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Bienvenue sur ma (modeste) généalogie des familles de SURVILLE, BURIN des ROZIERS, DUCHESNE de LAMOTTE, de VASSINHAC d'IMECOURT, FAUVAGE, DEGOUVE de NUNCQUES, HUTTEAU d'ORIGNY, BREART de BOISANGER.


Honoré Charles Michel Joseph REILLE
  • Né le 1er septembre 1775 - Antibes, 06160, Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE
  • Baptisé le 3 septembre 1775 - Antibes, 06160, Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE
  • Décédé le 4 mars 1860 - En son hôtel, au 127 rue Saint Dominique - Paris 07, 75007, Seine, Idf, FRANCE , à l’âge de 84 ans
  • Comte de l'Empire (29 06 1808), Maréchal de France (17 09 1847), sénateur
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 Parents

  • Joseph "Esprit" REILLE, né le 9 février 1744 - Antibes, 06160, Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE, décédé le 10 janvier 1808 - Antibes, 06160, Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE à l’âge de 63 ans, Maire d'Antibes, Lt de Justice Royale
    Marié le 24 janvier 1774, Vence, 06140, Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE, avec
  • Marie-Marguerite Anne VACQUIER, née le 1er novembre 1754 - Vence, 06140, Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE, décédée le 1er décembre 1825 - Antibes, 06160, Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE à l’âge de 71 ans

 Union(s), enfant(s), les petits enfants et les arrière-petits-enfants

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

Il nait sept mois après le mariage de ses parents.
Il termine ses études chez un instituer particulier.
Entré au service simple grenadier au 1er bataillon du Var, il se distingua dans les campagnes d'Italie, de Suisse, de Prusse et d'Autriche. Lieutenant de Masséna, il rendit de grands services à ce général pendant sa glorieuse défense de Gënes. En 1803, il fut nommé général de brigade à 28 ans, en 1807 général de division. En cette qualité, il assista aux batailles d'Iéna, de Friedland et de Wagram. Envoyé en Espagne en 1812, il reçut le commandement de l'armée de Portugal; pendant la retraite de l'armée française, il rejoignit le maréchal Soult et défendit avec lui la France à la bataille de Toulouse.
A la Restauration, il fut maintenu dans son grade et nommé inspecteur général d'infanterie. Pendant les Cent Jours, il repoussa les Prussiens sur Marchiennes, combattit à Waterloo et suivit l'armée derrière la Loire, ce qui le fit mettre à la demi-solde. En 1847, il fut nommé le dernier des maréchaux du règne de Louis-Philippe. Il fit partie du Sénat en 1852.

Carrière :
Né à Antibes, au 7 de la rue du Puit-Neuf (actuellement rue Georges Clémenceau)
Fils d'un conseiller du roi et lieutenant de la justice royale à Antibes, il s'engage comme volontaire dans la garde nationale de sa ville natale en 1789. Nommé porte-drapeau et sous-lieutenant de grenadiers au 2e bataillon des volontaires nationnaux du Var en 1791. il est affecté en 1792 comme sous-lieutenant d'infanterie à l'armée des Ardennes. Elu lieutenant après avoir assisté aux batailles de Rocoux, ,de Liège, de Nerwinde et aux combats livrés près de Belle-Fontaine, il participe au siège de Toulon. Affecté à l'armée d'Italie, il assiste à la prise de Saorgio en 1794, à celle de Loano en 1795, et lorsque Bonaparte prend le commandement de l'armée en 1796, il se distingue à Montenotte, Dego et Lodi, où il y gagne le grade de capitaine. Il est présent à Arcole et Rivoli et obtient en 1797 le grade de chef d'escadrons au 15e dragons et chef de brigade en 1799. Il suit Masséna à l'armée d'Helvétie. Membre de son état-major, il est chargé de missions de reconnaissance et participe à la victoire de Zurich. Il est à la défense de Gênes et se signale à la reprise du Monte Faccio. En 1802, il est envoyé en Italie aux ordres de Murat avec le grade de général de brigade, puis devient le second du général Lauriston commandant les troupes embarquée sur l'escadre de Villeneuve. Il revient en France pour la campagne de 1805. Il participe à la bataille d'Austerlitz où il commande un corps de Wurtembergeois. L'année suivante, il est à Iéna et à Pulstuck à la tête d'une brigade de cavalerie légère. Le 30 décembre 1806, il est nommé général de brigade et combat à Ostrolenka. Il devient le chef d'état-major de Masséna. Aide de camp de l'Empereur, il sert à Friedland en 1807. Commissaire extraordinaire en Toscane, comte de l'Empire en 1808 (29 06 1808), il commande la division des Pyrénées-Occidentales envoyée en Espagne. Il participe au siège de Gérone, s'empare de Rosas. En mai, il revient en France pour reprendre son poste d'aide de camp auprès de l'Empereur. Il sert à Essling et à Wagram où il commande la Jeune Garde. Nommé gouverneur de la province de Navarre en espagne en 1810, il participe au siège de Valence. Il remplace l'année suivante Masséna comme commandant en chef de l'armée du Portugal et participe à la retraite vers la France. Battu à Vitoria en commandement de l'aile droite, il est affecté aux ordres de Soult. Il combat à Orthez puis à Toulouse, alors que l'Empire s'est déjà effondré. Nommé Grand-Croix de la Légion d'honneur par Louis XVIII, il rejoint Napoléon lors des Cents-Jours et participe à la bataille de Waterloo. Pair de France le 2 juin, il commande le 2e corps pendant la campagne de Belgique. Mis en disponibilité lors de la deuxième restauration, il est renommé pair de France en 1819 et membre du Conseil supérieur de la Guerre. Maintenu en activité par la monarchie de Juillet. Il obtient la distinction de maréchal de France en 1847. Sénateur sous le second Empire, il est décoré de la médaille militaire. Il meurt à Paris le 4 mars 1860, et il est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans le caveau de Masséna dont il avait épousé la fille victoire.

29/08/03 Général de brigade puis 30/12/06 Général de division puis 17/09/47 Maréchal de France comte (29/06/08) Honoré-Charles-Michel-Joseph Reille (1775-04/03/1860): Grand Croix (14/02/15) de la Légion d'honneur et Médaille Militaire (10/05/52) et Grand Croix (03/04/13) de l'Ordre de la Réunion et Chevalier (27/06/14) de Saint-Louis et Chevalier (21/02/30) du Saint-Esprit et Chevalier de la Couronne de Fer (Italie) et Commandeur de l'Ordre du Mérite Militaire de Maximilien-Joseph (Bavière) et Chevalier de l'Ordre de Saint-Henri (Saxe) et Chevalier Grand Croix de l'Ordre des Séraphins (Suède), commandant de Linz et de la Haute-Autriche (07/11/05-14/12/05), puis commandant de la 2 brigade de la 1 division du 5 corps de la Grande Armée (14/12/05-11/06), puis commandant d'une brigade de cavalerie légère (11/06-30/12/06), puis chef d'état-major du 5 corps (07/01/07-13/05/07), puis aide de camp de Napoléon (13/05/07-08/07), puis commissaire extraordinaire en Toscane (08/07-04/08), puis commandant d'un corps en Roussillon (29/06/08-05/12/08), puis commandant de la 1 division du 7 corps de la Grande Armée (05/12/08-28/03/09), puis aide de camp de Napoléon (28/03/09-29/05/10), puis gouverneur de la Navarre (29/05/10-08/06/11), puis commandant de la 1 division du corps d'observation de réserve en Espagne (08/06/11-25/01/12), puis commandant du corps d'observation de l'Ebre (25/01/12-03/04/12), puis gouverneur de l'Aragon (03/04/12-16/10/12), puis commandant en chef de l'armée du Portugal (16/10/12-06/07/12), puis commandant de l'aile droite de l'armée du Midi (06/07/12-), puis inspecteur général d'Infanterie dans les 14 et 15 divisions militaires (27/06/14-26/03/15), puis commandant du 2 corps d'observation du Nord (26/03/15-30/03/15), puis commandant du 2 corps de l'armée de Belgique (30/03/15-), 02/06/15 pair de France. [Après: 04/09/15 en non-activité, 22/07/18 en disponibilité, 05/03/19 pair de France, gentilhomme de la Chambre du roi (20), membre du Conseil Supérieur de la Guerre (17/02/28-), président du Comité consultatif d'Infanterie (02/30-01/08/30), 01/08/30 en disponibilité, président du Comité de l'Infanterie et de la Cavalerie (15/11/36-17/12/40), 31/12/40 en disponibilité, sénateur (26/01/52-04/03/60).] Son nom est inscrit au côté Ouest de l'Arc de Triomphe de l'Etoile.
Comte d'Empire par lettres patentes du 29 juin 1808, pair héréditaire d'Empire le 2 juin 1815, baron-pair par autres lettres du 5 mars 1819 sur institution de majorat. La famille porte le titre de baron. Une branche relève Soult de Damaltie par jugement du tribunal de la Seine du 26 mai 1911 à la suite d'une alliance en 1860 avec Geneviève Soult de Dalmatie.

Sur Waterloo, le dimanche 18 juin :

Au centre, une simple brigade, 2.750 hommes. C'est faible. La gauche l'est davantage encore : Wellington attend l'arrivée de Blücher. Enfin, le général anglais installe des avant-postes dans les fermes, sur la ligne de Hougomont à Ohain. Sa réserve est cachée derrière les plateaux.
Napoléon ira au plus simple : détruire le centre, se rabattre sur les ailes. Le maréchal Soult et le général Reille, qui connaissent Wellington depuis l'Espagne, tentent de le mettre en garde contre la défense anglaise, spécialité du général britannique. Napoléon ne les écoute pas. Il estime alors ses chances de vaincre à 90%.
Il place le corps de Reille , 25.600 hommes sur sa gauche, face à Hougomont. A droite, Drouet d'Erlon, 19.800 hommes. Au centre, une batterie de 80 pièces d'artillerie pour soutenir les attaques. Toute cette première ligne est sous les ordres de Ney. En réserve, les 10.450 hommes du corps de Mouton, les cuirassiers de Kellermann et les dragons. En tout, Napoléon disposera pour la bataille de 74.000 combattants, dont 15.000 cavaliers et 266 canons.
Premier assaut :
À 11h, Jérôme Bonaparte lance l'attaque contre Hougoumont. Très rapidement, l'artillerie britannique ouvrit le feu. Les Français abordèrent le bois et après un rude combat avec les Nassauviens, les Hanovriens et les gardes britanniques, ils réussirent à les chasser et à s'emparer du bois. À 11h35, les Français furent arrêtés par les défenseurs de la ferme lorsqu'ils essayèrent de s'en emparer. Jérôme dut ordonner la retraite. Wellington ordonna à la batterie Bull de faire feu à la shrapnel sur les troupes françaises. Les pertes furent terribles, mais les troupes françaises conservèrent le bois. Toute cette affaire fut précipitée de bien curieuse façon. Premièrement, il semble qu'aucune reconnaissance des lieux ne fut effectuée avant la bataille. Les Français avaient une vague idée qu'une ferme se dressait devant eux. Mais il semble qu'ils ne se doutaient pas de l'ampleur de l'obstacle. Ce premier assaut fut en quelque sorte une reconnaissance qui coûta fort cher. Deuxièmement, il y a un autre facteur d'importance qu'on ne peut négliger, Napoléon n'aurait pas attendu que le corps de Reille soit totalement prêt pour ordonner l'attaque. Donc, l'attaque de Jérôme fut précipitée et mal coordonnée. Finalement, Jérôme n'a pas utilisé l'artillerie pour soutenir ses troupes lors de l'assaut du bois. En arrivant sur Hougoumont, bien que les murs de la ferme aient été quasiment indestructibles, il aurait pu tenter de bombarder et d'incendier les bâtiments pour forcer l'ennemi à évacuer la place. Ce dernier facteur constitue une faute militaire grave. Jamais on ne lance un assaut sans un solide soutient d'artillerie. Tous ces facteurs expliquent l'échec de cette première attaque. En conclusion, bien que le courage de Jérôme Bonaparte ne soit pas mit en doute, on ne peut en dire autant de ses qualités de tacticien.

Troisième assaut
"Vers 14h, le général Reille décida de soutenir ce qui avait été entrepris par Jérôme. Il envoya quelques bataillons de la division Foy pour soutenir Jérôme. Celui-ci, enfin, se rendit compte qu'il fallait bombarder les bâtiments pour réussir à démanteler la défense britannique. Une heure plus tard, vers 15h, Napoléon envoya une batterie d'artillerie à son frère Jérôme, qui venait d'en faire la demande. Le tir incendia le château, toutes les granges et les étables. Seules la chapelle et l'habitation du fermier furent préservées. Malgré ce nouveau soutien, le verrou anglais a tenu devant les assauts sporadiques et désordonnés des Français. Il était maintenant évident qu'après deux assauts infructueux et meurtriers, les hommes de Jérôme n'avaient plus la force de frappe des premières heures de l'engagement. Jérôme avait perdu beaucoup d'hommes et ceux qui continuaient la bataille étaient probablement épuisés et démoralisés devant la teneur et la résistance de cet obstacle. Cependant, les combats se poursuivirent durant tout l'après-midi sans que les Français puissent prendre la forteresse.
Le lendemain de la bataille, le capitaine Mercer visita Hougoumont et il laissa une très bonne description de la désolation des lieux:
Le voisinage immédiat d'Hougoumont était encore plus jonché de corps que partout ailleurs et tous les fossés en étaient pleins. Les arbres abattus et taillés en morceaux par les boulets et la mousqueterie offraient un triste spectacle. Les cours du château présentaient une image encore plus effroyable que tout ce que j'avais vu jusqu'à présent. Une vaste grange avait été incendiée et le feu avait gagné les cuisines et jusqu'au bâtiment central. Ici, nombre de Francais et d'Anglais avaient péri dans les flammes, et leurs restes noircis et ballonnés gisaient éparpillés dans toutes les directions.
Ce témoignage montre l'extrême violence des combats qui se sont déroulés à Hougoumont lors de la bataille de Waterloo. Dans toute cette affaire, les ordres de Napoléon ne furent pas respectés et la chaîne de commandement entre Reille et Jérôme Bonaparte fut brisée. Dans le premier assaut, nous avons vu le manque de coordination et de préparation des Français. Au cours du deuxième et du troisième assaut, il est clair que Jérôme Bonaparte, qui était le subordonné de Reille, n'a pas suivi les ordres de son supérieur. Probablement entraîné par la fureur guerrière, Jérôme a gaspillé ses troupes sur Hougoumont alors que cet objectif ne figurait même pas dans la stratégie de Napoléon. Il ne faut pas oublier que cette attaque sur Hougoumont devait forcer Wellington à dégarnir son centre pour permettre au maréchal Ney de l'enfoncer. Cependant, Jérôme transforma ce qui devait n'être qu'une diversion en combat généralisé. On peut conclure que les subordonnés de l'Empereur prenaient un peu trop d'initiatives personnelles et qu'ils ont compromis la stratégie décidée par Napoléon. La chaîne de commandement était totalement inexistante et par conséquent, ce facteur avait déjà eu et continuerait d'avoir de funestes répercussions sur la bataille en cours."

Il achète le château de Baudry (Cérelles, Indre et Loire) en 1828 au fils du Maréchal Masséna qui l'avait acquis en 1825.

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Honoré Charles Michel Joseph Reille (né le 1er septembre 1775 à Antibes - mort le 4 mars 1860 à Paris) était un Maréchal de France.
Il termina ses études chez un instituteur particulier et entra au service comme grenadier au 1er bataillon du Var le 1er octobre 1791. Il était sous-lieutenant au régiment royal de Hesse-Darmstadt (94e infanterie) le 15 septembre 1792. Il fit ses premières campagnes en Belgique et se trouva aux combats de Rocoux, de Liège, à la bataille de Nerwinde, etc.
Élevé au grade de lieutenant, en récompense de son courage, le 27 novembre 1793, il fut nommé capitaine le 23 mai 1796, aide-de-camp du général Masséna le 5 novembre de la même année, et assista aux affaires qui amenèrent la prise des forts et la reddition de Toulon ; il accompagna ce général en Italie, se signala aux différents combats qui eurent lieu avant la prise de Saorgio, exécuta une charge brillante sous le général Scherer le 2 frimaire, fit preuve díintr‚epidité à Montenotte, à Dego, à Lodi et à la première bataille de Rivoli, où, enveloppé par líennemi, en reconnaissant le cours de líAdige, il se fit jour à travers de nombreux bataillons ; il acquit une nouvelle gloire à Ballano, ·a Saint-Georges, sur la Brenta, où il fut blessé, à Caldiero, à Arcole, à la Favorite, à Bellune, à Freymar et à Tarvis. À cette dernière affaire, chargeant un régiment de cavalerie, presque tous les chevaux síabattirent à la fois, et le combat qui continua à pied finit par la prise ou la mort de ce régiment. Créé chef díescadron provisoire, sur le champ de bataille, le 7 janvier 1797, il fut reconnu en cette qualité le 23 mai suivant par le général en chef de líarmée díItalie et cité.
Après le traité de Campo-Formio, Masséna ayant obtenu le commandement de líarmée d'Helvétie, Reille fut nommé adjudant-général (15 février 1799), et reçut ordre de reconnaître tous les passages du Rhin, depuis les Grisons jusquíau lac de Constance, ainsi que les positions de líennemi ; le plan de campagne fut réglé sur ses rapports.
Il combattit à Coire, à Feldkirchen, Luciensteidt, près de Zurich et à Schwitz. Le général Oudinot ayant été blessé, il le remplaça dans le commandement de ses troupes, traversa le premier le Limat, entra dans Zurich avec Masséna et fit des prisonniers en poursuivant líennemi. Il couvrit le mouvement rétrograde des troupes françaises lors des attaques dirigées contre Suwarow dans le Muttenthal, et prit une part active à la bataille où fut tué le prince Talinsky.
Lorsque Masséna se rendit à Gênes comme général en chef, il ordonna à Reille de reconnaître les positions de l'armée française, depuis Nice jusquíau Mont-Cenis, et cet officier répondit parfaitement à la confiance de son chef. Il porta au premier Consul un rapport intéressant, servit quelque temps auprès de lui, et reporta au général Masséna le plan de la campagne. Reille passa la nuit au milieu de la flotte anglaise qui bloquait Gênes, échappa au feu des batteries, aux chaloupes qui le poursuivaient, et entra dans cette ville le 12 floréal. Il se distingua au combat du 21 et à celui du 23 sur le mont Creto, où il succéda au général Spital qui était blessé, et partagea la gloire du blocus.
Revenu en France en août 1800, il retourna en Italie avec des corps díélite aux ordres de Murat, commanda à Florence, fut chef díétat-major díune armée díobservation, et sous-chef díétat-major général des armées françaises en Italie.
Le 29 août 1803, il fut nommé général de brigade, servit au camp de Boulogne, fut envoyé, peu après, par le premier Consul, en Bavière et en Autriche, afin díobserver les mouvements militaires des ennemis. De retour à Paris, il fut chargé díinspecter líorganisation des troupes venant de Saint-Domingue. Cette mission remplie, il obtint sous le général Lauriston le commandement en second des troupes embarquées à Toulon, sur la flotte de líamiral Villeneuve et assista au combat du Finistère. Il quitta la flotte à Cadix et rejoignit la grande armée pour la campagne d'Austerlitz ; durant cette campagne, il commanda dans la haute Autriche, en 1806, une brigade du 5e corps qui marcha en première ligne au combat de Saalfeld et à la bataille d'Iéna.
À celle de Pultusk, sa brigade enfonça le centre des Russes, et il fut nommé général de division le 30 décembre 1806 ; le général Gudin ayant été blessé, il prit sa place, et quelques jours après le maréchal Lannes le choisit pour son chef díétat-major. Se trouvant à la gauche díOstrolenka, au moment où les Russes attaquèrent cette ville, Reille entendant une vive canonnade, síy porta et trouva les brigades Ruffin et Campana péniblement engagées avec toute líarmée russe : il se chargea du commandement de ces brigades, et conserva la ville, malgré les attaques des ennemis qui avaient des forces quadruples et 30 pièces díartillerie contre 6. Cependant les Russes pénétrèrent deux fois dans Ostrolenka, mais ils furent écrasés, et y laissèrent plus de 400 morts, 700 blessés et 300 prisonniers. Cette journée où Reille joignait líintrépidité à la prudence, décida líEmpereur à en faire son aide-de-camp (13 mai 1807) et à le charger díassister au siège de Stralsund.
Après la paix de Tilsitt, il devint commissaire extraordinaire en Toscane, díoù il partit pour la Catalogne, où il signala son arrivée par la levée du siège de Figuières, le siège et la prise de Roses dont il forma la garnison quand le général Saint-Cyr entra en Catalogne. En septembre 1809, il fut nommé commandant du 1er corps de líarmée du Nord de líEspagne. Envoyé à la grande armée, le général Reille y arriva pour assister au passage du Danube et à la bataille de Wagram, où il commanda la division de la Garde chargée de soutenir la batterie de 100 pièces de canon du général Lauriston.
Instruit du débarquement des Anglais en Zélande, líEmpereur confia au général Reille líun des trois corps formés de líarmée de Bernadotte. De la Zélande il retourna en Espagne comme gouverneur de la Navarre (29 mai 1810), battit Mina au Carascal, à Serin, et détruisit, avec deux compagnies de hussards, trois bataillons espagnols. Le maréchal Suchet níayant pas assez de forces pour le siège de Valence, Reille síy porta avec la division de son nom, la division Severoli, et concourut à la prise de cette place.
Reille commanda en chef, en Aragon, le corps de líÈbre (26 janvier 1812) jusquíau 16 octobre 1812, époque où il reçut le commandement de líarmée de Portugal, forte de 30.000 hommes. Le roi Joseph Bonaparte ayant pris la résolution de concentrer toutes ses forces en avant de líÈbre, le général Reille évacua les provinces quíil occupait et se dirigea vers les hauteurs de Pancorbo, en soutenant le choc des ennemis et en conservant ses positions. Les armées du Centre et du Portugal, síétant rassemblées à Pancorbo, on tint un conseil de guerre pour décider quelle position on prendrait. Le général Reille proposa de réunir toutes les troupes disponibles, montant à 70.000 hommes, et de prendre la ligne díopérations par Logrono et la Navarre ; mais on jugea à propos de ne point quitter la route de France, et Wellington ayant prévenu le rassemblement des troupes françaises qui níétaient que de 33.000 combattants, quand il en avait 90.000, les Français furent attaqués et battus. Reille se défendit avec 7.000 hommes contre près de 20.000, et ne se retira que par ordre.
Dans ces dernières opérations contre les Anglais, les Espagnols et les Portugais coalisés, il commanda líaile droite française (6 juillet 1813), combattit sur la Bidassoa, en Navarre, à Orthez et à Toulouse.
Après la paix, il épousa la fille de Masséna. À la Restauration (1814), il fut nommé inspecteur général díinfanterie des 14e et 15e divisions. Au 31 mars 1815, il fut envoyé à Valenciennes pour y prendre le commandement du 2e corps díarmée, combattit aux Quatre-Bras et à Waterloo, où il eut deux chevaux blessés sous lui.
Le 30 juillet 1823, le général Reille a été nommé membre de la commission de défense, laquelle commission nía pas été formée ; et le 17 février 1828, il fit partie du Conseil supérieur de la guerre.
Le 15 novembre 1836, il fut élu président du Comité de líinfanterie et de la cavalerie, et, le 17 septembre 1847, le roi Louis-Philippe Ier líéleva à la dignité de maréchal de France ; il était déjà Pair de France.
Le 15 juin 1804, cet officier général díune si haute distinction était commandeur de la Légion-díHonneur ; il a été créé grand officier le 29 juillet 1814 et grand-croix le 14 février 1815.
Le 27 juin de cette même année, il avait été nommé chevalier de Saint-Louis.
Il est, en outre, chevalier Grand'Croix de líordre de Séraphin de Suède, chevalier des ordres de la Couronne de Fer et de Saint-Henri de Saxe, et commandeur de líordre du mérite militaire de Bavière.

En 1852, il fut élu Sénateur des Alpes-Maritimes. Il mourut en 1860 à Paris et fut enterré au Cimetière du Père-Lachaise dans la même tombe que Masséna

 Sources

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Balthazar REILLE ca 1686-1753   Marguerite RIOUFFE ca 1686-   Jean SERRAT †/1741   Marianne ARDOIN †/1741        
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Honoré REILLE ca 1719-   Marie Blanche SERRAT ca 1720-   Charles VACQUIER   Louise Lucresse de la FLOTTE de SAINT-ANTONIN
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Joseph "Esprit" REILLE 1744-1808   Marie-Marguerite Anne VACQUIER 1754-1825
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Honoré "Charles" Michel Joseph REILLE 1775-1860


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