Chevalier de la légion d'honneur

  • Né le 2 octobre 1892 - Carentoir, Morbihan
  • Décédé le 5 octobre 1984 - Rennes, Ille et Vilaine,à l'âge de 92 ans
  • Cultivateur

A participé à la Grande Guerre

L'actualité de la guerre au jour le jour
Domicile lors de la mobilisation : Carentoir (56)

 Parents

  • Jean Marie DANARD, né le 1er septembre 1860 - Carentoir, Morbihan, décédé le 13 septembre 1933 - Carentoir, Morbihan à l'âge de 73 ans,
    Cultivateur

    Marié le 10 novembre 1891, Carentoir, Morbihan, avec
  • Marie Julienne BOUCHET, née le 17 mars 1866 - Carentoir, Morbihan, décédée le 11 février 1929 - Carentoir, Morbihan à l'âge de 62 ans

 Union(s)

 Fratrie

 Grands parents paternels, oncles et tantes

 Grands parents maternels, oncles et tantes

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 Événements


 Notes

Notes individuelles

Combat de Neuville-Vitasse

Depuis plusieurs jours, la lutte est engagée entre les avant-gardes ennemies et les faibles effectifs que nous pouvons seulement leur opposer encore.

Le 3 octobre 1914 au matin, notre ligne, tenue par des chasseurs à pied, des zouaves, passe par Hamelincourt, Boyelles, Saint-Martin-Cojeul; Hénin est tenu par le 59eme bataillon de chasseurs à pied, et, à gauche, Neuville-Vitasse est occupé par le 60eme bataillon de chasseurs à pied. Plus au nord, nous n'avons que de la cavalerie. L'ennemi occupe Ervillers, Croisilles, Fonteine-les-Croisilles. Ses têtes de colonne sont signalées vers le nord-est, s'avançant sur Arras.Tandis que le 1er bataillon est maintenu au nord et à l'ouest d'Hénin, pour en renforcer la défense, les 2eme et 3eme bataillons, partant du nord-ouest de Mercatel, doivent, par Neuville-Vitasse et Waucourt, se diriger sur Monchy-le-Preux et s'y établir.Dès 8 heures, le mouvement est entamé avec un magnifique entrain, le 3eme bataillon en tête, le 2°eme en échelon à droite. Mais l'ennemi a déjà atteint Waucourt. Il est appuyé par une puissante artillerie qui écrase Neuville-Vitasse et balaye le terrain au nord du village. Le 3eme bataillon est arrêté à hauteur de la lisière est de Neuville-Vitasse, d'où il engage avec l'ennemi un violent combat de mousqueterie. Le 2eme bataillon, à sa droite, s'engouffre dans le village, dont les défenseurs, décimés, sont réduits à une poignée d'hommes, et vient en occuper la lisière est.

Toute la journée, l'ennemi, avec des forces très supérieures en nombre, va tenter d'enlever le village. Il se heurtera chaque fois à une opiniâtre résistance des fractions du 2eme bataillon, qui, par des charges à la baïonnette, le rejetteront des parties du village où il aura réussi à prendre pied. Enfin, vers la fin de la journée, il parviendra, après avoir subi de lourdes pertes, à pénétrer par la lisière sud jusqu'à l'église et à s'installer solidement au centre.

Le 3 octobre au soir, le 41eme tient toujours les parties est et ouest de Neuville, le chemin de Neuville à Beaurains et celui de Neuville à Mercatel; le 1er bataillon est toujours entre Hénin et le moulin au nord du village. La nuit n'interrompt pas le combat. Les Allemands profitent du clair de lune pour essayer de s'infiltrer entre Hénin et Neuville, des Combats à la baïonnette s'engagent. L'ennemi est repoussé.Un peu avant le jour, nouvelle attaque au nord et au sud de Neuville. La baïonnette est au bout du canon, mais, grâce au feu violent de nos fantassins qui font preuve d'un grand enthousiasme, l'ennemi est arrêté à 50 mètres de nous et se blottit dans les replis du terrain.Malheureusement, les munitions manquent, le lieutenant-colonel Delmas est tué vers 6 heures; le commandant Grobert prend le commandement du régiment. Vers 7 heures, après une préparation d'artillerie formidable, les Allemands donnent l'assaut aux tranchées occupées par le 1er bataillon, entre le moulin et Hénin. Le commandant Gilquin, le capitaine de Tressans sont tués; les 3eme et 4eme compagnies livrent un combat corps à corps où presque tous les hommes sont tués ou blessés, succombant sous le nombre des assaillants.Le lieutenant-colonel Bordeaux, qui commande les défenseurs de Neuville (60eme bataillon de chasseurs à pied), envoie à ce moment au commandant Grobert l'ordre de retraite immédiate par échelons.Bien que l'ennemi ne soit qu'à une cinquantaine de mètres d'eux, les 2eme et 3eme bataillons réussissent à se décrocher.Vers midi, les débris du régiment sont reformés sur la voie ferrée à l'ouest de Mercatel, où ils se retranchent.Il n'y a plus autour du drapeau que 650 combattants.

Le lendemain 5 octobre, l'offensive allemande se poursuit; les forces françaises sont refoulées sur le Crinchon. Le commandant Grobert reçoit l'ordre d'occuper, avec les débris du régiment, le village d'Agny et d'y tenir coûte que coûte. Cet ordre sera exécuté, et pendant quatre jours, en dépit du bombardement ennemi qui détruit et incendie une partie du village, le 41eme tient bon et repousse toutes les attaques de l'ennemi.

Dans ces six jours de lutte ininterrompue, le 41eme a perdu 2 000 hommes environ; il ne lui reste que 15 officiers. On peut dire qu'il s'est sacrifié, mais cela n'a pas été en vain. La poussée allemande sur Arras est définitivement enrayée.L'héroïsme du régiment est récompensé par la citation suivante à l'ordre de l'armée :

"S'est comporté très brillamment depuis le début de la campagne, notamment aux combats de Craonne et de Neuville-Vitasse, deux tiers de son effectif et la où il a perdu les plus grande partie de ses officiers.Se sont particulièrement distingués : le lieutenant-colonel Delmas, le commandant Gilquin, les capitaines de Tressan, Rougé, le lieutenant Le Rohellec, le sous-lieutenant Le Floch, les sergents Mercier et Cojan, les caporaux Aspord et Bouamy, le soldat Glerie, le soldat brancardier Busson."

Extrait de l'historique sommaire du 41ème RI d'HENRI CHARLES-LAVAUZELLE

 Sources

 Aperçu de l'arbre

Guillaume DANARD 1789-1855 Marie Jeanne SIMON 1796-1878 Pierre ORHAND 1798-1865 Marie DALLÉRAC 1795-1857/   Joseph Marie RABIN Jeanne AUDRAN
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Jean DANARD 1826-1906 Marie-Joseph ORHAND 1828-1892 Joseph Marie Louis BOUCHET 1830-1907 Marie Joseph RABIN 1834-1894
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Jean Marie DANARD 1860-1933 Marie Julienne BOUCHET 1866-1929
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Joseph Marie Ange DANARD, Chevalier de la légion d'honneur 1892-1984