de la lutte que vous engagez aujourd’hui: je n'ai aucune crainte sur le sort de la liberté, mais ce choc qui en résultera m’épouvante. » Il demanda le maintien de la loi électorale, approuva la motion de Manuel pour une adresse au roi réclamant le changement des ministres, et protesta contre les excès commis par les troupes lors des troubles provoqués par la discussion de la nouvelle loi électorale. A la séance du 20 mars 1821, M. de Villèle, député, ayant dit que « la révolution n'était pas encore vaincue, et qu'elle s'agitait toujours », le général Demarçay se plaignit âprement du rétablissement des congrégations, des majorats, du retour des Jésuites, et des menaces incessantes contre les détenteurs de biens nationaux. Un de ses collègues, M. Josse-Beauvoir l'interrompit par ces mots : « Ce sont des sottises, vous mentez. » Un duel au pistolet eut lieu le lendemain, au bois de Boulogne; M. Josse-Beauvoir tira le premier et manqua son adversaire; M. Demarçay tira en l'air. Au moment de l'expulsion de Manuel (1823), il s'élança à la tribune, et s'écria: « Je déclare à mes commettants que je ne puis plus les défendre au sein d'une assemblée où dominent les éternels ennemis de la France. »

Le ministre empêcha sa réélection aux élections de 1824; il ne reparut à la Chambre que le 21 avril 1828, élu dans le 2e arrondissement de Paris par 616 voix sur 1,145 votants, contre MM. Lahure 185 voix, Ardoin 156, André 92, et Pichon 56. Il reprit sa place à gauche, fut des 221, et fut réélu, le 12 juillet 1830, par 1,133 voix sur 1,253 votants, contre M. Sanlot-Baguenault 104 voix.

Il redevint député de la Vienne (3ème collège électoral, Civray), le 5 juillet 1831, par 137 voix sur 183 votants et 265 inscrits. Il avait commencé par soutenir le gouvernement de juillet, mais il se rangea bientôt de nouveau dans l'opposition de gauche contre les ministères de résistance qui se succédèrent au pouvoir, et continua son opposition durant les législatures suivantes, ayant été successivement réélu: le 21 juin 1834 par 152 voix sur 186 votants et 267 inscrits, contre 15 voix à M. de Châteaubriand; le 4 novembre 1837, par 123 voix sur 186 votants et 249 inscrits ; le 2 mars 1839 par 143 voix sur 189 votants et 251 inscrits.

Il mourut deux mois après cette dernière élection, et fut remplacé par M. Bonnin. Il était depuis longtemps conseiller général de la Vienne.

______________________________________________________________________________________

Né à Mortaizé (Vienne) le 11 août 1772, élève sous-lieutenant à l'École d'artillerie de Châlons le 1er mars 1792, lieutenant le 1 er septembre suivant, il servit à l'armée de la Moselle en 1793 puis à l'armée du Nord (1794-1795) assista au siège de Landrecies et fut blessé à celui du Quesnoy. Nommé chef de bataillon à titre provisoire le 20 juillet 1794, on le trouve aux différents sièges de la région du Nord, à Valenciennes, à Maëstricht, à Grave, à Gertruydenberg. Confirmé dans son grade en mai 1795, il passe alors à l'armée du Rhin, sert au franchissement du fleuve, et, en novembre 1796, à la défense de Kehl. Il fit, en 1798, partie de l'expédition d'Orient, fut à la prise de Malte et à celle d'Alexandrie, se trouva aux batailles de Cheibress et des Pyramides mais fut fait prisonnier sur les côtes de Sicile alors qu'il rentrait en France. Mis en liberté sur parole, il fut adjoint à l'inspecteur général St-Rémy, servit devant Philippsbourg, fin 1799 et fut envoyé à l'armée d'Italie d'abord comme sous-directeur (mars 1800) puis comme commandant de l'artillerie de la division Chambarlhac. Il combattit à Marengo et, quelques jours plus tard, fut promu chef de brigade. Directeur de son arme à Turin, puis à Mantoue (1801), commandant du 5ème régiment d'artillerie au camp de Saint Omer en 1803, puis fin août 1805, servit sous Lariboisière au 4ème corps de la Grande Armée, se trouva à Austerlitz et fut promu commandant de la Légion d'Honneur le 25 décembre 1805.

Son état de santé l'ayant obligé à quitter la Grande Armée, il alla prendre à Metz le commandement de l'École des élèves d'artillerie et du génie, puis en mars 1807 passa au service de la Hollande. Il y devint général-major, premier inspecteur de l'artillerie et du génie du royaume. Rentré au service de la France comme colonel le 10 juillet 1808, il commanda l'artillerie à Perpignan, mit en état de défense les places des Pyrénées et commanda l'artillerie du corps de Catalogne, sous Gouvion St-Cyr. Baron de l'Empire le 10 septembre 1808 (" Écartelé ; au I d'argent à une pyramide de sable ; au 2 de gueules à l'épée haute d'argent en pal ; au 3 d'azur à une tour crénelée d'or, ouverte et ajourée de sable ; au 4 d'or belier de siège posé de fasce, attaché de sable "), directeur du parc d'artillerie du 7ème corps, il fut nommé directeur de son arme à Livourne puis à Zara, mais ne put rejoindre en raison de son état de santé qui le fit admetre à la retraite le 25 janvier 1812. Retiré à Mortaizé, il prit aux Cent jours, le commandement de la garde nationale de Poitiers, ce qui lui valut d'être arrêté au retour des Bourbons.

Élu député de la Vienne le 11 septembre 1819, il sièga à l'extrême gauche, défendit la validité de l'élection de l'abbé Grégoire, pris la défense de Manuel lors de son expulsion de la Chambre et en toutes circonstances se montra un adversaire déterminé du régime : " Je ne suis pas ici, dit il dans la séance du 7 mars 1820, pour défendre les intérêts du trône, mais ceux du peuple ". Il ne fut pas réélu aux élections de 1824. Il revint à la Chambre le 21 avril 1828, vota l'adresse des 221, approuva la résolution de 1830, mais il ne tarda pas à se ranger dans l'opposition qui combattit les ministres dits "de résistance". Réélu député de la Vienne le 5 juillet 1831, en 1834, en 1837 et le 2 mars 1839, il continua sa politique d'opposition et mourut à Paris le 21 mai suivant.

__________________________________________________________________________________________

"C'est pourtant Marc Jean qui, très vite, a su amener le pouvoir économique de la famille à un niveau considérable, puisqu'en 1839, il laissait un héritage de 1.116.226 francs 25 centimes, alors que son père, mort en 1804, avait une fortune estimée à 67.700 francs"

(source : Régis Rault, Une famille de notables poitevins : la famille Demarçay, Mémoire de Maîtrise d'Histoire, dactylographié, Année universitaire 1972-73)

________________________________________________________________________________________

Légion d'Honneur (dossier cote LH/724/47) : http://www.culture.gouv.fr/LH/LH065/PG/FRDAFAN83_OL0724047V001.htm

  • Chevalier du 11 décembre 1803
  • Officier du 14 juin 1804 (Colonel du 5ème régiment d'Artillerie à pied)
  • Commandeur du 25 décembre 1805 (Maréchal de camp de nos armées)

Commandeur de l'Ordre Impérial de La Réunion du 21 septembre 1812

Commandeur de l'Ordre de l'Union de Hollande en février 1808

 Sources

  Photos and archival records

{{ media.title }}

{{ mediasCtrl.getTitle(media, true) }}
{{ media.date_translated }}

 Family Tree Preview