(Charles Renouard)


  • Né le 22 octobre 1794 - Paris
  • Décédé le 17 août 1878 - Mériel, Val d'Oise , à l’âge de 83 ans
  • Avocat à la Cour d'appel de Paris. Conseiller d'Etat. Secrétaire général du ministère de la Justice. Député de la Somme (1831). Membre de l'Académie des Sciences morales et politiques (1861). Sénateur

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Fratrie

 Grands parents paternels, oncles et tantes



 Notes

Notes individuelles

Docteur es lettres, licencié en droit. 1816 : Avocat à la Cour d'appel de Paris. 1830 : Conseiller d'Etat. Secrétaire général du ministère de la Justice. 1831 : Elu député d'Abbeville, réélu aux élections suivantes. 1837 : Conseiller à la Cour de cassation. 1846 : Pair de France. 1851 : Procureur général près la Haute-Cour. 1861 : Membre de l'Académie des Sciences morales et politiques. 1869 : Conseiller honoraire à la Cour de cassation. 1871 : Procureur général à la Cour de cassation. 1876 : Sénateur inamovible.

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Biographie sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin-Charles_Renouard

Photo :http://www.geneanet.org/gallery/file/1/ea/65/866934/screen.jpg?dummy=1440427688

http://www.geneanet.org/gallery/file/1/05/c3/1761055/screen.jpg?dummy=1440427755

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Biographie dans le Grand Larousse Universel du XIX° siècle :

RENOUARD (Augustin-Charles), magistrat et homme politique français, fils d'A.A. Renouard, né à Paris en 1794. Admis à l'Ecole normale en 1812, il devint, trois ans plus tard, répétiteur de la conférence de philosophie , puis exerça la profession d'avocat à Paris et se fit avantageusement connaître en plaidant dans plusieurs procès politiques, notamment dans le procès qui eut lieu a la suite de la conspiration de 1820, dans les affaires des Nouvelles lettres provinciales de d'Herbi- gny (1826), du journal le Globe, dont il était un des rédacteurs (1830). Après la révolution de Juillet, M. Renouard fut nommé conseiller d'Etat, secrétaire général du ministère de la justice (1830), député d'un collège de la Somme (1831), qui le réélut à plusieurs reprises, conseiller à la cour de cassation (1839) et pair de France (1846). A la suite de la révolution de 1848, il dut se borner à siéger à la cour de cassation. M. Renouard faisait partie de la haute cour chargée d'office de poursuivre toute atteinte à la constitution, lorsque Louis Bonaparte se rendit coupable du crime de haute trahison en commettant l'attentat du 2 décembre 1871. Il se réunit aussitôt à ses six collègues qui, dans une première délibération, constatèrent le flagrant délit, décidèrent de mander le président de la république à leur barre et désignèrent pour procureur général près la haute cour M. Renouard, chargé de dresser l'acte d'accusation. La haute cour ouvrit le matin du 3 décembre sa seconde audience et M. Renouard allait prononcer son réquisitoire, lorsqu'un commissaire entra dans la salle, somma les juges de se séparer et, sur la déclaration du président que le haut tribunal ne se séparerait que.par la force, fit entrer un piquet de soldats. M. Renouard et ses collègues, après avoir protesté contre cette violence, quittèrent la salle de leurs délibérations. En 1861, M. Renouard devint membre de l'Académie des sciences morales et politiques et quitta la cour de cassation en 1869 avec le titre de conseiller honoraire. En 1871, après la mort de M. Paul Fabre, il fut appelé par M. Thiers, malgré son âge avancé, aux fonctions de procureur général près la cour de cassation. A ce titre, il a prononcé plusieurs discours de rentrée remarquables par l'élévation et la largeur des idées. Son discours de 1874, Sur l'impartialité, lui a valu, notamment, des éloges de la presse libérale. M. Renouard a été longtemps vice-président de la Société d'économie politique et politiques, des articles insérés dans la Thémis, le Globe, la Revue de législation, le Journal des économistes, le Dictionnaire d'économie politique, on lui doit des ouvrages estimés. Nous citerons de lui : Sur le style des prophètes hébreux (1814, aux travaux de laquelle il a pris une part des plus actives. Outre des Rapports, des Notices, des Lettres sur des questions littéraires), thèse de doctorat; Projet de quelques améliorations dans l'éducation publique (1815) ; Éléments de la morale (1818) ; Considérations sur les lacunes de l'éducation secondaire en France (1824); Mélanges de morale, d'économie et de politique (1824, 2 vol. in-8°); Traité des brevets d'invention (1825, in-8°); Il faut semer pour recueillir (1827) ; l’Éducation doit-elle être libre ? (1828) ; Traité des droits des auteurs dans la littérature, les sciences et les beaux- arts (1838-1839, 2 vol. in-8°), ouvrage très estimés ; Traité des faillites et des banqueroutes vol. in-8°) ; Du droit industriel dans ses rapports avec les principes du droit civil sur les personnes et sur les choses (1860, in-S°); Tableaux de la composition personnelle de la cour de cassation depuis son origine jusqu'à la constitution de l'an VIII(186l, in-8°); la Cour de cassation pendant les années judiciaires et 1870-1871 (1871, in-8Q) ; De l'impartialité (1874, in-8°), discours de rentrée, etc.

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Biographie dans Biographie des Hommes du Jour (pages 135 à 137) : https://books.google.co.uk/books?id=9GE_AAAAcAAJ&pg=PA133&dq=%22antoine+pauwels%22&hl=fr&sa=X&ved=0CD0Q6AEwBmoVChMIuL_mzPDBxwIVxZIeCh3Kfw-m#v=onepage&q=%22antoine%20pauwels%22&f=false

RENOUARD (Augustin-Charles).

M. Renouard ( Augustin-Charles ) est né à.Paris le 22 octobre 1794.

Entré à l'école normale à la fin de 1812, il en sortit avec le grade de docteurès-lettres, et fut appelé à remplir les fonctions de répétiteur de philosophie.

Inscrit, en 1816, au tableau des avocats à la cour royale de Paris, il suivit activement le barreau jusqu'à la révolution de juillet. il plaida, dans le procès du complot de 1820, devant la cour des Pairs ; et, depuis, dans un assez grand nombre d'affaires politiques, parmi lesquelles on peut citer notamment sa défense des Nouvelles lettres provinciales de M. D'Herbigny, en 1826, et sa défense, en 1830, du journal Le Globe dont il était un des collaborateurs.

Antérieurement à la révolution de juillet, M. Renouard a publié les ouvrages suivants:

1° En1815,une brochure intitulée: Projet de quelques améliorations dans l'Éducation publique.

2° en 1818, Éléments de morale, ouvrage auquel une médaille d'or a été accordée par la société d'enseignement mutuel, dont il devint, plus tard, un des secrétaires. Ce livre a été réimprimé en 1830.

3° en 1824, Mélanges de morale, d'économie et de politique, extraits des ouvrages de Benjamin Franklin et précédés d'une notice sur sa vie. Cet ouvrage, en deux volumes in-8°, a été réimprimé en 1826.

4° En 1824, Considérations sur les lacunes de l'éducation secondaire en France ; ouvrage couronné parla société de la Morale chrétienne.

5° En 1825, Traité sur les brevets d'invention; 1 volume in-8°.

6° En 1827, Il faut semer pour recueillir; brochure publiée par la société Aide-loi, le ciel l'aidera.

7° En 1827, Examen du projet de loi contre la presse.

8° En 1828, une traduction des Mémoires de Franklin; 2 volumes in-18.

9° En 1828, l'Éducation doit elle être libre? Ce mémoire, auquel l'Académie française a accordé une mention honorable, a été imprimé dans la Revue encyclopédique, recueil auquel M. Renouard a fourni un grand nombre d'articles, ainsi qu'au journal la Thémis, dont il avait été un des fondateurs.

Le 29 juillet 1830, M. Renouard présida l'assemblée qui forma la commission municipale du XIe arrondissement, de laquelle il fut un des membres. Une ordonnance royale du 20 août 1830 le nomma conseiller d'état; une autre ordonnance du 9 novembre 1850 l'appela aux fonctions de secrétaire-général du ministère de la justice, qu'il a exercées jusqu'à sa nomination comme conseiller à la cour de cassation, par ordonnance du 21 mai 1857. Élu député, en 1831, par l'arrondissement d'Abbeville, M. Renouard s'est montré, à la Chambre, partisan déclaré du système du 13 mars, et a prêté naturellement son appui aux divers ministres qui se sont succédé au pouvoir pendant les six années qu'ont duré ses fonctions ministérielles.

Dans la loi d'organisation départementale, il fit tous ses efforts (17 janvier 1832) pour obtenir l'admission des prêtres aux conseils généraux; « le 7 mars suivant, pendant la discussion du budget du ministère de la guerre, M. Renouard se permit de demander à plusieurs reprises le rappel à l'ordre de M. de Ludre. Le député de la Meurthe, distinguant cette fois d'où partaient les cris dirigés contre lui, s'avança vers M. Renouard que son geste fit pâlir. Le lendemain, M. Renouard s'empressa d'écrire au président pour annoncer publiquement à ses collègues qu'appelé en duel, à cette occasion, il avait refusé. Cette vigoureuse détermination obtint les applaudissements des. centres. (1) »

Rapporteur du projet de loi sur l'instruction primaire, M. Renouard fut un de ceux qui s'opposèrent avec le plus de chaleur à la proposition de M. Eusèbe Salverte de comprendre dans l'instruction primaire les notions premières des droits et des devoirs politiques;en compensation, il plaida dans la môme séance en faveur de l'enseignement du plain-chant, et dans la session suivante, à propos de la discussion relative aux majorais, il soutint une disposition favorable à la transmission des titres de noblesse en déclarant qu'il y avait quelquefois plus de vanité à attaquer la noblesse qu'à la défendre. Ce bon mot, qui pouvait avoir un sens à la cour de Louis XV, rajeuni par M. Renouard, ne trouva point de sympathie même sur les bancs ministériels, où parfois l'on se pique un peu de bourgeoisie, et la majorité abolit le privilège dont M. Renouard désirait la conservation.

Le député d'Abbeville a, en outre, été rapporteur de la loi sur les faillites et les banqueroutes, et de la loi sur les justices de paix.

Les élections générales de 1837 exclurent M. Renouard du Palais-Bourbon où il est revenu prendre sa place en 1859.

Depuis 1850, M. Renouard a publié:

1° En 1854, Mémoire sur la statistique de. la Justice civile en France, imprimé dans la revue de Législation et de Jurisprudence.

2° En 1858 et 1859, Traité des Droits d'auteurs dans la littérature, les sciences et les beaux-arts, 2 vol. in-8°.

(1) : Voir le compte rendu des sessions législatives, par la Société Aide-toi, le Ciel t'aidera.

 Sources

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

             
     
     
     
Jacques Augustin Renouard 1736-1806   Marie Simone Oyon 1748-1821    
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Antoine Augustin Renouard 1765-1853   Catherine de Beauchamps 1772-1858
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Augustin Charles Renouard 1794-1878


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