Philippe 1er D'ORLEANS
Philippe 1er D'ORLEANS
  • Born 21 September 1640 (Friday) - château vieux - Saint-Germain-en-Laye , 78551, Yvelines, Île-de-France, France
  • Deceased 9 June 1701 (Thursday) - Saint-Cloud, 92064, Hauts de Seine, Ile-de-France, France,aged 60 years old
  • Fils de France , Duc d'Anjou (1640-1660), Duc d'Orléans (1661-1701), Héritier présomptif des trônes de France et de Navarre 14 mai 1643 — 1er novembre 1661 (14 mai 1643 - 1er novembre 1661), Dynastie / Maison de Bourbon Maison d’Orléans (fondateur)
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 Parents

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  • Roi de France et de Navarre (1610 - 1643), Dauphin de France (27 septembre 1601 - 14 mai 1610), Dynastie: Maison de Bourbon
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     Spouses and children

     Siblings

     Paternal grand-parents, uncles and aunts

     Maternal grand-parents, uncles and aunts

     Notes

    Individual Note

    Philippe de France, Fils de France, duc d’Orléans appelé aussi Philippe d’Orléans, né le 21 septembre 1640 à Saint-Germain-en-Laye et mort le 9 juin 1701 au château de Saint-Cloud, est un prince de France, fils de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, et frère de Louis XIV. Il est connu sous son titre de duc d’Orléans ou sous l'appellation de Monsieur. Ses descendants directs forment la branche cadette d’Orléans.

    Bien que Philippe ait partagé avec son frère les humiliations de la Fronde, durant leur enfance, et malgré des talents de stratège manifestes et son courage au combat, Louis XIV, toujours méfiant, ne lui laisse aucune marge de manœuvre ni aucun pouvoir.

    Cependant, Philippe remporte des victoires lors de la guerre de Hollande (bataille de la Peene à Noordpeene en 1677, aussi appelée bataille de Cassel) contre le prince d'Orange (un cousin germain de sa femme) et ses troupes. Les Parisiens l'acclament. Par jalousie (ou par précaution), son frère lui enlève à partir de ce jour tout commandement militaire majeur. Cette bataille de la Peene constitue donc son seul fait d'armes.

    Monsieur reste toute sa vie écarté du pouvoir par le « Roi Soleil » et se consacre à ses débauches et à ses châteaux après avoir conçu sans plaisir six enfants pour assurer sa descendance tout en veillant scrupuleusement sur l'étiquette à la cour. Ce culte de l'étiquette se révèle presque maladif, selon ses contemporains.

    Il se bat avec les autres personnages de la cour pour que les titres précis de chacun soient respectés ; par exemple, il se dispute avec ses cousins Condé pour être le seul à porter le titre de « Monsieur le Prince ».

    Il se marie deux fois, deux mariages imposés par Louis XIV. Le premier, avec la princesse Henriette d'Angleterre, est alors censé resserrer les liens des deux pays. Elle apprécie au plus haut point les mondanités et dispose de plusieurs « chevaliers servants », dont Louis XIV lui-même, ce qui irrita Philippe. De son côté, Henriette ne supporte pas les favoris de Monsieur. En dépit de cette mésentente, Ils ont tout de même trois enfants.

    Venant d'obtenir du roi l'exil du chevalier de Lorraine, Henriette meurt de façon plutôt mystérieuse à seulement 26 ans (des rumeurs d'empoisonnement par les favoris de Monsieur circulent aussitôt). Cette mort soudaine de Madame inspire à Bossuet la célèbre oraison funèbre : « Madame se meurt, Madame est morte ».

    Monsieur se marie ensuite le 19 novembre 1671 à la cathédrale Saint-Étienne de Châlons avec la princesse Palatine qui, venant d'Heidelberg, se convertit rapidement au catholicisme à Metz pour l'occasion. Philippe ne s'intéresse pas beaucoup à elle (si ce n'est pour obtenir un héritier mâle). Le couple amuse la cour, la princesse étant une femme d'une corpulence plutôt imposante, tandis que lui est un homme efféminé et maniéré. Leurs relations sont empreintes d'un respect mutuel puis d'une certaine camaraderie, Philippe étant un mari plutôt conciliant. La princesse Palatine s'entend bien avec Louis XIV avec qui elle chasse.

    De cette union naissent trois enfants dont le duc de Chartres, futur régent du royaume, et Mademoiselle de Chartres, future duchesse de Lorraine et de Bar, elle aussi régente de ses duchés. Après avoir eu ces trois enfants, ils se mettent d'accord pour s'épargner réciproquement le devoir conjugal.

    Philippe de France décède à Saint-Cloud le 9 juin 1701 au matin, d'une crise d'apoplexie, après une dispute avec le roi au sujet du mariage de leurs enfants (d'après Saint-Simon).

    En effet, le duc de Chartres (futur régent) a été contraint d'épouser Mademoiselle de Blois, bâtarde légitimée de Louis XIV, en l'échange de charges qu'il n'a jamais reçues. La princesse Palatine est ulcérée de ce mariage inégal avec une « bâtarde » du roi.

    Le duc, coureur de jupons, trompe ouvertement sa femme, et le roi a décidé de défendre les intérêts de sa fille. Les deux frères se disputent donc des semaines durant au sujet de ces charges et de ces tromperies. La veille du décès de Monsieur, le 8 juin 1701 au château de Marly, une énième altercation éclate durant laquelle celui-ci tiendra tête au roi, n'hésitant pas à faire remarquer à ce dernier que sa conduite en matière conjugale n'est pas non plus exempte de tout reproche. S'en retournant à Saint-Cloud, le duc d'Orléans subit une attaque qui le terrasse dans la soirée. Il rend son dernier soupir le lendemain matin, après une ultime visite du souverain, sincèrement navré de l'incident.

    Le « Roi-Soleil » fut très affecté de sa disparition et en pleura beaucoup les jours suivants, selon les chroniqueurs de l'époque.

    Malgré les vexations constantes qu'il avait fait subir à son frère, Louis XIV se serait, dit-on, senti coupable de sa mort.

    Cette tristesse ne fut partagée ni par le chevalier de Lorraine, ni par la Palatine dont la seule préoccupation du moment fut de savoir comment ne pas finir au couvent ou retirée (comme la tradition et son contrat de mariage le lui imposaient), néanmoins elle veilla à brûler elle-même secrètement les lettres écrites au duc par ses mignons (Philippe de Lorraine, Armand de Gramont, Antoine d'Effiat) afin de ne pas exposer l'intimité de son époux.

    Le cœur de Monsieur est porté à la chapelle Sainte-Anne (nommée la « chapelle des cœurs » renfermant les cœurs embaumés de 45 rois et reines de France) de l'église du Val-de-Grâce.

    En 1793, lors de la profanation de cette chapelle, l'architecte Louis-François Petit-Radel s'empare de l'urne reliquaire en vermeil contenant son cœur, la vend ou l'échange contre des tableaux à des peintres recherchant la substance issue de l'embaumement ou « mummie » – très rare et hors de prix – alors réputée, une fois mêlée à de l'huile, donner un glacis incomparable aux tableaux.

     Sources

    • Individual, birth, death: https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_d%27Orl%C3%A9ans_(1640-1701)
    • Spouse 2: [S1196] #552 Europaische Stammtafeln: Stammtafeln zur Geschichte der europaischen Staaten. Neue Folge (1978), Schwennicke, Detlev, (Marburg: Verlag von J. A. Stargardt, c1978-1995 (v. 1-16) -- Frankfurt am Main: Vittorio Klostermann, c1998- Medieval Famil

      Photos and archival records

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     Family Tree Preview

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    Henri IV Le Grand DE FRANCE 1553-1610
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    Marie DE MEDICIS 1575-1642
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    Philippe III D'ESPAGNE 1578-1621
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    Marguerite D'AUTRICHE - STYRIE 1584-1611
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    Louis XIII DE FRANCE 1601-1643
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    Anne D'AUTRICHE 1601-1663
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    Philippe 1er D'ORLEANS 1640-1701