Louis Malvy
  • Né le 1er décembre 1875 - Figeac (Lot)
  • Décédé le 10 juin 1949 - Paris , à l’âge de 73 ans
  • Député du Lot, Ministre de l'intérieur
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 Union(s) et enfant(s)

 Notes

Notes individuelles

Proprietaire du chateau de Croze (Lot). Louis-Jean Malvy est issu d'une famille souillagaise dont on retrouve des traces dans les registres locaux jusqu'en 1466 et de la petite bourgeoisie active d'artisans et de commerçants: aubergistes, vitriers, plâtriers,négociants... Son père Martin Malvy directeur d'une minoterie, a été élu maire ( de gauche; radical-socialiste ) de Souillac en 1892 et conseiller général du canton en 1894. Il a épousé en 1901, Louise de Verninac, la fille d'une famille de la noblesse provinciale, la famille de Verninac, qui a donné à la France des ministres sous Louis XVI, et un vice-président du Sénat, le propre beau-père de Louis-Jean Malvy. Il est par ce lien familial apparenté au peintre Eugène Delacroix et à l'ébéniste Jean-François Oeben.

Louis-Jean Malvy a eu trois enfants, un fils et deux filles. D'une liaison avec une actrice, Hélène Berry, il aura une fille, Jeannine, née le 11 novembre 1915, qu'il pensionne ainsi que son frère aîné après la mort en couches de la mère en décembre 1915. Son fils, Charles Malvy, avocat, engagé lui aussi à gauche, a dirigé à partir de 1935 le journal "La Gauche quercynoise". ( La devise de ce périodique est "Ordre, Travail et propriété ". Il est anti-bolchevique.) Au début de la seconde guerre mondiale, Charles Malvy rejoint de Gaulle et s'engage dans les FFL, il fait la campagne d'Italie, débarque en Provence et poursuit le combat jusqu'en Allemagne en 1945. Une fille de Louis-Jean Malvy, Paulette, a épousé Marcel Peyrouton, ministre de l'Intérieur éphémère du Maréchal Pétain à Vichy. qui signe (aux côtés de Pétain, Pierre Laval, Raphaël Alibert, Charles Huntziger, René Belin, Paul Baudouin et François Darlan) et applique le texte discriminatoire du 3 octobre 1940 envers les Juifs. mais qui anti-collaborationniste, s'oppose à Laval, et rejoint Alger en 1942, où il sera nommé Gouverneur général de l'Algérie avec l'appui des Américains favorables au général Giraud. Traduit en Haute Cour à la Libération ( comme ancien ministre de Vichy ) il sera acquitté. La seconde fille de Louis-Jean Malvy épouse Maurice Rheims, qui s'engage lui aussi dans les FFL après s'être évadé d'un camp de prisonniers, termine la guerre comme commandant d'une unité parachutiste et est décoré de la médaille de la Résistance. Maurice Rheims sera un grand commissaire-priseur et membre de l'Académie française. ( Références: le livre de Jean-Yves Le Naour , "L'Affaire Malvy" )

Son petit-fils, Martin Malvy, a notamment été député PS du Lot ( élu et réélu à compter de 1978 ), ministre du budget de François Mitterrand. Il est président de la Région Midi-Pyrénées depuis 1998. Il a été réélu le 21 mars 2010 avec près de 68 % des suffrages ( record national ).

Louis Jean Malvy est ministre de l'intérieur lors de la Première Guerre mondiale. Il décide de ne pas appliquer le carnet B afin de prévenir une éventuelle réaction ouvrière face à la guerre et permettre audacieusement le ralliement des ouvriers à l'Union Sacrée. Lors de la contestation sociale de 1917, qui consume le consensus autour de l'Union sacrée, il fait pression sur les entrepreneurs afin qu'ils accordent des augmentations à leurs employés pour que ces derniers puissent faire face à la vie chère (grève des ouvrières, à Paris, en juin).

Partisan d'une paix blanche, il est soupçonné de pacifisme[. Tenu responsable de l'échec de la bataille du Chemin des Dames, il démissionne de son poste ministériel fin août 1917, entrainant la chute du Gouvernement Alexandre Ribot. Léon Daudet, rédacteur en chef du quotidien L'Action française, envoie une lettre à Clemenceau qui accuse Malvy d'avoir fourni des renseignements militaires à l'Allemagne et d'avoir fomenté les mutineries de 1917. Cette lettre est lue à l'assemblée nationale par le président du Conseil Paul Painlevé le 4 octobre. Espérant être disculpé Malvy demande à ce qu'une commission soit mise en place pour juger son action.

Il est arrêté sur ordre de Clemenceau de même que Joseph Caillaux. Après deux jours d'audience au Sénat, il est condamné par la haute cour de justice le 6 aout 1918 ; innocenté du crime de trahison il est reconnu « coupable d'avoir - agissant comme ministre de l'intérieur dans l'exercice de ses fonctions - de 1914 à 1917 méconnu, violé et trahi les devoirs de sa charge dans des conditions le constituant en état de forfaiture et encouru ainsi les responsabilités criminelles prévues par l'article 12 de la loi du 16 juillet 1875 » [3]selon l'extrait des minutes du Greffe de la cour de justice placardé sur les murs de Paris et de province, signé par le greffier et le procureur Mérillon. Il était condamné à 5 ans de bannissement, ce qui suscita de vives réactions de la part de la presse de gauche qui évoqua alors "une nouvelle affaire Dreyfus". Il partit en exil en Espagne, puis fut amnistié en 1924.

Il sera réélu député du Lot dès 1924 et ce jusqu'en 1940. Il sera de nouveau ministre de l'intérieur en 1926. Avant la seconde guerre mondiale Louis-Jean Malvy qui n'est pas favorable au Front Populaire, pacifiste, plaide, avec le ministre Bonnet, pour une paix séparée avec Mussolini qu'il a rencontré, et il soutient aussi le traité de paix de Munich conclu entre Hitler, Daladier et Chamberlain. Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain ce qui lui vaudra d'être frappé d'indignité nationale et d'inégibilité pour 10 ans à partir de 1945. Il sera constamment l'objet d'une haine féroce alimentée à la fois par extrême droite (vichyste et pro-nazie) et par le Parti Communiste. ( Références: le livre de Jean-Yves Le Naour , "L'Affaire Malvy" )

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