• Né le 6 novembre 1760 - Montolieu, 11253, Aude, Languedoc-Roussillon, France
  • Décédé le 30 mars 1829 - Bruxelles, Belgique , à l’âge de 68 ans
  • Inhumé - Bruxelles, Belgique
  • Avocat, Ministre des Finances

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

Avocat du Roi, Député, Ministre des Finances sous Bonaparte, exilé à Bruxelles.
Portrait peint par David lors de leur exil commun à Bruxelles.

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Dominique-Vincent Ramel de Nogaret (dit Ramel-Nogaret),
Né à dans une famille aisée de marchands, il occupe la place de procureur du roi au présidial de Carcassonne sous l'Ancien Régime lorsque le Tiers état de la sénéchaussée de cette ville l'envoie comme député aux États-généraux.
Sous la convention, il occupe une place réservée, tout comme Sieyès, siégeant au côté gauche de cette assemblée, et s'y occupe principalement d'objets financiers. Il réclame en 1789 la conservation des divisions territoriales, et la motive sur l'organisation du Languedoc, l'une des meilleures qui existait alors. Il demande ensuite la division des départements en deux districts, et se prononce pour l'adoption du régime municipal.
Député de l'Aude à la convention nationale, il y vote avec la majorité la condamnation du roi. II fait décréter la translation à Paris de son collègue Brissot, arrêté à Moulins pendant qu'il se rendait en Suisse, s'oppose à l'arrestation des Anglais, atteste de la falsification attribuée à Fabre d'Églantine du décret relatif à la Compagnie des Indes, et présente quelques jours après une nouvelle rédaction de ce décret.
En janvier 1795, il est envoyé en mission en Hollande.
Elu membre du conseil des cinq cents lors de l'organisation constitutionnelle de l'an III, il s'y occupe encore des finances. C'est à lui que l'on doit la proposition, qui n'a reçu son exécution que sous le règne de Napoléon, de terminer le palais du Louvre.
Le 25 pluviôse an IV (14 janvier 1796), Ramel est nommé ministre des finances en remplacement de Guillaume-Charles Faipoult, poste qu'il occupera environ 3 ans. Au milieu de circonstances difficiles, il s'efforce de subvenir aux besoins pressants et quotidiens des armées, a le premier l'idée du cadastre et exécute sans secousse l'opération financière la plus difficile, celle du passage des assignats à l'argent monnayé. Les mesures qu'il prend dans ce but, le met en butte aux ultra-révolutionnaires, qui l'accusent d'être la cause des malheurs de l'état. Toutefois le Directoire lui témoigne qu'il est satisfait de son administration; mais ce témoignage ne fait qu'irriter davantage le parti dont le Journal des hommes libres est alors l'organe. Dénoncé avec une fureur nouvelle par un grand nombre d'adresses, conjointement avec les ex-directeurs Merlin, Treilhard, La Réveillère-Lepeaux, Rewbel, le ministre Schérer et le commissaire Rapinat, Ramel est obligé de se retirer du ministère le 7 thermidor an VII (20 juillet 1799), où il est remplacé pat Robert Lindet. On lui doit le relatif rétablissement économique de la France.
Ramel reste sans fonctions sous les gouvernements consulaire et impérial, et ne reparait sur la scène politique que dans le mois de mai 1815, époque à laquelle Napoléon le nomme préfet du Calvados. Le second retour des Bourbons ne tarde pas à le priver de ses fonctions; quelques mois après il est frappé par l'ordonnance du 12 janvier 1816. Il se retire alors à Bruxelles, avec ses camarades le peintre David et Sieyès, où le barreau de cette ville l'admet au nombre de ses membres. La demande d'autorisation de rentrer en France demandée en novembre 1820 par son épouse, au moins pour quelques mois, refusée par la France, il meurt en exil à Bruxelles.
Ramel fait partie de ses hommes quelque peu oubliés par les livres mais dont le rôle ne fut pas des moindres.
Il a épousé la fille du grand libraire et éditeur parisien Panckouke. Ils auront une fille qui épousera le préfet du Morbihan également conseiller d'État, Lorois.
Ramel fut peint par David ainsi que sa femme. Son portrait a été vendu 16 millions de francs par Maître Binoche en 1995 pour débarquer aux États-Unis.
Oeuvres :

Des finances de la république française en l'an IX (1801)
Du change, du cours des effets publics et de l'intérêt de l'argent (1807)
plusieurs mémoires sur les finances
Dictionnaire historique de tous les ministres depuis la révolution jusqu'en 1827, Léonard Gallois, Paris, 1828, (disponible sur le site de la BNF)
Dictionnaire des parlementaires français depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889 (tome 5), sous la direction d'Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Paris, 1889-1891, (disponible sur le site de la BNF)
Notice biographique de Dominique Ramel, extrait de l'ouvrage Les ministres des Finances de la Révolution française au Second Empire, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 2007, 376 p, (ISBN 978-2-11-094805-2)

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

     
Jean-Baptiste RAMEL 1718-1789   Marie-Rose DUCUP DE SAINT FERRIOL
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Dominique-Vincent RAMEL DE NOGARET (RAMEL-NOGARET) 1760-1829



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