(Ernest de Chabaud Latour)
Baron

  • Né le 4 pluviôse an XII (25 janvier 1804) - Nîmes, Gard
  • Décédé le 10 juin 1885 - 41 rue de la Boétie Paris VIII , à l’âge de 81 ans
  • Inhumé le 13 juin 1885 - cimetière du Père Lachaise à Paris
  • Général de Division. Député du Gard (1837-1848 et 1871). Ministre de l'Intérieur (1874-1875). Sénateur inamovible (1877-1885). Président du Conseil Général du Gard (1874)
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 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Fratrie

 Grands parents paternels, oncles et tantes




 Notes

Notes individuelles

École Polytechnique (X1820) dans la même promotion qu'Eugène Cavaignac, Édouard Louis Daniel de Billy et Camille Bachasson de Montalivet : https://bibli-aleph.polytechnique.fr/F/7PVVSDXR13GNJI8PANRGMVFIGGN9D1CNS6D99PFARCJJ2R3QVK-33824?func=service-media-exec&doc_library=BCXC2&doc_number=000007136&media_index=00001&func_code=WEB-BRIEF

Adresse : Paris (Seine)

Description physique : Cheveux blonds - Front couvert - Nez retroussé - Yeux bleus - Bouche moyenne - Menton à fossette - Visage ovale - Taille 176

Scolarité : EXAMEN : Paris - GRADES : Chef de salle d'étude - CLASSEMENT : 28 - PASSAGE: 5ème en 1821 sur 73 élèves - SORT :7ème en 1822 sur 68 élèves CORPS : Génie- 1er en 1822- sur 17 élèves.

Renseignements situation: Général de Division. - Ministre de l'Intérieur - Député du Gard - Sénateur - C.INFO.(g) - INFO.SUP: Inspecteur général des places fortes - L'un des juges du maréchal F.A.Bazaine -

Autres renseignements g : Saint-Simonien.

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Biographie sur le site musée protestant : http://www.museeprotestant.org/Pages/Notices.php?scatid=71¬iceid=372&lev=1&Lget=FR

Homme d'État et militaire

Né à Nîmes, fils d'Antoine Chabaud-Latour, député du Gard, il est, après ses études à l'École polytechnique, officier du génie. Il participe à diverses campagnes, notamment en Algérie, et sera officier d'ordonnance du duc d'Orléans. Élu député du Gard de 1837 à 1848, il retrouve ensuite l'armée où, promu général en 1853, il participe au comité des fortifications de Paris en 1870. Il dirigera les services du génie durant le siège de Paris. À nouveau député du Gard en 1871, il siège au centre droit, et sera ministre de l'intérieur de juillet 1874 à mars 1875 dans le second cabinet de l'Ordre moral, avec à ses côtés, comme sous-secrétaire d'État le gendre de Guizot, Cornélis de Witt. Bien des protestants ont reproché à cet homme très conservateur de se montrer clérical. Il n'a pas hésité, en tout cas, à approuver des mesures restreignant la publicité des enterrements civils et même la liberté d'évangélisation.

Défense de l'évangélisme

Il fit partie d'un groupe de laïcs évangéliques très influents dans la direction de l'Église réformée de Paris. En 1859, le gouvernement le nomme membre du Conseil central des Églises réformées, où il défend les positions des évangéliques : il sera très actif dans les différents organismes que ces derniers organisent pour lutter contre les libéraux. Il est choisi comme président de la Société fraternelle pour l'évangélisation paroissiale au seins de l'Église réformée de Paris en 1866. Et en 1868, il succède à F. Delessert à la tête de la Société biblique de France que les évangéliques ont établie en 1864 après la scission intervenue au sein de la Société biblique protestante de Paris. En 1872, il siège au Synode général de l'Église réformée comme délégué laïc de l'Église de Paris.

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Député du Gard du 8 février 1871 au 7 mars 1876 (Centre droit). Sénateur de 1877 à 1885

Biographie dans le Dictionnaire des Parlementaires :

Il entra en 1818 à l’Ecole polytechnique dont il sortit, deux ans après, le premier de sa promotion. Capitaine du génie à vingt-deux ans, il fut chargé de concourir avec les officiers de l’armée russe aux sièges des places fortes du Danube (1829), prit part à la conquête de l’Algérie, puis à la construction des fortifications de Paris. Officier d’ordonnance du duc d’Orléans qu’il accompagna au siège d’Anvers, et tout dévoué à l’ordre de choses établi par la révolution de Juillet, M. de Chabaud-Latour fur élu, le 4 novembre 1837, député du 9ème collège du Gard (Le Vigan), par 134 voix sur 256 votants et 294 inscrits. A son retour d’Algérie, il avait épousé Mlle Périer, fille de M. Alphonse Périer, de Grenoble, l’un des frères de Casimir Périer, alors président du conseil des ministres. A la chambre, il fit constamment partie de la majorité gouvernementale, et s’attacha surtout à soutenir la politique conservatrice de Guizot : il fut successivement réélu par sa circonscription les : 2 mars 1839, 9 juillet 1842 (par 198 voix, 209 votants, 319 inscrits) ; 2 août 1845, après sa promotion au grade de colonel, et 1er août 1846, par 229 voix sur 236 votants et 355 inscrits. Un biographe s’exprime ainsi sur le rôle de M. de Chabaud-Latour à la Chambre des députés de Louis-Philippe : « La vaste comète, également nîmoise, qui occupait tout l’horizon parlementaire, attira ce satellite, cette étoile de deuxième grandeur. M de Chabaud-Latour appartint dès lors à la queue de M. Guizot, queue robuste et bien fournie, riche appendice qui devait survivre à son propre possesseur. Le jeune député eût bientôt son sac, son uniforme et son numéro matricule dans le bataillon doctrinaire. » Absorbé par ses travaux du dehors, par les fonctions d’aide de camp du duc d’Orléans, qu’il remplit pendant onze ans, M. de Chabaud-Latour se montra peu à la tribune parlementaire : il s’absenta, d’ailleurs, du Palais-Bourbon, pour suivre le prince royal à l’expédition des Portes de fer (1839), qui lui valut la croix d’officier de la Légion d’Honneur, puis à celle de 1840, dont le but était de s’emparer de Médéah ; on y parvint, après avoir forcé le col du Mouzaïa, et M. de Chabaud-Latour fut cité à l’ordre du jour de l’armée du 24 mai 1840. Puis il vint reprendre sa place au Palais-Bourbon, dans les rangs de la majorité, soutint le projet présenté pour les fortifications de Paris et contribua à son adoption. Pendant cinq années il fut chargé, comme chef du génie à Belleville, de l’exécution d’une partie considérable des travaux de l’enceinte de Paris. Lieutenant colonel en 1842, colonel en 1845, il fut appelé au commandement du 3ème régiment du génie à Arras. Au 24 février 1848, le colonel de Chabaud-Latour était du nombre des officiers disposés à la résistance : il se mit à la disposition de la duchesse d’Orléans, et ce fut lui qui, au moment où l’on crut sauver la dynastie en nommant la duchesse régente, éleva le comte de Paris dans ses bras et le montra au peuple. Après l’insuccès de cette tentative, il fut, a-t-on dit, sur le point de quitter le service ; mais il se décidé à y rester, fut appelé, sous la République, à la direction du génie à Amiens, puis à Grenoble, et nommé en 1852 au commandement de cette arme en Algérie. Il poursuivit sa carrière militaire sous l’Empire, et devint général de brigade en 1853, puis général de division en 1857. Retraité avec ce grade, appelé en 1858 au comité des fortifications qu’il présida en 1864, et chargé chaque année d’une inspection générale, tant des places fortes que des régiments du génie et de l’Ecole polytechnique, il fut nommé (1861) grand officier de la Légion d’Honneur. Il venait, en raison de son âge, de passer au cadre de la réserve, au moment de la guerre avec la Prusse. Rappelé en activité, il fut nommé commandant en chef du génie pendant le siège de Paris ; mais les redoutes entreprises par ses soins, entre autres celles de Montretout et de Châtillon, ne purent être achevées pour le 18 septembre 1870, jour de l’investissement ; et ce fut de ces positions capitales, occupées aussitôt par l’ennemi, que la rive gauche eut à souffrir les désastres du bombardement. Le général de Chabaud-Latour fut promu, après le siège, grand croix de la légion d’Honneur. Il se trouvait encore à Paris quand il apprit que le département du Gard l’avait élu, le 8 février 1871, représentant à l’Assemblée nationale, le 1er de la liste conservatrice, par 60 446 voix (95 143 votants, 137 326 inscrits). Il siégea au centre droit et prit part à tous les projets qui eurent pour but le renversement de Thiers. Membre du conseil de guerre qui condamna Bazaine, il appuya, à l’Assemblée, le projet qui conservait à la France la place de Belfort, résida la commission de l’armée qui rédigea la loi de 1872, fut rapporteur du projet de loi relatif aux nouveaux forts à construire autour de Paris, présenté le 14 février 1874, obtint le vote de ce projet dans la séance du 27 mars, et se prononça : pour la paix, pour les prières publiques, pour l’abrogation des lois d’exil, contre le retour de l’Assemblée à Paris, pour le pouvoir constituant, pour la démission de Thiers, pour le gouvernement du 24 mai, pour le septennat, pour l’état de siège, pour la loi des maires, contre les amendements Wallon et Pascal Duprat. Il se rallia à l’ensemble des lois constitutionnelles. M. de Chabaud-Latour dut vice-président de l’Assemblée nationale.

Appelé par le maréchal de Mac-Mahon aux fonctions de ministre de l’intérieur dans le cabinet qui succéda, le 20 juillet 1874, à celui de M . de Broglie, il continua de suivre la politique « de combat » de ses prédécesseurs, notamment à l’égard de la presse, tout en affirmant sur ce point un libéralisme trop platonique. A une interpellation sur ce point, il répondit : « Les mesures ont été prises par un de mes prédécesseurs ; peut-être ne les aurais-je pas prises moi-même. » Dans une autre circonstance, il écrivit à Mme de Gasparin une lettre rendue publique, pour lui expliquer qu’il refusait l’estampille au volume de son mari, afin d’épargner à ce livre de haut mérité le contact de toutes des productions malsaines que laisse traîner dans les gares de chemins de fer la négligence de la censure. M. de Chabaud-Latour avait alors soixante-dix ans. « Grand, gros et fort, épais, robuste et solide, à peine défraîchi, beaucoup de prestance, la physionomie bien pleine, avec un air de distinction et une rare aisance de manières, la tenue d’un colonel de cuirassiers qui serait en même temps homme du monde, voilà M. de Chabaud-Latour. La voix est forte et le regard franc. Au résumé, fort beaux restes qui permettent de deviner et de reconstruire le galant capitaine de la monarchie de Juillet, le parfait officier du théâtre de Scribe, guerrier en campagne, diplomate en affaires, berger en amour. Un Changarnier de moindre parfum. » (Les Portraits de Kel-Kun, 1875) M. de Chabaud Latour, qui n’avait accepté qu’à son corps défendant le portefeuille de l’Intérieur, et qui, durant les neuf mois qu’il passa aux affaires, offrit plusieurs fois sa démission, ne rechercha pas les occasions de prendre la parole. Il combattit cependant les lois organiques, et repoussa l’institution d’un Sénat quand l’assemblée eut adopté l’amendement Pascal Duprat, qui faisait élire la seconde Chambre par le suffrage universel. Quand il quitta le pouvoir (10 mars 1875), il eut pour successeur au ministère de l’Intérieur, M. Buffet. Porté candidat dans le Gard aux élections sénatoriales de janvier 1876, il échoua avec 215 voix sur 431 électeurs ; mais il fut élu le 16 novembre 1877, sénateur inamovible, en remplacement d’Ernest Picard. Il siégea à la droite du Sénat et vota jusqu’à sa mort avec les conservateurs, notamment : contre l’article 7, contre les lois sur l’enseignement, contre tous les ministères de gauche, contre la suspension de l’inamovibilité de la magistrature, etc. il mourut en juin 1885, des suites d’une chute faite quelques mois auparavant dans l’escalier de la Compagnie de l’Ouest, dont il était administrateur. Le général de Chabaud-Latour était membre du conseil central des Eglises réformées.

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Biographie sur le site Chemins de mémoire : http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichegh.php?idGH=861&idLang=fr

Il sort 7e de l'école Polytechnique en 1820 et choisit le Génie.

En 1829, il participe brièvement aux côtés de l'armée russe au siège des places du Danube, appelé à Paris pour servir dans le ministère Polignac.

En 1830, il est volontaire pour l'expédition d'Alger, et est décoré à la suite du bombardement du Fort-1'Empereur et de l'occupation de Blida. Nommé officier d'ordonnance du duc d'Orléans, fonction qu'il occupera jusqu'à la mort du Prince en 1842, il se retrouve engagé dans la campagne de Belgique et à la prise d'Anvers. Chabaud-Latour suit également le duc d'Orléans pendant les campagnes d'Algérie (1837, 1839, 1840) et participe aux engagements de Sig, Habra, Mascara, puis, en 1839, à la bataille des Portes de Fer qui lui vaut d'être élevé à la dignité de croix d'officier de la Légion d'honneur et, en 1840, aux combats de Médéah, d'El-Affroun, du col de Mouzaïa et du bois des Oliviers.

En 1840, lorsque se pose la question des fortifications de Paris, il préconise dans son avant-projet la construction d'une enceinte continue fortifiée et d'une ceinture de forts avancés destinés à éviter à la population les rigueurs d'un siège. Sa charge de député du Gard (de 1837 à 1848, favorable au ministère Guizot), lui permet de défendre son projet au Parlement. Chef du génie, il s'occupe personnellement du secteur Est de l'enceinte de Paris - il supervise les travaux jusqu'en 1846.

Promu lieutenant-colonel en 1842, il devient l'aide de camp du comte de Paris à la mort du duc Ferdinand d'Orléans, fils aîné du roi Louis Philippe et de la reine Marie Amélie. Colonel en 1846, il part commander le 3e régiment du génie, à Arras.

Lors des journées de février 1848, il reste fidèle aux Orléans allant jusqu'à offrir sa démission à la suite de l'abdication du roi. Mis en disponibilité quelques semaines, il est appelé à la direction du génie d'Amiens, puis, suite au coup d'État du 2 décembre 1851, il réintègre ses fonctions à Grenoble.

Commandant supérieur du génie en Algérie en 1852, il demeure cinq ans dans la colonie, prenant part aux expéditions des Babors en 1853, des Beni-Iuya en 1854, des Guetchoula en 1855 et de la Grande-Kabylie en 1857. Planificateur talentueux , il réalise en seize jours la route de Tizi-Ouzou à Souk-el-Arba, et, en quatre mois, il fait construire Fort-Napoléon, au centre de la tribu des Béni Raten. Il s'occupe également de construction de barrages sur les rivières et de la création de plusieurs villages.

Général de brigade au 30 avril 1853, Chabaud-Latour est promu général de division après les campagnes de 1857 et 1858, date de son retour à Paris, appelé au comité des fortifications, à l'inspection générale des places fortes, des régiments du génie et de l'École polytechnique, et au comité consultatif des affaires algériennes. Lors de la guerre d'Italie, il commande le corps du génie posté en observation sur la frontière de l'Est.

Grand officier de la Légion d'honneur en 1861, président du comité des fortifications en 1864, il passe au cadre de réserve le 25 janvier 1869.

Rappelé à l'activité en 1870, Chabaud-Latour est mis à la tête du génie de la défense de Paris et reprend la présidence du comité des fortifications, mettant en état de défense le camp retranché de la capitale de sorte qu'elle ne put être bombardée sur sa rive gauche qu'à partir des redoutes inachevées de Châtillon et de Montretout. Son fils, Arthur Henri Alphonse (1839-1910), issu de son mariage avec Hélène Mathilde Périer, saint-cyrien, s'illustre lors des combats de l'armée de la Loire, recevra la Légion d'honneur pour sa conduite exemplaire. Lissagaray, le "Michelet de la Commune", écrira à ce propos "Ce Paris pour qui Hoche, Marceau, Kléber n'eussent été ni trop jeunes, ni trop croyants, ni trop purs, avait comme généraux les plus mauvais résidus de l'Empire et de l'Orléanisme, Vinoy de Décembre, Ducrot, Suzanne, Leflô. Tel prétentieux fossile comme Chabaud-Latour commandait en chef le génie." L'enceinte ainsi réalisée, appelée communément l'enceinte de Thiers ou "les fortif'" mesure 35 kilomètres de long (son tracé correspond à celui du l'actuel périphérique) assurée par 94 bastions et pourvue de 17 portes et de 8 poternes. L'assise par endroit atteint 40 centimètres d'épaisseur de béton, le pavement extérieur, comme les murs de profil, est en meulière et formé d'une succession de moellons bruts lié par du mortier hydraulique.

Nommé grand croix de la Légion d'honneur pour cela, il est maintenu en activité sans limite d'âge. Elu député du Gard, en février 1871 à l'Assemblée nationale - y siégeant au centre droit - il y préside la commission de l'armée chargé de la rédaction de la loi militaire de 1872, il est aussi le rapporteur du projet de loi sur les nouveaux forts à construire autour de Paris et occupe, à plusieurs reprises, la fonction de vice-président de l'Assemblée. Membre du comité de défense, Chabaud-Latour met tout son talent dans l'organisation de la nouvelle frontière de l'Est. Personnage éminent de l'État, il est désigné pour juger, en 1873, le maréchal Bazaine, accusé d'avoir contribué à la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870.

Appelé le 20 juillet 1874 par le maréchal de Mac-Mahon aux fonctions de ministre de l'Intérieur, et ce jusqu'au 10 mars 1875, il s'inscrit dans la ligne du duc de Broglie, en plein débat sur le septennat. Il échoue aux élections sénatoriales du 30 janvier 1876 mais est nommé sénateur inamovible le 10 novembre de l'année suivante. Il décède à Paris le 10 juin 1885 des suites d'une chute dans l'escalier de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest dont il était l'administrateur.

Sources : ROMAN d'AMAT et R. LIMOUZIN-LAMOTHE, Dictionnaire de biographie française, Paris, Letouzey, 1965, tome 6, col. 113-115 ; F. GUIZOT, Mémoires pour servir à l'histoire de mont temps, Paris, Lévy, 1864

Légion d'Honneur (dossier côte LH/464/23) : *Chevalier du 27 décembre 1830, *Officier du 23 novembre 1839, *Commandeur du 29 juillet 1854, *Grand Officier du 12 août 1861, *Grand Croix du 07 janvier 1871.

Chevalier puis Officier de l'Ordre Royal de Léopold (Belgique). Commandeur du Nicham Iftikhar 11/08/56 (Tunisie). Grand Croix de l’Aigle Blanc (Russie).

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Notice sur le Ministère Chabaud Latour dans le Dictionnaire des ministres (1789-1989), de Benoît Yvert, éditions Perrin (1990) pages 400-401:

autre biographie : http://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=2765

notice biographique : http://lire.ish-lyon.cnrs.fr/ESS/listeB/chabaud.pdf

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Décès déclaré par son petit-fils Georges Antoine Camille Joseph de Chabaud Latour, élève à l’école spéciale militaire de Saint Cyr, et par son ami Albert Emile Henri comte Boucher de la Rupelle, ancien trésorier général de la Nièvre, demeurant à Paris rue de Madrid n° 21 ___________________________________________________________________

Chabaud-Latour, ordonnance du duc d'Orléans.

Cette missive, en date du 31 juillet 1837, du duc d'Orléans à Chabaud-Latour, son ordonnance, montre les enjeux politiques que représente l'Algérie pour les orléanistes, le rôle de premier plan joué par le baron dans la conduite des opérations.

A M. de Chabaud-Latour

Tuileries, 31 juillet 1837

Je vous remercie, mon cher monsieur de Chabaud-Latour, de vos excellentes lettres des 13 er 21 juillet. Je vois clair maintenant dans les affaires d’Afrique, et au moment de partir pour les bains de mer avec la duchesse d’Orléans, je vous écris ce petit mot, pour vous donner signe de vie et vous demander de m’excuser auprès du général Damrémont, si je n’ai pas le temps, par ce courrier-ci, de répondre à sa lettre du 21. Le Roi est fort satisfait de sa conduite et de son allure, et il a lu vos lettres avec beaucoup d’intérêt. Je vous en parlerai à votre retour. – Il s’est opéré ici du changement et un bon changement depuis votre départ ; tout le monde appuie maintenant le général Damrémont, et la justice la plus complète lui est rendue. Il sera bien soutenu ici, et vous pensez bien que j’y pousse de toutes mes forces.

Je vais passer quinze jours en Normandie et m’y tenir tranquille, étranger aux délibérations qui auront nécessairement lieu : si par malheur la paix avec Achmet-Bey, que je regarde comme la seule bonne solution de la question, venait à être impossible, je veux être complètement étranger à ce qui se décidera alors ; mais si l’expédition est ordonnée, je demanderai au Roi à la faire, vous savez dans quelles intentions, non pour y faire du Franconi ou des bulletins, mais pour monter sagement et avec calme un des échelons de la carrière que je dois parcourir et que je veux faire honorable à la sueur de mon front et au prix de mon sang. – J’avoue mon ambition, car cette ambition consiste à ne réclamer mon privilège de premier citoyen français que là où il y a du danger physique ou moral ; à vouloir obtenir mes grades politiques comme premium laboris, et à donner à mon pays et à la cause que je sers, bien plus en dévouement et en services que je n’aurai reçu en honneurs et en dignités. Plus je réfléchis, plus je sens que cette expédition de Constantine est une de ces circonstances qui ont une influence décisive sur une existence : de ce qu’il adviendra à cet égard dépendra une grande partie de mon avenir. J’attends.

Le général Damrémont m’a écrit à ce sujet une lettre dont j’ai été trop touché pour ne pas l’en remercier moi-même par le prochain courrier ; j’y répondrai aussi par ma conduite.

Que je vous dise en finissant combien je suis satisfait de la manière dont vous vous acquittez de la mission délicate qui vous a été confiée ! Par le prochain courrier, si vous êtes encore à Bône, je vous en écrirai plus.

Mille choses aimables, et tâchez que la paix se fasse.

F.O.

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Extrait de l'ouvrage d'Edgar Zevort (1842-1908), Histoire de la Troisième République, 2. La présidence du Maréchal, Paris, Alcan, 1897, pages 142 & 143. (chapitre : Le ministère de Cissey (16 mai 1874-10 mars 1875), disponible sur le site de la Bibliothèque Nationale de France http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k396650 :

(…) Il faut rendre à l’honnête et insuffisant ministre de l’Intérieur, M. de Chabaud-Latour, cette justice que, s’il n’empêcha pas partout, parce qu’il manquait d’autorité, les scandales de la candidature officielle, il ne la pratiqua sciemment nulle part. Ce brave et savant soldat avait des pudeurs que MM. de Broglie et de Fourtou ignoraient. Le cabinet était d’ailleurs trop occupé à la polémique avec les journaux et à la répression de ce qu’il considérait comme des délits de presse, pour prêter une grande attention à ce qui n’était pas la critique directe ou détournée du Septennat.

Le Journal officiel du 18 Septembre publia un communiqué sévère à l’adresse du Journal des Débats pour avoir affirmé, après M. Rouher, qu’il n’y avait que deux régimes possibles en France : la République ou l’Empire. Evidemment le Journal des Débats ne prenait pas le Septennat au sérieux. Après la lecture du communiqué, ce fut le ministère que le public dut cesser unanimement de prendre au sérieux. Nous ne raconterons pas les efforts vraiment puérils faits par les ministres en voyage pour donner une définition acceptable du Septennat-trêve, du Septennat-ajournement ; pour faire croire que le régime qu’ils servaient et qu’ils avaient tant de peine à déterminer, offrait toutes les garanties de stabilité et la durée que pouvait désirer la France. Nous ne rappelons ici que leurs actes. C’est à la presse surtout qu’ils en veulent. Au commencement de Septembre l’ Univers est de nouveau suspendu, pour outrage au Gouvernement espagnol. Un des considérants de l’arrêté de suspension, pris par le général-gouverneur de Paris, est ainsi conçu : Attendu que l’ Univers, dans son numéro du 6 septembre, dépasse toute mesure, provoque au mépris des Gouvernements établis par d’inqualifiables outrages, qui sont de nature à compromettre nos relations extérieures, trouble la paix publique et porte une grave atteinte à la dignité de la presse française. Le dernier paragraphe de ce considérant doit être relevé. Quel le Gouvernement soit juge et bon juge de ce qui trouble la paix publique ou la sécurité nationale, on peut l’admettre ; qu’il s’érige en censeur et donne des leçons de dignité à la presse, la prétention est abusive, venant de ministres qui n’avaient vraiment de leçons à donner à personne, pas plus à M. Veuillot qu’au colonel Stoffel, dont ils essayaient de réfuter la brochure sur la fameuse « Dépêche du 20 Août 1870 », dans un communiqué très vague du 19 Octobre. (…)

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Notice sur le site de la société des études saint-simoniennes (dossier consacré aux polytechniciens par Philippe Régnier) : http://liretest.ish-lyon.cnrs.fr/ESS/listeB/chabaud.pdf

CHABAUD-LATOUR François Henri Ernest (1804-1885) X-1820-G

Député du Gard, puis sénateur

Notices - Riche

Livres - Charléty : lien avec Bigot en Algérie; G. PINET. p 146

Notes

- Demarcq : prend part à la conquête de l’Algérie et devient, en 1874, ministre de l’Intérieur, Général de Division, commandant du Génie en Algérie.

- Riche : En 1830, il est volontaire pour l’expédition d’Alger. Il prend part à l’attaque de Fort l’Empereur et à l’occupation de Blida.

Au commencement de l’année 30 ( ?) il est nomme officier d’ordonnance du duc d’Orléans, fonction qu’il occupera jusqu’à la mort accidentelle du prince en 1842… Il accompagne souvent le duc en Algérie (1837-1839-1840) et prend part avec lui à de nombreux combats (Sig, Habra, Mascara)… En 1839 il prend part à l’expédition des Portes-de-fer. En 1840 il est remarqué aux combats d’El Affroun, du col de Mouzaïa, de la prise de Médéa et du combat du bois des Oliviers.

… Il rédige l’avant-projet de l’enceinte continue avec des forts détachés qui va servir de base aux discussions parlementaires et surveille une partie des travaux jusqu’en 1846.

… Au coup d’Etat du 2 décembre 1851 il est mis en disponibilité. Réintégré il est directeur des fortifications à Grenoble puis commandant supérieur du Génie en Algérie en octobre 1852… il dirige tous les travaux d’aménagement du territoire : routes, villages, barrages et chemins de fer qui débutent.

Président du Comité des fortifications (1864-1869 et 1871-1874), Ministre de l’Intérieur en 1874, intérim du ministère de la Guerre et de la vice-présidence du Conseil.

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Note de H. de Pazzis Descendance de la famille Périer

Entré à l'Ecole polytechnique en 1820, à l'age de 16 ans, il en sortit 2 ans plus tard major de sa promotion. Capitaine du génie à 22 ans, il fut chargé par le gouvernement français d'apporter son concours à l'armée russe dans le siège des places fortes du Danube (1929). Puis il prit part à la conquète de l'Algérie.

Le 4 novembre 1837, il fut élu député du Gard.

Pendant les fatales journées de 1848, il resta jour et nuit de service et ce fut lui qui, au moment où l'on crut sauver la dynastien en nommant la duchesse régente, éleva le jeune comte de Paris dans ses bras et le montra au peuple.

Nommé général de division en aout 1857, il prendra sa retraite en 1858. Il est nommé grand officier de la légion d'honneur. Il reprit du service en en juillet 1870 pendant le siège de Paris, il fut nommé commandant en chef du génie. C'est en revenant d'une visite au fort d'Issy qu'il apprit son élévation à la dignité de Grand Croix de la légion d'honneur. Prisonnier dans Paris après la capitulation, il y apprit par le télégraphe que le département du Gard l'avait nommé son représentant à l'Assemblée Nationale.

Il fut vice président de l'Assemblée en 1873. Appelé par le Maréchal Mac Mahon au poste de ministre de l'intérieur dans le cabinet qui succéda, le 20 juillet 1874 à celui de M. de Broglie. N'ayant accepté le ministère que par dévouement, il le quitta sans regret le 10 mars 1875. Elu sénateur inamovivle le 16 novembre 1877, il y siégea au centre droite et vota jusqu'à sa mort avec les consevateurs. Le Général de Chabaud Latour était membre du consistoire de l'Eglise Réformée de Paris.

Notes concernant l'union

époux autorisé à se marier par le Ministre de la Guerre par autorisation du 19 septembre 1831; consentement de sa mère par acte en brevet reçu Me Martin Moreau notaire à Paris, le 30 septembre 1831, remis par son père présent au mariage, procurateur fondé de son épouse; publications les 18 et 25 septembre, et le 2 octobre 1831

 Sources

  • Décès: décédé à 11h ¾ - acte n° 937
  • Inhumation: 35me division (3eme ligne, M, 34)

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

André Chabaud   Anne Teissier           Jean Bresson 1704-1740   Marguerite Rat 1711
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Antoine Chabaud 1727-1791   Marie Anne Ridou   Antoine Damien Verdier de Lacoste 1725-1803   Élisabeth Julie Bresson 1737-1803
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Antoine Georges François de Chabaud Latour, chevalier de l'Empire 1769-1832   Julie Verdier de Lacoste 1775-1856
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François Henri Ernest de Chabaud Latour, Baron 1804-1885


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