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 Chronique familiale





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  Jean Gagnon

La Gagnonniière2

La Gagnonnière

La Gagnonnière


C'est au lieu-dit "La Gagnonnière", situé sur la commune de Tourouvre dans le Perche, département actuel de l'Orne, à mi-chemin entre les bourgs de Tourouvre et de la ze, que se trouve le berceau de la famille Gagnon.

Le père Pierre Gagnon est décédé. Il exerçait le métier de laboureur, ce qui l'emmenait à se déplacer fréquemment pour aller là où ses services étaient requis. À la naissance de Jean Gagnon en 1610, la famille Gagnon habitait "La Gaignonnière".  Il y vit avec sa mère Renée Roger, trois de ses frères, Mathurin, Pierre et Noël ainsi que sa soeur Mathurine.  Sa soeur aînée Marguerite, marié à Éloi Tavernier depuis douze ans, est installée à Randonnai, un hameau voisin. Quant à son frère Louis marié en 1633, il vient d'emménager dans sa nouvelle maison, aussi à La Ventrouze. 

"Ces photos ont été prises dans les années 80 et représentent même encore à cette époque, les constructions originales."


  L'influence probable de Noël Juchereau

Qui a convaincu Jean Gagnon et deux de ses frères, Mathurin et Pierre, de venir s'installer sur la côte de Beaupré?  Plusieurs indices nous laissent supposer qu'il s'agirait de Noël Juchereau un voisin et très probablement un ami de la famille.  Les actes d'état civil des Gagnon attestent constamment la présence de celui-ci aux événements importants de leur vie.  Ainsi le 18 février 1633, il assiste au mariage de Louis Gagnon.  Le 10 novembre suivant, lorsque Louis achète une maison à La ze, Noël Juchereau est présent à cette transaction qui se passe chez la veuve Renée Roger.  On verra qu'il agit également comme témoin aux mariages de Jean. Gagnon et à celui de Pierre en 1642 sur la côte de Beaupré.

Noël Juchereau est natif de Tourouvre.  Comme les Gagnon, il a été baptisé à l'église Saint-Aubin. Licencié en droit, Noël a quarante ans et est encore célibataire.  Son père, en plus d'être greffier, fait le commerce du vin, mais surtout celui du bois en ce pays de forêts. Noël et son frère Jean ont hérité des qualités d'entrepreneur de leur père.  Lorsque le Mortagnais Robert Giffard, le chef de file de l'immigration ron en Nouvelle-France, sollicite leur collaboration à titre de recruteurs, Noël et Jean Juchereau travailleront en étroite collaboration avec lui.

Après trois ans d'occupation de Québec, le 29 mars 1632 l'Angleterre signe un traité de paix avec la France à Saint-Germain-en-Laye.  En mai 1632, Champlain sera de retour à Québec.  Robert Giffard qui a déjà séjourné six ans au Canada se voit concéder, en janvier 1634, une seigneurie à Beauport par la Compagnie des Cent-Associés.  Le nouveau seigneur se mets résolument en campagne de recrutement.  Les frères Juchereau sont des collaborateurs appréciés.  En leur compagnie, il débarqueà Québec en juin 1634 avec un premier groupe de colons.

Jean Gagnon et ses frères sont-ils au nombre des passagers de la flotte de 1634?  Aucun autre document de cette époque ne mentionne son arrivée.  Il ne s'en suit pas que Jean soit débarqué au pays cette année-là, mais il n'y a aucun moyen de trouver une date plus probable.  Il n'y a aucun contrat d'engagement passé devant le notaire de Tourouvre pour cette année-là ni pour les années suivantes jusqu'en 1640.  L'engagement des frères Gagnon se serait peut-être fait en privé.  Noël Juchereau et son frère Jean auraient probablement ou peut-être entraîné les Gagnon dès le premier départ de 1634, mais il es possible également qu'ils aient été de la flotte de 1636.

  L'installation sur la côte de Beaupré

En effet, le 15 janvier 1636, la Compagnie de Beaupré obtient la seigneurie de Beaupré et de l'Île d'Orléans.  Elle s'étendait depuis la baie Saint-Paul jusqu'à la rivière Montmorency et comprenait l'île d'Orléans.  Noël Juchereau est un des huits associés et il commence à recruter des engagés pour la seigneurie.  On peut penser que c'est à cette époque plutôt qu'en 1634 qu'il invite les Gagnon à s'établir ici.

L'avis des spécialistes


Raymond Gariépy, le spécialiste de la côte de Beaupré écrit:
"En 1640 au plus tard, sans doute par l'entremise de Derré de Gand ou de Noël Juchereau des Châtelets, la Compagnie avait affermé le domaine Saint-Charles aux frères Mathurin, Pierre et Jean Gagnon, qui y restèrent jusqu'à la fin de 1646."

Ces vastes prairies naturelles d'une grande fertilité avaient déjà été exploitées par Champlain et dotées d'établissements permanents.  Nicolas Pivert y avait demeuré avec sa famille.  Les seigneurs de Beaupré ne voulaient pas se départir de ce vaste domaine, ils décidèrent plutôt de rétablir la ferme appelés Saint-Charles, détruite par les frères Kirke.  Les frères Gagnon ont dû être engagés pour la réalisation de Ces travaux . Ils exploitèrent la ferme à bail jusqu'en 1646, alors qu'elle fut confiée à Louis Gagné.




Obtension des terres en rôture

Par l'entremise de Noël Juchereau, les frères Gagnon obtiennent aussi des terres en rôture sur la côte de Beaupré dans la future paroisse de Château-Richer.  Ces concessions ont d'abord été faite verbalement, en 1640 selon toute vraisemblance.  Les titres ne seront obtenus qu'en 1650 et même plus tard dans certains cas.  Selon Lucien Campeau, les censitaires ont dû se grouper, les premières années. 

"Certains ont une maison commune comme les Boissel, Drouin et Estienne, ou encore Macé-Gravel, Bélanger et Zacharie Cloutier.  Les Gagnon n'en ont pas, mais ils résident probablement alors à la ferme Saint-Charles."

  Un vie bien remplie



Il est le premier des trois frères pionniers à fonder un foyer. Le 29 juillet 1640, il épouse à Québec Marguerite Cauchon, fille de Jean Cauchon et Marguerite Cointerel, originaire du pays de Caux, près de Dieppe en Normandie.  Au moins huit enfants naîtront de cette union entre 1641 et 1659.

Jean Gagnon décède le 2 avril 1670 à Château-Richer. Son épouse Marguerite Cauchon décèdera 29 ans plus tard le 26 juin 1699 à l'Hôtel-Dieu de Québec.



Les Percherons ont la mémoire longue.

Les Percherons se souviennent«-- Cliquez
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En 1960, on accrochait à un mur de l'église de Tourouvre une plaque de marbre sur laquelle on peut lire:

" L'an du Seigneur 1640, de la paroisse de Tourouvre, sont partis au Canada Mathurin, Jean et Pierre Gagnon, ancêtres de milliers de descendants. Honneur à ces vaillants pionniers. Je me souviens. "



  Recensement (1666)

Au recensement de 1666 des Habitants de Beaupré, on retrouvait:

Jean Gaignon - 55 habittant
Margueritte Cochon - 46 sa femme
Jeanne Gaignon - 24 Fille
Jean Gaignon - 18 Fils
Germain Gaignon - 13 fils
Raphael Gaignon - 10 fils
Marie gaignon - 5 fille
Et Etienne Mesny - 22 domestique Engaigé


  Document



Bapt_Jean Gagnon

  Origine du nom GAGNON

Voir l'origine du nom GAGNON


  Lien avec des célébrités

Céline Dion
Diane Tell
Linda Lemay
Xavier Dolan

Ref: Histoire de la Nouvelle-France
Par: Marcel Trudel
Ref:  Recensement (AFHS) Alberta Family Histories Society
Ref: Les grandes familles du Québec
Par:  Louis-Guy Lemieux
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