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Bienvenue sur ma (modeste) généalogie des familles de SURVILLE, BURIN des ROZIERS, DUCHESNE de LAMOTTE, de VASSINHAC d'IMECOURT, FAUVAGE, DEGOUVE de NUNCQUES, HUTTEAU d'ORIGNY, BREART de BOISANGER.


  • Née le 27 mai 1818 - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
  • Décédée le 11 octobre 1882 , à l’âge de 64 ans

 Parents

 Union(s), enfant(s), les petits enfants et les arrière-petits-enfants

 Notes

Notes individuelles

Fille de Monsieur François, Alexandre DESPREZ, Lieutenant général, Grand Croix de l'Ordre de la Légion d'Honneur, Grand Croix de l'Ordre de Léopold.
Et de Madame Elisabeth, Geneviève BOURGEOIS de MERCEY, son épouse.
Marie DESPREZ est née le 27 mai 1818 à Paris.
Petite fille de Monsieur Alexandre, Armand DESPREZ, docteur en médecine à Amiens et de Madame Jeanne LEROUX.
Et de Monsieur Louis, Frédéric BOURGEOIS de MERCEY, propriétaire, demeurant à Paris, et de Madame Marie, Anne, Elisabeth DOTTIN.
Orpheline de père et de mère, elle se marie à Paris le 7 mars 1835, à l'âge de 17 ans avec:
Napoléon, Hector SOULT, marquis de DALMATIE, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de sa Majesté le Roi des Français près de sa Majesté le Roi des Pays-Bas, membre de la Chambre des Députés, demeurant à Paris, né en 1803 (âgé de 32 ans).
Veuf en première noce, sans enfant, de Madame Eugènie de SALLIGNY.
Fils majeur de Monsieur Jean de Dieu SOULT de DALMATIE, maréchal et pair de France, Grand Croix de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur et décoré de plusieurs Ordres étrangers.
Et de Madame Jeanne, Louise, Elisabeth BERG, Duchesse de DALMATIE, son épouse.
Ils reçoivent l'agrément de sa Majesté Louis Philippe 1er, Roi des Français, et de sa Majesté Marie, Amélie, Reine des Français, ainsi que de son Altesse Royale, Monseigneur Ferdinand, Philippe, Charles, Henri, Joseph d'ORLEANS, Duc d'ORLEANS, Prince Royal et de son Altesse Royale Louis, Philippe, Raphaël d'ORLEANS, Duc de NEMOURS, le 22 mars 1835.
Ensemble, ils achètent la propriété dite des "Terres de Changy" (553 ha), au sieur Antoine BARDONNET des MARTELS, docteur en médecine le 19 avril 1837. Le maréchal après avoir visité Changy écrira à son fils, ne pas comprendre son intérêt pour une telle propriété.
Monsieur le Marquis est nommé Ambassadeur de Sardaigne, en poste à Turin, et, entre leurs séjours à Paris et à Turin, ils résident fréquemment à Changy et s'y attachent.
Bientôt, la Duchesse donne naissance à une première fille, à Paris, le 29 avril 1842, baptisée Brigitte, Jacqueline, Louise SOULT DE DALMATIE.
Deux ans plus tard, vient une seconde fille, Geneviève, Marie, Eulalie, Sophie SOULT DE DALMATIE, née à Paris le 3 juillet 1844.

Le Marquis et la Marquise de Dalmatie seront les hôtes systématiques des personnalités venant à Varennes.
Résidence de l'évêque lors des confirmations.
Table de réception lors des cérémonies civiles et religieuses.
(Par exemple: inauguration du nouveau cimetière en 1845).
A cette époque, le château de Changy est déjà proche de son aspect actuel et le 13 février 1847, vers 10 heures du soir, le sieur RISSET, charretier chez le Marquis avertit que le feu est au château. Les pompiers de Nogent se battent contre le feu jusqu'au lendemain matin. La toiture, les combles et le mobilier du grenier seront complètement détruits. Au premier étage tous les chambranles des cheminées seront démolis, une partie du mobilier est sauvée. La perte totale est évaluée à environ 4 000 Francs.
On peut penser que les deux pavillons et la partie centrale du château reçoivent leur deuxième étage à l'occasion des travaux de restauration qui suivent.
Les événements du printemps de 1848, la Révolution, doivent provoquer quelques bouleversements dans la carrière du Marquis. Dès lors, celui-ci réside plus souvent à Changy, il est élu Conseiller municipal, le Maire étant Monsieur ADERER, son régisseur.
Le Duc de DALMATIE est nommé Maire par le préfet au moment de l'instauration du Second Empire, il le restera jusqu'à sa mort en 1857.
C'est pendant cette administration que le Conseil municipal de Changy émet à l'unanimité le vœu que sa Majesté Impériale exauce la demande du chef-lieu d'arrondissement de l'établissement d'un chemin de fer reliant Montargis à Paris.
Le Maréchal SOULT, son père, s'était retiré dans son château de SOULT-BERG à SAINT-AMANS-LABAST IDE dans le Tarn où il s'est éteint quelques jours avant le Coup d'état de Louis Napoléon BONAPARTE en novembre 1851, dans sa 83e année.
Vers 1855 à Changy, le Duc de DALMATIE entreprend de gros travaux de drainage, les poteries proviennent de son usine installée à la Ragerie. C'est également à cette époque qu'il achète la maison du bourg de Varennes destinée à devenir la future école de filles et la salle d'asile.
Résidant souvent à Changy, le Duc et la Duchesse dotent richement leur bibliothèque de nombreux ouvrages militaires relatifs au 1er Empire, de cartes, d'œuvres littéraires et philosophiques ou scientifiques. En tout plus de 1 500 volumes.
La vie à Changy est princière; 1 régisseur, 2 gardes, 2 jardiniers et 6 domestiques assurent le quotidien.
Mais le 31 décembre 1857, à l'âge de 54 ans, Napoléon, Hector SOULT, duc de DALMATIE, ancien ministre plénipotentiaire, ancien ambassadeur, ancien membre de la Chambre des députés et de l'Assemblée législative, Grand officier de la Légion d'Honneur, Grand Cordon de l'Etoile Polaire de Suède, Grand Cordon des Saints Maurice et Lazare de Sardaigne, demeurant à Paris, 69 rue de l'Université, S'éteint, laissant Marie DESPREZ, veuve à 39 ans et deux filles âgées de 13 et 15 ans.
Plutôt que d'exercer la tutelle sur la part du patrimoine de son défunt mari revenant à ses filles, Marie DESPREZ préfère être seule propriétaire et maîtresse de Changy. C'est pourquoi elle se porte adjudicataire au terme d'un jugement de l'audience des criées du tribunal civil de la Seine le 14 août 1858, de la terre de Changy et de son mobilier.
Dès lors, elle vit principalement chez elle à Changy, développant son âme d'artiste liée à une grande piété, elle réalise quelques tableaux, elle aurait exécuté aussi quelques sculptures.
Elle accueille un vicaire et développe l'église de Changy qui avait été rouverte quelques années avant.
Elle confie l'école et la salle d'asile nouvellement construites aux sœurs de Saint-Aignan, ces dernières apporteront beaucoup de secours aux malades de Varennes et de Changy.
Elle est toujours d'une grande générosité envers les petites gens.
En décembre 1860, sa seconde fille âgée de 16 ans épouse Monsieur le Baron René, Charles, François REILLE, fils du maréchal REILLE, ils iront vivre dans la propriété du Maréchal à Saint-Amans-Soult.
En juin 1863, c'est Louise, l'aînée (21 ans) qui épouse Monsieur Charles, François, Athanase de PECHPEYROU COMMINGES, Vicomte de GUITAUT, originaire d'Epoisses en Côte-d'Or. Ils habiteront Changy et le 28 janvier 1881, Monsieur le Vicomte en sera élu maire.
En 1857, la propriété de Changy était dirigée par Monsieur le Duc, assisté d'un régisseur, Monsieur BOSSEZ.
Après la mort du Duc, Monsieur Eloi MALLAC, ancien préfet, devient le fondé de pouvoir de Madame la Duchesse de Dalmatie. (Il finira ses jours à Changy en 1878).
Venant de Paris, Monsieur Gaston De CLERMONT lui succède. Il est nommé maire de Changy en avril 1874 et élu en octobre 1876, il le restera jusqu'en 1878. Ensuite, il fera l'acquisition de la propriété des Ormes à Ouzouer-des-Champs où il s'établira.
Monsieur le Vicomte de GUITAUT gère ensuite la propriété avec la Duchesse. Il faut remarquer aussi l'arrivée vers 1871 de Monsieur BONIFACE qui exploite la quasi-totalité du domaine de Changy est à l'origine de la distillerie installée à la Ragerie.
La Duchesse de DALMATIE aime les fleurs, aussi pélargoniums, fuschias, bégonias et géraniums abondent autour du château. Dans la cour d'honneur, orangers et lauriers roses accueillent les visiteurs.
Le château de Changy brille de tout son éclat.
A l'intérieur se trouvent beaucoup de souvenirs de la famille SOULT de DALMATIE telles les lettres de patentes des titres de noblesse du Maréchal SOULT.
Pour se déplacer, la Duchesse dispose d'un omnibus à deux chevaux, de trois voitures Victoria, dont l'une en osier noir et l'autre dite "coupé".
Les chevaux sont équipés de harnais à "grelotières" ou en cuir noir, vernis, plaqués d'argent avec une bouclerie cuivrée et argentée.
La tradition verbale prête à Monsieur le Duc un rôle dans le recrutement de soldats en 1854 pour la Guerre de Crimée.
Pierre DELAVEAU aurait pu être un de ceux-là, fusilier du 45ème de ligne de l'armée d'Orient; il meurt en juin 1855 par suite du choléra à Constantinople. Plus heureux d'autres reviendront, décorés, après la prise de Sébastopol. Leurs descendants en conservent le souvenir.
Le 12 juin 1876, la Duchesse rédige son testament. Elle partage le domaine de Changy en deux lots:
- A sa fille aînée, Louise, épouse de Monsieur le Vicomte de GUITAUT, elle donne le château avec tout son mobilier, les livres, les tableaux, l'argenterie, le linge et les terres: vignes, bois, étangs et dépendances s'étendant depuis la route d'Ouzouer des Champs à Langesse jusqu'à la limite de ce qu'elle possède à Varennes, soit une surface de 335 ha.
- A sa fille Geneviève, épouse de Monsieur le Baron REILLE, les dépendances, les bâtiments, les terres et les bois situés au delà de la route d'Ouzouer des Champs à Langesse, côté de Nogent sur Vernisson, c'est à dire surtout la Ragerie et la Chaîne.
La Duchesse lègue aussi à ses filles, la maison de Varennes occupée par l'école des filles, dirigée par les sœurs de Saint Aignan d'Orléans, en recommandant que s'il ne leur convenait pas de rester chargées de l'œuvre des sœurs de Varennes, elle leur demande de faire donation de la maison à l'évêque ou à ses successeurs, voulant ainsi éviter que l'enseignement religieux soit un jour remplacé par l'enseignement laïque. Ce qui serait contraire à ses sentiments les plus intimes. (Pourtant l'année suivante, elle mettra l'école à la disposition de la commune).
Elle lègue aussi 6000 Francs en faveur de l'église de Varennes.
En outre, elle donne une année de gages à chacun des domestiques qui sont à son service particulier et à sa femme de chambre, Clémentine, une pension de 200 Francs par an durant toute sa vie, si elle est encore à son service au moment de sa mort.
Le 3 avril 1880, elle ajoutera un codicille à ce testament chargeant ses filles de disposer de 7000 Francs chacune pour la reconstruction de l'église de Varennes.
Le 11 octobre 1882, à l'âge de 64 ans, Louise, Jeanne, Marie DESPREZ s'éteint dans son château de Changy à une heure après midi.
Le docteur Camille, Ernest DENANCE, 31 ans et Louis, Ferdinand CLERGEAU, notaire, 47 ans, ses amis, en font la déclaration devant Athanase de GUITAUT, maire de Changy.
Les sœurs de Varennes s'affairent à préparer tentures et draperies que BIZOT, menuisier, posera dans l'église de Varennes. Le deuil sera également monté dans les églises de Nogent sur Vernisson et Montbouy.
BIZOT fait le cercueil, le drap mortuaire est loué à Paris. Philémond DESFORGES prépare le caveau et FORTON, marbrier à Montargis, le mausolée.
Sa fille Louise et son gendre le Comte de GUITAUT lui succèdent à Changy. Ils auront une grande influence sur le pays. Les anciens s'en souviennent encore.
On leur doit la salle paroissiale, léguée à l'évêché et vendue à la commune en 1979. Elle est aujourd'hui utilisée en local pour les pompiers.
Le produit de cette vente a été mis à la disposition de Monsieur l'abbé CHAUSSON pour aménager la chapelle d'hiver.
La Baronne REILLE est décédée en août 1910 au château de SOULT-BERG dans le Tarn.
Sa sœur aînée, la Comtesse de GUITAUT est décédée à EPOISSES, Côte d'or, le 18 février 1923.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

             
     
     
     
Alexandre Armand DESPREZ   Jeanne LEROUX   Louis Frédéric BOURGEOIS de MERCEY   Marie Anne Elisabeth DOTTIN
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François Alexandre DESPREZ   Elisabeth Geneviève BOURGEOIS de MERCEY
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Marie DESPREZ 1818-1882


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