(Adolphe Pieyre)


  • Né le 27 août 1848 - Nîmes, Gard
  • Décédé le 22 février 1909 - Montblanc, Hérault , à l’âge de 60 ans
  • Sous-lieutenant de réserve de chasseurs à pied. Propriétaire. Homme de lettres. Conseiller municipal de Nîmes (Gard) (1873). Député du Gard (1882-1885). Historien de la ville de Nîmes
1 média disponible 1 média disponible

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Fratrie

 Relations

 Grands parents paternels, oncles et tantes



 Grands parents maternels, oncles et tantes

mariés (1847)
5 enfants


(afficher)

 Chronologie


 Notes

Notes individuelles

naissance déclarée par son grand-père maternel Henri Roussel, 53 ans, juge d’instruction de l’arrondissement de Nîmes , et par Jean Étienne Auguste Boyer, 50 ans, ancien négociant, tous deux de Nîmes

Biographie dans le Dictionnaire des Parlementaires :

Petit-fils du baron Pieyre, il s'adonna à la littérature, et publia quelques romans, parmi lesquels : Débora, Gilberte, Le bel Achille, Les infortunes d'un communard, etc. Il servit pendant la guerre de 1870-71, fut cité à l'ordre du jour à la reprise de Châteaudun, puis fit campagne en Espagne avec don Carlos, et fut décoré. Le 12 mars 1882, lors de l'élection partielle motivée par le décès de M. Bosc, il fut élu, au second tour, député de l'arrondissement d'Uzès, par 6 756 voix sur 19 411 votants et 26 794 inscrits, contre 6 496 à M. Fernand Roux, et 6 085 à M. Bonnefoy-Sibour.

M. Pieyre siégea à droite, parla sur le vinage, sur la politique coloniale, sur la reforme de la magistrature, déposa des projets de loi sur la médaille du Tonkin, sur le pension accordée aux enfants d'Abd-el-Kader, sur la dépopulation des campagnes, sur la dénomination des régiments, etc., et vota contre les crédits du Tonkin, pour ceux de Madagascar, contre la politique scolaire du gouvernement, contre la réforme de la magistrature, pour la vente des diamants de la couronne avec affectation du produit à une caisse des invalides du travail, contre le renouvellement des traités de commerce.

Porté, aux élections du 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice du Gard, il échoua avec 52 232 voix sur 110 923 votants et 133 886 inscrits; il ne fut pas plus heureux à une élection partielle, deux mois après (13 décembre), nécessitée par l'opposition de M. Madier de Montjau pour la Drôme; il ne recueillit que 40 506 voix contre 50 003 au candidat radical élu, M. Gaussorgues.

__________________________________________________________________

Biographie dans le Dictionnaire biographique international des écrivains, des artistes, des membres des sociétés savantes sous la direction d’Henry Carnoy (Paris, 1909) - pages 59 & 60 :

PIEYRE (Adolphe-Henry), né à Nîmes (Gard), le 27 août 1848, ancien député, homme politique, agriculteur, écrivain, auteur dramatique et historien français ; membre de la Société des gens de Lettres, de la Société des Agriculteurs de France et de nombreuses Sociétés savantes, agricoles, artistiques et littéraires.

Adresse : 4, rue Auguste, Nîmes (Gard). – Et : château de Castelfort, près Montblanc (Hérault).

M. Adolphe Pieyre compte parmi ses ascendants plusieurs personnalités de haute valeur. Son arrière-grand-père était député du Gard à l’Assemblée Législative de 1791. Son arrière-grand-oncle, Alexandre Pieyre, fit, avec Mme de Genlis, l’éducation du duc de Chartres qui devait être plus tard le roi Louis-Philippe. Alexandre Pieyre était un auteur dramatique estimé. Une de ses pièces : L’Ecole des Pères, eut, en 1786, le plus grand succès à la Comédie Française. Le père de M. Adolphe Pieyre tint une bonne place dans le représentation départementale, comme conseiller général du canton de Lasalle.

M. Adolphe Pieyre fit d’excellentes études à Sainte Barbe, à Paris. Il n’avait pas vingt-deux ans quand éclata la guerre de 1870-71. N’écoutant que son devoir, il s’engagea dans le corps des franc-tireurs du commandant de Lipowski (plus tard général) qui eut le 16 octobre 8170 l’insigne honneur de la défense héroïque de Châteaudun. Comme sergent, M. Pieyre se distingua brillamment à la barricade de la route de Blois. Quelques jours auparavant, il avait été porté à l’ordre du jour de la compagnie pour l’attaque du poste prussien de Saint Péravy la Colombe, près d’Orléans. Il prit part à de nombreux combats et rentra dans ses foyers avec le grade de sous-lieutenant de réserve de chasseurs à pied.

Après la mort de son père, survenue en 1874, M. Adolphe Pieyre s’occupa d’agriculture dans l’Hérault et dans le Gard. Il reconstitua son vignoble de Castelfort détruit par le phylloxera, au moyen de cépages américains. Il en a fait une merveilleuse propriété, en même temps que cet exemple suivi par les autres viticulteurs, ramenait la fortune dans sa région.

En 1876, il épousait Mlle Jeanne de Boussuges, appartenant à l’une des plus anciennes familles de l’Hérault. Devenu veuf en 1877, il épousa, en 1879, sa belle-sœur Berthe de Boussuges dont il a eu trois fils. De son premier mariage, il a eu une fille mariée en 1900 à M. Sisteron de Valleraugue, commissaire de la marine.

Membre de la Société des Agriculteurs de France, il a toujours été du reste l’apôtre du progrès et de la science moderne dans toutes les questions agronomiques. Au point de vue économique, il s’est montré ardent protectionniste et adversaire des traités de commerce. Dans un grand nombre de discours, il n’a jamais manqué, comme M. Méline, de demander la protection de l’agriculture française et d’être favorable à la politique d’expansion coloniale.

M. Adolphe Pieyre entra tout jeune dans la vie politique. A vingt-cinq ans, ses concitoyens le faisaient entrer au Conseil municipal de Nîmes. Il y défendit la cause des ouvriers en demandant pour eux l’exécution de grands travaux publics et d’embellissement. Les améliorations proposées par M. Pieyre ont rendu à Nîmes son antique renommée de merveilleuse cité.

En politique, M. Adolphe Pieyre se montra toujours résolument libéral, défenseur de toutes les idées larges et vraiment populaires. Par la lecture des nombreux articles qu’il a donnés à la presse départementale et parisienne, on peu juger de son id »al politique et économique, que les partis peuvent critiquer, mais auquel tout le monde doit reconnaître une parfaite sincérité.

En 1881, M. Pieyre se déclarait l’ennemi du jacobinisme et de l’esprit de secte. Il protestait énergiquement contre les Décrets d’expulsion des frères et des sœurs des écoles publiques de Nîmes. Il demandait la liberté et la justice pour tous. Le préfet du Gard, Dumarest, le fit condamner à 20 jours de prison. Peu après le préfet décédait, et M. Pieyre était élu député d’Uzès.

Déjà en 1872 M. Adolphe Pieyre avait eu un procès qui fit beaucoup de bruit. Il avait attaqué l’administration et la gestion des représentants du gouvernement du 4 Septembre dans le Gard et avait demandé une enquête sur leurs faits et gestes. Traduit en Cours d’assises pour ses révélations, il fut acquitté et porté en triomphe au sortir du Palais de Justice. Il partit presque aussitôt pour l’Espagne où il fit, comme officier d’Etat-Major, la campagne carliste en Navarre et en Guipuscoa. Il en revint décoré de l’ordre de Charles III.

Elu député, le 12 mars 1882, en remplacement de M. Bosc, il ne tarda pas à conquérir l’amitié de tous ses collègues du Palais Bourbon par son esprit pratique et sa charmante courtoisie. Il prit vite place parmi les travailleurs de la Chambre. Il eut l’occasion de prononcer plusieurs projets de loi imbus d’esprit démocratique (V. Officiel, 1882, 1883, 1884, 1885). C’est ainsi qu’il fut l’auteur du projet de loi sur la Médaille du Tonkin, et de celui qui a eu pour but d’attribuer une pension aux enfants d’Abd el Khader.

Comme député, M. Adolphe Pieyre rendit de nombreux service à l’arrondissement d’Uzès. Il s’occupa toujours de ses électeurs, amis comme adversaires, avec une égale sollicitude.

Non réélu en 1885, par suite de l’adoption du scrutin de liste, M. Adolphe Pieyre s’est consacré depuis à l’agriculture et aux lettres. Il est resté ce qu’il « tait. Rallié à la République, mais à une République sincèrement libérale et respectueuse de toutes les libertés, surtout de la liberté de conscience, actif, intelligent, ami du progrès, des innovations, des réformes, il fait partie de cette réserve d’hommes de valeur que compte le parti libéral pour le jour possible où il reviendrait au pouvoir.

M. Pieyre a collaboré au Figaro et au Gaulois auxquels il a fourni des articles de fond. Directeur-Administrateur de la Revue du Midi de Nîmes, il y a fait paraître sous sa signature de nombreuses et intéressantes études.

Il est l’auteur de plusieurs romans et nouvelles qui ont été favorablement accueillis par le public et la critique. Citons entre autres romans : Le capitaine la Fayolle (Paris, Blériot, 1881) : - Débora la Bohémienne (id., 1884) ; - L’Ermitage (id., 1886) ; - Gilberte de Saint Guilhem (id., 1883) ; - Le bel Achille (1887) ; - Une Faute (1886) ; - L’Epreuve (1904) ; - ses nouvelles : La Perle de Campan (1884) ; - Un secret de famille (1883) ; - L’or maudit (1882) ; - L’amour d’un Poète (1886) ; - Miss Ellen (id.) ; - La Fille du Corsaire (1889) : - Lettre de ma Guarrigue.

Signalons également ses brochures : L’Epargne (Nîmes, Dubois, 1885) ; - La Fin du monde (id., Catelan, 1881) ; - La Société autrichienne (id., Roucole, 1872) ; - La politique traditionnelle (id., Lafose, 1875) ; - Etude sur Nicot (id., Catelan, 1885) ; - Le salon de Nîmes (id., Dubois, 1888).

Son principal ouvrage est son Histoire de la Ville de Nîmes depuis 1830 jusqu’à nos jours (3 vol.) Nîmes, Dubois, 1888).

« Je ne crois pas, écrivait M. Froment de Beaurepaire dans La Tradition (T.XVI, 1902, p. 159), je ne crois pas qu’il existe d’histoire locale contemporaine plus considérable que l’ Histoire de la Ville de Nîmes de M. Adolphe Pieyre, ancien député. M. Adolphe Pieyre a voulu continuer l’œuvre de Ménard, prolongée jusqu’en 1830 par Baragnon père, qui a écrit l’histoire de l’antique Nîmes et de ses vieux monuments.

« La publication de son ouvrage, qui va jusqu’à 1885 inclus, n’a pas demandé moins de trois ans et forme trois volumes de près de 400 pages chacun, en grand in-8°. Il est plus difficile d’écrire l’histoire actuelle que de parler de faits historiques plus loin de nous, de rapporter avec impartialité les événements dont on est le témoin. La façon claire, pondérée, impartiale dont M. Adolphe Pieyre s’est tiré de sa tâche épineuse, est digne d’éloges. L’excellent esprit traditionnaliste et autonomiste dans lequel son histoire est conçue, en augmente d’autant la valeur. « Nîmes doit tendre à devenir elle-même une Athènes sans démagogues, une Rome sans tribuns. Ce qu’il faut pour la grandeur et la renommée d’une ville, c’est la disparition de tout esprit de secte, l’union de tous, les idées larges, le respect de la religion quelle qu’elle soit, la liberté et la justice pour tous, la bonne gestion des deniers publics, la protection des Arts et Lettres. Que les questions de parti ne viennent pas se jeter en travers de l’œuvre civilisatrice, qui consiste à embellir une ville ayant déjà tout pour elle, des ruines nous rappelant un passé glorieux, et des ancêtres qui propagèrent le christianisme et la civilisation dans les Gaules ! Nîmes ne doit pas subir l’attraction funeste qui porte toutes les villes de Province à s’annihiler, en se reportant, à chaque instant, sur Paris. La cité romaine qui a donné naissance à Antonin doit rester elle-même et conserver un cachet spécial d’originalité. »

M. Adolphe Pieyre a aussi publié plusieurs pièces de Comédie : Le Lutin (un acte en vers) – Venez ! (id. en vers) ; - Un soupir de Ninon (id. en prose).

Secrétaire de la Société des Amis des Arts et membre du Syndicat des Intérêts du Gard, il s’occupe d’organiser des expositions et de faire paraître des Guides pour faire connaître les beautés de la curieuse région qui entoure Nîmes.

Il est membre de la Société des gens de Lettres depuis 1886. M Pieyre met la dernière main à un Manuel d’Education nationale, à un volume de vers : Fleurs de Garrigue, et à une pièce de théâtre.

_______________________________________________________________________________________

Février 1890 : A la suite d'une violente discussion qui a eu lieu pendant la dernière-séance du conseil municipal, M. Adolphe Pieyre, ancien député, a envoyé ce matin à M. Sigalon, conseiller, deux témoins, MM.. de Boussugues et de Caladon, pour lui demander une réparation par les armes. M. Sigalon a déclaré qu'il refusait de se battre. source : Le Gaulois du 20 juillet 1890

Notes concernant l'union

Union avec Marie Joséphine Rose Jeanne Henriette de Boussuges:

publications les 11 et 18 juin 1876 à Nîmes et Sète; contrat de mariage passé le 22 juin 1876 devant Me Alphonse Couzin, notaire à Sète

 Sources

  Photos & documents

{{ media.title }}

{{ media.short_title }}
{{ media.date_translated }}

 Aperçu de l'arbre

Jean Pieyre, Baron 1755-1839   Marguerite Anne André 1762-1837   David Rivet 1726-1791   Marie Rivet ca 1750-1817        
|
8
  |
9
  |
10
  |
11
   



 


   
|   |    
Adolphe Jean Jacques Pieyre, baron 1783-1839   Marie Alix Rivet 1787-1851   Henri Roussel ca 1795-1866/   Suzanne Caroline Ducamp ca 1795
|
4
  |
5
  |
6
  |
7



 


|   |
Antoine Louis Albert Pieyre 1818-1874   Jeanne Louise Alix Roussel 1824-1866
|
2
  |
3



|
Henri Adolphe Pieyre 1848-1909


  1. gw_v5_tour_1_title

    gw_v5_tour_1_content

  2. gw_v5_tour_2_title (1/7)

    gw_v5_tour_2_content

  3. gw_v5_tour_3_title (2/7)

    gw_v5_tour_3_content

  4. gw_v5_tour_3bis_title (2/7)

    gw_v5_tour_3bis_content

  5. gw_v5_tour_4_title (3/7)

    gw_v5_tour_4_content

  6. gw_v5_tour_5_title (4/7)

    gw_v5_tour_5_content

  7. gw_v5_tour_6_title (5/7)

    gw_v5_tour_6_content

  8. gw_v5_tour_8_title (6/7)

    gw_v5_tour_8_content

  9. gw_v5_tour_7_title (7/7)

    gw_v5_tour_7_content

  10. gw_v5_tour_9_title

    gw_v5_tour_9_content