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Étienne André FRENOT
Étienne André FRENOT
Saint-Cyr Promotion 1911-1913 des Marie-Louise, Commandeur de la Légion d'honneur, Général de brigade

  • Born 22 December 1891 - Toul, 54, Meurthe-et-Moselle, France
  • Deceased 23 December 1966 - Nancy, 54000, Meurthe-et-Moselle, France,aged 75 years old
  • Officier d'infanterie
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FRENOT
Extrait du site http://www.ecole-superieure-de-guerre.fr/promotions/biographie/5671


Né le 22 décembre 1891 à Toul(Meurthe-et-Moselle) de Marie-Henri-Élie et de Marie-Eugénie Vincent.


Admis 247e à l’École spéciale militaire, et tenud’accomplir une année de service militaire, il est incorporé le 10 novembre1911 au 109e régiment d’infanterie où il est promu caporal le 20 juin 1912.


Entré à Saint-Cyr le 9 octobre 1912 (promotiondes Marie-Louise), il en sort un an plus tard classé 131e sur 275 élève. Nommésous-lieutenant le 1er octobre 1913, il est affecté comme chef de peloton au21e régiment d'infanterie, à Langres.


Le 31 juillet 1914, à la tête d’un peloton dela 10e compagnie, il quitte sa garnison pour les emplacements de couverture. Le24 août, à la ferme de la Planée, il se fraye avec son peloton un passage à labaïonnette à travers les Allemands qui l'entourent, et se dégage. Après labataille du col de la Chipotte, il est promu lieutenant à titre temporaire le 3septembre 1914 et engagé à la tête de la 6e compagnie dans la bataille de laMarne, la poursuite et la course à la mer. Blessé par une balle ayant traverséla cuisse droite le 4 octobre 1914 au combat de Ronchin, il continue à commander sa compagnie jusqu'à la nuit et a encorel'énergie de remonter à cheval et de faire des propositions de récompense pour sessubordonnés avant de se laisser évacuer.


Revenu au front en Artois, il est promulieutenant à titre définitif le 22 févier 1915 et blessé au pied droit par coupde baïonnette le 7 mars 1915 à Notre-Dame-de-Lorette.


Revenu en Artois à peine guéri, il reprend soncommandement et se distingue le 28 septembre 1915 à l’attaque des positions deGivenchy. Le 12 octobre 1915, il est cité à l’ordre du 21e régimentd’infanterie : « A l’attaque du28 septembre 1915, a entraîné sa compagnie dans le plus grand ordre, faisantpreuve de beaucoup de calme sous le feu et d’un parfait mépris dudanger. » Il est promu le même jour au grade de capitaine à titretemporaire.


Le 5 décembre 1915, il est blessé par bruluressuperficielles de la face et des mains dans le secteur épouvantable de Givenchy-en-Gohelle.En 1916, il est engagé à Verdun en mars, en Champagne d’avril à juillet, dansla bataille de la Somme en juillet-août, dans le secteur d’Ablaincourt ennovembre-décembre. Nommé capitaine à titre définitif le 24 juin 1916, il prendla fonction d’adjudant-major le 7 juillet. Le 4 novembre 1916, il est cité àl’ordre de la 10e armée : « Officier de tout premier ordre, ayant de beauxservices de guerre. S'est constamment fait remarquer par son courage superbe ettranquille. A notamment, au combat du 4 octobre 1914, conservé toute la journéele commandement de sa compagnie, bien qu'il ait eu la cuisse traversée par uneballe. Aux combats des 17 septembre et 10 octobre 1916, par ses reconnaissanceset l'aide infatigable qu'il a prêtée au chef de bataillon, a pris une partprépondérante au succès de ces journées. »


Le 2 avril 1917, il sera cité à l’ordre du 21erégiment d’infanterie : « Aucours des combats du 25 septembre au 10 octobre 1915, a fait preuved’exceptionnelles qualités d’énergie et de commandement. Son commandant ayantété tué, a pris en plein combat le commandement de son bataillon, l’a mené àl’attaque et l’a fait progresser sous un feu violent de front et de flanc.Pendant les jours suivants, l’a maintenu sur ses positions malgré de fortescontre-attaques et de violents bombardements. Dans la nuit du 17 au 18septembre 1916, a fait en avant des lignes des reconnaissances périlleuses quiont procuré à ses chefs des renseignements précieux sur la situation del’ennemi. Blessé trois fois au cours de la campagne, est chaque fois revenu aufront sur sa demande et à peine guéri. »


En 1917, il prend part à la bataille duChemin-des-Dames de mai à août, et à la bataille de la Malmaison en octobrenovembre. Le 14 juillet 1917, il est fait chevalier de la Légion d'honneur pourle motif suivant : « Jeune et brillant officier qui s'est constammentfait remarquer depuis le début de la campagne, par son calme et son mépris dudanger. Le 4 octobre 1914, au combat de Ronchin, a brillamment entraîné sa compagnieà l'assaut des lignes ennemies et en a gardé le commandement bien que blessé,donnant, ainsi, le plus bel exemple d'énergie et de courage. S'est ensuitedistingué aux combats de mars, septembre 1915, septembre et octobre 1916. Troisblessures. Deux citations. »


Nommé adjoint au colonel le 30 juillet 1917, ilest cité à l’ordre du 20e corps d’armée le 10 décembre 1917 : « Officier adjoint au chef de corpsplein d’allant et animé du plus brillant courage. A beaucoup contribué à lapréparation de l’attaque du 23 octobre 1917. Au cours des opérationselles-mêmes a rendu les plus éminents services, notamment en effectuant desreconnaissances et liaisons dangereuses en pleine action. »


En mai-juin 1918, il est engagé dans latroisième bataille de l’Aisne où il gagne une nouvelle citation, le 28 juin 1918,à l’ordre de la 13e division d’infanterie : « Adjoint au colonel, officier d’un courage et d’un dévouement àtoute épreuve. Au cours des combats livrés du 27 mai au 6 juin 1918, s’estdépensé sans compter jusqu’à l’extrême limite de ses forces pour assurer latransmission et l’exécution des ordres, se repliant le dernier aux côtés ducolonel, conservant un inaltérable sang-froid dans les moments les pluscritiques. »


De juin à août, il prend part à la batailledéfensive de Champagne, puis, le 3 septembre, il est affecté au 174e régimentd’infanterie où il prend le commandement du 3e bataillon. Du 26 au 29, il prendpart aux opérations qui permettent de s’emparer des organisations formidablesde la butte de Souain, et de la 2e position. Ramené au combat dans la nuit du 2au 3 octobre, il participe avec la même ardeur à l’attaque du lendemain,refoulant l’ennemi à travers un terrain boisé, raviné, parsemé de réseauxlittéralement farci de mitrailleuses et parvient à prendre pied sur la crêted’Orfeuil, à la ferme de Médéah. Promu chef de bataillon à titre temporaire le16 octobre 1918, il est cité à l’ordre de la 4e armée (17 décembre 1918) :« Officier doué des plus bellesqualités militaires. Dans la bataille du 26 septembre au 4 octobre 1918, a engagéson bataillon dans des conditions particulièrement difficiles. Toujours aupoint le plus dangereux de la ligne.  Aucours de son avance victorieuse, a fait 250 prisonniers, pris 13 canons, ungrand nombre de mitrailleuses, repoussé plusieurs contre-attaques et maintenuintégralement tout le terrain conquis. »


Le 29 octobre, après une préparation d’artillerie violente, mais malréglée en raison du brouillard, il se porte à l’attaque et pénètre dans lemoulin de Banogne. Arrêté dans sa progression, il se fixe sur le terrain ettient la position conquise jusqu’à l’ordre de retraite. Le 17 décembre 1918, ilest cité à l’ordre de la 5e armée : « Le 29 octobre 1918, a attaqué le moulin de Banogne,s'en est emparé et a poussé la compagnie de tête de son bataillon jusqu'aumilieu des réseaux de fils de fer. S'est maintenu sur la position conquisemalgré des pertes sévères. Le 5 novembre 1918, a poursuivi l'ennemi avec lamême ardeur. Cinq citations. »


Le 13 juin 1919, après la dissolution du 174erégiment d'infanterie, il est affecté au 91e régiment d'infanterie.


Brillamment noté, ayant de magnifiques servicesde guerre, il est autorisé à se présenter au concours d’entrée à l’Écolesupérieure de guerre où il est admis le 6 juin 1920. Le 19 juin 1920, il épouseMarie-Émilie-Jeanne Fauconnier.


Classé pour ordre au 104e régimentd'infanterie, il entre à l’École supérieure de guerre le 4 novembre 1920. Il ensort le 3 novembre 1922 avec le brevet d’état-major.


Il rejoint ensuite Nancy, où il sert en qualitéde stagiaire, puis de titulaire, à l’état-major du 20e corps d’armée, àl’état-major de la 20e région à partir du 10 avril 1923, à l’état-major du 20ecorps d’armée à partir du 23 mai 1924, puis à nouveau à l’état-major de la 20erégion à partir du 25 juin 1929, date de sa promotion au grade de chef debataillon.


Le 20 août 1930, il est nommé à la sectioninfanterie de l’école d’application de l’infanterie et des chars de combat oùil est fait officier de la Légion d'honneur le 29 décembre 1932.


Le 20 juin 1935, il rejoint le 80e régimentd'infanterie pour commander un bataillon. Promu lieutenant-colonel le 25décembre 1935, il est nommé, le 22 janvier 1936, chef d’état-major de la régionfortifiée de Metz et du groupe de subdivisions de Metz.


Le 26 août 1939, il remplace le colonel Braun àla tête du 26e régiment d’infanterie. Le 9 septembre, le 26e se voit confier lamission de réduire le saillant d'Auersmacher en territoire allemand entre laSarre et la Blies, face à Sarreguemines ; il subit quelques pertes ens'emparant du village fortifié de Sitterswald. Après cette opération, le 11octobre 1939, le lieutenant-colonel Frénot est cité à l’ordre du 20e corpsd’armée : « A largement coopéréau succès de l’opération du 9 septembre qui comportait un passage de rivière denuit au contact de l’ennemi, par la hardiesse et la sûreté des dispositionsqu’il avait fait prendre à ses unités ; au cours de la journée du 9, aconquis tous ses objectifs et pris l’initiative d’aider en cours d’action lerégiment voisin contre-attaqué par l’ennemi. » Il est promu colonel à titre temporaire le 1ernovembre 1939 et colonel à titre définitif le 25 mars 1940.


Lors de l'offensive allemande déclenchée le 10mai 1940, le 26e combat dans le secteur de Forbach et offre une bellerésistance. Le 18 mai 1940, le colonel Frénot est remplacé par le colonelDidierjean et nommé chef d’état-major du 20e corps d’armée (général Hubert) quioccupe sur le front de Lorraine les secteurs de Faulquemont et de la Sarre.


Après quelques jours de combat sur la positionfortifiée, le 20e corps d’armée forme, au moment du retrait de la 4e armée, legroupement de la Sarre ; rattaché à la 3e armée le 13 juin, il abandonne àleur propre sort les ouvrages de la ligne Maginot, couvre la retraite du GA2,puis se replie en direction de Charmes. Après avoir tenu une partie du canal dela Marne au Rhin le 18 juin, il combat en retraite jusqu’à encerclement completde ses débris le 22 juin. Le même jour, le général Hubert ayant été capturé, lecolonel Frénot prend le commandement des restes du corps d’armée.


Fait prisonnier lui-même le 23 juin 1940 auxRouges-Eaux, il est dirigé sur le camp de Neuf-Brisach et, fin juillet 1940,sur le camp hôpital de Foucherupt, à Saint-Dié. Le 10 octobre 1940, il estrapatrié comme malade et placé en congé de captivité pour se soigner. Le 10janvier 1941, il est placé en congé d’armistice.


Le 4 juillet 1941, il est cité à l’ordre del’armée : « Officier depremière valeur, a commandé un régiment de façon remarquable, faisant preuved’un sens tactique et de beaucoup d’initiative dans la conduite des combatsd’avril et mai 1940 préliminaires de l’offensive allemande. Nommé, fin mai,chef d’état-major du 20e corps d’armée, a été pour ses officiers, un modèled’ardeur et d’abnégation. Appelé souvent à faire des reconnaissances sur lechamp de bataille, a toujours rempli ses missions avec beaucoup d’entrain, decalme et de courage. »


Le 1er juillet 1941, bien qu’incomplètementguéri, il accepte d’organiser à Nancy un bureau de renseignements pour lesprisonniers de guerre en zone interdite ; à la fin de juillet, ce bureauest transformé en commissariat régional à la libération des prisonniers deguerre et il en conserve la direction. Réactivé et mis hors cadre le 15 mai1942, il est affecté pour ordre à la délégation générale du gouvernementfrançais dans les territoires occupés et maintenu au poste de commissairerégional à la libération des prisonniers de guerre de la 20e région. Il estfait commandeur de la Légion d'honneur le 30 novembre 1942. Passé dans le corpsde la chancellerie le 1er janvier 1944, il est nommé chancelier en chef depremière classe. Le 20 mai 1944, il est promu au grade de général de brigadepar le gouvernement de Vichy.


Simultanément, à partir de novembre 1940, ilregroupe les officiers de réserve et les sous-officiers du 26e régimentd'infanterie et les engage à s’unir et tenir avec confiance en attendant que laFrance ait besoin d’eux. En juin 1942, il débute le regroupement d’un noyaud’hommes sûrs du 26e régiment d'infanterie pouvant servir de base, le caséchéant, à un regroupement plus large en vue d’une action militaire. Mais parla suite, obéissant à l’ordre du général de Mierry prescrivant à tous lescommissaires régionaux de « cessertoute activité extra-professionnelle », il montre une attituderéservée à l’égard de la Résistance. L’organisation mise sur pied fournira néanmoins200 hommes aux Forces françaises de l’intérieur au moment de la Libération.


Pressenti en juin 1944 pour prendre à lalibération le commandement de la 20e région, il n’accepte pas. Mis endisponibilité le 27 août 1944, il est remis au grade de colonel le 1er octobre,en application du décret annulant toutes les promotions prononcées par legouvernement de Vichy après la dissolution de l’armée d’armistice.


Devant la commission d’épuration et deréintégration des personnels militaires, le colonel Grandval, commandant la 20erégion, après avoir signalé que les hésitations du colonel Frénot ont une causepolitique, sa « fidélité au maréchalPétain », ajoute : « Ceciétant dit, il n’en demeure pas moins que le colonel Frénot estincontestablement un homme d’honneur qui sous réserve qu’il ait enfin comprisl’erreur monstrueuse d’une politique infâme peut utilement servir dans l’arméefrançaise en voie de reconstitution. » Après avis de la commission, lecolonel Frénot est admis en retraite le 14 juin 1945 et nommé colonel deréserve le 13 mars 1946.


 « Noté au long de sa carrière et sans aucuneexception comme un remarquable officier ayant admirablement réussi aussi biendans la troupe que dans l’état-major et le professorat, ayant fait les deuxguerres dans des conditions particulièrement brillantes », le colonel Frénot estnommé général de brigade dans la section de réserve le 17 mars 1950, avec effetrétroactif au 14 juin 1945.


Le général Frenot est décédé le 23 décembre1966 à Nancy (Meurthe-et-Moselle).


Il était commandeur de la Légion d'honneur,Croix de guerre 1914-1918 (7 citations), Croix de guerre 1939-1945 (2citations), Croix du Combattant, médaille commémorative de la Grande guerre,médaille interalliée de la Victoire, médaille commémorative 1939-1945 avecagrafe « France », médaille des Blessés, 3e classe de l’Ordre deSainte-Anne (Russie).


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