Louis Aubert du Petit-Thouars
Louis Aubert du Petit-Thouars
Comte

  • Né le 7 février 1882 - Loudun
  • Décédé le 1er mai 1915,à l'âge de 33 ans
  • Lieutenant de vaisseau
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A participé à la Grande Guerre, mort le 01/05/1915

Que s'est-il passé ce jour là ?
Domicile lors de la mobilisation : Loudun (86)

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Notes individuelles

Mort pour la France

Louis, Georges, Marie, Félix Auber Du Petit Thouars de Saint Georges.Né le 7 février 1882, il était lieutenant de vaisseau et commandait le sous-marin Joule, qui disparu corps et biens dans les Dardanelles, probablement après avoir touché une mine, le 1er mai 1915

Louis-Félix-Edmond-Marie Aubert du Petit Thouars de Saint-Georges est né à Loudun, le 7 février 1882, deuxième fils de Georges-Charles-Henri.

Il se destine tout jeune encore, par goût et par tradition de famille, à la carrière de marin. Une maladie grave contractée à Cannes où il passait l'hiver en 1894 avec ses parents, le conduit à toute extrémité. Résistant à l'attaque du mal, il se rétablit malgré toute espérance et reprend ses études dans le sein de sa famille. Sous la direction de l'abbé Lombard, devenu son précepteur, il travaille avec assuidité. Sa vocation pour la carrière de marin s'étant précisée en même temps que sa santé s'était affermie, sa mère se décide à se séparer de lui et à l'envoyer à l'école des Jésuites, à Saint-Hélier (Jersey) pour y suivre les cours de préparation à l'Ecole Navale.

A la suite d'une brillante préparation, il est reçu à l'Ecole Navale à l'âge de 17 ans où il entre le 1er octobre 1899, 18e sur 100 admis. Il en sort le 1er août 1901, avec le n°11, aspirant de 2e classe et effectue une croisière comme tel à bord du navire école, le Duguay-Trouin.

Promu aspirant de 1ère classe, le 5 octobre 1902, il embarque sur le Montcalm, escadre d'Extrême-Orient, puis sur la canonnière Vigilante (même escadre).

Enseigne de vaisseau, le 5 octobre 1904, il rentre en France et est embarqué sur le Condé, escadre du Nord, le 1er octobre 1905, puis sur le Léon Gambetta en 1906 jusqu'en septembre 1907.

Il repart alors en Extrême-Orient, embarqué sur l'aviso-transport Manche, commandant Rageot de la Touche, en mission hydrographique, division navale d'Extrême-Orient, jusqu'en mars 1908. Détaché au service hydrographique à Paris, du 7 avril au 7 juillet 1908.

Il embarque, le 27 juillet 1908, comme second sur le contre-torpilleur Cognée de l'escadre de la Méditerranée, sous les ordres du commandant Ollivier, y reste jusqu'en juin 1910 et, à suite d'une demande, il entre aux sous-marins de Bizerte, le 7 août 1910, à bord de la Circé, commandant en second jusqu'au 12 décembre 1911.

Aux Dardanelles, 1er mai 1915.Promu lieutenant de vaisseau le 26 décembre 1911, il reçoit le commandement du sous-marin Monge du 1er juillet 1912 jusqu'à la fin de 1914.

En congé de trois mois, l'ordre de mobilisation générale le rappela à Toulon. Il est alors adjoint, le 2 août 1914, au commandant du torpilleur de haute mer le Dehorter, à la tête d'une escadrille de sous-marins.

En novembre 1914, il reçoit le commandement du sous-marin Joule à Bizerte.

Jusqu'au début de mars 1915, Louis du Petit Thouars reste à Bizerte où il travaille avec acharnement à la mise en état de son sous-marin. Le travail effectué, il prend alors la mer et reçoit la mission de croiser en Adriatique pour surveiller et surprendre les mouvements de la flotte autrichienne devant Cataro où il se trouve à plusieurs reprises en situation difficile.

Lors de l'expédition des Dardanelles, il est appelé, le 15 avril 1915, à faire partie des forces navales sous les ordres de l'amiral Boué de Lapeyrère, et, le 28 avril, il reçoit l'ordre d'accomplir une mission périlleuse à l'intérieur des détroits : torpiller des transports turcs. Le Joule part le 1er mai pour ne plus revenir. Le 2 mai, un bâtiment anglais, l'Agamemnon envoyé à sa recherche, recueillait en surface un réservoir d'air comprimé ayant appartenu au sous-marin.

Tout semblait indiquer que celui-ci, ayant heurté une mine dérivante, avait été ouvert en deux par l'explosion, et enseveli avec tout son équipage.

Ainsi disparu à l'âge de 33 ans, entre Chanak et Nagara, Louis Aubert du Petit Thouars. Dans l'accomplissement de l'inexorable mission de combat qu'il avait reçu de ses chefs, il fit preuve d'une ardeur, d'une sérénité, d'une abnégation complète, apanage naturel des grandes âmes et des grands chefs.

Dans un geste d'admirable générosité et de profonde pitié pour ceux qu'il emmenait avec lui à une mort à peu près certaine, l'héroïque commandant, avant de partir, confiait à sa mère adorée en quelques lignes d'adieu la noble mission de remettre, aux familles de tous ceux qui le suivaient, une somme d'argent qu'il prélevait sur son propre patrimoine, léguée aux descendants des héros dont il était le chef sublime. Magnifique manifestation de solidarité du chef et des exécutants devant le sacrifice accepté pour la Patrie.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Georges-Henri Aubert du Petit-Thouars, Vicomte 1813-1889 Marie Le Conte de Nonant de Raray 1819- portrait
Félix Lambrecht 1819-1871
 Mathilde des Courtils de Merlemont
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Charles Aubert du Petit-Thouars, Comte 1849-1895 Mathilde Lambrecht 1857-1931
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portrait
Louis Aubert du Petit-Thouars, Comte 1882-1915



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