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Bonjour à tous les généalogistes et historiens,

De la France au Pérou, j'essaye de reconstituer la généalogie familiale et l'histoire qui l'a traversée.

Consulter également la chronique familiale qui vous aménera de l'Oisans via Taurisma, villages des Alpes et des Andes. N'hésitez pas à me contacter pour tout complément

 

 Chronique familiale



Sommaire

 1 - Seigneurie d'Ambel


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Dessin reconstitué suivant la description ci-jointe : D'or à une terrasse de sinople, mouvant de la pointe sur laquelle est bâti un moulin à vent de deux tours jointes; la senestre ouverte et inférieur à l'autre, la dextre carrée, d'argent; la porte entre les deux tours de sable; maçonné de même, les voiles de gueules, passées en sautoir derrière les tours.
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Description du château d'Ambel d'après une peinture se trouvant à l'abbaye de Novalaise où Saint-Eldrade, originaire d'Ambel et propriétaire du Château est devenu prieur en 825.
Pierre de POLIGNY avait acheté au Viennois la Seigneurie de Corps et d'Ambel vers 1617. Il était le fils de Jacques de POLIGNY, lieutenant de Lesdiguières, tué au siège de Beynes en Provence en 1592, et de Doucette de la PLACE. Il épouse en 1625 Urante de CALIGNON, fille du chancelier de Navarre. Il vendit la Seigneurie d'Ambel vers 1645 à Jean ACHARD (sources à vérifier)
Jean ACHARD
Seigneur d'Ambel vers 1645 - décédé entre 1660 et 1672
Lègue à son neveu, Antoine ACHARD, la seigneurie d'Ambel
Antoine ACHARD
Seigneur d'Ambel - décédé le 22 décembre 1689
Fils de Moïse ACHARD, notaire à Corps et Honorée MIARD - Epouse Marie de LOUBET (teste le 22 septembre 1694)
Famille protestante, abjure le protestantisme le 28 octobre 1685 à Corps
Gédéon ACHARD (né vers 1663), Seigneur d'Ambel à partir de 1689 - décédé après 1706
épouse en première noce Isabeau ARMAND
épouse en seconde noce le 27 avril 1694 à Grenoble, St-Hugues, Marie Olympe PELLAT, fille de Jean PELLAT, bourgeois de Grenoble et Magdeleine VALENTIN. Jean PELLAT est le fils d'autre Jean PELLAT, marchand à Grenoble et Phélize ACHARD, elle même sœur de Antoine ACHARD, tante de Gédéon.
Pierre ACHARD, Seigneur d'Ambel - après 1706 - 1740
Né le 3 décembre 1700 à Corps - Teste le 3 mars 1740 à Grenoble
Dernier ACHARD seigneur d'Ambel, fils unique sans postérité, il lègue la seigneurie à son cousin germain du coté maternel, Richard GAUTIER
Richard GAUTIER, Seigneur d'Ambel - 1740 - 1779
Né le 9 mars 1710 à Echirolles - Décédé à Grenoble le 10 octobre 1779
Bourgeois à Grenoble, il est le premier à apposer le nom d'Ambel après son nom, d'où GAUTIER d'AMBEL, que ses enfants porteront.
Epouse le 14 janvier 1738 à Grenoble, Catherine Elisabeth LUC, bourgeoise de Grenoble, fille de Christophe LUC, archer du roi et Elisabeth FINE
Eurent 6 enfants dont le nom patronymique devient GAUTIER d'AMBEL
- Elisabeth GAUTIER d'AMBEL, née le 11 mai 1739 à Grenoble, St-Louis, décédée à Grenoble le 10 juin 1816
- Marguerite GAUTIER d'AMBEL, née vers 1742, décédée le 19 novembre 1821 à Grenoble, mariée le 20 février 1766 à Saint-Louis de Grenoble avec Marc François VIAL, avocat à Grenoble
- Marie Anne GAUTIER d'AMBEL, née le 4 octobre 1750 à Grenoble, St-Louis, décédée le 28 décembre 1818 à Grenoble, mariée le 20 février 1781 à Grenoble avec Joseph AVRIL, procureur
- Magdeleine Gabrielle GAUTIER d'AMBEL, née le 14 août 1752 à Grenoble, Saint-Louis, décédée le 10 juin 1846 à Grenoble, mariée le 3 août 1784 à St-Louis de Grenoble avec Jean Philippe COLIN, greffier au tribunal, Maire de Bernin
- Marc Richard qui suit
- Françoise GAUTIER, épouse le 4 avril 1780 à St-Louis de Grenoble, Etienne Joseph ALIX, avoué au Tribunal de Grenoble, qui prendra le nom de ALIX d'AMBEL ainsi que ses enfants
Marc Richard GAUTIER dernier seigneur d'Ambel 1779-1789
Né le 1er décembre 1754 à Grenoble, St-Louis, décédée le 27 juillet 1793 à Grenoble, marié le 14 décembre 1790 à Grenoble avec Marie Catherine ROLLAND
Greffier de la gendarmerie nationale, écrivain
Le couple a deux enfants nés à Ambel, Pierre Richard le 10 février 1791 et Jacques Marc le 25 septembre 1793 (enfant posthume).Marc sera cité avec sa mère en 1801 lors d'un procès avec plus de 43 créanciers.
Le domaine d'Ambel sera vendu aux enchères en 1801 sur ordonnance du tribunal civil de Grenoble le 4 fructidor an IX. Il sera vendu à Dominique BRESSON, notable du Noyer au prix de 14 500 francs. Afin de pouvoir payer cette importante somme, il vendra quelques terres jusqu'à sa mort.
Ses descendants ressortiront une sentence du juge du Grésivaudan du 3 mai 1297, autorisant les habitants de St-Béréme de faire pâturer et couper du bois sur les hauteurs d'Ambel, tendant à prouver que le domaine d'Ambel s'étendait beaucoup plus que la vente aux enchères comprenait, puisque la sentence ordonnait aux habitants 1 éminée d'avoine et 1 journée corvée à devoir au Seigneur d'Ambel, propriétaire des lieux. Cette sentence a été contestée par plusieurs actes dont celui du 4.01.1544 par Bertrand de VIENNOIS, du 7.02.1565 par François de VIENNOIS (augmentant la corvée à 3 journées) et Pierre de POLIGNY en 1643

 2 - Histoire d'une maison

Construite au XIXème siècle, la maison de famille de Grenoble, 19, chemin de la Capuche a une longue histoire.
Ci-dessous deux photos de 1948, une vue du chemin de la Capuche, alors un chemin en terre et l'autre vu de la cour
capuche 1948_1.pngcapuche_1948_cote_cour.png

Concernant le quartier lui-même :
De nos jours, la Capuche est un quartier central de la ville de Grenoble, on y compte plus de 16 502 habitants.
Au milieu du XXème siècle, le quartier continue d’être un assemblage disparate de maisons et villas, de hauts bâtiments d’époque assez récente agrémenté de quelques logements sociaux (cité de la Capuche, LOU) et de friches destinées à disparaitre (ZAC Flaubert). essentiellement un bâti de faubourg sans monuments ni bâtiments très marquants du point de vue historique et esthétique.
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Progressivement, au milieu du siècle dernier, une seconde phase d’urbanisation s'impose. l’aspect pavillonnaire du quartier change rapidement et les grands ensembles de logements collectifs deviennent prépondérant dans le paysage.
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A partir de 1900, à l’Est et au Sud, l'ajout de nouvelles portes pour favoriser la circulation vers l’extérieur, facilitent la création des futurs quartiers de l "expansion" : L'Ile Verte, La Capuche, les Eaux-Claires,la Bajatière, l’Abbaye et le Grand Chatelet. La densification du sud grenoblois se poursuit jusqu’à la guerre 14-18, avec en particulier l’installation d’équipements publics (comme l’école Normale de garçons) et de nouveaux équipements militaires (Caserne Bayard). cette zone compte déjà 4000 habitants (ce qui commence à compter face aux 75000 habitants de Grenoble centre).Les deux portes qui concernent La Capuche sont la porte Mallifaud (angle boulevard Foch - Marceau) et la porte d'Echirolles (Place Gustave Rivet) qui libérait la sortie Sud par la route d'Echirolles (actuelle rue Stalingrad).
Ci-dessous plan du quartier de 1913capuche_1913_avec_indic.png
Ci-dessous Chemin de la Capuche avec ses maisons en 1906
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Ci-dessous plan de 1902
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Jusqu’au XIXe siècle, c’est une plaine agricole à l’extérieur de la ville, réservée à l’élevage et au maraîchage, semée ici et là de quelques maisons.
A partir de 1881, le chemin de la Capuche existera en tant que tel.
Sur le plan de 1884 de Grenoble, conservé dans la maison familial dans un très mauvais état, la maison CHAIX est mentionnée, non la maison coté.
Etonnement, sur un plan de 1882, elle semble déjà existé.En 1872, il est cité lors du recensement de population couplé avec le chemin d'Echirolles.
Il n'en est plus mention avant.
Ci-dessous le cadastre de 1864, on voit bien la maison section G - parcelle 484, la maison et 485 le terrain capuche_1864.png
D'après les différents actes notariés de ventes et la liste des augmentations des propriétés baties de la matrice cadastrale, la maison a été construite entre 1840 et 1841 par le nouveau propriétaire, Jean GUILLET (à la même date, 4 autres nouvelles constructions seront réalisées par les propriétaires suivants : Louis GUILLET, Jean-Louis EYMAR, Pierre TROUILLON et Arnaud GERARD.
Le terrain acheté est d'une superficie de 37 a 68 ca situé sur la section 17 des parcelles cadastrales 245-246-247. La superficie restera identique jusqu'au partage de Joseph Antoine CHAIX à son neveu, Charles Ernest EMIN.
En 1840, le domaine s'appelle "La Châtaigne" situé au mas de La Capuche, composé de terres et fontaines. Il est précisé que le domaine est situé près de Grenoble et d'une place de "guerre".
ci dessous le cadastre de 1810, Aucune maison n'est décrite, c'est donc bien entre 1810 et 1864 que le quartier s'est développé. La maison se situe sur la parcelle F 247. Sur les parcelles 244 et 243, il semble avoir des bassins ou d'autres bâtiments.
Concernant l'origine du nom de LA CAPUCHE, il semble que ce soit le nom d'un groupe de maisons situé sur les parcelles F 240 et 241La propriété située sur la parcelle 240 appartient à M. RIONDET, entrepreneur, contenant une maison, cour et jardin, et un jeu de boules. La propriété sur la parcelle 241, contenant un bâtiment, cour et jardin, appartenait à BERARD de GOUTEFREY, entourés des parcelles 242 à 248, contenant prés, terres, et notamment routoir (point bleu sur le plan). En 1782 puis en 1827, on parle d'un cabaret à La Capuche, il se situe sur la section C, n° 62 et 64. On en parle dans un article de mai 1886 où on relate la disparition d'une personne après être allé aux cabarets de La Capuche et Hoche. Dans la même année, un autre article cite la guinguette des quatre acacias à La Capuche
En mai 1782, on parle d'une maison au dessus du cabaret de La Capuche, bien logeable et joli jardin sur le coté, à l'abri des inondations, sur le grand chemin de St-Joseph à Echirolles (Notaire Trinché à Grenoble)
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Histoire des propriétaires de la maison

En 1985, Auguste et Yvette LOMBARD achète la maison à la succession BEAUME, suite au décès de Fernand BEAUME le 11 février 1985.


La maison a été acheté le 31 août 1940 par les époux Fernand et Marguerite BEAUME.


La maison provient de la succession de Eugénie MICHAL, gantière, décédée le 14 novembre 1937 à Grenoble.
Eugénie est décédée célibataire et sans enfants, ce sont donc ses frères et sœurs qui héritent de la maison et ses neveux (un frère étant décédé).
Elle vivait avec sa sœur ainée Marie Marguerite MICHAL qui dut partir à l'hospice de La Tronche après la vente de la maison.

Eugénie, née le 28 mars 1874 à Grenoble, était fille de Jean Pierre MICHAL, menuisier charpentier et Marie Anne BERNARD, domiciliés à Grenoble, place Vaucanson puis rue Napoléon.
Ses trois frères et sœurs :

  • Marie Marguerite MICHAL, née le 18 octobre 1859 à Grenoble est gantière et a demeuré toujours avec sa sœur (en 1906, elle vivait ensemble 5 rue Saint-Joseph) - En 1941, elle était à l'hospice de La Tronche.
  • Pierre Joseph MICHAL, né le 9 juillet 1867 à Grenoble, est conducteur de travaux. En 1940, il habite Fontaine, 9 rue Aristide Briand. Il décédera à La Tronche le 4 juin 1945.
  • Georges MICHAL, né le 14 décembre 1876 à Grenoble, mécanicien à Lyon est décédé lors de la succession, soit le 30 décembre 1938 à Saint-Martin d'Hères. Il laissera comme héritier sa veuve et ses 6 enfants :
    • Son épouse, Céleste Emma Joséphine ALLOUARD (née le 12.04.1875 à Sinard - inhumée en 1943 à Saint-Didier au Mont d'Or), mariés le 21 novembre 1908 à Lyon 5°.
    • MICHAL Louise Alice Armande, née le 9 juillet 1901 à Grenoble, décédée à Bron le 26 juin 1982, mariée le 1er décembre 1923 à Lyon 5° à GABON Georges Henri (26.02.1901 à Montceau les Mines - 1958 St-Didier au Mont d'Or), tourneur, résistant pendant la seconde guerre mondiale. Le couple vivait à Lyon
    • MICHAL Pierrette Marie, née le 16 août 1902 à Lyon 4°, décédée à Bellay (Ain) le 30 septembre 1982, mariée en 1ère noce le 7 mai 1921 à Lyon 5° à Louis Antoine BORD, remariée le 10 novembre 1939 à Lyon 5° (divorcés le 30.03.1973) à BERMANTE Anatole (31.03.1902 à Vladivostok), domiciliés en 1940 à Cailloux sur Fontaine (69).
    • MICHAL Jean Pierre, né le 29 mai 1908 à Lyon 5°, décédé à Pierre Bénite (Ain) le 5 juillet 1987, marié le 1er juin 1929 à Saint-Rambert l'Ile Barbe (Lyon) à Lucienne ROBIN (27.10.1909 à Macon), domiciliés à Saint-Didier au Mont d'Or.
    • MICHAL Barthélémy François Marius, résistant pendant la seconde guerre mondiale, né le 30 novembre 1909 à Lyon 5°, décédé à Genas (69) le 16 septembre 2002, marié le 19 décembre 1931 à Lyon 5° à Agathe BOUCHARD (27.08.1900 à St-pierre la Palud (69)), domiciliés à Lyon Vaise.
    • MICHAL Paulette Suzanne Georgette, née le 10 janvier 1915 à Lyon 5°, décédée le 30 juin 1960 à Ste-Foy lès Lyon, domiciliée à St-Didier au Mont d'Or en 1940, mariée le 7 avril 1946 à St-Didier au Mont d'Or à Louis MOISAND
    • MICHAL Simone Lucie Léontine, née le 12 mai 1917 à Lyon 5°, décédée le 9 avril 1995 à Albigny sur Saône, dactylographe, domiciliée à St-Didier au Mont d'Or en 1940, mariée le 4 janvier 1948 à St-Didier au Mont d'Or, à François RAMOS

Eugénie MICHAL habitait avec sa sœur et jusqu'au décès de sa mère à Grenoble, 5 rue Joseph Rey. Elle achète la maison le 14 octobre 1931, elle n'y habitera que 6 ans.


Le 14 octobre 1931, la maison est vendue par Charles Ernest EMIN, neveu de Marguerite EMIN, épouse de Joseph Antoine CHAIX qui l'avaient achetée en 1892.

Charles Ernest EMIN, né le 16 août 1887 à St-Etienne de Cuines (73), décédé le 8 mai 1979 à La Tronche, est négociant à Grenoble. Il est fils de Marie EMIN, aubergiste à St-Etienne de Cuines et semble habiter la maison avec sa tante bien avant son décès. En 1896, il y habite alors qu'i a 8 ans lors du recensement de population. Lors de son mariage le 28 mai 1910 à Grenoble avec Marie Antoinette PRAT (° 4.01.1889 à Corenc), couturière, il est domicilié au 19 chemin de la Capuche.
De leur mariage, naîtra Charles Ernest EMIN le 12.05.1914 au 13 chemin de la Capuche (il décédera à Grenoble le 16.10.1985, épousera Marie Louise CLARET, née à Prunières (Isère) le 30.9.1914 - décédée à Grenoble le 18.10.2002°

Par devant Me NALLET, notaire à Grenoble, Il achète le 30 octobre 1915 la maison avec une partie du terrain au seul propriétaire à cette époque, Joseph Antoine CHAIX, veuf de Marguerite EMIN. La nouvelle parcelle de 680 m² (sur 3768 m²) est limitée par le chemin au Nord, le ruisseau à l'Ouest et les parcelles de Joseph Antoine CHAIX au sud et à l'est, elle fait partie de la section 486 G. La maison CHAIX occupée par la famille PLACE, sera détruite pour faire un immense garage dans les années 1960.


Joseph Antoine CHAIX et Marguerite EMIN achètent la maison et terrain le 12 février 1892 devant Me DURAND à Grenoble.
Lors de leur mariage le 9 juillet 1890 à Grenoble, ils sont déjà domiciliés chemin de la Capuche. Le couple est sans postérité.

Joseph Antoine CHAIX, comptable au Crédit Lyonnais, est né le 2 mai 1860 à Grenoble, de Joseph Antoine CHAIX, menuisier et Marie TESTON, domiciliés à La Tronche.
Marguerite EMIN, lingère, sœur de Marie EMIN, précédemment citée, est née le 23 avril 1860 à St-Etienne de Cuines, de Jacques EMIN et Rosalie TOGNET, cultivateurs à St-Etienne de Cuines. Elle décède à 47 ans sans enfants le 25 octobre 1907 à Grenoble
Leur maison est répertoriée au 11 chemin de la Capuche et en 1915, au 17.

En 1906, le couple est recensé dans leur maison de la Capuche avec un couple (en location ?), Philippe et Françoise RIVIERE, manœuvres et ses deux enfants. Il ne semble pas qu'il y ait déjà des numéros dans le chemin.


La propriété en 1892 appartient à Jules César PUISSANT, gardien de batterie au fort Queyras

Jules César PUISSANT, né le 8 novembre 1836 à Quaix, épouse en première noce le 26 avril 1864 à Grenoble, Marie Victoire GUILLET. Ils habiteront alternativement à Grenoble et à Quaix. Le couple aura une fille, Marie Amélie PUISSANT, née le 12 septembre 1866 à Grenoble, fleuriste, qui épousera Jean Joseph FRETIERE, chaudronnier à Grenoble.
Suite au décès de Marie Victoire GUILLET du 28 août 1873 à Quaix, son mari épouse en seconde noce le 14 février 1874 à Grenoble, Anne Caroline THEYNARD (née le 21 septembre 1840 à Grenoble)
Le couple aura un enfant, Jules Marius PUISSANT, né à Grenoble le 22 octobre 1880, mécanicien, qui épousera le 7 mai 1921 à Grenoble, Victorine Thérèse PRAT.

La famille habite suivant le recensement de 1886 au 11 chemin de la Capuche (qui semble la numérotation de cette époque).
Les autres années, la famille habite 25 rue Très Cloîtres au Jules PUISSANT exerce le métier de gantier puis cafetier.

Jules César PUISSANT est fils de Jean PUISSANT, brigadier forestier à Quaix et Marie GALLE MICHON. En 1864, il habite 81 rue St-Laurent.
Marie Victoire GUILLET, née le 26 octobre 1836 à Sarcenas, est fille de Jean Pierre GUILLET, facteur et Marie MARCHAND, domiciliés en 1864 à St-Jean de Bournay. En 1864, elle habite Grenoble, 61 rue St-Laurent.

La propriété est décrite ainsi : une maison d'habitation, 2 pièces au rez-de-chaussée, 2 pièces au dessus, un hangar avec écuries et fenil, un autre petit hangar servant d'entrepôt et tènement en jardin, le tout de 3768 m² d'une valeur de 8.000 francs. Jules PUISSANT devait encore à la vente 4.000 francs à l'ancien propriétaire et 2.000 francs à son épouse !!


Jules César PUISSANT a acquis la propriété le 20 mai 1885 par devant Me BUQUIN, notaire à Grenoble à Victor GUILLET, demeurant alors à Villard Bonnot.

Victor GUILLET devient propriétaire par acte de donation de Jean GUILLET, son frère, propriétaire rentier à Grenoble, par acte du 5 décembre 1868 reçu par Me BUQUIN.
Il est noté que Jean GUILLET a fait les constructions de la maison, on peut donc déduire que la maison a été construite entre 1840 et 1868.
En 1864, le cadastre décrit sa propriété : G 484 (actuelle maison 19 chemin de la Capuche) est une baraque en bois de 7 m² - G 485 est un jardin de 132 m² - G 486 comprend une maison, bâtiment rural, sol et cour de 165 m² - G 487 est un jardin de 3026 m²

Bien que le patronyme est identique, il n'y a aucune parenté entre Marie Victoire GUILLET, première femme de Jules César PUISSANT, originaire de Sarcenas et les frères Jean et Victor GUILLET, originaires de La Murette et Charavines.
Jean et Victor GUILLET sont demi-frères, la mère de Jean étant décédée très jeune.
Leur père Jean GUILLET est né le 2 septembre 1776 à Charavines (d'Alexis GUILLET LHOMAS, Maître charbonnier et Marianne MEUNIER, domiciliés au hameau de la Bernardine, à Charavines), marié en 1ère noce avec Marie BOULARD (né en 1766 - décédée à La Murette le 1er septembre 1804), marié en 2ème noce le 21 février 1805 à La Murette avec Marie Anne BOUDET (née le 1er juillet 1776 à Charancieu - décédée le 7 mai 1854 à Villard Bonnot chez son fils Victor). La famille habite tout d'abord à La Murette puis au Sappey en Chartreuse et enfin à Grenoble, 40 rue Saint-Laurent. Jean GUILLET dit LHOMAT décède en son domicile à Grenoble, le 13 septembre 1838.
C'est probablement avec son héritage que Jean GUILLET achète les terrains de Calixte BERARD de GOUTEFREY et y construit la maison entre 1840 et 1842. Un document de 1842 atteste qu'il y habite

Jean GUILLET est né le 12 novembre 1802 à La Murette, cité ensuite comme marchand de bois. Il épouse en première noce le 29 mai 1833 à Grenoble, Magdeleine NAVIZET, couturière de gants (décédée à Grenoble le 17 janvier 1841), en 2ème noce le 22 juin 1842 à Grenoble, Catherine MOULIN (décédée à Grenoble le 7 mai 1855), en 3ème et dernière noce, le 5 septembre 1855 à Grenoble, Rose MILLIET (née le 26 janvier 1809 à Meylan - décédée à Grenoble le 7 octobre 1886). Jean GUILLET décède à Grenoble le 19 novembre 1882 à son domicile, 12 rue Traversine.
Victor GUILLET est né le 9 février 1823 au Sappey en Chartreuse, cité comme voiturier postillon à Villard Bonnot. Il se marie le 20 octobre 1847 à Villard Bonnot avec Delphine GUILLON, couturière (née à Domène le 17 mars 1825). Il a acquis une certaine fortune en ayant une maison à Villard Bonnot, deux magasins et un appartement à Grenoble. En 1893, il vit alternativement à Lyon, cours Vitton et Villard Bonnot.


Jean GUILLET a acquis les terrains des héritiers de Calixte BERARD de GOUTEFREY, suivant acte de vente du 6 janvier 1840 devant Me JOCTEUR MONROZIER, notaire à Grenoble pour un prix de 3 228 francs. Les héritiers sont sa veuve, remariée à son frère Louis Humbert, propriétaires rentiers domiciliés à Grenoble et son neveu, Pierre Fortuné Gustave BOVET (fils de sa soeur Françoise BERARD de GOUTEFREY), vérificateur de l'enregistrement et des domaines, domicilié à Moulins (Allier).
BERARD de GOUTEFREY (Barthélémy Antoine Joseph Régis) Calixte, né le 27 avril 1778 à Bressieux, décédé à Grenoble le 28 mai 1835, habite Grenoble, 6 rue Neuve.
Il épouse Henriette Joséphine COPIN de MIRIBEL. Au décès de Calixte, elle épousera le 15 novembre 1838 à Grenoble, son frère, Louis Humbert Marie Victor BÉRARD de GOUTEFREY, colonel d'infanterie, qui décédera le 22 février 1840.

 3 - Histoire de Taurisma

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Taurisma est un petit village dans la vallée du Cañon de Cotahuasi, le plus profond d’Amérique et certainement du monde avec 3535 mètres. Il est situé à 2681 mètres d’altitude.

Le district de Huaynacotas comporte plusieurs lieux d’habitation (83 exactement recensés) dont le plus important est Huaynacotas situé en hauteur, comme celui d’Antabamba (ancienne hacienda). Dans la vallée de la rivière Ocoña, on trouve Taurisma qui est capitale du district depuis 1907, mais aussi Visbe et Luicho. Huacay, Huarcaya, Piramarca et Tarhuara composent les autres hameaux importants du district. Ce district est un des plus importants de la province de LA UNION avec 3 183 habitants en 1940 (Cotahuasi a 3 340 habitants, Alca, 3069 habitants).

Histoire :

Trop peu de recherches archéologiques sur la vallée de Cotahuasi en général permettent de connaître l’histoire précolombienne de cette vallée. Seules des recherches restreintes ont été entreprises en 1982 et 1990.

  • La période intermédiaire tardif de la civilisation WARI (1000 – 1430)

Les restes archéologiques montrent l’influence primordiale WARI aussi bien sur la céramique, le textile et l’architecture locale. Les relations extérieures à la vallée semblent avoir été très importantes et des centres cultuels bien implantés, ainsi que les terrasses agricoles semblent s’être développés à cette époque. Les céramiques identifient les relations avec Cuzco et Chuquibamba.Les relations avec les populations de la Puna notamment se sont développées suite au commerce de la laine (alpaca et lama).Les principaux lieux habités et culturels se trouvent dans les hauteurs, on en dénombre quatorze (mais ceux dans les vallées ne furent-ils pas détruits par les espagnols ?). On y trouve d’importantes ruines comme à Cahuana mais d’aussi imposants cimetières. C’est certainement à Alca que se trouvait le centre politique et cultuel de la vallée.A 5 kms de Taurisma, aux flancs de la montagne, à TULLA exactement, se trouve un cimetière dit Inca appelé Yunca Aya avec près de 5000 tombes auprès desquelles on trouve des habitations en pierre.A Collota et Teneccaca, à 6 kms au nord de Taurisma, s’élèvent des ruines à l’intermédiaire des parties basses et hautes de la vallée. Il se peut que les Collata fussent les successeurs des Wari ; ces sites peuvent être des centres administratifs, politiques et économiques. Ces ruines ont la dénomination de « Pequeño Maucallacta ». Le secteur est composé de deux secteurs de formes rectangulaires, un de 120 sur 30 mètres de chaque coté et de l’autre de 30 sur 20 mètres.fouilles.jpg

Malheureusement, l’absence de fouilles archéologiques du à la difficulté d’accès des principaux sites, la destruction partielle du dernier occupant Inca et des espagnols, les fouilles dévastatrices des huaqueros (fouilleurs de tombes) contribuent à l’ignorance des civilisations pré-incaïques de ces vallées andines auquel il faut ajouter bien entendu l’absence de documents ou témoignages.

  • La conquête Inca

Garcilazo de la VEGA relate la conquête Inca dans la vallée. On sait donc que cette conquête fut difficile et qu’une résistance de la vallée dura plusieurs mois. Le pouvoir d’Alca s’effondra et ces temples abandonnés. Les Incas fondèrent dans les hauteurs de la cité, à Cahuana, un centre rituel régional. L’arrivée tardive inca limita leur influence dans la région, on constate que seules 2 % des céramiques sont de leur origine.Sur le livre de Poma de Oyola par contre, Huaynacotas (Uayna Cota, "jeune cité" en Quetchua) est cité plusieurs fois pour ces mines d'argent ou d'or.

  • L’influence Espagnoleeglise.jpg

Arrivés au Pérou en 1532, les espagnols se sont installés très rapidement dans les vallées andines et notamment celle de Cotahuasi avant la fin du 16ème siècle sans doute attirés par l’or qui était abondant dans cette région (et notamment à Antabamba). On trouve un texte du 12 avril 1586 mentionnant cette ville et la prise en possession de l’encomienda de Cotahuasi par Martin MENESES. En 1612, elle sera confiée à Antonio de HINOJOSA y TORRES.En 160… commence les premières traces écrites des archives paroissiales à Cotahuasi puis à Alca.Ce qui semble évident, c’est que les premiers espagnols ont conquis les terres de la vallée et ont fondé au fur et à mesure les premiers villages que nous retrouvons à l’heure actuelle. Soit ils se sont refugiés, soit ils ont été repoussés, les indigènes se sont retrouvés dans tous les lieux en hauteur de la vallée. On retrouve donc une majorité d’espagnols dans les lieux comme Taurisma et Luicho, et une majorité d’indigènes à Huaynacotas ou Antabamba. Les seuls indigènes présents sont des ouvriers agricoles des haciendas ou domestiques des espagnols. La langue était donc espagnole dans la vallée et quechua dans les hauteurs. Jusqu’à la fin du XIXème siècle, on trouve dans les registres les mentions, blancs ou espagnols, métisses, indigènes ou indiens. Heureusement, au fil des siècles et surtout au XXème siècle, le métissage est venu atténuer et même faire disparaître récemment cette discrimination sociale et raciale.L’histoire de Taurisma se confond donc avec l’histoire coloniale de la vallée. Les espagnols imposent leur langue, leur religion et leurs coutumes. Des ingrédients alimentaires viennent d’Espagne comme les abricots, pommes, poires, coings ou des céréales comme le blé, luzerne et fèves. Les chevaux font également leur apparition dans la vallée.ramos.jpgL’église de Taurisma dédiée à Saint Jean Baptiste date d’au moins 1683 où une inscription est gravée sur son porche.

  • L’époque Républicaine

Au premier temps de la République, la vallée de Cotahuasi est divisée en trois départements, Taurisma et Huaynacotas sont rattachés à la « provincia » de Parinacochas, département d’Ayacucho comme Charca, Sayla et Pampamarca, Alca, Tomepampa, Toro et Cotahuasi à la « provincia » de Chumbivilcas, département de Cuzco et Quechualla, Chaucalla y Velinga à la provincia de Condesuyos, département d’Arequipa. Si cette vallée est bien au carrefour de ces trois régions, cette division était illogique.Mais en 1834, une lutte entre chefs d’état, le libéral Orbegoso et le conservateur Gamarra, survient au Pérou (luttes qui contribuèrent malheureusement à appauvrir le pays au cours de tout le 19ème siècle). Le lieutenant-colonel PERALTA de Cotahuasi soutînt Orbegoso contre les provinces de Cuzco et Puno. La bataille de Chahua près d’Alca scella la victoire d’Orbegoso à la présidence de la jeune République du Pérou qui récompensa les peuples de la vallée de Cotahuasi en créant la province de LA UNION. Le 4 mai 1835, la vallée de Cotahuasi est formée en Provincia (équivalent d’un canton français) rattachée au Département d’Arequipa. Le 2 octobre, Taurisma est nommé capital du district mais perd peu à peu de ses habitants et c’est finalement Huaynacotas où est transféré l’hôtel de ville et toutes les archives.


Nous savons que la loi L 627, votée le 25.10.1627, promulguée le 11.11, conforte Taurisma comme chef-lieu du district de Huaynacotas

Géographie et œuvres significatives

  • Les pontspont.jpg

Les ponts ont joué un rôle important dans la vie de Taurisma, c’étaient les uniques liens de communication pour rejoindre la capitale de la Province, Cotahuasi ou les autres départements d’Ayacucho ou d’Abancay.

  • Les sources thermales

Les baños (bains) de LuichoLes eaux sortent de la montagne du même nom et sont connues pour leurs propriétés médicinales et relaxantes. Elles soignent les rhumatismes, l’arthrite, l’atrophie musculaire et le stress. La température de l’eau voisine entre 33 et 38 °.Los baños (bains) de Coñej à TaurismaOn trouve également des eaux thermales à Antabamba, Huarcaya, Yanahorcco.

 4 - Consuls et Maires de La Garde en Oisans


Consuls
  • Mathieu PELLISSIER - 1587 - 1588
  • Claude VIEUX - 1589
  • Salot PONCE - 1590 - 1603 - 1618 - 1629
  • Jean EYMAR - 1593 - 1602
  • Pollitre CHALVIN - 1595
  • Jaymen PELLISSIER - 1598
  • André CHALVIN - 1609
  • Constant PELLISSIER - 1610 - 1620
  • Claude PELISSIER - 1611
  • Pierre PELLISSIER - 1612
  • Maître Mathieu PELLISSIER, notaire - 1613 - 1621
  • Maître Philibert de VAUJANY, notaire - 1614 - 1641
  • André CHALVIN - 1615 - 1630 - 1640
  • Jehan PELLISSIER - 1617
  • Pierre PUGNET - 1619
  • Jacques PELLISSIER - 1622
  • Philibert VIEUX - 1623 - 1624
  • Hugues CHALVIN - 1625
  • Jacques PELLISSIER feu Mathieu - 1626
  • Pierre PELLISSIER feu Jean - 1627 - 1637
  • Jacques CHALVIN - 1628
  • Claude PONCE - 1629
  • Jaymen VIEUX - 1631
  • Pierre PELLISSIER - 1632
  • Denis PELLISSIER, notaire - 1633 - 1635 - 1636 - 1652
  • Jehan CHALVIN - 1634
  • Claude PELLISSIER - 1638
  • Jacques PELLISSIER des Ribots - 1639
  • Jean CHALVIN feu Jean - 1642
  • Antoine PONCE - 1643
  • Pierre CHALVIN à André - 1644
  • Philibert PELLISSIER feu Jacques des Ribots - 1645 - 1647 - 1650
  • Claude PELLISSIER feu Denis - 1646
  • Jehan CHALVIN, dit le Jeune feu Jacques - 1648 - 1649
  • Jacques CHALVIN feu Hugues - 1655
  • Antoine de VAUJANY - 1658
  • Philibert CHALVIN feu Pierre - 1660 - 1672
  • Philibert CHOUVIN feu Claude - 1661 - 1681
  • Ennemond PONCE - 1662
  • Claude PELLISSIER - 1664 - 1673 - 1674 - 1675
  • Jean GEYMET - 1665 - 1671
  • Hippolyte CHALVIN - 1666 - 1684
  • Jean PELLISSIER - 1667 - 1668
  • André CHALVIN - 1670
  • Jacques CHALVIN - 1676
  • Jacques PELLISSIER feu Philibert - 1677
  • Hugues CHALVIN - 1678 - 1682
  • Barthélémy CHALVIN - 1679
  • André PELLISSIER - 1680
  • Philibert PELLISSIER - 1681
  • Claude VIEUX - 1682
  • Hugues de VAUJANY - 1683
  • Jean PELLISSIER - 1683
  • Antoine SALLIER - 1684 - 1693
  • Philibert VIEUX feu Jaymen - 1685
  • Jacques de VAUJANY - 1686
  • Jean VIEUX feu Abel - 1687
  • Claude PELLISSIER feu Claude - 1687 - 1694
  • Jean PELLISSIER - 1688 - 1689 - 1692
  • Jean de VAUJANY - 1690 - 1697 - 1710 - 1717
  • Henry VIEUX - 1691
  • Philibert CHOUVIN - 1695
  • André PELLISSIER - 1696
  • Jean VIEUX feu Philibert - 1698 - 1708
  • Claude PONCE feu Claude - 1699 - 1706
  • André CULLET - 1700 - 1701
  • Ferréol de VAUJANY - 1702
  • Hugues CHALVIN - 1703 - 1715 - 1737
  • Antoine CHALVIN - 1705
  • Philibert PELLISSIER - 1714 - 1729 - 1730
  • Claude PELLISSIER feu André - 1716
  • Jean SONNIER - 1717 - 1722
  • Pierre CHALVIN - 1719
  • Pierre PONCE feu Ennemond - 1724 - 1725
  • Pierre PONCE feu Denis - 1726 - 1733
  • Claude PONCE feu Philibert - 1728 - 1749
  • Pierre CHALVIN feu Philibert - 1729
  • Pierre CULLET - 1735
  • Jean PELLISSIER - 1736 - 1737
  • Jacques CHOUVIN - 1738 - 1744
  • Hugues CHOUVIN - 1739
  • Philibert de VAUJANY - 1740
  • Philibert CHALVIN - 1743
  • Pierre PELLISSIER - 1745
  • Laurent PONCE - 1746
  • Claude VIEUX - 1747
  • Ennemond PONCE - 1748
  • Georges CHALVIN - 1750
  • André PELLISSIER - 1753
  • Claude PONCE feu Claude - 1762 - 1765 - 1766
  • Pierre PONCE feu Claude - 1774
  • Pierre CULLET - 1775
  • Jean de VAUJANY - 1778
  • Jean ARNOL - 1780 - 1781
  • Georges CHALVIN fils - 1782
  • Laurent PELLISSIER - 1783
  • Pierre GAY - 1786
  • Jean CULLET dit le Cadet - 1789
    Maires
  • Pierre André CULLET
  • André SONNIER 1794-
  • Jean PELLISSIER feu André 1800-1803
  • Jean Baptiste CHALVIN 1803-1821
  • Claude PELLISSIER feu Jean 1821 - 1825 / 1826 - 1827
  • Jean VIEUX 1825 - 1826 / 1828 - 1841
  • Pierre CHALVIN 1842 - 1848
  • Jacques VIEUX COMBE 1849 - 1855
  • Laurent EMIEUX 1855 - 1870
  • François CHOUVIN fils d'André 1871 - 1884
  • Jean Baptiste CHOUVIN 1884 - 1886
  • Calixte CHALVIN 1886 - 1892
  • Louis Frédéric VIEUX 1892 -

 5 - Ephémérides de l'histoire de La Garde en Oisans

Ces quelques éphémérides présentés sont le fruit des recherches généalogiques effectuées. Voir également le site d'Aurélien SOUSTRE sur La Garde en Oisans : http://lagardeenoisans.com
  • 1058

L'église paroissiale, déjà placée sous le vocable de Saint-Pierre, est attestée pour la première fois dans les textes (Cartulaire d'Oulx), à l'occasion de la donation que le seigneur Adam en fait à l'abbaye d'Oulx en Briançonnais

  • 1225.
    Le Comte d'Albon donne au monastère d'Oulx toutes les dîmes des "argenterii" (mines soit de fer, plomb,...) exploitées actuellement à l'Armentier
  • 1261

La catastrophe de 1219 nous offre le premier véritable document sur l’Oisans : il est précisé que les habitants de La Garde sont hommes liges de Guigues, Dauphin et qu’ils tiennent de lui tout ce qu’il possèdent à la réserve de ce qu’il tient des favetiers et le “petit bois” qui était au fief de l’Armentier.

  • 1593

Achat des terres de La Garde par François de BONNE de Lesdiguières qui appartenait pour deux tiers et demi à Louise de VAUJANY, épouse de Marcelin Vilar et la moitié du demi à Maître Honoré MOULIN, notaire.

  • Début 17e siècle

Tous les papiers concernant la communauté de La Garde avec les terriers et cadastres de 1404 sont vendus à un marchand épicier pour en faire des cornets !

  • 1672

Une restauration magistrale de l’église Saint-Pierre de La Garde débute après une première visite de Monseigneur Etienne Le Camus. « En piètre état », avait-il dit après avoir inspecté l’édifice cultuel. Le curé est alors Pierre GUYERS, natif d’Huez : ”les habitants se plaignent qu’il buvait trop de vin et surtout voyait trop de femmes (notamment fréquente sa cousine issue de germaine Anne Besson)”.

  • 1677

Les religieux en charge du Prieuré conçoivent le projet de réaliser un cadran solaire. "La Montre" voit le jour sur la facade sud de l'église Saint-Pierre.

  • 1678

Le 23 juillet, Monseigneur Etienne Le Camus, Evêque-Cardinal de Grenoble en visite pastorale à travers l’Oisans, monte à La Garde et constate avec satisfaction que l’église a été « rebâtie à neuf ». Ses nombreux déplacements et son attachement à la terre d’Oisans vaudront au Prélat le surnom de « Cardinal des montagnes ».

  • 1703

Le mois de mars voit tomber la neige en abondance : à la décrue en avril, la route de Maronne est coupée par une avalanche.

  • 1728

"Marie", actuelle petite cloche de l’église est coulée. Marque de Pierre ALBENGUE, Maître-Fondeur à Grenoble.

  • 1730

En juillet, la chapelle Marie Madeleine en ruine depuis longtemps est réédifiée et en état d’y célébrer la messe.

  • 1733

En septembre, les inondations emportent le pont de Sarenne.

  • 1735

La reconstruction du pont est toujours d’actualité - “en mars, les chemins publics sont devenus impraticables faute d’entretiens et réparations et empêchent les habitants de se rendre au marché du Bourg d’Oisans”.

  • 1738

Mort de Joseph NACLARD par une pierre de la montagne des Armentiers vers les mines de cristal.

  • 1751

Le 7 mars, Claude de Vojany, habitant du Rosai, trouva la mort en glissant sur une plaque de glace, un dimanche, alors qu’il revenait d’Huez où il avait assisté à la Messe - il dut aller droit au paradis. Une Croix rappelle l’emplacement ou le malheureux se dérocha.

  • 1770

L’hiver 1770 a été très long, la neige a fondu à Pentecôte, à La Garde, on a moissonné qu’à Notre Dame d’août. Suivi d’une note du curé d’Huez : “Lors du mariage du Dauphin avec la fille de la reine de Hongrie, les chevaux furent pris de panique, il périt 800 personnes.” (registre paroissial)

  • 1775

Le 23 octobre, le village des Rosets (Rosay) a été réduit en cendres, l'incendie a duré trois jours, et dix jours après, on trouvait encore du feu dans les masures (registre paroissial d'Huez)

  • 1776

Le 4 mars, les Séchiers furent à deux doigts de leur perte, toute la neige qui est au-dessus ayant boulé, n’a renversé que le four (registre paroissial).

  • 1778

“Dans la nuit du 15 du mois d’octobre, il tomba une pluie si abondante et si rapide après des pluies ordinaires et fréquentes pendant cet automne, qu’elle a causé des dégâts affreux, la plaine du Bourg d’Oisans a été inondée dans toute son étendue, les ponts emportés, des ravines prodigieuses ont abîmé beaucoup de terrains dans les paroisses d’alentours, beaucoup de dégradations dans les pièces de terre, en un mot ce foudre inattendu d’eau jeta tout le monde dans la consternation, on ne voyait que torrents de tous les cotés, les maisons presque toutes submergées. Le ruisseau faisant dans sa chute des bruits épouvantables qui semblait donner des secousses à cette petite contrée et à vouloir la précipiter dans le grand cloaque de la plaine. Ont ne peut percer au Bourg après quelques jours qu’à la nage, de sorte qu’on n’avait presque jamais rien vu de semblable mais heureusement il n’a péri personne. Voilà en précis les événements arrivés dans cette année.” (registre paroissial)

  • 1780

Le 5 juin, le Duc de Villeroy, seigneur de l’Oisans, vend à Claude PERRIER, bourgeois de Vizille, une forêt à La Garde dénommée la forêt de Maronne, la Fayolle et Rochenoire formant trois cantons de forêts différents.

  • 1782


    • 30 octobre >> registre paroissial : ”j’ai inhumé dans le cimetière de cette paroisse Jacques VIEUX ROCHAS, fils à Pierre, marié des Armentiers, âgé d’environ 13 ans, lequel a été écrasé malheureusement par des pierres hier, dans les rochers audit lieu de l’Armentier, en gardant des bestiaux...”
    • 2 novembre >> registre paroissial : “J’ai inhumé Marie Vieux Rochas fille à Pierre de l’Armentier, âgée d’environ 26 ans, laquelle a été trouvée morte hier matin ayant la tête fendue dans les rochers de l’Armentier en allant du côté de la paroisse d’Auris, où elle fut, dit-on, pour chercher le chapeau de son frère, qui fut écrasé, à peu près dans le même lieu... Déclarant au surplus que la dite Marie Vieux fut toujours brave fille et bonne chrétienne ....”
  • 1786

En avril sur le registre paroissial : “ Mort de Jean Sonnier, à 48 ans, lequel s’est malheureusement précipité dans les rochers au dessus de la Toux, y étant allé pour ramasser de la vieille herbe pour nourrir ses bestiaux, étant tombé à la plaine au lieu appelé les Croisettes ...”

  • 1787

Cette année-là, s’abattit sur La Garde une épidémie de petite vérole qui décimât les enfants de moins de deux ans (un taux de mortalité très fort de 1 sur 3).

  • 1789.
    On cite dans un acte notarié Amédé GRANGE, Maître mineur aux cristaux de roche à La Garde
  • 1791

Le Prieuré de La Garde est supprimé et vendu comme bien national.

Vente du prieuré à Georges CHALVIN du Rosay, ex-maire, pour 1631 francs.

Vol de trois cloches de l’église ainsi que des vases sacrés, des ornements et du linge nécessaire à la messe.

  • 1793

Michel MAGNIN, de Bassay, ancien officier municipal, ne veut pas rendre la reconnaissance de 1742 qu’il avait pris (Bassay avait été rattaché à la commune de La Garde à la création des communes, ce n’est que quelques années plus tard qu’elle sera rattachée à Bourg d’Oisans sur la demande des habitants - Malheureusement, nous n’avons aucune trace de ce document aujourd’hui et pour la seconde fois, la commune perd son cadastre : 1404 et 1742) Les rapports des délibérations nous apprennent que les lieux du Conseil Municipal sont sous le tilleul, devant la porte de l’église et du cimetière.

  • *12 septembre : sur plainte des habitants, le Conseil municipal somme “leur ancien et vieux curé” Bertrand d’évacuer et sortir de la paroisse de La Garde dans le délai de trois jours et dans trois autres hors du royaume à défaut de quoi il sera déporté à ses frais par la force publique. La délibération est révoquée par le procureur général syndic car les accusations sont reconnues fausses et “exhortera la municipalité à ne plus se laisser égarer par la passion et à maintenir la paix et l’union si nécessaire au bonheur des citoyens.
  • 1826

La commune rachète le presbytère à Georges CHALVIN pour 5336 francs.

  • 1829

Jacques ORCEL, habitant de la Commune d'Huez, est cité comme instituteur à Maronne.

  • 1830

Reconstruction de la chapelle Sainte-Marie Madeleine.

  • 1834

Demande d'autorisation de faire des fouilles par Paul BRUN et Jean Louis CUYNAT pour découvrir une mine de fer située au Creux des feuilles vers une grande combe et au couchant des précipices coupées à pic

  • 1835


    • Ms ARNOL d'Huez et Jean VIEUX COMBE de l'Armentier ont découvert des filons de fer hydraté depuis le mas appelé Piteux, suivant la roche qui est en dessous des villages de l'Armentier jusqu'à la combe des Creux des feuilles et de ce dernier point jusqu'au village des Séchiers en suivant la combe de la Moulina jusqu'au ruisseau de Sarenne.
    • découverte d'une mine de cuivre située aupied du rocher confinant Sarenne au nord, les montagnes des autres parts ???
  • 1855

Construction d’un moulin scierie à La Salle par André PELLISSIER, meunier au moulin de Sarenne.

  • 1861

L’école se trouve dans une écurie et celle de Jacques Vieux Combe sert d’entrepôt de charbon pour le chauffage de la dite école ainsi que de cours de récréation.

  • 1868.
    La Commune concède un bail à ferme d'une carrière de platre au mas du Vernis
  • 1869

M. ARAGON, négociant au Bourg d'OIsans a reconnu aux Armentiers, au dessous de la Louperose, talc et autres métaux. Il recherche des minerais notamment sous le presbytère où l'on voit plusieurs excavations, en partie comblées, nommées les trous sarrazins

  • 1874.
    Recherche par Monsieur ARAGON de minerais de la combe de la Sourde jusqu'à la source du Vernis
  • 1885.
    Demande d'extraire du talc par Monsieur FAVIER au mas "Dessous La Garde" et "Aux Gorges". Le concessionnaire abandonnera pour non rentabilité en 1892. L'exploitation sera repris par Monsieur BOUDIER, elle prospère en 1907.
  • 1886

En août, le Conseil Municipal de La Garde décide la construction d’une école à la Ville, au lieu-dit Font-Vieille. Le devis est voté en 1887.

  • 1888

Construction d’une école mixte avec mairie au hameau de la Ville dont le premier instituteur est Léon BERLIOUX.

  • 1892

Un pont franchit le ruisseau de La Salle, remplaçant une passerelle en bois installée quelques temps auparavant.

  • 1896


    • Le Grand Pont franchit la Sarenne d’une seule enjambée et la route peut se poursuivre en direction des Armentiers.
    • Demande d'exploitation d'une carrière de talc au pied de la montagne par M. MORTILLER mais qui s'avère non viable par la présence de fer
  • 1898.
    La commune concède à Antoine PRIMAT des mines de pyrite de fer à l'Armentier
  • 1902

Auguste LAPORTE, ingénieur au Bourg d'Oisans, désire exploiter un gisement de talc pour 60 francs

  • 1904.
    • André COMTE désire exploiter le talc à la roche de l'Armentier sous l'Armentier le Haut.
    • 6 novembre : inauguration du transporteur aérien des mines des Grandes Rousses. Le droit de passage fait livrer gratuitement à la commune chaque année 1 tonne 5 de noisettes et 2 tonnes 5 de tout venant pour le chauffage des locaux communaux et pour les indigents. Une autre concession du 27 juin 1906 donne plus de charbon destiné aux habitants à des prix très avantageux. Cette concession sera de nouveau modifiée en 1914. D'après les différents courriers, la société des Mines regrettera toujours cette concession pour elle "ruineuse".
  • 1906.
    Le 20 décembre, une terrible avalanche à La Garde emporte le moulin PELLISSIER, "tuant le domestique et enlevant une écurie avec trois vaches". Le domestique était de nationalité Italienne, Giuseppe DENGIOVANNI.
  • 1910.
    Pierre Auguste Claude VIEUX PERNON, de 13 ans, est décédé le 27.06.1910 à L'Armentier en poursuivant une chèvre de son troupeau, a glissé au bord d'un précipice à pic et a fait une chute de 150 mètres. Son cadavre a été retrouvé dans un état méconnaissable.
  • 1919.
    La société des Talc et Statites des Alpes et la compagne des Mines d'Anthracité ayant fusé, un câble intermédiaire pour desservir l'usine de talc est installé
  • 1950.
    Le 10 février, une formidable avalanche a coupé la route d'Huez, un peu en dessous du village de La Garde. La hauteur de neige atteint à peu près 5 mètres. On dénombre le corps de 12 mineurs de l'Herpie.

 6 - Les Noms de familles de La Garde en Oisans

Il est frappant de constater que les noms de famille dans l’ensemble de l’Oisans n’ont pratiquement pas changé du Moyen âge à la fin du 19ème siècle. A La Garde, de nombreux patronymes existant au 14ème siècle sont apparus plus tardivement dans les communes voisines, tels FAURE, RIBOT, JOHANIN, ROUX, OUGIER, CHAIX…

Le plus ancien patronyme est certainement celui de CHALVIN qui existe de temps immémorial (14ème siècle) dont les représentants habitaient les Séchiers de Maronne.

Les autres sont venus quelques décennies plus tard tels les COULET, NACLARD, PELLISSIER, PONCE, (de) VAUJANY et VIEUX.

Les mariages, peu fréquents avec un étranger à la commune (j’ai estimé 5% pour un homme hors commune et 20 % pour une femme hors commune), ont favorisé la rareté des patronymes d’où l’apparition de nombreux surnoms (une douzaine parmi la famille VIEUX).

De 1737 à 1802 :35 % des habitants s’appelaient VIEUX33 % soit CHALVIN, CHOUVIN, PONCE ou VAUJANY

De 1803 à 1846 :36 % de VIEUX (ou dérivés)42 % soit CHALVIN, CHOUVIN, PELLISSIER ou SONNIER

De 1847 à 1872 :18 % de VIEUX (ou dérivés)20 % de VIEUX PERNON39 % de CHALVIN, CHOUVIN, PELLISSIER, ROUX ou SONNIER

J'ai essayé d'étudier l'origine des noms de la Commune, plusieurs d'entre eux ontmarqué par leur nombre ou par leur richesse notre histoire.
La plus ancienne est certainement la famille CHALVIN déjà fortement présente en 1339. Plus de la moitié des leurs habite Maronne où, dès 1450, des documents notariés les citent aux Séchiers. De nombreux Chalvin partirent à Auris et à Bourg d'Oisans.
Une branche des Chalvin se fit appeler CHOUVIN vers 1600. Son représentant, Philibert fut un marchand laboureur aisé d'après les actes notariés, la famille vécut principalement au Chef lieu.
La famille PELLISSIER fut par contre une famille plutôt dispersée. Apparue en 1450 avec seulement deux représentants, Bénédicte et Guillaume à Maronne, ils s'intègrent dans tous les villages. Au 17ème siècle, Mathieu et son fils Denis, sont notaires et plusieurs fois consuls de la communauté. Sinon, on les retrouve honnêtes laboureurs possédant des terres à La Ville et aux Ribots..
Si la famille VIEUX n'a qu'un représentant en 1420, elle devient le nom le plus usité de la commune au 19ème siècle avec de multiples surnoms..

  • ARNOL : La famille ARNOL établie à La Garde au début du 18ème siècle descend de Jean, natif du Mont de Lans, marié à Anne VIEUX. D’autres ARNOL sont venus d’Huez en Oisans avec d'autres écritures également comme ARNAUD.
  • CHAIX : Les premiers CHAIX attestés à La Garde proviennent de Fabien, natif de Villard Reculas, mais ce patronyme est très courant dans l’Oisans, on trouve même des CHAIX au 14ème siècle à La Garde
  • CHALVIN : Ce patronyme existe de temps immémorial dans la commune, on cite ce nom au premier recensement en 1383. Lors des actes notariés du 15ème siècle, les familles habitent déjà les Séchiers de Maronne !
  • CHOUVIN : Descendants d’André CHALVIN, bourgeois au Rosay au début du 17ème siècle, marié à Catherine MACQUERET. Veut-il se distinguer pour marquer son aisance ?
  • CULET ou COULET : Descendants de Barthélémy, natif de Perlouz en vallée d’Aoste, maçon et chapuis, arrivé en 1621 à Auris en Oisans puis à La Garde. Ses descendants deviendront aisés et Pierre André CULLET sera le premier maire de La Garde. Ses représentants émigreront en ville.
  • DUSSERT : Ce patronyme est un nom très courant en Oisans, ses représentants venus au 19ème siècle sont d’Auris en Oisans et de Bourg d’Oisans.
  • EMIEUX : Descendants de deux frères venus d’Huez en Oisans en épousant Louise CHOUVIN - 1851 et Célestine SONNIER - 1860 - Ce nom est très courant à Huez.
  • GLODAS : Descendants de Jean, maréchal ferrant du hameau de Bassey du Bourg d’Oisans, marié en 1707 à Suzanne VIEUX - s'écrit également GLAUDAS
  • GRAND : Descendants de Jean, natif de Livet et Gavet, marié à Marie VIEUX en 1748
  • GUEZ ou GAY : Famille du prieur de La Garde, elle s’installe vers 1680 – Origine de Grenoble. Ses descendants aisés vendront leur propriété et émigreront en ville.
  • NACLARD : Le premier Naclard vient de Bourg d’Oisans, les Alberges vers 1610
  • OGIER ou OUGIER : Origine de Besse en Oisans – La famille vient vers 1610 à La Garde - Ce patronyme est très courant dans l’Oisans.
  • PELLISSIER : La première mention de cette famille est dans le recensement de 1450. Ce patronyme est l'un des plus nombreux à La Garde ; on note particulièrement deux souches : celle des Ribot et du Bas de La Garde.
  • PONCE : Cette famille était une des plus nombreuses à La Garde. Elle apparaît la première fois en 1470 lorsque Leuzcon PONCE d’origine de Bardonnesche s’installe à Maronne.
  • PORTE : Descendants de Laurent, natif du Mont de Lans, marié en 1813 avec Catherine CULLET - ce patronyme est commun dans tout l’Oisans
  • ROUX : Ce patronyme est commun dans l’Oisans, déjà cité à La Garde dans la reconnaissance de 1383 - Les derniers ROUX sont originaires de Venosc dont Etienne marié en 1740 avec Catherine VIEUX
  • SONNIER : Descendants de Jean, natif de Livet et Gavet marié vers 1710 avec Catherine CHALVIN
  • VAUJANY : Le premier de VAUJANY attesté à La Garde exerce la profession de Notaire vers 1560. Sa descendance est nombreuse mais l’orthographe de son nom est variable de VOJANNY, VAUJANY, VOJANY,… - descend-elle de la famille noble du village de VAUJANY ou de Gaspard de VAUJANY, châtelain de l'Oisans ? Il n’existe pas jusqu’à présent de lien connu.
  • VIEUX : La première famille citée à La Garde date de 1420 - c’est la famille type du village. La multiplication des personnes de ce nom a fait naître multiples sobriquets : au début du 16ème siècle, on trouve un Jean VIEUX le Jeune et son frère Jean VIEUX l’aîné. Ce patronyme est présent dans tous les hameaux, tous les métiers, toutes les situations sociales.
    on trouve dans la commune plusieurs dérivés :
    • VIEUX BARTHELEMY : Descendants de Barthélémy VIEUX de l’Armentier le Haut marié en 1760 avec Anne VIEUX PERNON


    • VIEUX BLONDIN : Descendants de Jean VIEUX dit BLONDIN de La Ville marié avec Anne NACLARD en 1799


    • VIEUX BRIGONDET : Ce surnom apparaît début 18ème siècle avec Jean VIEUX, de l’Armentier marié à Claudine NACLARD


    • VIEUX CAFALET : Ce surnom apparaît vers 1750 à La Ville par Jean VIEUX, de La Ville marié à Thérèse VIEUX


    • VIEUX COMBE : Descendants de Jean VIEUX dit PASCRESSUS, de l’Armentier le Bas et Anne COMBE mariés en 1791


    • VIEUX CHOUVIN : Descendants de Louis VIEUX PERNON et Marie CHOUVIN mariés en 1801


    • VIEUX PASCRESSUS : Descendants de Laurent VIEUX, décédé en 1778 dans la misère


    • VIEUX PERNON : Un des plus vieux patronymes apparu vers 1700 par Jean de l’Armentier marié à Anne BERTIN. Le surnom PERNON est porté par l’aîné jusqu’en 1800 puis devient patronyme à part entière


    • VIEUX ROCHAS : C'est le plus vieux patronyme, porté par Claude VIEUX dit LA ROCHE vers 1650, propriétaire de La Roche de Maronne, habitant l’Armentier le Bas.


    • VIEUX SANS QUARTIER : Ce surnom apparaît début 18ème siècle, ses descendants émigrent à Bourg d’Oisans


    • VIEUX VIGNON : Ce surnom apparaît début 18ème siècle, attribué à Pierre VIEUX dit La Vigne, de l’Armentier, propriétaire de vignes aux Essoulieux
      D'autres surnoms avec VIEUX sont apparus à Auris.

 7 - Hameaux, châteaux et nobles, église et chapelles de La Garde en Oisans

  • La Garde
    C'est le chef lieu actuel ; le nom provient vraisemblablement de la situation géographique de ce village. D’origine germanique, ce terme, qui signifie forteresse, a été latinisé en Warda ou Wardia puis Garda ou Gardia
    Les noms de La Garde au cours des siècles : Paroisse sous le vocable de St Pierre
    Ecclesia Sancti Petri que est sita un locus qui dicitur Gardia, 1058 (Cartulaire de St Hugues)
    Ecclesia Sancti Petri de Guarda, XIe s.
    Ecclesia de Garde (ou Garda), 1158, 1172
    Prior de Garda, 1194
    La Garda, 1260
    • Le Bas de La Garde
  • La Salle
    Le hameau de Tuffer (La Salle aujourd’hui) est mentionné dans la reconnaissance de Jehan de Lemps, en 1341.Ce hameau était l'implantation d'une maison forte (d'où son nom) et d'une très ancienne tour, d'après certains auteurs romaine. On y aurait trouvé quelques monnaies romaines au 19ème siècle.
    Son emplacement d'alors était le croisement entre les routes d'Huez, Sarenne et Bourg d'Oisans.
  • La Ville
    Ce hameau a sans doute joué un rôle essentiel au XIe s. Il s’appelait alors Fageto, et il est probable que les ruines au lieu-dit « les vallons de la tour » soient le fameux « castrum Sageti ou Fageti », cité plusieurs fois dans le cartulaire de la prévôté d’Oulx, monastère en Briançonnais. Ce château contrôlait le passage du lac, et a dû constituer, du fait de sa position exceptionnelle pour le contrôle des échanges vers l’Italie, un enjeu politique et économique important, vers l’an mil.
    La Ville au cours des siècles :
    Ecclesia de Fageto : 1050, 1079, 1080, début XIIe s. (cartulaire d’Oulx)
    Capellam Beate Mariae de Castro Sageti, 1058, cartulaire d’Oulx
    Faye ou Fayet (signifie fayard ou hêtre) : 1339, XIV et XVe s.
    Villa de Fayeto : fin XVe s.
    Ville du Fayet : 1644
    La Ville : XVIIIe s.
  • L'armentier
    Aramentarium : Les Armentiers. . .
    Attesté par de nombreuses mines de fer sous le hameau (mentionnées dans le probus de 1262) et encore exploitées au XIIIe s. En 1261, les habitants de la Garde sont hommes liges du Dauphin et tiennent de lui tout ce qu’ils possèdent à la réserve des favetiers qui étaient au fief « Ayramentaris ». Ce fief a donc joué un rôle particulier.
    • Le Bas
    • Le Haut
  • Maronne
    La reconnaissance de 1339 ne parle pas du lieu-dit de Maronne, qui existait bel et bien à l’époque puisqu’on cite les trois hameaux le constituant sur un document de 1341 ( Secherus ( Sechier), Chastellard (Le Châtelard) et Rosetis (Le Rosai)). Marona est alors un nom de lieu, et se rapporte peut-être à la profession des habitants, Maronne signifiant guide ou charpentier. Maronne est-il le hameau cité en 1339, Magdalenam ? Une reconnaissance du 14ème siècle site ce village près d'un rocher, au lieu dit au banches ?
    • Séchiers
    • Chatelards
    • Rosay
  • Les Ribots.
    ce hameau n'est pas mentionné dans la reconnaissance de 1339. Son nom signifie "pierre dure" explicable par sa position géographique mais le nom de ce hameau pourrait provenir du nom de la personne qui y habitait. De nombreux RIBOT vivaient dans l'Oisans.
  • Les hameaux situés dans la plaine
    • Les Vernis
      Cet hameau situé sur la rive droite de la Romanche appartenait à La Garde. Suite à l'accès facilité au Bourg d'Oisans, il a été rattaché à cette commune.
    • Vieille Morte
      Hameau également situé dans la plaine aujourd'hui abandonné sur la rive doite de la Romanche.
    • Pineleria
      Ce mot signifie bois de pin. Aujourd’hui disparu, ce hameau était probablement au-dessus de Bassey et des Essoulieux où existe un lieu-dit « La Pinellière ». Dans les divers documents de 1450 à 1470, on retrouve un « campo de pinelleria » dans les vignes d’Essolieux ; comme ce hameau n’a jamais changé de nom (probus de 1260, cité comme lieu planté de vignes). Le hameau de Bassey a du être reculé vers la plaine, suite à une destruction ou parce que le lac ne constituait plus de menace (d’où le nom de Bassey, en contrebas).
    • Bassey et Essolieux
      Ces deux hameaux appartiennent à Bourg d'Oisans depuis la révolution. Aux Essolieux, il existe des vignes depuis fort longtemps, vignes fort convoitées puisqu'elles appartenaient aux nobles au 14ème et 15ème siècle.
      Et de nombreux actes notariés durant les siècles suivant viennent attester la présence de vigne sur les pentes des Essolieux.


Nobles et châteaux

Il reste difficile de reconstituer l'historique de ces châteaux, sans fouille archéologique plus détaillée. Les archives de la commune ont pour la plupart disparu. Le passé de La Garde, pour cette période du Moyen Age se trouve peut-être en partie dans les écrits archivés à l'abbaye d'Oulx. J'entreprend actuellement des recherches auprès des archives de Turin, mais les archives du monastère ont été dispersées entre plusieurs lieux.

  • Il existe un lieu-dit "Le Château" à la Garde, qui surplombe au nord-ouest l'ancien prieuré. Il apparaît tard dans l'histoire, au milieu du XIIème siècle dans le Probus, comme localisation d'une pièce de bois : medietatem Rovoyrie in Castello (actuellement la Rivoire), Castellum au milieu du XIIIème siècle, puis aux XVème et XVIème siècles : item loco dicto el Chatel. Il domine de 400 mètres à l'ouest la plaine du Bourg d'Oisans et à l'est la vallée de la Sarenne. Le relief naturel, fait de bancs de schistes feuilletés, a été aménagé et terrassé. Un petit bâtiment ruiné (dit chapelle de la Madeleine) occupe le centre du site. Cette chapelle, citée en 1497, apparaît sous le vocable de Saint-Marie Madeleine. La trace de deux autres constructions se remarque au sud-ouest. Un ancien chemin rural dessert le site.
  • Le château du Fayet
    Quand j'ai commencé à étudier l'histoire de la Commune, j'ai été intrigué par la mention d'un hameau Faye lors du recensement de 1339. C'est quand j'ai découvert dans un acte notarié la concordance entre le hameau de La Ville et Le Fayet, que j'ai compris que ces deux lieux étaient identiques : sont cités ci-dessus les différents termes de ce hameau.Au milieu du XIème siècle, dans les documents du cartulaire d'Oulx, on retrouve Adam, seigneur du Briançonnais. En 1058, alors seigneur du Castrum Fageti à La Garde, contrôlant le passage et tout le val de la Sarenne, il fait donation de ses biens à l’abbaye d’Oulx, renonçant à son pouvoir politique en Oisans, au profit de l’Eglise, et du comte Guigues le Vieux. Quatre chartes du cartulaire d’Oulx s’intéressent ainsi au Château et à sa chapelle « Beate Maria ». La motte castrale contrôle les paroisses d’Huez et de La Garde, le péage du lac, le droit de pêche de l’ensemble des cours d’eau (lac, Sarenne, et lacs du massif des Rousses), ainsi que les revenus des alpages.Compte tenu de cette position stratégique, de la facilité d'accès par l'ancien lac (point le plus bas), de la richesse des terres adjacentes, et de l'ancienne toponymie de la Ville, il est tentant de penser que les ruines de La Tour étaient le légendaire Castrum Sageti..
  • Quelques nobles recensés à La Garde en 1339, comme de Garda et Taillefer mais très vite, les seigneurs se sont déplacés hors Oisans (voir livre d'Allix sur l'OIsans au Moyen âge) pour posséder des terres plus riches. La modeste noblesse de l'Oisans s'appelaient "favetiers", albergeant des terres souvent très dispersées, mais touchant des droits féodaux. Elle se fonda très vite dans la bourgeoisie locale.
    A ce sujet, en 1261, on rapporte que "les habitants de La Garde sont hommes de Guigues, Dauphin de Viennois, et qu'ils tiennent de lui tout ce qu'ils possèdent à la réserve de ce que tient des favetiers et le petit bois qui était au fief de l'Armentier..

Nous trouvons le 5 août 1352 l'hommage prêté au Dauphin de Aymon de LEMPS (de lento) de propriétés dans la paroisse de La Garde. Son descendant (?)Leuczon de LEMPS les vend en 1436.
Avant 1381, les moulins de Sarenne appartenaient à Noble Berard BERARD et furent vendus à Pierre REYMOND dit TAILLEFER.
Entre 1381 et 1387, apparaît Noble Raymond TAILLEFER qui possède une terre à la Combe de Fonteont vers l'Armentier puis vient la famille REYMOND avec Guigues certainement de la même famille. Ce dernier épouse Gonete de BEAUFORT, fille d'Odoul et héritera de la moitié de son office notarial de Ratiers
Pierre REYMOND dit TAILLEFER est cité en 1452 pour l'achat de terres de Guigues GIRAUD ayant appartenu à Guigues REYMOND. On le retrouve en 1487 propriétaire d'une maison, prés et terres à l'Armentier
Toutes ces terres ont été vendues à Guillaume PELLISSIER, alors prieur de La Garde, qui appartiendront plus tard à Noël PELLISSIER.


La Sarenne

Le nom de la rivière est quelque peu mystérieux. C'est un torrent de montagne capricieux qui a plusieurs repises a détruit les ponts qui la chevauchaient.L'ancien nom était "Sarracena" ce qui signifie sarrazine. En quoi les Sarrazins ont-ils influé à La Garde ?


Eglise et chapelles de La Garde
L'église romane de La Garde a certainement été bâtie dans la deuxième moitié du 11ème siècle mais entièrement construites en 1676 - 1677.
En 1830, l'église est remise en état : charpente, couverture, crépis extrieurs, enduits, pentures intérieures.
En 1838, la commune décide d'acheter une cloche. Une commande est passée à M. Bonnevie, fondeur de Grenoble et le clocher dont les bois sont pourris et vermoulus est réparé. Sur la cloche sera gravée les principaux donateurs dont François VIEUX PERNON ROCHAS et Marguerite PELLISSIER, son épouse, riche propriétaire à l'Armentier. Concernant l'histoire des cloches de l'église, voir le très bon document d'Aurélien SOUSTRE sur son site http://lagardeenoisans.com/ (cliquer sur l'onglet art campanaire)
Les différentes chapelles
Dans l'église

  • Chapelle Sainte-Catherine annexée à l'office de la sacristie
  • Chapelle Saint-Etienne (fondée par Noble Berard BERARD) annexée à la sacristie Saint-André
  • Chapelle Saint-Maurice annexée à la cure
  • Chapele du Rosaire
  • Chapelle Saint-Berard - citée en 1410

A l'extérieur de l'église

  • Chapelle Sainte-Marie Madeleine (au lieu dit le Château).Citée en 1218.
    La confrérie de Sainte Marie-Madeleine installa avant le XIIIème siècle des établissements hospitaliers dans toutes les Alpes, servant comme maladrerie ou maison de refuge. Une chapelle, dédiée à Sainte Marie-Magdeleine y était souvent attenante. Le 25 juillet 1730, une assemblée des habitants nous signalent que la chapelle qui étaient en ruines a été rédifiée et en état d'y célébrer la sainte messe. Elle est dédiée également à Saint-Roch et Saint-Sauveur.
  • Chapelle Saint-Antoine au Ribot - citée en 1728
  • Chapelle Sainte-Trinité au Rosay - reconstruite en 1643
  • Chapelle Saint-Barthélémy aux Séchiers de Maronne - cité en 1653 - Philibert CHALVIN y possède les fonds.


Le prieuré de La Garde
Le prieur de La Garde dépendait de la prévôté d'Oulx du diocèse de Turin et fut certainement fondé dans le deuxième moitié du XIème siècle.
Les paroisses de Saint-Julien d'Auris, Saint-André de Clavans, Saint-Didier de Clavans, Saint-Arey du Freney, Saint-Pierre de La Garde, Saint-Ferréol d'Huez, Saint-Jean Baptiste de Villard Reculas et Saint-Nicolas de Brandes étaient à la nomination du prieur de La Garde.
Lors des premières visites pastorales, nous avons la description des occupants du prieuré. En 1410, Mgr Aimon de Chissé, évêque de Grenoble, constate que le prieur s'appelle Jean MEYTRERIE avec un chanoine. En 1488, il y avait le prieur, un sacristain, un curé et deux religieux.
En 1676, Joseph Louis de SIMIANE est cité comme prieur, Il protestera par le fait de devoir entretenir le curé, le sacristain et deux religieux. Il sera remplacé le 19 avril 1680 par François MENEY.
Les biens du prieuré
Ils consistent en des batiments situés à La Garde et des terres, prés, vignes situés à La Garde, Huez, Villard Reculas, Besse, Clavans et Le Freney.
Au cours de la visite pastorale du 23 juillet 1678, Mgr Le Camus a fait la visite de l'église priorale et paroissiale, sacristie, fonds baptismaux ... clocher, cimetière du prieuré, des lieux où les habitants assurent qu'étaient baties la maison de la sacristie, le cloître et les granges... et il n'en reste plus aucun vestige. Le prieuré est en mauvais état mais déjà en 1678, un certain de nombre de batiments probablement contigus ont disparu. Mais d'après cette phrase : après avoir fait la prière dans l'église, Monseigneur est allé loger dans la maison curiale qui est à deux cents pas, on peut en conclure que Le bas de La Garde pourrait constituer l'ancien prieuré.
Session de la prévôté d'Oulx : A la suite de la sécularisation de la prévôté d'Oulx par l'évêché de Pignerol, le seigneur évêque de cette ville cède ses droits au seigneur évêque de Grenoble le 23 décembre 1748.
Le prebytère et ses annexes seront vendus comme bien national le 19 mars 1791 aux nommés SERT et MAGNIN pour le prix de 20800 livres qui cèderont à Georges CHALVIN du Rosay pour sa partie de La Garde. Il sera racheté par la Commune pour 4000 francs le 20 novembre 1826 et donne ainsi la composition du batiment de 160 m² : maison, cuisine, salle du poële, chambre dessus, écurie, grange, le tout sous le même toit ; jardin, terre de 1220 m². 20 plus tard, la commune fera des travaux nécessaires à sa réhabilitation, les batiments ainsi réparés ont subsistés et ont été occupés régulièrement jusqu'en 1922 par les desservants successifs. Le dernier en date est Jean François MEUNIER qui est mort à La Garde.
Les batiments vacants ont été loués à l'abbé Guinand (délibération du 16.12.1945), abbé de Notre Dame de l'Assomption de Lyon pour y établir une colonie de vacances puis au profit de la société La Tutélaire de Grange Rouge, dont le directeur est l'abbé Guinand qui est une société d'éducation populaire.

 8 - Colportage à La Garde et dans l'Oisans

La descente des colporteurs Uissans était une des annonces de l'hiver. Dès la fin octobre, on les voyait se masser au Bourg d'Oisans et s'engager sur l'étroite route de la vallée de la Romanche pour aller faire leurs provisions de marchandises à Grenoble ou à Lyon avant de commencer leur tournée.
Les colporteurs ont laissé une image pittoresque, sillonnant les villages et les hameaux, la balle au dos, sortant de sa hotte ou de son grand sac, les menues merveilles fabriquées en ville. Mais, c'est plus pour survivre, vu le peu de ressources que leur rapportait leur métier d'agriculteur qui poussèrent ces hommes des montagnes à se déplacer hors de l'Oisans.

Une origine lointaine :

Déjà, en 1412, un texte nous indique une émigration temporaire qui a "pour but de fournir aux paysans de l'Oisans l'occasion de gagner de l'argent dont ils ont besoin, principalement en vue de payer l'impôt, argent que leur terre ne peut leur fournir en suffisance".
En 1428, leur destination et leurs occupations sont indiquées par un texte : Grenoble, en Provence et dans le Comtat, de nombreux Uissans vont tirer les bateaux de sel sur le Rhône.
Mais les mots "misère, misérable" sont souvent répétés dans les textes et les doléances indiquent "que tel ou tel habitant est parti mendier".
En 1458, un texte indique que cette émigration temporaire s'étend de Toussaint à Pentecôte.
Au 17ème siècle, j'ai recensé au moins dix marchands officiels dans les familles CHOUVIN et PELLISSIER.
L'apogée du colportage se situe après 1850 mais diminue avec la fin du siècle. Dans les recensements de 1886, 36 % des chefs de famille se déclarent colporteurs, seulement 7 % en en 1911 et 3% en 1921. Nous n'avons pas de recensements précis auparavant mais il serait vraisemblable d'avancer que 4/5ème des familles colportaient vers 1850.
J'ai étudié sur La Garde les naissances depuis 1737 (date des premiers registres que la commune possède) et les conclusions en sont éloquentes. Autant au 18ème siècle, les naissances sont plus ou moins réparties sur les douze mois de l'année, autant au 19ème siècle, et notamment les décennies 1820 - 1890, il y a un déficit de naissances manifestes durant les mois de juillet à septembre. La moitié des naissances se situent entre janvier et mars. Il y a donc bien une présence familiale forte entre avril et juin, et des départs importants entre novembre et janvier.
Le colportage cachait une grande misère et nombre de colporteurs sont morts sur la route ou en prison. J'ai pu avoir des archives communales un « état des condamnations de plusieurs individus de la commune de La Garde » dressé par le Maire de la commune en 1856 et qui atteste de la difficulté que rencontraient tous ces hommes :


Extrait de l'état des condamnations de plusieurs individus de la commune de La garde
1. Tribunal de commerce de Grenoble opposant Ferréol ARNOL, non réhabilité le 8 septembre 1848, à Hugues CHALVIN et Pierre SONNIER
2. François GLODAS, prévenu de vol, condamné à 13 mois de prison par le Tribunal de Saint-Marcellin le 22 février 1842
3. Louis Frédéric VIEUX PERNON, déclaré coupable de vol, condamné à 30 mois de prison par la cour d'assises de Périgueux le 20 juin 1845
4. Augustin PELLISSIER, condamné à 13 mois de prison pour mendicité et menace par le tribunal de Bourg en Bresse le 13 juillet 1849
5. Philippe VIEUX PERNON, déclaré coupable d'escroquerie, condamné à 10 jours de prison, Pierre VIEUX PERNON, son frère, condamné pour le même fait à 20 jours de prison, par le tribunal correctionnel de La Rochette le 16 novembre 1849, condamné pour récidive pour le même fait par le tribunal de Napoléon Vendis le 1er février à 1 mois de prison.
6. Philippe VIEUX PERNON, déclaré coupable d'escroquerie condamné à 2 mois de prison par le Tribunal correctionnel de Limoges le 18 mars 1847
7. François ROUX, déclaré coupable d'escroquerie faisant la partie illégale de la médecine, condamné à 1 an et un jour de prison dans la maison centrale de Fontrevaud par le Tribunal de Nantes le 21 janvier 1854
8. Louis VIEUX PERNON, déclaré coupable d'escroquerie condamné à 1 jour de prison par le Tribunal de Napoléon Vendis le 1er février 1855
9. Jean PELLISSIER, déclaré coupable d'escroquerie à 15 jours d'emprisonnement par le Tribunal d'Autun (Saône et Loire) le 9 février 1852
10. Alexandre CESARD, déclare coupable à 1 mois de prison pour vol par le même tribunal, même jour
11. Antoine ROUX, condamné à 13 mois d'emprisonnement pour s'être rendu coupable d'escroquerie et Claude VIEUX VIGNON, condamné à 14 mois d'emprisonnement pour escroquerie par la cour d'assises de Fontevraud le 4 mars 1856

Cela représente qu'une petite partie des condamnations, nombres de colporteurs se sont retrouvés ruinés et acculés à la faillite et à l'expropriation de leur terres, tel Jean VIEUX, maire de La Garde, qui avait en 1845 près de 50 000 francs de dettes.


Les documents des colporteurs

Ici contre, la patente d’un marchand forain avec bête de somme concernant François VIEUX PERNON ROCHAS de l’Armentier.

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La patente était obligatoire : « Les marchandises mises en vente sans patente pouvaient être saisies ou séquestrées aux frais du vendeur. »
Tout colporteur devait tenir « un livre journal, un livre d’inventaire ».
Il est important de constater le nombre important de personnes de La Garde lettrés à cette époque, plus de 80 % savaient signer au 19ème siècle.
D’autres colporteurs n’avaient que leur balle avec eux, c’est le cas en général des colporteurs merciers.
Tout comme la patente, voyager nécessitait de la part de tous les colporteurs un passeport de l’intérieur.
C’est une véritable mine de renseignements pour la description de nos ancêtres en l’absence de la photographie que fournit ce passeport renouvelé chaque année.

François Vieux Pernon décrit avec minutie ci-contre pour un de ces derniers voyages, il devait décéder cinq années plus tard : barbe châtaigne, visage ovale, teint un peu coloré, sans premier doigt de la main droite….

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Les colporteurs se faisaient livrer leurs marchandises souvent dans des points de relais où les auberges tenaient le premier plan. Leur correspondance est très nombreuse.

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Ci-dessus le carnet de route appartenant à Jean Vieux Blondin, on peut s’apercevoir des différenteshaltes que ce colporteur accomplissait.


Les spécialités du colportage

Les deux plus importants sont sans contexte la rouennerie et la mercerie dont les colporteurs de La garde sont majoritaires.
Les balles des merciers étaient plus légères contenant fils, aiguilles, épingles et pelotes, laine et coton à repriser ; c’est le colportage le plus humble sans mise de fonds ni grande habileté à l’usage de ceux qui n’avaient rien.
Celles des rouenniers représentent un colportage plus riche avec tissus, toiles et articles de laine. Si à l’origine, ce commerce servait à écouler la fabrication des tisserands locaux, il devient vite un véritable commerce où les colporteurs cherchent leur marchandise à Grenoble, Lyon voire Paris.
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facture.pngCommande pour Jean Vieux en 1845, où l’intéressé commande tout un assortiment de bonneterie chez l’entreprise PALLIAS à Lyon : bas, pantalon, gilet, gant, chausson, chaussette, etc.
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D’autres exemples de grands magasins de bonneterie, cette-fois ci à Limoges.
Articles de bazar et quincaillerie
Ces produits multiples nécessitaient pour les étalagistes un véritable bazar sur roue traîné par un cheval ou un mulet. Ces colporteurs sont devenus de véritables commerçants que l’on retrouve tout au long des actes notariés à partir du 16ème siècle.
Comestibles
A l’origine, le colporteur exportait certaines denrées de la montagne mais au 19ème siècle, elles ont cessé d’y jouer un rôle. De la petite épicerie roulante, certains sont devenus des épiciers en gros ou des marchands de liquides, telle la famille VIEUX PERNON de l’Armentier dont certains représentants se sont installés dans la région de Bordeaux.

Ci-contre chocolat, café acheté à Limoges en 1845

Une spécialité de La Garde : Droguistes, herboristes et aussi charlatans

A l’origine, tous les porte-balles transportaient avec eux des herbes qui avaient bien sur toutes sortes de vertus, comme le thé des Alpes ou l’Arnica. Au fur et à mesure, l’espèce d’armoire en osier se transforma en meuble léger à tiroirs où les remèdes de l’herboriste étaient soigneusement rangés. Mais les remèdes étaient le plus souvent anodins et sans grande efficacité, le talent d’orateur du colporteur était alors essentiel. Une anecdote célèbre précisait que le colporteur se rendait tôt le matin dans une étable d’un village proche pour mettre du poil à gratter aux vaches afin de les incommoder, et quand il se rendait peu après, il les guérissait triomphalement.
J’ai retrouvé dans les archives de ma famille quelques remèdes miracles dont je vous fais part, ceux-ci font plus penser à des poudres de perlimpinpin que de véritables médicaments !

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Les seigneurs du colportage : lunetiers et fleuristes-
La lunetterie est le colportage le plus récent apparu après la guerre de 1870, elle s’approvisionnait principalement à Morez en Jura où la famille PELLISSIER des Ribots s’y est même installée. La valise du lunetier renferme des verres et des binocles, un trésor de richesse que le porte-balle, le plus riche des colporteurs Uissans, manie avec grande habileté.

-les fleuristes sont les seigneurs du colportage. Si la plupart sont originaires de Venosc, La Garde abrite un des plus célèbres en la personne de Claude CHOUVIN. Le Musée Dauphinois a exposé plusieurs de ses lettres et représentations de fleurs et Jean-Louis BEAUCARNOT l’évoque dans son ouvrage sur les colporteurs :
« La vie de Claude Chouvin, marchand fleuriste originaire de La Garde, est parfaitement exemplaire. Amené à la profession par un beau-frère, il entreprend, entre 1894 et 1901, plusieurs campagnes, qui le conduisent successivement à San Salvador, au Chili et à Rio de Janeiro, d'où il rapportera en une seule visite une véritable fortune. Rapidement, il acquiert un hangar à Angers, où il stocke sa marchandise. Il investit dans la publicité, publiant des annonces dans les journaux, se faisant imprimer des catalogues où les fleurs sont dessinées par des peintres-artisans spécialisés, des planches somptueuses présentant l'amaryllis pourpre au cœur doré, la gentiane bleue aux étamines d'or ou encore l'aralia rouge. »

En effet, de nombreuses planches de fleurs étaient dessinées et coloriées avec beaucoup de soin afin de donner aux acheteurs éventuels une impression de vérité. Ces plantes d’ornement étaient des marchandises de luxe, la clientèle se trouvait en ville ou pays riches et entraîna les colporteurs à une expatriation lointaine jusqu’en Russie, l’Asie et toute l’Amérique !

Félix VIEUX, de La Ville, a commandé à Belfort tout article de lunettes (précisé de Morez) et de coutellerie

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Les pays visités

Si les plus pauvres se contentent d’arpenter le Dauphiné même, la plupart des voyageurs fréquente les pays du Centre : Auvergne, Limousin, centre sud et ses abords. Le centre de livraison se situe à Lyon ou Moulins.
L’Est est un monopole des hommes de La Garde et des communes avoisinantes, Huez et Auris avec les colporteurs lunetiers. Le réseau familial y joua un rôle prépondérant avec un centre de livraison à Morez en Jura.
L’Ouest et le Sud-Ouest ont connu les colporteurs spécialisés dans le voyage du commerce en alimentation, peu de personnes de l’Oisans y sont attestées, seule une famille de La Garde, les VIEUX PERNON, semble y avoir réussi.
Les pays lointains : de nombreux exemples attestent que les colporteurs n’ont pas hésité à franchir les frontières de l’hexagone pour accroître leur commerce en possédant en France de nombreux comptoirs à Paris, lieu de livraison, mais aussi dans les principaux ports maritimes. Le monde méditerranéen leur semblait même petit et ils n’ont pas hésité à parcourir les nouveaux mondes dont l’Amérique. On imagine l’habileté de ses hommes au départ sans éducation et qui durent apprendre des langues diverses.


Les Correspondances
Les différentes correspondances entre les colporteurs et leurs familles restées à La garde sont une mine de renseignements et d’anecdotes en tout genre. Elles sont souvent émouvantes et témoignent de la dureté de la vie au 19ème siècle.

Je vous livre des extraits de quelques lettres qui me sont parvenues

Lettre du 27 juin 1849 de Jean Vieux Blondin à sa mère et sa familleMes chers parents,Présente est pour vous annoncer qu’au moment où je me disposais à quitter le pays, ma mule est tombée malade. Je l’ai fait saigner et placer un téton d’après l’avis du vétérinaire. Je lui donne également du miel, car c’est une maladie qui a du rapport gourmet, elle tousse beaucoup et ne répond guère. Je m’en irais à petites journées et attendrais si la maladie devient plus grave. Vous voyez quel bonheur j’ai avec mes bêtes. Il est inutile que je vous parle de mon cheval entier quoique bon, tôt au tard il me fera du désagrément. Je suis parfaitement guéri de la manie du bégaillement. Donc qu’elle crève ou qu’elle guérisse. C’est bien fâcheux, car j’étais parvenu à amasser près de 1500 écus, et il me reste un peu de marchandises. Les récoltes ici sont très belles, il y a beaucoup de foin. Une chaleur de forte et pas de pluie, cette température engendre beaucoup de maladies. Tâchez de faire le mieux.
Dimanche vous allez beaucoup vous amuser avec l’ami Vieux Combe. Il a très bien choisi. Adélaïde est une bonne personne, économe, et qui n’a eu de faiblesse que pour se faire une position. Je m’aperçois que la philosophie a fait chez lui d’immenses progrès. Lui seul a su mettre de côté le préjugé.
Si Adélaïde m’eut voulu, je l’eusse épousé avec beaucoup de plaisir. Je n’ai pu vous écrire plus tôt pour ne pas troubler votre fête, le bon Saint-Pierre. Mes compliments à tous nos amis et voisins, n’oubliez Jacques Vieux fils, enfin tous, Janviotte, notre cousin, Jean Sonnier, sa femme et Pierre Sonnier, son bon diable.
… Pour quant à Jules, mon frère Henry sera tenu de lui donner 1000 fr .. je donne la jouissance de tout cela à notre mère. Cependant si Pierre vient à perdre par malheur son œil, ce qui n’est pas, je prie Dieu, c’est à lui que je donne tout ce que je puis avoir. Vous allez sans doute me prendre pour un fou, mais il n’y a pas à s’y fier, mes amis sont morts subitement.
Les affaires ainsi réglées, je vous embrasse du plus profond de mon cœur.
Jean Vieux Blondin

Lettre du 26 mars 1850 à Saint-Fort sur Gironde de Jean Vieux à sa mère
Mes chers parents,
Je viens de Bordeaux où j’ai vu le pauvre père Philippe Vieux Pernon à l’hôpital, atteint d’un ulcère à la jambe dont il aura beaucoup de peine à se relever, et à franchement parler, je crois qu’il est perdu. J’ai eu moi-même une douleur aux reins qui m’a cloué quatre jours sur mon lit. J’ai voulu porter 40 k de mon auberge au bateau à vapeur, c’était de la mitraille, j’ai attrapé chaud et froid. Voilà la véritable cause de ma douleur. J’ai reçu à Mortagne une lettre de l’’Henry (son frère) qui m’a causé beaucoup de joie, je n’ai pas cru devoir lui faire réponse, parce que j’ai pensé qu’il serait parti pour le pays.
Depuis le carnaval jusque il y a huit jours, nous avons eu le plus beau temps du monde, mais ce matin il gèle à pierre fendre, il fait un vent furieux, hier il tombait de la giboulée ; j’ai vu avec plaisir mon neveu pouvoir déjà se faire comprendre, je l’engage à continuer ainsi que le Jules qui me paraît être un petit bourriquet. J’ai été fâché de l’accident de notre ami le Fils, ce maudit pommier bouffard me fit éprouver le même accident à l’âge de 9 ans. Ses filles auraient été à même mieux de faire cette besogne que lui ; vous ne me parlez pas du tout de mon frère, s’il est allé faire une petite tournée… vous souhaiterez le bonjour de ma part à l’Angélique, à toute la famille, et la ruche ne l’oubliez pas, donnez moi des nouvelles du bétail et de celui de l’Henry… rien de nouveau ici, les affaires vont médiocrement, cependant, je viens de faire une bonne tournée (3000 fr en deux mois). Le gouvernement rétrograde et ne suit nullement l’impulsion qui fut donnée dans le principe. C’est le régime du sabre qui est la meilleure de toute la raison.
Vous me ferez réponse de suite à Rochefort, poste restante (Charente Inférieure).
Le bonjour à notre ami Vieux le fils, à sa famille, à nos voisins Lalan et au peupleur de la Laponie, à sa femme et à tous ceux que la circonstance vous l’inspirera, n’oubliez pas le maire, c’est un bon diable. N’oubliez pas non plus nos oncles François et Pierre s’il est au pays.
Je vous embrasse du plus profond de mon cœur.
Jean Vieux

Lettre de janvier 1852 de Marie Vieux à son époux Pierre Sonnier
Le style est différent des autres lettres, je la livre sans corriger les fautes, on imagine les femmes laissées seules au pays et livrant par leurs courriers les nouvelles de chacun. On assiste à chaque lettre aux décès des marchand colporteurs loin de leur pays – ce courrier est adressée à « Monsieur Pierre Sonnier, marchant aux anvirons Oyonnax, poste restante aux Oyonnax, département de l’Ain » -
Mon cher époux,
Je répons a la lettre qui mapprent que tu jouisait d une bonne santé pour le moment, Grace a dieu, je désire que la présente te trouve de même pour quant à moi je me porte très bien pour le moment ainsi que nôtre mère qui se porte bien pour le moment ainsi que notre oncle qui ce porte bien pour le moment.
Ainsi que nos deux enfants qui vont à l’Ecole il y a un moi. Chèr époux nous avons reçu une lettre de nôtre frere qui se porte bien pour le moment qui te fait bien des compliment ainsi que hanri qui a ecri il y a un mois qui se porte bien pour le momant et qui te fait bien ces compliment ainsi que l’angélique qui se porte bien pour le moment et qui te fait bien ces compliment, rient autre chose a te dire pour le moment, je fini ces deux mot ent tanbraçant de tout Mon cœur ainci que nos deux enfant et notre oncle et nôtre Mère. Marie Vieux

Lettre du 26 mars 1864 à Saujon de Jean Vieux Blondin à Henry VIEUX, son frère

Mon cher ami frère
Je m’empresse de répondre à ta lettre que tu m’as adressée à Royan. Je suis on ne peut plus satisfait de voir ta bonne santé ainsi que celle de Jules. Déjà par une lettre de ma femme, je savais que la tienne avait accouchée d’un garçon, ce qui m’a comblé de joie de voir que c’est un mâle, parce que les pauvres filles sont trop malheureuses dans ce siècle-ci. Les garçons avec leurs couilles au cul peuvent toujours se sauver. Il n’y a rien de nouveau au pays, j’attends la délivrance de ma femme qui malheureusement n’est pas forte. Ces jours-ci je dois recevoir une lettre et selon les nouvelles du pays je t’écrirai à Roanne pour le 10 avril, mais s’il n’y a pas de nouveau, je ne t’écrirai pas, au contraire aussitôt que tu seras arrivé au pays tu me feras réponse à Royan, hôtel de la Croix Blanche. Tu me détailleras le mouvement général du pays. Ce mot renferme tout.
Je vois avec peine que nos compatriotes font des sottises tellement grandes que plusieurs mandats d’arrêts sont décernés contre eux, hélas, hélas, cela finira mal.
Rien de nouveau au pays pour le moment. Je vends assez et ne me ^plains pas trop mais malgré cela je m’ennuie de tout, c’est que quand on est vieux, on devient grognon, tout vous fait déplaisir. Bientôt cher frère, nous nous reverrons pour nous embrasser avec la plus grande effusion de cœur. C’est dans ce vif espoir que je t’embrasse ainsi que le Jules.
Ton frère dévoué. Jean Vieux Blondin


Le déclin du colportage
Le développement industriel offrant des occupations d’hiver plus attrayantes, la facilité des voies de communication, le dépeuplement rural réduisant le commerce intérieur, ont pour conséquence dès la fin du 19ème siècle le déclin du colportage. La première guerre mondiale et ses conséquences démographiques dramatiques mettent fin au colportage à quelques exceptions près.


Référence :« Les colporteurs de l’Oisans »de C. ROBERT-MULLER et A. ALLIX, réédité en 1979, Presses Universitaires de Grenoble

« Le voyage et la mémoire »de Laurence FONTAINE, 1984, Editions Presse Universitaire de Lyon

« Quand nos ancêtres partaient pour l'aventure » de Jean-Louis BEAUCARNOT. Editions Lattès

 9 - Ma généalogie familiale n'a rien d'exceptionnel

... elle se fonde dans les gens du peuple et la souffrance de la paysannerie de l'ancien régime.

On retrouve bien entendu quelques bourgeois, des artisans mais surtout une majorité de cultivateurs bien inégaux ; de simples journaliers, fermiers, petits propriétaires ou importants laboureurs. Tous étaient issus d'une même origine, seule la chance durant toute une vie a permis à certains d'émerger : droit d'ainesse, enfant unique ou au contraire dernier d'une famille nombreuse imposant l'expatriement.

Que dire enfin de cette branche de colporteurs dont j'ai découvert les courriers, les multiples procès et qui m'ont fait voyagé dans la France du XIXème siècle ! Je consacre à Jean VIEUX BLONDIN tout un chapître passionnant.

J'ai découvert la généalogie alors que j'étais au collège en 5ème en 1970 alors que mon professeur d'histoire géographie nous demanda d'apporter le plus de renseignements possibles sur nos ascendants. De la classe, évidemment, j'étais celui qui était remonté le plus loin ... mes grands-parents étaient tous vivants et j'avais pu ainsi établir un petit arbre ... jusqu'à la 5ème génération. Piqué par la curiosité, j'étais allé avec mon père à Pellafol pour découvrir enfin plus de vérités sur des noms connus.

Très vite, les noms découverts sur les registres d'état civil ne m'ont pas satisfait, il me fallait plus de précisions : des métiers, leur lieu d'habitation et grace aux registres de notaires, découvrir leur fortune et leur bien. Malheureusement, je n'ai pu recueilllir très peu de renseignements concernant les femmes, bien mal considérées à l'époque, elles sont mentionnées en tant que fille, épouse ou mère. Peu d'entre elles ressurgissent entre les archives !

L'origine des familles

Excepté les rencontres fortuites qu'ont occasionné les guerres et notamment la première guerre mondiale, ma famille se situe principalement au sud de l'Isère : la Matheysine, le Beaumont et l'Oisans.

Bien sur, en remontant le temps, on trouve des incursions en Triêves, proche de ce secteur, dans le Champsaur, le Dévoluy, la Maurienne et jusqu'au Piémont.

Une partie provient de l'Oise, rencontre en 1914-18 de la fille d'un charcutier de Trosly-Brueil avec un murois, fils de mineur. C'est en me déplaçant dans l'Oise et l'Aisne que j'ai pu progresser dans cette branche généalogique.

Chaque branche a son originalité où le dernier représentant en est l'héritier ! Rien ne semble dû au hasard.

Ma grand mère MORU est l'héritière de commerçants, boucher, charcutier, tous habitants aux alentours de Compiègne.

Son mari, de la famille CHEMIN à La Mure, est l'héritier de toute une série d'ouvriers artisans, mineurs, cloutiers, tisserands aux fortunes les plus diverses du vagabond au Maître ouvrier. Seule la guerre fera que se rencontre ces deux familles au niveau de vie différent.

Ma grand mère VIEUX de l'Oisans descend d'une lignée de cultivateurs dont la terre de l'Oisans ne leur donnait pas assez pour survivre et qui sont tous partis s'exiler comme négociants ou colporteurs avec plus ou moins de bonheur.

La branche BEAUME est quant elle, la plus "banale", basée sur les ressources agricoles, cultivateurs plus ou moins riches, simples journaliers ou riches laboureurs.

Les deux familles se rencontreront par le métier commun des deux parents : instituteur. Métier à l'ascenseur social évident vu l'origine modeste des deux familles.

J'ai étudié évidemment de manière inégale toutes ces branches en recherchant également des familles au destin peu commun et qui avaient un lien avec ma famille. La famille ARIBERT ou COMBOURCIER sont indissociables de l'histoire de la Matheysine ou du Beaumont. A la recherche de ma généalogie, entre deux lignes d'un acte notarié, j'ai retrouvé le fameux château du Fayet (Castrum fageti) qu chacun situait à Brandes (Huez). Je me suis alors intéressé à l'histoire de La Garde en Oisans à laquelle j'ai essayé de contribuer à améliorer sa connaissance. Chaque famille de ce village est reconstituée avec leurs liens avec chaque village alentour, leur histoire en apportant le plus de précisions possibles (mais tout en respectant le délai centenaire de l'état civil).

 10 - Flora TRISTAN et Paul GAUGUIN

vacances_2005_015.jpg Tableau de Flora TRISTAN dans le musée communal d'Arequipa...à destins extraordinaires, généalogies peu communes

C'est par la découverte de deux destins extraordinaires contés par Mario VARGAS LLOSA que j'ai pu découvrir le Pérou du XIXème siècle et notamment l'influence coloniale dans la ville d'Arequipa. cela m'a conduit du petit village de Saucède près d'Oloron Sainte-Marie à Arequipa, via Paris, Séville.

Paul GAUGUIN disait dans son histoire biographique que s'il descendait de paysans vignerons, cela ...et que s'il descendait des Borgia d'Aragon...

En fait il descendait des deux, et la génalogie de sa grand mère, Flore TRISTAN y MOSCOSO est tout à fait extraordinaire.
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Les photos de la Casona à Arequipa qu'a fait construire Domingo TRISTAN aujourd'hui une banque rue Jerusalem.
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Une malle utilisée au XIXème siècle comme a pu utiliser Flora.
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 11 - GENEALOGIES DU BEAUMONT - Familles ARIBERT - COMBOURCIER - DEBONS - VIVIAN

Familles aux destins extraordinaires mais dont la descendance s'est également fondé dans la petite paysannerie. On peut retrouver des cousins mariés à des plus illustres familles cotoyés des illetrés, simples journaliers.

La descendance ARIBERT a quelque chose de remarquable, en ce sens que peuvent se cotoyer des cousins peu éloignés d'une grande richesse tel Jean Jacques qui possédait l'hôtel Belmont à Grenoble et qui laissa à sa mort près d'un demi million de francs et d'autres comme Antoine ou Baptiste qui moururent "journaliers vagabonds" à Pierre Châtel. Dans leur région d'origine, le Beaumont, dans le sud de l'Isère, la première citation est celle de Guillaume en 1426, notaire à Grenoble, qui se rendit au Château de Pallafol pour y constater la présence illiscite du Seigneur de Montorcier. C'est en 1449 qu'apparut Raymond ARIBERT en tant que notaire à Beaumont (Saint-Pierre de Méarotz) ; lors de la reconnaissance de 1461, sont cités Jean et Raymond ARIBERT. Nous retrouvons la famille ARIBERT à la fin du XVIIème siècle avec trois représentants dans la commune des Méarotz : deux protestants, Pierre dit Capitaine La Sablonza, capitaine protestant (semble-t-il sans postérité) fils de Pierre, cité en 1597, mort vers 1640 et Zacarie dit ARIBERT CARIAT, fils de Philippe, vigneron aux Méarotz, cité en 1597, et enfin une famille catholique, dont Jean, bourgeois aux Méarotz, mort avant 1597.

La famille COMBOURCIER a des similitudes avec la famille ARIBERT mais elle a une origine beaucoup plus ancienne. C'est en effet par le notariat que commence la notoriété de cette famille, tout d'abord à Saint-Honoré, au hameau éponyme de Combourcière. On retrouve un représentant au XIVème siècle châtelain de La Mure et très vite la famille fleurte avec la noblesse. Des descendants deviennent des personnages illustres de l'histoire de France, voisinant les rois et la cour de France, d'autres se fonderont dans la paysannerie.

La famille DEBONS est orginaire de Siévoz. Anobli en 1600, elle s'établit fortement dans la paroisse de Siévoz, construisant un magnifique manoir. Au début du 18ème siècle, malgré des alliances avec les familles notables de la région, les DEBONS se fondent dans les familles paroissiales. On peut noter de nombreuses variantes dans le nom de famille : DEBONS - DEBON - DEBONS de BEAUREGARD - BEAUREGARD - DEBON BEAUREGARD. Peu d'implantation extérieure à la commune sinon Oris en Ratier, la Mure, Nantes en Ratiers puis Grenoble et Lyon sont les communes les plus citées.

La famille VIVIAN est originaire de Saint-Laurent en Beaumont, plus particulièrement du hameau de Malbuisson. Plusieurs notaires sont issus de cette famille.


 12 - L'histoire extraordinaire de Jean VIEUX dit BLONDIN, colporteur de la Garde en Oisans

Tout commence au décès de ma grande tante, Maximine VIEUX. L'exploration de son appartement, rue François Coppée à Grenoble, révèle de vieux documents datant pour la plupart du XIXème siècle.

J'interrogeai alors ma grand mère de quoi traitaient ces documents et pourquoi personne ne s'était intéressé jusque là à leur existence !

C'est ainsi qu'elle me raconta l'histoire de mon aïeul, l'arrière grand père de ma grand mère :

"C'était au départ un simple colporteur, un marchand ambulant partant de La Garde à l'automne et revenant au printemps afin de faire survivre sa famille. Mais cet aïeul, certainement plus ambitieux que les autres, se rendit en Amérique où il trouva un filon d'or.Revenu en France, il acheta des comptoirs à Paris, Bordeaux, Brest .... et sa richesse augmenta ; sa famille en profita, sa fille aînée se maria avec un riche marchand et son fils fit de grandes études.
Son élan fut coupé par le vol de ses marchandises par son propre frère ; il ne voulut pas porter plainte et se trouva ainsi ruiné du jour au lendemain. Ses autres enfants, la famille SONNIER et mon grand père, n'eurent pas l'éducation de leurs frères et devinrent simples colporteurs.
Honteux d'être trahis par sa famille, honteux d'être emprisonnés pour dette, son histoire a donc ainsi été caché de père en fils, seule d'entre nous, Maximine, ma soeur aînée de dix ans, connut cette histoire dont je ne connais que quelques bribes.
Mais ce n'est pas tout, la famille de mon grand père étant ruinée, mon grand père Henri eut encore une ultime malchance : il fut tiré au sort pour la circonscription, synonyme d'absence de plusieurs années militaires où peu de soldats revenaient. C'est dans la cheminée de la maison familiale où son père avait caché ses ultimes deniers que sa mère lui permit de racheter son tirage au sort et d'échapper à la conscription".

J'ai voulu donc savoir quelle part de vérité contenait son récit, fouillant les archives familiales mais aussi aux archives départementales, les registres d'état civil et notariaux de l'Isère, bien entendu, mais aussi de Bretagne et des Deux Sêvres. .
Tout le récit s'est avéré vrai, le seul point qu'il reste encore à éclaircir est l'origine de la fortune de Jean VIEUX. S'est-il vraiment rendu en Amérique ? J'ai essayé de rechercher les passagers à cette période mais je n'ai jusque là rien trouvé. Devait-il s'embarquer à bord du bâteau "les deux mariés" en direction de La Havane ? Mystère....

Ephémérides de la vie de Jean VIEUX BLONDIN

  • Naissance de Jean Vieux le 7 juillet 1779 de Jacques, laboureur à La Ville, hameau de La Garde et de Anne PELLISSIER, propriétaire de la maison familiale à La Ville.
  • Décès de Jacques VIEUX son père le 23 ventôse an 7 (soit 13 mars 1799)
  • Mariage de Jean Vieux et Anne NACLARD le 10 messidor an 7 (soit 28 juin 1799)
  • Achat d'une terre à La Tour de Jean Arnol et à la Ville de François Vieux Rochat en septembre 1805
  • Naissance de sa fille aînée Anne Marie VIEUX en 1806.
    Jean VIEUX refait la maison de la Ville qui va tomber en ruine (fait une nouvelle chambre)
  • Naissance de sa deuxième fille Angélique VIEUX en 1808.
    Premièr témoignage de colportage avec son frère Jacques dans la Creuse : Préverange - Montluçon
  • lettre à Chenerailles (Cher) le 27 avril 1809
  • Voyage dans la Creuse : Préverange - Montluçon - Ouzance en 1810
  • Voyage à Ouzance (Creuse) en 1811
  • Emprunt de Jean Vieux à François NACLARD d'une somme de 8000 francs (hypothèque sa maison et ses terres) le 12 juillet 1811
  • Dettes engendrées par Anne Pellissier, mère de Jean Vieux, de 5 à 6 000 francs entre 1811 et 1813
  • Naissance de Jean Vieux dit Vieux Blondin, son fils ainé en 1812.
    Voyage à Chenerailles (Creuse)
  • Mariage de son frère, Philippe VIEUX, cordonnier et Elisabeth SARRET - habitent HUEZ le 10 juin 1813.
  • Lettre de change de 6383 francs de Pierre CRET de Riom contre Jean VIEUX, frères, colporteurs le 15 novembre 1813
  • Jugement du tribunal de commerce de Grenoble (enregistré le 24) Vieux contre Crest (Cote : 11 U 6) - pour le non paiement de la lettre de change du 15/11/1813 - le 19 août 1814
  • Voyage à St-Martin (île de Ré) en juillet 1815
  • Décès de sa mère, Anne PELLISSIER le 12 janvier 1817
  • quittance à Azay le Rideau (Indre et Loir) le 13 février 1817
  • Voyage à St-Martin (île de Ré) en mars et août 1817
  • voyage à Rennes - Nantes en avril 1820
  • voyage à Issoire (63) en octobre 1820
  • Vol des marchandises par Philippe Vieux & Laurent Blanche à Saint Malo le 23 décembre 1820.
    Jean Vieux habite alors Rennes - rue aux Foulons
  • début du procès à Saint Malo le 19 janvier 1821
  • lettre à Sarrazin Coez son créditeur le 1er mars 1821
  • fin du procès en appel à Rennes le 21 juillet 1821
  • Naissance de Henri Jacques VIEUX à La Garde de Jean et Anne NACLARD le 4 juin 1823
  • Mariage Angélique VIEUX et Thomas TRUMEAU, marchand drapier le 3 décembre 1823 à Brest
  • Compte courant de Jean Vieux et Thomas Trumeau qui à partir de cette date sont associés.
  • Voyage à Paris de Brest en octobre 1824.
    Jean VIEUX vend une terre au mas Fournier pour 600 francs
  • Thomas TRUMEAU lui doit 73 999 francs de marchandises en 1825
  • Mariage de son frère, Jacques VIEUX et Marie-Anne LAURIOU à Brest le 10 août 1826
  • Jugement du tribunal de Grenoble (3ème chambre) - pour séparation de biens entre Jean VIEUX et son épouse Anne NACLARD le 5 mars 1829
  • Vente de Jean VIEUX à sa femme Anne NACLARD, séparée de biens, de toutes ses propriétés en 1829
  • Lettre de Jean Vieux à son frère se désespérant de l'expropriation en 1830
  • Jugement du Tribunal de commerce de Grenoble - François NACLARD contre Jean VIEUX les 4 et 5 novembre 1831
  • Hypothèque des biens de Anne NACLARD pour une somme due à Pierre SONNIER de 2210 francs en 1831
  • Décès de Thomas TRUMEAU - marchand de draps à Brest - 2 rue Saint-Louis le 29 février 1832 à Brest
  • 1832.
    Expropriation prononcé au requis de François NACLARD le 14 mars.
    Jugement du tribunal de commerce de Grenoble le 16 mars.
    Jugement du tribunal de commerce de la Seine le 9 avril.
    Lettre de la maison d'arrêt à Grenoble le 4 juillet
  • 1833.
    Dernière lettre de la maison d'arrêt (fin de la détention semble-t-il) le 17 mai qui est un accord entre son débiteur SARRAZIN COEZ & Jean VIEUX pour l'étalement de sa dette jusqu'au 1/1/1848.
    décès de Jean Vieux à La Garde le 11 juin.
    Décès de Philippe VIEUX à Huez le 7 décembre
  • 1834.
    Mariage Anne Marie VIEUX et Pierre SONNIER à La Garde le 23 septembre qui s'installeront dans la maison familiale.
    Décès de Angélique VIEUX à Brest - 2 rue Saint Louis le 26 octobre - Ses deux filles regagneront la famille TRUMEAU à Niort dans les Deux Sêvres.
  • Testament d'Anne NACLARD -en 1845
  • Mariage d'Angélique TRUMEAU et Alexandre LEGRAND, ingénieur civil à Paris, le 8 février 1848 à Niort sous le consentement d'Anne NACLARD
  • fin de la dette enregistré à Bourg d'Oisans le 19 octobre 1848 réglée par Jean VIEUX BLONDIN
  • Mariage de Henri VIEUX et Angélique VIEUX PERNON le 6 septembre 1849. Fille d'un riche propriétaire terrien à La Garde, elle apporte en dot la maison familiale de La Tour
  • Mariage de Rosalie TRUMEAU et Frédéric LEGRAND, docteur en médecine à Niort, le 20 mars 1851
  • Mariage de Jean VIEUX BLONDIN et Françoise CHOUVIN en 1852
  • Testament de Jacques VIEUX - légue à sa sœur Marie SONNIER et ses neveux une maison à Bordeaux - 12 rue Rougier (3E7992) le 1er novembre 1852
  • Décès de Anne NACLARD veuve Jean VIEUX le 18 mars 1854

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