Felipe V di Borbón
Felipe V di Borbón
  • Born 19 December 1683 - Versailles (Yvelines)
  • Baptized 18 January 1687 - chapelle du château de Versailles
  • Deceased 9 July 1746 - Madrid (Espagne,aged 62 years old
  • Buried - Panthéon des Rois de L'Escurial (Espagne)
  • Duc d'Anjou (1683-1700), Rey de España (1700-1724, 1724-1746), re di Napoli, re di Sicilia (Filippo IV, 1700-1713) Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit (Felipe de Borbón)
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 Parents

 Spouses and children

 Half-siblings

On the side of Maria-Anna von Wittelsbach 1660-1690

 Paternal grand-parents, uncles and aunts

 Maternal grand-parents, uncles and aunts

 Notes

Burial

Marié le 3 novembre 1701 avec Maria-Ludovica Gabriella, principessa di Savoia 1688-1714, dontLuis I 1707-1724Felipe-Luis 1709-1709Felipe Pedro Gabriel 1712-1719Fernando VI el Prudente o el Justo 1713-1759

Parrain et marraine :Philippe, duc d'Orléans 1640-1701Marguerite-Louise d'Orléans 1645-1721Filleule : Philippe Isabelle de Coeur 1737-18101692 : Témoin au mariage de Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine 1670-1736 et de Anne Louise de Bourbon-Condé, duchesse du Maine 1676-1753Ascendants Louis XIV le Grand de Bourbon , roi de France 1638-1715 Maria-Teresa von Habsburg , reine de France 1638-1683 Ferdinand Maria von Wittelsbach , Kurfürst von Bayern 1636-1679 Enrichetta-Adelaide , principessa di Savoia 1636-1675| | | |

| | Louis de Bourbon , dauphin de France 1661-1711 Maria-Anna von Wittelsbach , Prinzessin von Bayern 1660-1690| || Felipe V de Borbón, Rey de España 1683-1746 Fratrie Louis de Bourbon , duc de Bourgogne 1682-1712 Felipe V de Borbón, Rey de España 1683-1746 Charles de Bourbon , duc de Berry 1686-1714(Test des pages liées)

NotesLa mort sans héritier de Charles II de Habsbourg déclencha la Guerre de Succession à la couronne d'Espagne (1701-1714) qui se conclut par l'avènement du duc d'Anjou sur le trône espagnol sous le nom de Felipe V.

Note : Grégoire de Thoury

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Il nait dans le château de son grand-père, Louis XIV, à Versailles. Il est baptisé en 1687 et reçoit en 1689 le duc de Saint-Aignan comme gouverneur. En 1690, il perd sa mère, la dauphine, Marie Anne Christine de Bavière.

À la fin des années 1690 se pose le problème de la succession d'Espagne : Charles II d'Espagne, surnommé el Hechizado (« l'ensorcelé »), est malingre et contrefait, de santé très délicate et sans postérité. Avant même sa mort, les grandes puissances européennes tentent de s'entendre pour partager son royaume, ne pouvant se satisfaire que soit conservée l'intégrité de l'héritage espagnol

Portraits par Hyacinthe Rigaud, par Mignard en 1688 et par Miguel Jacinto Melendez

Quoique arrière-petit-fils d'Anne d'Autriche et petit-fils de Marie-Thérèse, infantes d'Espagne, le problème de sa participation à la succession espagnole ne se pose tout d'abord pas, car Marie-Thérèse avait renoncé à ses droits sur la couronne espagnole en épousant Louis XIV. D'ailleurs, ce dernier et les autres monarques européens s'étaient accordés pour déclarer que l'héritier du trône d'Espagne serait, dans le cas de la mort sans héritier de Charles II, Joseph-Ferdinand de Bavière. Ce premier traité de Partition, confirmé à La Haye en 1698, accordait à Joseph-Ferdinand les royaumes de la péninsule espagnole (sauf le Guipuscoa), la Sardaigne, les Pays-Bas espagnols et les territoires américains ; à la France revenait le Guipuscoa, Naples et la Sicile ; à l'Autriche, le Milanais. À la mort de Joseph-Ferdinand, en 1699, fut conclu un nouveau traité de Partition, à Londres, en 1700, sans l'accord de l'Espagne. La France, la Hollande et l'Angleterre reconnaissaient comme roi l'archiduc Charles d'Autriche, à qui étaient dévolus les royaumes de la péninsule, les Pays-Bas et les Indes occidentales ; Léopold, duc de Lorraine, recevait le Milanais à condition de céder la Lorraine et le Barrois au Dauphin, qui recevait par ailleurs Naples, la Sicile et la Toscane. Mais l'archiduc Charles protesta, réclamant la totalité de l'héritage espagnol.

Cependant, pressé par son principal conseiller le cardinal Portocarrero et après avoir demandé l'avis du pape Innocent XII, Charles II choisit la solution française. Le 2 octobre 1700, il fait du jeune duc d'Anjou, 17 ans, le second petit-fils de Louis XIV, son légataire universel. L'espoir de Charles II était que Louis XIV saurait éviter l'éclatement de l'empire espagnol pour son propre petit-fils. Il meurt peu de temps après, le 1er novembre 1700.

La nouvelle de la mort de Charles II parvient le 9 novembre à Versailles. Le 16 novembre 1700, Louis XIV annonce à la cour qu'il accepte le testament de son « cousin, beau-frère et neveu ». Il présente alors son petit-fils, âgé de dix-sept ans, à la cour, par ces mots : « Messieurs, voici le roi d'Espagne ». Puis il déclare à son petit-fils : « Soyez bon Espagnol, c'est présentement votre premier devoir ; mais souvenez-vous que vous êtes né Français pour entretenir l'union entre nos deux nations ; c'est le moyen de les rendre heureuses et de conserver la paix de l'Europe. ». Le marquis de Castel dos Rios, ambassadeur d'Espagne, aurait ajouté qu'« il n'y a plus de Pyrénées ».

À la suite de l'événement, toutes les monarchies européennes, sauf l'Empire, reconnaissent le nouveau roi. Celui-ci quitte Versailles le 4 décembre, pourvu d'Instructions en 33 articles, écrites par Louis XIV et résumant sa conception du pouvoir. Il arrive à Madrid le 22 janvier 1701. Mais au bout de quelques mois, les erreurs politiques s'accumulent

Par Michel van Loo 1739 - Musée du Prado, MadridCliquer sur l'image pour plus de détailsDernière maladresse, Louis XIV pousse Philippe V à épouser en 1701 Marie-Louise Gabrielle de Savoie, son frère le duc de Bourgogne ayant déjà épousé la sœur de Marie-Louise. Les deux sœurs ayant épousé les deux frères, cela devait dans l'esprit des politiques lier non seulement les deux familles, mais aussi les deux États et leur faire mener conjointement une politique anti-impériale. Louis XIV donne également pour camarera mayor au nouveau couple une amie de madame de Maintenon, la princesse des Ursins.

Dès lors, même si le risque de réunion des couronnes française et espagnole semble minime, les monarchies européennes craignent de voir l'Espagne devenir un protectorat français. L'Angleterre et la Hollande (tous deux sous domination de Guillaume d'Orange), l'Autriche, puis le Portugal déclarent la guerre à la France et à l'Espagne. La guerre de Succession est non seulement un conflit international entre puissances européennes mais également une grave guerre civile.

Portrait de "la famille de Felipe V" par Jean Ranc en 1723

de gauche à droite : Ferdinand VI, Felipe V, Luis 1er, Felipe futur duc de Parme, la reine Isabelle Farnese, un portrait de l’infante Marianne Victoire (fiancée de Louis XV), et le futur roi Carlos III.

Les combats sont finalement, en Espagne, favorables au troupes « philippistes », parfois au prix de massacres et de destructions, comme à Xàtiva, incendiée en 1707. Philippe V sauve son trône grâce aux victoires d'Almansa par le maréchal de Berwick en 1707, et de Villaviciosa et Brihuega par le maréchal de Vendôme en 1710.

En 1713, les puissances européennes sont épuisées par la guerre et, alors que l'archiduc Charles vient d'être nommé empereur, craignent que les Habsbourg obtiennent un pouvoir trop important, retirent leurs troupes et font la paix à Utrecht. Philippe V est confirmé dans ses droits à la couronne de France, tout en étant contraint à y renoncer solennellement, pour lui et ses descendants. La couronne d'Espagne lui reste et il est reconnu comme roi légitime par tous les pays. Mais cette reconnaissance se fait au prix de pertes territoriales, notamment Gibraltar, Minorque et des territoires en Italie. L'Espagne reste sous influence française, par l'intermédiaire de Jean Orry, chargé des finances, qui mène une politique de centralisation administrative à la française.

La politique extérieure espagnole est, jusqu'en 1736, principalement le retour de son influence dans la péninsule italienne. Sous l'influence de sa nouvelle épouse Élisabeth Farnèse et de son premier ministre Giulio Alberoni, Philippe V développe une ambitieuse politique, qui se concrétise par l'invasion de la Sardaigne autrichienne en 1717, puis de la Sicile des Savoie en 1718. En réaction, la Quadruple-Alliance, à laquelle se joint le duché de Savoie, rentre en guerre contre l'Espagne. Cette dernière est vaincue : par le traité de La Haye de 1720, Philippe V doit éloigner Alberoni, mais il obtient cependant la reconnaissance des droits dynastiques sur les duchés italiens pour son second fils, l'infant Charles.

L'Espagne se rapproche alors de la France par une politique de triple mariages, conclus par un traité de fiançailles signé à Paris le 22 novembre 1722 : le roi de France Louis XV, onze ans, est promis à l'infante Marie-Anne-Victoire, sa cousine de trois ans ; l'héritier du trône espagnol Louis et l'héritier des duchés italiens Charles sont promis à deux filles du régent Philippe d'Orléans, respectivement Louise Élisabeth et Philippine Élisabeth. Le prince Louis épouse effectivement Louise-Élisabeth en 1722, et deux ans après Philippe V abdique en sa faveur, mais le nouveau roi d'Espagne meurt de la variole, après seulement sept mois de règne, contraignant son père à reprendre la couronne10.

Le 9 mars 1725, les Français rompent les fiançailles de Louis XV avec l'infante Marie-Anne-Victoire11, et en représailles la reine Louise-Élisabeth, veuve de Louis Ier d'Espagne, et Philippine Élisabeth, la fiancée de Charles, sont renvoyées en France. Élisabeth Farnèse décide alors de traiter avec l'Autriche qui est le principal obstacle à l'expansion espagnole dans la péninsule.

Elle propose de fiancer ses fils aux filles de l'empereur Charles VI : l'infant Charles avec l'archiduchesse Marie-Thérèse et Philippe, son second fils, avec l'archiduchesse Marie-Anne. L'alliance entre les deux puissances est confirmée par le traité de Vienne du 30 avril 1725, qui prévoit la renonciation définitive de Charles VI au trône d'Espagne au profit de Philippe V et son soutien à une tentative pour libérer Gibraltar de l'occupation britannique. Mais la guerre anglo-espagnole (1727-1729) se conclut par le maintien de la souveraineté britannique sur le rocher et, au cours des négociations de paix, Charles VI abandonne le principe du mariage de ses filles avec les infants espagnols.

Portrait de "la famille de Felipe V" Louis Michel Van Loo en 1743

Par conséquent, Philippe V rompt l'alliance avec l'Autriche et conclut avec la Grande-Bretagne et la France, le 9 novembre 1729, le traité de Séville qui garantit à son fils Charles le droit d'occuper Parme, Plaisance et la Toscane, au besoin par la force. Justement, le duc Antoine Farnèse meurt le 20 janvier 1731, mais il a nommé comme successeur le « ventre enceint » de son épouse Enrichetta d'Este, ce qui écarte Élisabeth Farnèse de la succession.

La duchesse est examinée par un groupe de médecins et de sages-femmes qui la déclarent enceinte de six mois, mais la reine d'Espagne fait constater qu'il s'agit d'une mise en scène. En adhérant, le 22 juillet, au deuxième traité de Vienne, elle obtient de l'empereur, qui a fait occuper le duché par le comte Carlo Stampa, son lieutenant en Italie, la cession de Parme et Plaisance au jeune infant. Le 29 décembre, le gouvernement du duché est confié à Dorothée Sophie de Neubourg, grand-mère maternelle et tutrice de l'infant Charles.

Le 10 janvier 1724, Philippe V confirma par décret qu'il abdiquait en faveur de son fils Louis Ier. Le prince reçut les documents le 15 et les fit publier le lendemain. Les motifs de cette abdication ne sont pas véritablement éclaircis. Certains historiens ont pu avancer qu'il désirait monter sur le trône de France, profitant de la mort attendue de Louis XV ; d'autres qu'il était conscient de son incapacité à gouverner à cause de sa maladie. Mais Louis Ier étant trop jeune et insouciant, ce sont ses parents qui continuèrent à s'occuper du gouvernement.

Louis Ier ne régna que sept mois. A sa mort, Philippe V redevint roi, malgré les droits de son deuxième fils, Ferdinand, qui était alors prince des Asturies.

Philippe V meurt le 9 juillet 1746. Son fils Ferdinand VI d'Espagne lui succède.

ordre de la Toison d'Or Espagnole chevalier et 1er chef souverain (1701-1724) - brevet n° 619, chef souverain (1724-1746).

Sources:- personne : "La Maison de Bourbon", Loïc de Trigon (17 iii 07, Chevaliers de la Toison d'Or par T.F. Boettger), Loïc de Trigon (dessin blason 27 iii 07), C.MAubois FBBriès illustration 05/09, C.Maubois (wikipedia) 20 xii 2011- baptême : H.de Keranrouë, Christophe Levantal, Louis XIV, chronographie d'un règne, ed. Infolio, Paris, juin 2009, 07/08/2009- famille 1, mariage 2 : E.Polti (d'après les pages du site "thepeereage.com" ; saisie du 31.12.2004)

  Photos and archival records

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