Christophe-Philippe Oberkampf
écuyer (1787)

  • Né le 11 juin 1738 - Wiesenbach, Bade Wurttemberg, Allemagne
  • Décédé le 4 octobre 1815 - Jouy en Josas, Yvelines , à l’âge de 77 ans
  • Inhumé le 6 octobre 1815 - jardin du conservatoire de Musique, parc du château de Montcel Jouy en Josas, Yvelines
  • Graveur à Mulhouse (Haut Rhin). Fabricant de toiles peintes à Jouy en Josas (Yvelines). Maire de Jouy en Josas (1790)

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Fratrie

 Relations

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 Chronologie


 Notes

Notes individuelles

Biographie sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe-Philippe_Oberkampf

Apprenti teinturier à l'âge de 12 ans au Petit-Bâle (route de Lörrach), Graveur à Mulhouse (chez Henri Dollfus), à la manufacture de la cour de Lorraine, à Aarau (Argovie), il est à l'automne 1758 coloriste chez Cottin à Paris (à l'Arsenal et au Clos Payen). Il ouvre une fabrique d'indiennes à Jouy en Josas en 1759 avec son frère Frédéric et Antoine Guerne de Tavannes (Suisse du Roi au CContrôle des Finances, qui vendra ses parts au marchand parisien Claude françois Levasseur de Verville), et en 1769 des ateliers de tissage et de filatures à Essonnes, pour son frère. Par lettrres patentes du 19 juin 1783, la manufacture devient royale, et il sera anobli en mars 1787. Affaibli par la Révolution durant laquelle il adhéra à la Société Populaire de Jouy (1793), il se releva sous le Consulat, établit en 1805 à Essonnes la première filature française de coton au domaine de Chantemerle, concurrencée par les Anglais après 1815, fermée en 1843.

Il reçut à Jouy la visite du conventionnel Couthon (accompagné de Châteauneuf-Randon) le 5 messidor an II (5 juin 1794), et celles de l'empereur Napoléon les 20 juin 1806 (accompagné de l'impératrice Joséphine) et 25 août 1910 (accompagné de l'impératrice Marie-Louise et des maréchaux Duroc et Caulaincourt). Il sera reçu par l'Empereur à Saint Cloud le 2 septembre 1810.

demeure rue de Bondy à Paris

ami de Mme de Maraise née Marie Catherine Darcel

buste : http://gw13.geneanet.org/fjacquemart?lang=fr;pz=louis;nz=jacquemart;ocz=0;m=IM;d=293066338;p=christophe+philippe;n=oberkampf;k=/christophe_philippe.0.oberkampf

Biographie publiée : Oberkampf: vivre pour entreprendre : journal de l'inventeur de la toile de Jouy, 1738-1815 par Etienne Mallet, éditions Télémaque

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Biographie par Mme E. Daniel dans Biographie des hommes remarquables du département de Seine et Oise : http://books.google.fr/books?id=zzuFdBANk0cC&pg=PA334&lpg=PA334&dq=%22%C3%A9mile+oberkampf%22&source=bl&ots=bFydTE2eNH&sig=S42tnforqSJ3CXBpkprF15HJ0PU&hl=fr&sa=X&ei=lgmSUf83yI6zBt78gZgM&ved=0CGAQ6AEwCDgK#v=onepage&q&f=false

OBERKAMPF (Christophe-Philippe), fondateur de la manufacture de toiles peintes de Jouy et de la filature de coton d'Essonne, naquit en 1738 à Weissenhach, dans le marquisat d'Anspach. Son père , attiré par des offres avantageuses, alla s'établir à Arau en Suisse, pour y former .une manufacture de toiles peintes. C'est là que son fils ainé apprit les éléments d'un art auquel il devait dans la suite faire faire de si grands progrès. Le désir d'acquérir de nouvelles connaissances lui inspira celui de venir en France avec la seule ambition de s'y procurer une honnête existence par son talent pour la gravure en planches de bois. Il arriva à Paris à dix-huit ans, à pied, ne sachant pas un mot de français et sans aucune sorte de recommandation. Une somme très modique qu'il gagna à la loterie fut pour lui d'un heureux augure , et comme le commencement de la fortune que ses travaux devaient un jour lui procurer. La fabrication des toiles peintes , prohibée en France, n'était tolérée que dans quelques lieux privilégiés, et nommément à l'Arsenal. Oberkampf y fut employé comme graveur et comme coloriste , prenant ses modestes repas au Faubourg Saint Marceau, chez une femme dont il reconnut par la suite les soins par

une pension qui lui fut payée jusqu'à la fin de ses jours. Il s'était procuré la connaissance du suisse du Contrôle général, qui, le regardant comme son compatriote, lui rendit tous les services qu'il pouvait lui rendre dans sa situation. Ils ne furent pas oubliés, et dans- les jours de sa prospérité, Oberkampf étendit sa reconnaissance sur tous les individus de cette famille, dont le dernier a long-temps joui de ses bienfaits."

En 1759, le Roi, par un édit, ayant autorisé la fabrication des toiles peintes, Oberkampf, alors âgé de 11 ans, crut, malgré la modicité de ses ressources, qu'il pouvait oser entreprendre à lui seul des travaux que, jusqu'alors, il avait faits pour le compte d'un autre. Dans ce dessein, il parcourut les environs de Paris pour y trouver un endroit propre à son établissement. Son choix se fixa sur Jouy, situé sur les bords de la Bièvre, entre Paris et Versailles : ce lieu lui rappela les belles vallées de la Suisse, et il n'hésita plus.

C'est là qu'avec les faibles produits de ses économies, dans une chaumière à laquelle se rattachent de si précieux souvenirs, il jeta, en mai 1760, les fondements de cet établissement qui devait bientôt rivaliser avec tout ce que l'Angleterre et la Suisse possédaient de plus important dans ce genre. Seul, il dessinait, gravait, imprimait dans un étroit logement, où il trouvait à peine de quoi placer un lit et une chaise. Ses succès, qui allaient toujours croissant, excitèrent l'envie, réveillèrent les préjugés, et lui attirèrent des persécutions dont il triompha par la force de son courage et d'une conduite qui ne se démentit jamais. Les négociants de Lyon et ceux de Tours, alarmés des progrès de cette nouvelle industrie, feignirent de croire que leurs manufactures allaient être perdues. Ils publièrent des mémoires contre la fabrication des toiles peintes. Un écrivain connu par son zèle pour la prospérité de son pays, M. l’abbé Morellet, réfuta victorieusement leurs sophismes et leurs erreurs, et bientôt un arrêt du conseil vint mettre fin à toutes ces tracasseries. Ce fut à-peu-près vers cette époque que, afin de donner plus d'étendue à ses opérations, Oherkampf s'associa M. Sarrasin de Maraise; les fonds qu'il lui apporta, ses connaissances dans les affaires et ses conseils, rendirent cette association très avantageuse à l'un et à l'autre, et elle ne finit qu'en 1788, par la retraite de M. de Maraise, avec une fortune des plus considérables.

Les succès d'Oberkampf excitant la cupidité, une compagnie de riches capitalistes de Paris établit à grands frais une manufacture de toiles peintes à Sèvres, qui contrastait singulièrement, par le luxe de ses bâtiments, avec la modestie de celle de Jouy. Au bout de dix-huit mois, elle fut obligée de cesser ses travaux par la ruine de ses entrepreneurs, et tout le matériel fut acheté par Oherkampf. Déjà tout ce qui était fabriqué à Jouy était recherché avec le plus grand empressement; la manufacture, qui prenait chaque jour plus d'accroissement, venait d'être transportée sur le local qu'elle occupe aujourd'hui; mais elle n'acquit son plus grand développement que dans les années suivantes. Les succès toujours croissant du modeste et sage entrepreneur, lui fournissaient les moyens d'ajouter à ses connaissances par celles qu'il se procurait, souvent à grands frais, de l'Angleterre et des autres pays étrangers, 1l étendait ses recherches jusque dans l'Inde pour découvrir les procédés des habitants de ce pays, et surtout la nature des drogues qu'ils employaient pour leurs belles couleurs. La chimie lui offrit ses bienfaits, et l'on doit dire à la louange des savants, que MM. Bertholet et Chaptal, pairs de France, lui prodiguèrent tous les secours de leur savoir, soit pour le blanchiment des toiles, soit pour l'éclat et la solidité des couleurs; et c'est ici que nous devons parler avec éloge de Samuel Widmer ainé, neveu d'Oberkampf, qui seconda si utilement son oncle par ses connaissances et l'instruction qu'il avait acquises dans les leçons des illustres professeurs Bertholet et Chaptal, et dont il profita si bien pour ses opérations. I-es toiles peintes avaient alors acquis en France un degré de perfection qui les élevait bien au dessus des produits des autres pays: depuis long-temps le commerce n'importait plus de Perse, et déjà, plusieurs années avant la révolution, des Anglais venaient acheter à Jouy des toi1es peintes qu'ils revendaient dans leur pays comme venant des Indes. C'est dans cet état de prospérité que la révolution trouva ce magnifique établissement, qui en avait déjà produit beaucoup d'autres, dans lesquels des familles innombrables d'ouvriers trouvaient leur subsistance. La désorganisation qui s'étendit sur toute la France, fit sentir ses terribles effets à Jouy. Que de sacrifices furent exigés! que de réquisitions, de contributions vinrent peser sur le vertueux Oberkampf! Parmi les hommes qu'il combla de ses bienfaits, il s'en trouva qui osèrent le dénoncer devant le Comité de sûreté générale. Un membre seul de ce comité osa prendre la défense de l'homme de bien. Les ordres de l'arrêter étaient déjà donnés, mais le député constitutionnel Amar protégea sa personne, et cette bonne action l'honora.

La dépréciation des assignats causa des pertes immenses à Oberkampf , qui, toujours fidèle à ses engagements, suivit exactement le cour; des changes dans le paiement de ses employés; et dans la disette qui vint ajouter ses désastres à tant de malheurs. il n'y eut point de sacrifices qu'il ne fit pour procurer du pain à tout ce qui l'entourait. Après le o, thermidor, ou lorsqu'on fut au moins rassuré pour ses jours, Oberkampf s'occupa de, réparer ses pertes, et bientôt le retour de l'argent et son crédit lui rendirent en grande partie ses moyens, dont il fit toujours le même usage. Ce fut dix ou douze ans avant sa mort qu'il forma ce bel établissement d'Essonne, pour la filature et le lissage du colon; dans le partage de sa succession, il est resté à son gendre, M. Feray, sous la direction duquel il ne peut que prospérer. Dans le cours de ses travaux, Oherkampf reçut des encouragements bien faits pour le flatter. D'abord la famille d'Harcourt, à qui appartenait la terre de Jouy, le seconda de tous ses moyens pour vaincre les obstacles qu'on lui suscitait de toutes parts. Louis XVI lui décerna les récompenses les plus honorables. Ce roi dit, en les accordant, « qu'il n'avait jamais rien fait de plus juste. » On sait que l'empereur Napoléon, dans une visite qu'il fit à Jouy, détacha sa croix de sa boutonnière pour en décorer Oberkampf. Quelques années avant, il avait voulu l'appeler au Sénat conservateur, pour honorer le commerce dans la personne de celui qui en était le plus digne soutien ; effrayé des nouvelles obligations qu'il serait obligé de contracter , Oberkampf refusa cet honneur, brigué avec tant de peines et de-soins.

Jusqu'à présent nous ne l'avons montré qu'au milieu de ses travaux, occupe sans relâche de leurs progrès; nous ne l'admirerons pas moins dans l'intérieur de sa famille, dont il faisait le bonheur par la pratique constante de toutes les vertus. Lorsque la fortune commença à le favoriser, son premier soin fut de procurer à son père une vieillesse tranquille, en achetant pour lui, en Suisse, un joli domaine , où il a paisiblement fini ses jours. Il a passé à sa mort à Mme Widmer, sa fille, sœur d'Oberkampf. Celle-ci demeurée veuve, il se chargea de ses six fils , qu'il fit élever, en assurant à chacun un sort avantageux. Il étendit ses bienfaits sur ses autres parents; il alla même en chercher jusque dans le fond de l'Allemagne, ne se lassant jamais de faire le bien. Profond dans ses vues, ce manufacturier célébré procura à ses enfants une excellente éducation, et ne vit la fin de sa vie troublée que par la perte de deux de ses fils. Sans morgue et sans fierté, il se plaisait, pour l'exemple de ses enfants, à rappeler, dans les réunions de famille, le Souvenir de son enfance et de sa première jeunesse. Il racontait. avec une candeur et une bonhomie admirables, comment. à l'âge de douze ans, il accompagna son père dans un voyage d'Allemagne en Suisse, marchant à côté de lui avec son mince bagage sur le dos. Il n'oubliait pas ses dîners à huit sous dans la rue Mouffetard, et jamais il ne finissait ses intéressants récits sans remercier la Providence de ses succès, et sans redire encore qu'avec son aide il n'est rien d'impossible au travail et à la bonne conduite. Ses ouvriers étaient les objets constants de ses sollicitudes; il les encourageait sans cesse, et lorsque l'un d'eux tombait malade, indépendamment des secours qu'il lui faisait donner chez lui, il lui continuait le prix de sa journée, comme s'il n'eût pas cessé de travailler. II se chargeait de tous les enfants orphelins, et les faisait élever jusqu'à ce qu'ils fussent en état de s'occuper utilement dans la manufacture. 11 alla toujours au-devant du malheureux pour le secourir. Tout autour de lui respirait le bonheur. Le village de Jouy, qui n'était qu'un hameau malsain lorsqu'il s'y fixa, offre aujourd'hui l'aspect le plus agréable; partout des maisons neuves et de riantes cultures annoncent l'aisance et le bienêtre des habitants. La restauration vint ajouter au bonheur du fondateur de Jouy. Il vit avec joie et attendrissement le retour de la famille des Bourbons , dont il avait conservé le plus fidèle souvenir. Sa reconnaissance pour la protection et les bienfaits qu'il en avait reçu, n'était jamais sortie de son cœur. Malheureusement pour lui, il ne jouit pas long-temps de cet accroissement de bonheur : des sueurs excessives délabrèrent sa santé, les soins qui lui furent prodigués retardèrent sa fin de quelques jours. Cet excellent citoyen, noble dans son caractère, simple dans ses goûts et dans ses manières, expira, entouré de ses enfants et de sa femme, inconsolables de sa perte, dans sa soixante-dix-septième année.

M. Émile Oberkampf continua ses travaux, et sut attacher à son nom l'honneur et la réputation qui l'avaient illustré jusqu'alors. La mort de M. Oberkampf fut une véritable calamité. Sa famille perdit en lui le père le plus tendre et le plus chéri, et l'humanité son plus bel ornement. Jamais vie ne fut mieux remplie que la sienne. Que de grandes choses il sut produire avec les moyens les plus faibles ! La France, sa patrie adoptive, lui doit un genre d'industrie qui occupe aujourd'hui un nombre prodigieux de bras. La justesse de son esprit, l'excellence de son jugement et l'élévation de son âme , étaient telles, que, dans quelque situation que le sort l'eût placé, il s'y fût distingué par les plus grands succès. Son convoi fut suivi de ses enfants et de ses nombreux ouvriers, fondant en larmes , pleurant leur père; d'une députation du conseil du département, et d'un détachement d'un corps prussien alors à Jouy, dont le chef témoigna aussi son respect pour la vertu et pour l'honneur.

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"l'inhumation eut lieu au Montceldans une sépulture de famille; deux mille personnes assitaient aux obsèques ;Le préfet,les autorités du département et le colonel prussien avec tous ses officiers tinrent honneur de rendre les derniers devoirs à cet homme de bien "

(source : livre de Labouchere, page 222)

  • 1860-1815 : Directeur de la manufacture de Jouy
  • 1770 : obtient la nationalité française du roi Louis XV
  • 1787 : reçoit des lettres de noblesse du roi Louis XVI; sa devise est devise est recte et vigilanter
  • 1790-1793 : nommé premier Maire de Jouy
  • 1806: reçoit la croix de la Légion d'Honneur de l'Empereur Napoléon Ier
  • 1815 : décède pendant l'occupation de Jouy par les troupes prussiennes

Notes concernant l'union

Union avec Anne Michelle Élisabeth Massieu:

Le marié est autorisé à se marier en vertu d'un brevet signè par Louis XVI du 27 février 1785; 4 enfants

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

     
 
 
 
Philippe Jacob Oberkampf 1714-1781   Anna Magdalena Amalia Sehm 1715-1779
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Christophe-Philippe Oberkampf, écuyer 1738-1815


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