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Généalogies Huez-Léturmy / Robert-Dumergue / Villanova-Grimaldi / et Palpied-Godart

 

 Chronique familiale



 Cette base rassemble des données généalogiques familiales issues initialement des recherches de généalogistes, souvent parents.


Les recherches de Dominique Huez s'y adossent. Que soient particulièrement remerciés Stanislas Jules François +, Jacques Chopin, Marie Laure Chauvin, F Routier, François Chanteloup +, Jacques Saillot, Christian Dufils +, Louis Jamin +, Pierre Richou +, Edmond Deslandre +, Yves Saget, Richard Bedane+, Laurent Jalras, Bernard Guilleux, Pierre Hervé Léturmy, Michel Léturmy +, Aliette Pourcelot-Doche, Michel Pourcelot, Jean Huberson, Jacques Bérhault, Md J Mézin, Francis Cayre, Philippe Chatenoud, Jean Caussé, Bernard Tournier, Jean-Claude Lottin, Madeleine Roux-Fromy, Anita Abraham, Maurice Jouatel, Jean de Lapanouse, Denis Muller-Feuga, Nicole Minot, Viviane Simon, Frédéric Boyer, Guy Ripoche, Olivier Sebaux, Thierry Rondeau, René Abbruzzese, Gérard Belot, Pascal Cereuil, Christiane Caillon-de-Grammont, Eugène Pierrettes, Louis de Latour, Martine Janssen, Yves Bernollin, Josiane Malrieu, Guy Lutellier, JMG 2003.

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Ce site présente trois généalogies :

Sous la responsabilité de Dominique Huez, les familles Huez, Richard, Delbet, Châtellain, Raffray, Richou, Revélière, Lérivint, François, Chopin, Bachelier, Guichard, Chantelou, Gouabeau, Maussion, Jouanneaux, et Léturmy, Plard, Dugas, Gaudin, Mézanges, Letertre, Sévin, Hardy, Chaudet, Baligand, Graffard, Rigaud, Cathala, Cloirec, Cren, Bouzinac de Latour, de Mazas de Grammont, de Rotolp.

Sous la responsabilité de Marie-Françoise Huez-Robert, les familles Robert Pion Rondepierre Champion Chalamel Dru Fronteau, et Dumergue Rivière Ventre Plasse Blachet Laurens Albini Mathieu Macintyre de Mello

Sous le regard de Anne Villanova-Huez les familles Villanova Gobbato Biamcato Pastrello et Grimaldi Roig Botella Perez Bonnier Anton Sabuco Vicente

Sommaire

 1 - Alliances de la famille HUE-HUEZ de Amance (aube) au 17° siècle nos ancêtres

Les liens avec les Hué de Amance dont nous descendons ont pu être remontés jusqu'en 1580.

Le nom Huez (prononcer hué ) s'écrit généralement Hué ou Huey ou Huet. Au moment de la révolution française il s’écrit Huez, probablement en référence à l’écriture des Huez de Troyes, famille noble dont l’un des membres est maire de cette ville au moment des évènements revolutionnaires et sera guillotiné. Nous n’avons pas d’apparentement avec cette famille.

Antoine Hué (sosa 16384) l'aïeul le plus ancien connu né vers 1585 est originaire de Unienville village situé à quelques kilomètres de Amance (aube).

Son fils Guillaume Hué (1615-1650) vit à Amance et s'y marie en 1648 . Nous n'avons pas de données antérieures à Antoine Hué.

Notre descendance de Antoine Hué est prouvée via son fils Guillaume, puis ses fils Gaspard, Nicolas (laboureur), Jean (laboureur au chafaut à vendeuvre sur barse près de amance), Louis (laboureur au chafaut), Claude François (laboureur au chafaut), Claude François Nicolas (bourrelier à vendeuvre sur barse), Jean-Baptiste Théodore (notaire à Chaumont), puis René (notaire à Segré), et les Huez "du maine et loire".

Les Hué de Amance descendent de Antoine Hué né vers 1585 originaire d'Unienville, par le couple Guillaume Hué né vers 1615 (sosa 8192) et Jeanne Champagne née en 1617 (sosa 8193) et mariés à Amance en 1648 ( nos ancêtres) :

Cette famille de laboureurs est restée très stable au 17° siècle sur la commune de Amance. Les familles de ce village ont de nombreux apparentements croisés.

La famille Petit de Amance a des apparentements croisés avec les Hué durant tout le 17° siècle Les Petit descendent de Sébastien Petit (sosa 16392) et de Jehanne Boucard (nos ancêtres) nés vers 1600 mariés à Amance en 1625.

Sébastien Petit est probablement fils de Jehan Petit né vers 1560.

Leurs alliances les apparentent aux "Hué" de Amance par deux de leurs fils :

  • Claude Petit né en 1635 et époux de Antoinette Delasalle de Amance. Ils sont les parents de Claudine Petit née en 1673 dont est parrain Gaspard Hué (sosa 4096) né en 1650 qui épouse Jeanne Parisot en 1675, tout cela à Amance.
  • Léonard Petit né en 1626 et époux de Jeanne Paroy en 1648 de Amance. A la fois par deux de leurs fils :

- par leur fils Edmé Petit né en 1663 qui a pour marraine Françoise Parisot née vers 1640 soeur de Jeanne Parisot (sosa 4097) épouse de Gaspard Hué en 1675. Ces familles Petit et Parisot sont apparentés par un ancêtre commun "Boucard" en 1640. A noter que Catherine Depotémont (sosa 8195) épouse de Claude Parisot (sosa 8195) père de Françoise Parisot et de Jeanne Parisot épouse de Gaspard Hué, est soeur du procureur fiscal Nicolas Depotémont. Sur les actes religieux concernant la famille Hué - Parisot, il est souvent le seul à savoir signer.

- par leur fils Nicolas Petit (sosa 4098) né en 1650 et époux de Marie Devausuzenay (sosa 4099) en 1678, Nicolas Petit étant décédé en 1719. Cette Marie Devausuzenay a pour père Nicolas Devausuzenay (sosa 8098) dont le frère Gaspard Devausuzenay épouse en troisième noce Jeanne Hué née vers 1638 et fille de Guillaume Hué père de Gaspard Hué (sosa 4093). Mais Jeanne Champagne (sosa 8193) seconde épouse de Guillaume Hué n'est pas la mère de Jeanne Hué).

Ce couple Nicolas Petit (père de Nicolas Petit manouvrier) époux de Marie Devausuzenay en 1678 qui sont nos ancêtres, est :

. père et mère de Jeanne Petit qui épouse Charles Hué (laboureur) fils de Gaspard Hué et de Jeanne Parisot. En 1702 lors du premier mariage de Charles Hué avec alors Anne Chosson, sont présents comme témoins Nicolas Petit (époux de Marie Devausuzenay) et Gaspard Hué père de Charles Hué. La présence de Nicolas Petit qui n'est alors pas apparenté aux Hué atteste de la proximité des familles Hué et Petit par leurs alliances multiples. Anne Chosson lui est peut-être directement apparentée?

. est aussi père et mère de Didière Petit (sosa 2049) qui épouse Nicolas Hué (laboureur) (sosa 2048) aussi fils de Gaspard Hué et Jeanne Parisot,

. et aussi père et mère de Nicolas Petit époux de Jeanne Paris.

On peut raisonnablement penser que la proximité de la famille Petit via le couple Nicolas Petit époux de Marie Devausuzenay, et de la famille Hué, via le couple Gaspard Hué époux de Jeanne Parisot, explique que deux des filles du premier, Jeanne et Didière Petit (ancêtre), aient épousé deux des fils du second Charles et Nicolas Hué (ancêtre).

Cette proximité de ces deux familles était :

- géographique sur Amance, peut-être même étaient-ils laboureurs sur les mêmes terres (?),

- et résultante d'un réseau d'alliance familiale très serré. En effet on a pu constater que dans une dizaine de familles de Amance dont nous avons reconstitué la généalogie au 17° siècle, quasiment tous les mariages se sont produits avec des conjoints eux-mêmes originaires de Amance.

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Gaspard Hué et Jeanne Parisot sont les parents de Nicolas Hué épouse de Didière Petit eux-mêmes parents de Jean Hué époux de Claudine Robillard puis d'Elisabeth Girardin.

En effet, Nicolas Hué (laboureur à Amance) père de Jean Hué (laboureur de la ferme du chafaut à Vendeuvre sur Barse), est frère de Charles Hué car ce dernier est oncle de Marie Hué fille de Nicolas Hué et de Didière Petit. Charles Hué est présent au mariage de cette dernière, Nicolas Hué son frère étant décédé, comme il est indiqué dans l'acte de mariage de cette Marie Hué le 3 février 1750 : "et Marie Hué agée de 22 ans fille de défunt Nicolas Hué et de Didière petit assistée de Nicolas Petit et Charles Hué ses oncles" .

Les parents de Charles Hué époux de Jeanne Petit sont Gaspard Hué et Jeanne Parisot selon les éléments suivants:

Ils sont connus par les actes de naissance et de décès de ce Charles Hué. Ses gendres identifiés par les actes de mariage des filles de Charles Hué et de Jeanne Petit sont clairement désignés lors du décès de Charles Hué.

L'ascendance de Charles Hué fils de Gaspard Hué et de Jeanne Parisot est donc clairement démontrée: - par son acte de mariage avec Anne Chosson lors de son premier mariage, où son père Gaspard Hué est présent. - par son acte de naissance où ses parents sont désignés. - par l'acte de décès de la mère de Charles Hué, Jeanne Parisot en 1719, où Charles Hué est témoin. Depuis environ 1702 il est alors remarié avec Jeanne Petit - les parents de Charles Hué ne sont pas connus par son acte de remariage avec Jeanne Petit, après le décès de Anne Chosson, car celui-ci n'a pas été retrouvé

Les parents de Nicolas Hué époux de Didière Petit et frère de Charles Hué sont donc bien Gaspard Hué et Jeanne Parisot. La naissance de Nicolas Hué fils de Gaspard Hué et de Jeanne Parisot est retrouvée le 28 mars 1694 ce qui confirme les données précédentes.

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L’ascendance de Jean Hué dit Bossancourt (1712- après 1767) époux de Claudine Robillard notre ancêtre n’a jamais pu être prouvée durant tout le 19° et le 20° siècle du fait que son acte de mariage n’a jamais pu être retrouvé ni son acte de naissance. Mais en reprenant les données concernant tous les Hué situés à l’est de Troyes et résidant à Amance, Unienville, Vendeuvre sur Barse pour les principaux villages, nous sommes arrivés aux conclusions suivantes :

Jean Hué est le frère prouvé de Claude Hué par les informations provenant de deux actes:

- Jean Hué dit Bossancourt et père de Louis Hué dit Bossancourt fils de Claudine Robillard, a pour frère Claude Hué oncle de son fils Louis Hué, comme indiqué lors du 2° mariage de celui-ci le 1 juin 1767 avec Marie Madeleine Pourée: (..."présence de Jean Hué Laboureur au Chaffau père du contractant et de Claude Hué Laboureur au Champ du Roy paroisse de Vendeuvre son oncle...".).

- Jean Hué est aussi frère prouvé de Claude Hué par l'acte de mariage de Didière Hué (le 10 février 1755) : "Didière Hué fille des défunts Nicolas Hué et Didière Petit, agée de 28 ans assistée de Nicolas Petit son beau-frère, Jean et Claude les Hué ses frères".

On sait aussi par cet acte du 10 février 1755 que les parents de Jean Hué et Claude Hué sont Nicolas Hué et Didière Petit, parents de leur soeur Didière Hué.

Le remariage de Jean Hué après Claudine Robillard, avec Elisabteth Girardin est prouvé par l'acte suivant:

Acte de baptème à Amance 6 juin 1748 de "Marie Elisabeth fille de Jean Hué laboureur domicilié en cette paroisse et d'Elisabeth Girardin son épouse a été baptisée en cette église par moy curé soussigné le 6 juin premier .? de sa naissance Elle .. a pour parrain Nicolas Hué berger domicilié à Vendeuvre et pour marraine Marie Cape femme de Mathieu Girardin de cette paroisse qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquis - Vanier Curé" Nicolas Hué et Marie Cape sont respectivement les grand-parents de Marie Elisabeth Hué: grand-père paternel prouvé pour Nicolas Hué puiqu'il est le père de Jean Hué époux de Claudine Robillard, et grand-mère maternelle prouvée pour Marie Cape qui est la mère de Elisabeth Girardin dont l'époux Jean Hué a pour mère Didière Petit.

Cet acte prouve ainsi le remariage de Jean Hué époux de Claudine Robillard avec en deuxième noce Elisabeth Girardin.

En 1755 Claudine Robillard première épouse de Jean Hué est alors décédée depuis 6 juin 1747. Jean Hué est marié avec Elisabeth Girardin depuis le 10 juillet 1747; nous savons que la mère de ce Jean Hué est Didière Petit. Ceci accrédite à nouveau le fait qu'il s'agit du même Jean Hué qui se remarie. La qualité de veuf n'est pas indiqué dans l'acte de mariage de Jean Hué avec Elisabeth Girardin; mais plusieurs actes de remariage de cette période à Amance ne font pas état de la qualité de veuf de l'époux.

Le remariage de Jean Hué époux de Claudine Robillard avec en 2° noce Elisabeth Girardin est par la suite accrédité dans l'acte de décès de Anne Ursule Richard en 1861: il est indiqué: "Claude François Nicolas Huez, époux de la décédée ci-après dénommée, âgé de 61 ans, bourrelier, Nicolas Huez dit Henry, âgé de 77 ans, rentier, cousin issu de germain d'alliance de la dite décédée" (la décédée est épouse de Claude François Nicolas Huez bourrelier; ce dernier est cousin germain du père de ce Nicolas Huez).

Ce sont les deux mariages de Jean Hué qui expliquent ce cousinage issu-de germain, avec un décalage d'une génération.

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ORIGINE DU DIMINUTIF DE BOSSANCOURT PORTE PAR QUATRE GENERATIONS DE HUE AU MOINS DEPUIS JEAN HUE EPOUX DE CLAUDINE ROBILLARD PUIS D'ELISABETH GIRARDIN

Y-a-t-il un lien entre Guillaume Hué (1615-1650) et Thiébaut Bossancourt (1580-1637).

Les quatre filles de Thiébaut Bossancourt et de Devausuzenay sont décédées très jeunes. Thiébaut Bossancourt ne semble pas avoir eu d'héritier.

Guillaume Hué a-t-il travaillé chez Thiébaut Bossancourt ? Guillaume Hué était originaire de Unienville et a vécu sur Amance, probablement avant 1648 qui est la date de son mariage à Amance. Son père Anthoine était originaire d'Unienville. Nous ne savons rien sur ce dernier.

En effet l'arrière petit fils de Guillaume Hué, Jean Hué est dit "Bossancourt", comme ses autres descendants directs sur trois autres générations, Louis, Claude François et Claude François Nicolas Hué. Il y a au moins quatre générations de Hué qui ont porté le diminutif de "Bossancourt Jean Hué compris.

Peut-être le pseudonyme de Bossancourt a-t-il été porté aussi par Guillaume, Gaspard, puis Nicolas Hué pour les trois premières générations de Hué ? Il a été porté de façon certaine par les quatre générations suivantes de Hué. A noter toutefois que Nicolas Hué est le dernier fils de Gaspard Hué et que Charles Hué son frère ainé ne semble pas avoir porté ce diminutif; mais il n'a aucun fils.

Il n'y a aucun autre descendant Bossancourt sur Amance au 17° et 18° siècle. Le village de Bossancourt est situé à une dizaine de kilomètres de Amance, mais il n'y a à Bossancourt aucun Hué-Huey-Huet-Huez à cette époque. Il y a des Huot à Bossancourt qui ne semblent pas apparentés.

Dominique Huez août 2011

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 2 - Biographie de Saint René GOUPIL, frère de notre ancêtre Pierre GOUPIL (1606-1643) (sosa 8782)

René Goupil est né le 15 mai 1608 à Saint Martin du Bois au Grand Joncheray, vieille ferme de cette paroisse, actuellement une grange abandonnée, un ensemble confus avec des cheminées en poterie, formant un assez vaste bâtiment en L. Toutefois quelques détails signent encore le XVI siècle. Cette bâtisse est un ancien manoir déchu. " Le quinzième jour de mai mil six cent huict fur baptisé René Goupil, fils d'Hipolite Goupil et de Luce Provost. Parrain René Aulbert, Marie Bodain femme du recepveur de la Motte d'Orvault marraine". Les Goupil étaient des petits notables locaux sachant lire et écrire. René a fait des études, on le dit chirurgien, mais cette formation de chirurgien rural a dû être assez sommaire et empirique. L'entrée d'un novice angevin du nom de Goupil, est bien enregistrée le 26 mars 1639 au Noviciat jésuite de Paris. Il a 30 ans. Mais René est réformé car il devient sourd. Il prit alors la résolution de se rendre au Nouveau Monde par ses propres moyens et de s'y mettre à la disposition des jésuites présents sur place. Sa présence est attestée en Nouvelle France à l'automne 1640, puisqu'il y est parrain. Il a pu s'embarquer à Dieppe en 1640 d'où sont partis de nombreux groupes de missionnaires. Il fut reçu à la Jésuitière de Québec, puis fut employé à l'Hotel Dieu. Il est au Canada en 1640 (arrivé probablement par Tadoussac). Domestique, chirurgien, à l'hôpital de Sillery. Y est employé à habiller les malades et les blessés. De temps à autre une mission partait en canoë ou à pied pour secourir les malades et assister le smourants. René participe à ce travail et utilise ses connaissances de chirurgien. La compagnie francophile comptait des Hurons, des Algonquins et Montagnais. Mais la situation devint difficile lorsque les Iroquois se déclarèrent ennemis à mort de ceux-ci. Le pillage par les Iroquois des convois ravitaillant la mission avait mis celle-ci en difficulté. On proposa à Isaac Joques missionnaire Jésuite une expédition vers Québec, ce qui n'était pas de tout repos, les Iroquois ayant fait savoir qu'ils bruleraient à petit feu tout français pris en compagnie des Hurons. Une flotille de 12 canoës et 60 personnes quitta la région de Québec le 1 août 1642. Mais à quelques miles, 30 Iroquois embusqués ouvrirent le feu. La flottille tombe dans une embuscade des Iroquois. La queue du convoi accosta et s'enfuit. Mais bientôt la quinzaine de français et de hurons fut submergés par les assaillants. Isaac Jogues, René Goupil, William Coutire et des indiens hurons sont faits prisonniers et torturés. Les Iroquois célébrèrent leur victoire en commençant à torturer leurs prisonniers, les fouettant d'épines brulées, mais s'efforçant néanmoins de les conserver vivants. C'est chez les Iroquois que René prononça ses voeux devant Isaac Jogues, chef de la mission. Le 14 août ils arrivèrent en pays Mowawk près d'Albany (au coeur de l'actuel Etat de New-York) où la tribu les attendait. Ils sont à nouveau torturés, doivent défiler entre deux haies de bourreaux. Les sévices continuèrent. Ongles arrachés, chairs tailladées. On leur coupa le pouce, les liant sur une croix de saint André; on les abandonna aux jeux des femmes et des enfants et on leur fit subir des tortures sexuelles. Plus tard ils apprirent qu'ils seraient brulés, mais finalement furent gardés comme esclaves. Une mission "humanitaire" hollandaise venue intercéder en leur faveur n'obtint que la promesse d'un retour ... un jour. René se considérant maintenant comme un vrai missionnaire catéchisa les enfants, et fut surpris leur enseigant le signe de croix. Un guerrier lui asséna un coup de Tomahawk; René Goupil s'effondra, et deux coups supplémentèrent l'achevèrent.

Isaac Jogues fut finalement libéré, puis tué en mission en 1644. René Goupil et Isaac Jogues seront canonisés en 1930, les Jésuites reconnaissant René Goupil comme un Saint et le qualifiant de "frère coadjuteur".

Les Canadiens en ont fait le Saint Patron des anesthésistes.

Informations de Jacques Chopin d'après l'ouvrage du Père W Bréault, jésuite californien.

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 3 - Les "FRANCOIS" du 16° et 17° siècle: une ascendance de meuniers sur la mayenne.

ancêtres

à partir des recherches de Jacques Chopin La Branche "François du Percher", issue de Joseph François (1794-1864) sosa 136, qui eu 13 enfants avec Jeanne Chopin son épouse, descend de Jean Chopin (1766-1803) du Percher en Saint Martin, et de sa cousine Mathurine Chopin de la Bourgonnière en Montguillon parents donc de Jeanne Chopin (1803-1862). Ce Jean Chopin qui se prénomme Jean-Claude Chopin 1729-1770 sosa 548, est originaire de La Jaille Yvon, fermier du Plessis. Vers 1765 va se fixer à Morannes (Sarthe) où il devient fermier des terres de Chandemanche appartenant à la famille Leroy de La Potherie. Puis il devient fermier du Percher en 1802 au moins.

Louis Chopin, séminariste, fils de Jean Claude Chopin, est propriétaire de la ferme du Grand Oncheray, maison natale de la maison de "Saint René Goupil" 1608-1642, qu'il a eu par héritage des Goupil via les Camus (mère de Jean Claude Chopin), et les Cordier. (source Jacques Chopin). Leur famille fut durement touchée par la Chouannerie. Jean Claude Chopin est mort avant les évènements en 1770. Leurs fils Jean (futur mari de sa cousine et pupille Mathurine Chopin) et Guy prirent part au début de la rebellion et furent emprisonnés en 1793. Ils s'évadèrent. Leur autre fils Louis, séminariste, "l'abbé", en fut un leader et tomba les armes à la main, probablement au bois Monbourcher, .en 1795. Leur gendre, Jacques Marais des Loges fut un chef de la chouannerie, capitaine de la cavalerie de Bonchamp, participa à la Virée de Galerne et finit exécuté en mai 1796.

Marie Perrine Serru (173961794) sosa 549, épouse de Jean-Claude Chopin fut emprisonnée à 53 ans en 1793 à Angers, et mourut quelque mois après sa libération en 1794. Leurs filles Jeanne Augustine (épouse de Jacques Marais des Loges), Marie Perrine Chopin (future épouse de Louis Maussion en 1801), et sa soeur Renée furent emprisonnées peu de temps en 1793. L'ainé des fils de son frère Guy n'avait que 13 ans au moment de la révolte de 1793. Par contre Jean Mathurin, fils de André, autre frère de Jean Claude Chopin, participa aussi au début du soulèvement, fut fait prisonnier en 1793 et s'évada aussi.

Jeanne Chopin (1803-1862) sosa 137, fille de Jean Chopin et de Mathurine Chopin sa cousine germaine, est l’ épouse de Joseph François 1794-1864. Jeanne Chopin est issue de deux branches de meuniers sur la Mayenne:

1- La lignée Serru par sa grand-mère paternelle Marie-Perrine Serru 1739-1794 épouse de Jean-Claude Chopin 1729-1770, avec trois meuniers ascendants au moins: René Serru 1615-1690 à Thorigné. Sa femme Jeanne Rousseau est décédée au moulin du Rideau Menet probablement près de Thorigné. Son fils René Serru 1636-1695 meunier; sa femme Renée Coquereau est décédée au moulin de Varenne. Son fils Pierre Serru 1678-1741 meunier, né à Thorigné où il y a un moulin et décédé à Grez Neuville où il y a un moulin sur la Mayenne.

2- Les lignées Souvestre et Deschères, par sa grand-mère maternelle Mathurine Souvestre 1748-1830 épouse de Guy Chopin 1743-1800, avec deux branches de meuniers dans les ancêtres. - la branche Souvestre avec Louis Souvestre 1680-1705 meunier sur la Mayenne, et son fils Michel Souvestre 1710-1735 meunier sur la Mayenne - la branche d'où est issue Anne Deschère 1713-1787 mère de Mathurine Souvestre avec trois meuniers au moins sur la Mayenne. René Deschère né vers 1630, Jacques Deschères 1660-1737 meunier probablement au Ménil plus en amont sur la Mayenne, Jean Deschère 1688-1747 meunier au Ménil.

Les François. Maire de Saint Martin du Bois de 1844 à 1848. Joseph François (1794-1864) sosa 136 et époux de Jeanne Chopin vue antérieurement est père des « treize ». Il habite le manoir du Percher, manoir du XVI siècle à Saint Martin du Bois ; il est fermier de la terre du Percher.Il y succède à sa belle-mère Mathurine Chopin dans l'exploitation de la terre du Percher. Les François du Percher sont issus des descendants de Pierre François (°1725) et de Marie Fromy (2° noce). Les François de Chauvon sont issus des descendants du même avec Jacqueline Burgevin (1° noce).

Ce Joseph François 1794-1864 est issu d'une branche de meuniers sur la Mayenne. Le père de Joseph François, René François 1759-1805, sosa 272, est meunier à Feneu probablement au moulin de Sautré, .puis au moulin de Neuville Le père de ce dernier Pierre François 1725-1770 est meunier à Feneu au moulin de Sautré depuis 1755. Pierre François était antérieurement meunier au Grand Charray avec sa première femme Jacqueline Burgevin en 1753. François Soreau (1684-1764) sosa 1066, ancêtre des Richou-Raffray-Huez, était établi au moulin de Sautré commune de Feneu, avant de s'établir à La Roussière sur la Mayenne par la suite et avoir pour successeur Pierre Richou (1710-1769) sosa 532.

Stanislas Jules François 1864-1932 est l'auteur de la première Généalogie "François" en 1908 à partir de René François père de Joseph François, tenue à jour jusqu'à 1932. Complétée par la suite jusqu'en 1965 par son gendre Robert Dubois, puis le fils de celui-ci Michel Dubois qui détient une généalogie "photographique". Elle a été complétée par les apports de Jacques Chopin.

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Biographie de Marie-Perrine CHOPIN (1765-1829) sosa 285, fille de Jean-Claude Chopin et de Marie Perrine Serru

Appelée Marie Chopin. Avant de se marier est marchande à Saint Martin du Bois (son père est mort en 1770). Fait la liaison avec le prêtre réfractaire Joseph Blouin qui déssert la région de Saint Martin du Bois, et est aussi un petit neveu Marais, de la famille de son beau-frère Jacques Marais des Loges chef Chouan. En 1795 passeport: commune de Saint Martin, profession de marchande, agée de trente ans, cinq pieds, cheveux et sourcils châtains, yeux (demi roux ?), nez ordinaire, bouche large, front élevé, visage allongé. Après la révolte du 12 mars 1793 (début de l'insurrection chouanne, à laquelle participe ses frères et cousins, elle est arrêtée. Prisonnière en 1793, elle est relachée assez vite tandis que sa mère est transférée à la prison pour femme, au faubourg Bressigny (ancien couvent de la Fidélité). Marie Perrine ainsi que sa jeune soeur Renée fut libérée par le juge Roussier, et reprit probablement à Saint Martin du Bois sa boutique de la rue des Trois Pots. Elle épousera à 35 ans, en 1801 Louis Maussion (1765-1824) sosa 284, fermier du Chemin à Saint Sauveur de Flée. Est-ce un hasard si le chateau du Chemin est dans la famille Scépeaux comme celui du Percher. Jacques Marais des loges chef chouan est sous le commandement de Scépeaux.

Après la mort de son frère Jean Chopin, elle fut chargée seule en 1803 avec la veuve de Jean Chopin (Marie Perrine Serru) sa belle soeur, de l'exécution du bail de la terre du Percher. Il lui fut attribué la moitié des bestiaux et semances de la terre du Percher. Mais elle devait payer loyer à Guy Chopin et Marguerite Chopin.

D'après Jacques Chopin et les recherches de François Moreau: "Le 12 mars 1793, la révolte gronde dans tout le pays. Un tirage au sort de la milice de 300.000 hommes requis par la convention a servi de détonateur. Les garçons du pays se rassemblent et désarment la garde nationale de la Jaille Yvon et celle de Chambellay. Rendez-vous est donné sur la butte du Percher où Louis et Jean Chopin arrivent avec 25 hommes rejoignant ceux qui viennent du Plessis. A midi ils sont à la Jaille, à 2 heures à Chambellay, suit une démonstration vers les moulins de la Roche et de Charray. On regagne alors en deux groupes la butte du Percher. D'après Pineau, de la Jaille, on fait l'appel par paroisses et l'on s'engage sur serment sous peine de mort à revenir le lendemain matin. Péan (métayer de la Chartenaye) avouera que Guy Chopin l'avait prévenu dès le 10 mars 1793. Un autre a été recruté par Jean Mathurin Chopin. Pineau, laboureur à La Jaille a été recruté à la carrière du Percher par Jean, Louis, Mathurin Chopin et des domestiques de l'Oncheray et aurait été menacé. Le lendemain il y a à La Massière 200 personnes haranguées par l'abbé, en fait séminariste à Paris, Louis Chopin et son cousin Jean Mathurin cuisinier du Plessis. Jean Chopin, l'ainé du Percher est sceptique "Qu'allons-nous faire là ... mais il le faut". Louis prend ses respponsabilités: "Marchons nous aussi, nous ne risquons rien". "Mes amis, en avant, et à la grace de Dieu" crie Guy Chopin. On marche vers La Massière; au niveau de l'Oncheray (une ferme des Chopin héritée des Goupil) on prend à travers champ pour converger vers La Massière. Ils sont arrêtés dans la grande pièce en dos d'âne qui dépend de l'Oncheray par 100 fusillers de la garde nationale. Beaucoup de chouans n'ont que des fourches. La garde nationale fait feu. Une douzaine (?) de morts. Mathurin (Jean) Chopin est pris. Il est sommé de dire que ce sont ses patrons les "de la Grandière" qui l'ont entrainé. Le procès verbal précise que, la baïonette sur le ventre, il a dit "Oui...". Ses cousins, Jean, Guy, Louis se sont échappés.

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 4 - Biographie de Pierre JOUANNEAUX (1768-1844) sosa 286

Pierre Jouanneaux est fermier général de la terre de Bouillé Chevalle du chateau de Bouillé commune de Montguillon, qu'il prend ensuite par bail par adjudication de la nation. Il la quitte le 1° novembre 1808. Il prend un ensemble de closeries et métairies à ferme à partir de 1807 auprès de Jean Baptiste Rimbault demeurant à Beaufort, puis d'autres terres en 1809 auprès d'un propriétaire de Daon. Il hérite de la closerie de Piederue commune de Chatelais. Il faisait beaucoup d'opérations commerciales, sa principale industrie étant l'agriculture. En 1801 il exploitait 19 fermes avec des fermiers. Il expédiait une partie de ses grains à Nantes et à l'occasion faisait le commerce d'eau de vie. Il fait aussi le commerce du bois.

Il fut réquisitionné tour à tour par les troupes vendéennes et les troupes républicaines. En 1799 a été de très nombreuses fois requis par les armées vendéennes pour leur fournir des quantités notables de viande ou de grains. Il tient une comptabilité très précise des ses hébergements forcés des chouans ce qu'il chiffre a 706 livres. Il en réclame le remboursement au sous-préfet de Segré le 14 février 1803 à valoir sur le prix des fermes arriérés qu'il doit à la Nations. Il conserve les nombreuses réquisitions du commandement des compagnies de Chouans. Pourtant en 1802 il fait de nombreuses acquisitions auprès de parents.

Il fut nommé maire de Montguillon par Mr Montault Daillon préfet de Maine et Loire le 4 Messidor an VIII (23 juin 1800), et conserva ces fonctions jusqu'à l'année 1808. Homme de confiance de sa famille élargie. Il avait été requis pour son service militaire, mais son congé définitif lui fut donné par le général Gilbert le 4 thermidor an IX (23 juillet 1801). Signalement à cette époque: 32 ans, front large, 1m73, nez moyen, cheveux chatains, bouche moyenne, sourcils chatains, menton rond, yeux gris, visage ovale et coloré (figurait sur la liste du juri de maine et loire pour l'année 1811).

Dans les années 1803-1805 eut des démélées importantes quant au paiement du fermage des terres de Grand Jonchère (Aviré) et de la Grande Couëre (Saint Sauveur de flée) qu'il devait, celui-ci lui étant réclamé par la République, lui les ayant payé aux propriétaires déchus un temps de leur bien comme parents d'émigrés. Une partie de ses biens furent saisis et leur vente par adjudication arrêtée in extremis.

En 1808 il achète en commun avec Mr Lallemant la ferme et le domaine des Petits Marigné à Daon. En 1809 achète à "Maussion" les droits d'enregistrement du bail de Lépinay et de Laubinaire.

En 1818 il achète du mandataire de Jacques Loffinal propriétaire et de dame Félicité Lelong son épouse demeurant ville de Beaugé la métairie du Tertre située commune de Saint Sauveur de flée pour 15000 francs.

En 1828 il achète le domaine de la métairie du Tertre sis au bourg de Louvaines de Mr Rimbault. Antérieurement il achète la métairie de La Riffraie.

Son frère Julien lui afferma la Baratonnière, Pélagie La Patie, Bernard la Ceriselaie. Il a recueilli la succession de Julien, Pélagie et Charlotte ses frères et soeurs. Il reprend le bail de la terre de Bouillé Chevalle de la veuve de son oncle René Charles Vannier, Jeanne Rousseau.

A la fin de sa vie il est propriétaire en propre de la closerie de la Baratonnerie à Saint Sauveur, de la closerie de la Rivière-Turbon et une maison de maitre à ce village, la métairie de la La Riffraie à Contigné, une maison à Angers cour des petites maisons, un pré commune d'Aviré.

Sa fille a pour cousin Pierre François Champroux, notaire à Segré, né en 1774, qui a reçu son contrat de mariage le 24 brumaire an VI (14 novembre 1797).

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 5 - Les ascendances des "RAFFRAY" maîtres bouchers d'Angers au 17° et 18° siècle

ancêtres

Le père de Jacques Raffray (1788-1857) sosa 132 époux de Rose Richou, , Jean-Pierre Raffray 1762-1830, et ses deux grand-pères étaient maîtres bouchers à Angers.

Jean Pierre Raffray est issu d'une famille de maîtres bouchers, par son père Jean raffray, son grand-père Jean-Baptiste Raffray, son arrière grand-père Jean Raffray, son arrière arrière grand-père René Raffray Maitre-Boucher de la paroisse Saint Pierre à Angers, et ses ascendances Blordier, Danveau, Lévesque et Garciau. Au total trois de ses arrières grand-pères et six de ses arrière-arrière grand-pères étaient Maitres Bouchers ou Maitres Rotisseurs dans la paroisse de Angers Saint Pierre.

Il en est de même pour sa femme Urbaine Garciau dont le père Jacques Garciau et le grand père de celle-ci Guillaume Garciau, sont arrière grand-père Guillaume, sont Maître Boucher. Ses ascendances Bernard et Lévesque sont aussi des Maitres Bouchers.

Jean-Pierre Raffray s'installe au moulin de Montreuil Belfroy sur la Mayenne en 1792. Il a acheté les Moulinsde Montreuil Belfroy et la réserve de la Déablère (propriété) le 11 février 1794 (23 pluviose an II) pour la somme de 3608 livres à messieurs Denis Prosper Beugnet, Pierre Simon Moreau et Louis Leroux, ses employés, qui les avaient achetés avec la Sècherie, la Moinerie de Juigné vendus en "biens nationaux" le 25 avril 1792 en s'étant rendus adjudicataire du gouvernement par les administrateurs du directoire du District d'Angers, aux droits de l'abbaye aux Bonhommes.

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Les registres paroissiaux de la Paroisse Saint Pierre d'Angers portent la trace de la nomination de certains des ascendants des Raffray comme Maitre des Maitres bouchers.

En 1698, dans un acte notarié de la corporation des Maistres Rotisseurs, le 1/3 d'entre eux sont nos ascendants.

Le 12 juillet 1740 réception d'un maitre boucher Jean Baptiste Raffray (sosa 1056) registre de Angers Saint Pierre: ... par nous Procureur, Jean Belordic, Jean Jacques Raffray, Joseph Rege, Michel Leblanc, René Belordic, Jean Baptiste Raffray, René Bonnalet René Vacque?, Jean Gicoule, Pierre Besnard, Jean Jacques Raffray le jeune, Hean Jacques Rondeau, Antoine Besnard, A.louis Belordic, lesquels .. rappelés que leur assemblée ....commune assemblée ont fait le choix de Jean Baptiste Raffray en lieu et place de Joseph Brisset (qui a rendu ses fonctions) ... ce que le dit Jean Baptiste Raffray a accepté ...a la possibilité d'agir..ce qui regarde le public et en même temps ..Maitre Boucher soumis à la connaissance ..... de la personne de Jean Baptiste raffray a la qualité de maitre des maitres ... et a promis sur les évangiles de s'acquiter .. Signé Jean Baptiste Raffray Maistre des Maistre, Guillaume Garciau, J Blardier, JJ Raffray, Michel Blanc, René Blordier, René Remon?, Jean Jacques Raffray, Louis Blordier, Jean Jacques Rondeau, J Pridhommeau ".

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 6 - Biographie d'Achille (Marie Jacques) Raffray 1844-1923 frère de Marie-Louise Raffray (sosa33)

DIPLOMATE, explorateur et entomologiste, né à Angers le 17 octobre 1844. Il fit ses classes au collège de Vannes, puis se livra à des études scientifiques qui mirent de bonne heure sa personnalité en lumière. Le 10 mars 1870 il part en Algérie contre l'avis de son père, sans prévenir sa famille.

En 1875, il fut envoyé en mission en Abyssinie et à Zanzibar, pour y effectuer des recherches zoologiques. Il visita l'Abyssinie jusqu'au Nil bleu et explora les iles de Zanzibar et de Pemba, puis le pays des Ouanika, à l'ouest de Mombassa. ll rentra en France en 1874, avec d'importantes collections zoologiques et de nombreux documents. En 1875, il fut désigné comme membre du Congrès de Géographie de Paris et prit part, d'une façon active. aux travaux de ce congrès.- Il repartit en 1876, chargé d'une nouvelle mission dans les iles de la Sonde, les Moluqueset la Nouvelle-Guinée, au cours de laquelle il visita Port-Dorey, la côte nord de la Nouvelle- Guinée. la région d'Amberbaki, les îles Mafor et, enfin, touchant à la partie la plus périlleuse de son exploration, les iles Schouten, dont il fut le premier visiteur européen. Il eut Ia surprise de trouver lés naturels de ces îIes encore à l'âge de pierre, vivant par groupes, à l'état sauvage, dans des habitations lacustres. M. Raffray put faire, grâce à eux, d'intéressantes constatations anthropologiques. Il termina sa mission en 1877 et rapporta en France des collections considérables de zoologie, d'anthropologie et d'ethnographie, qui furent déposées au Muséum d'Histoire naturelle et au Trocadéro. Il avait priségalement une quantité de notes, d'après lesquelles il fit une communication des plus remarques à la Société de Géographie (1877).

En 1879, il entra dans la carrière consulaire. Il occupe successivement des postes dans la diplomatie à Naples, Singapour, Etats Malais, Tien-Tsin, Chine, Capetown Colonie du Cap. Il débute comme vice-consul de France à Massouah (Aden) en 1880 où il croise le jeune Arhur Rimbaud, puis chargé (1882) d'une mission diplomatique en Abyssinie par le ministre des Affaires étrangères. Sa connaissance parfaite des hommes et des choses de ce pays lui valut un accueil particulièrement favorable de la part de l'empereur d'Abyssinie, à qui il remit une lettre et des présents du président de la République. Elle lui permit encore de revendiquer, pour une grande part, l'établissement de relations cordiales entre la France et l'Abyssinie. ll profita de ce voyage pour visiter les massifs encore inconnus des monts Zeboul et Abouna Yousef, où il fit, à 4.000 mètres draltitude, une intéressante découverte : celle de la faune alpine, qui n'avait pas encore été constatée en Afrique. Il se rendit ensuite dans la ville sainte de Labibéla, où il prit des notes curieuses et rassembla des documents concernant les dix églises monolithes qui s'y trouvent. Appelé, en 1882, an vice-consulat de Tamatave. il prit part à la campagne de Madagascar, en mème temps qu'il se livrait à des recherches scientifiques qui furent couronnées d'heureux -résultats.

En 1885, il fut promu consul à Zanzibar et exerça, en cette qualité, Ies fonctions de commissaire du gouvernement français à la Commission internationale de délimitation du Sultanat.

Il est Consul à Singapore en 1887, Tien-Tsin en 1892, au Cap de Bonne-Espérance pendant Ies hostilités anglo-boers de 1894, il devint consul général sur place en 1897.

En 1905, il fit valoir ses droits à la retraite, pour occuper les fonctions de président des Etablissements français à Rome et à Lorette, qui avaient été jusque-là dévolus à l'ambassadeur de France près du Saint-Siège lors de la séparation de l'église et de l'Etat. Il est donc nommé président des Etablissements de la France à Rome et à Lorette de 1905 à 1920, organisme destiné à suppléer à l'ambassade de France auprès du Vatican, supprimée à cette époque.

L'oeuvre de M. Raffray est considérable. Ses missions, explorations, voyages, furent tous suivis de la publication d'ouvrages qui apportèrent une précieuse contribution aux sciences naturelles. C'est ainsi qu'après sa première mission il publia Abyssinie (1876), récit de voyages et études historiques, ethnographiques et zoologiques, qui obtint un vif succès. Il fit paraître ensuite, à son retour de Java et de la Nouvelle-Guinée, une étude dans le Tour du Monde qui suscita un vif intérêt, en même temps qu'il faisait connaitre, dans une communication à l'Académie de Géographie de Paris, Ie résultat de ses recherches (Bulletin de cette Société, 1878).

En 1882, il publia: les Eglises monolithes de Labibéla, Abyssinie. ouvrage qui fut honoré d'une souscription du ministère de l'Instruction publique.

Au cours de ses voyages, il s'intéresse en outre à l'entomologie, et rassemble une belle collection de coléoptères. Il est en relation avec de nombreux entomologistes étrangers. Il est membre de la Société de géographie, naturaliste.

Au total, il a donné plus de soixante mémoires dans diverses revues dont il est le collaborateur assidu, telles que : Revue et Magasin de Zoologie ; la Revue Entomologie ; Ies Archives du Museum de Paris ; Socie'té entomologiqw de France; London Linnean Society; South African Philosophical Society; Revista de Museo de la Plata, etc.. etc. Ses travaux sur les Coléoptères de la Famille des Paussus* avec planches coloriées; sa Révision des Psélaphides des iles de Singapore et Penang ; son Descriptive Catalogue of the Coleoptera of South Africa; son Catalogue des Psélaphides, ouvrage qui obtint le prix Dollfus et le prix Cuvier de r Académie des Sciences, furent particulièrement remarqués dans les milieux scientifiques et étendirent sa renommée d'explorateur et de savant.

M. Auguste Raffray fait partie d'un grand nombre de sociétés savantes. Il est, notamment, membre honoraire de la Société Entomologique de France, de la Royal Society of South Africa, correspondant du ministère de l'Instruction publique et du Museum. Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1885, il est également officier de l'Instruction publique, commandeur du Dragon d'Annam, du Nicham el Anour, etc.

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Jacques Raffray né en 1889 à Singapour, est fils de Achille Raffray et de Bessie Rutherford; il est lieutenant de réserve, chevalier de la légion d'honneur , décoré de la croix de guerre. Vivait aux Etats unis comme courtier en assurances.Il épouse Mary Kirk en juin 1918.

Mary Kirk est une amie d'enfance de Wallis Warfield future Duchesse de Windsor. Elle Divorce en 1935 de Jacques Raffray. Mary Kirk avait un liaison avec Ernest Simpson époux de son amie d'enfance Wallis Warfield. Ernest Simpson a accéléré son divorce de Wallis Warfield pour faciliter le remariage de cette dernière avec Edouard VIII Roi d'Angleterre qui abdiquera en décembre 1936. Edouard "Spencer" épousera alors Wallis Warfield en juin 1937.

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 7 - Histoire de la famille Richou : de la meunerie à la banque en Anjou (18° et 19°siècle)

Claire Steimer Conservateur du patrimoine. Conseil général de Maine-et-Loire In Situ n°8 - mars 2007 ancêtres

Propriétés d’une même famille, les Richou, les terres des Richou constituent un témoignage intéressant, point de départ d’un parallèle entre l’évolution des biens fonciers et, de façon plus large, l’histoire économique et sociale de cette famille. Jusque-là plutôt associée à l’histoire bancaire angevine - la banque Richou est créée à Angers en 1827 - c’est en fait la meunerie qui est, semble-t-il, à l'origine de l’ascension sociale de cette famille, confortée par l’exploitation de biens agricoles. Si les membres de la noblesse ont, après la Révolution, repris en partie possession de leurs terres et réaffirmé leur pouvoir social affaibli, la bourgeoisie issue du négoce, de l’industrie ou des finances compose désormais une puissante classe de notables. Le modèle aristocratique reste pourtant prégnant pour ces familles en quête de reconnaissance sociale : preuve en est l'arbre généalogique que Raymond Richou fait réaliser en 1922, accompagné d'une recherche d'armoiries.

Il ne s’agit pas ici de recenser l’ensemble des membres de la famille ni leurs propriétés, mais de présenter un panorama des activités d’une famille bourgeoise au cours d’un siècle marqué par la révolution agricole et industrielle, dans une région dominée par la grande propriété terrienne d’origine aristocratique.

Les Richou, minotiers Le moulin de la Roussière : berceau de la famille D'après les sources consultées, la mention la plus ancienne des Richou date de 1747 et établit le lien manifeste de cette famille avec la meunerie (les quatre générations précédentes sont issues de Blaison-Gohier DH): le sieur Hullin de la Coudre vend à Pierre Richoust (sic), meunier (sosa 532), et Renée Soreau sa femme, une métairie à Feneu. Le couple est alors installé à La Membrolle-sur-Longuenée, au moulin de la Roussière, qui constitue le berceau et le point d’ancrage de la famille pendant plus d’un siècle.

L’importance économique des moulins est ancienne, la force hydraulique étant la première à être utilisée. Ce sont les seuls ateliers de transformation ou d’affinage de nombreuses matières premières : sciage du bois et de la pierre, battage des peaux, des textiles et des métaux, broyage des graines oléagineuses et du tan. Dans les limites actuelles du département de Maine-et-Loire, on dénombre sur la carte de Cassini (1763-1769), 723 moulins à vent et 634 moulins à eau, tandis que le recensement impérial de 1809 en donne un total respectivement de 912 et 613. Avant la Révolution, ces moulins appartenaient principalement aux familles nobles et aux communautés religieuses. Le moulin de la Roussière dépendait ainsi d’un ancien fief et seigneurie avec château-fort, dont une tour subsistait au début du XVIe siècle, sur une haute motte dominant la rive droite de la Mayenne. Un aveu de 1408 atteste l’existence des moulins, porte, portineau et chaussée situés sur la rivière de la Mayenne, près de l’ancien château de la Roussière entouré de douves. Transformée en simple métairie et rattachée en 1499 au château du Plessis-Macé, La Roussière est ainsi décrite dans un autre aveu : « la place du vieil chastel du dit lieu de la Roussière avec une motte en laquelle a encore partie d'une tour ancienne et […] un moulin à tan et aussi la place d'une maison et jardins qui étaient dans la baillée d'iceluy moulin à tan […]. La maison de [mes] moulins du dit lieu de la Roussière, en laquelle a trois moulins tous à blés avec la chaussée, porte et portineau […]. Une autre maison sise près [mes] dits moulins en laquelle demeurent les mouliniers d'iceulx avec l'arrière et des charges des dits moulins ». Puis l’hôtel-Dieu d’Angers en devient au XVIIIe siècle propriétaire et fait reconstruire les moulins en 1758, pour finalement les vendre en 1780 au comte de Serrant, propriétaire du Plessis-Macé. Instruments des seigneurs et des puissantes communautés religieuses, la population était obligée d'y moudre son grain contre redevance : la symbolique seigneuriale liée aux moulins était donc particulièrement forte.

Au début du XVIIIe siècle, Mathurin Soreau († 1707) sosa 2132, puis son fils François (1680-1764) y sont meuniers. Les Richou sont alors associés à l'exploitation du moulin, par le mariage, en 1732, de Pierre Richou (1710-1779) sosa 532, et Renée Soreau (1711-1771), fille de François. Ils restent simples exploitants jusqu'en 1811, époque à laquelle René (II) Richou (1774-1840) acquiert le moulin de la Roussière appartenant au comte de Serrant. C’est ainsi qu’un simple meunier parvient à racheter l’un des symboles du pouvoir seigneurial à la puissante famille Walsh de Serrant.

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 8 - Biographie du Général Gabriel-Jacques L'ERIVINT (1741-1823) sosa 270, et de son fils le Lieutenant-colonel Jacques-Charles L'ERIVINT

Biographie du Général Gabriel Jacques L'ERIVINT

Gabriel Jacques L'Erivint a pour père Jean-François JACQUES dit L'escrivain, ce dernier ayant vécu à Chateau-Landon au moins à partir de 1756.

Le document de décès du 20 mai 1765 à Chateau-Landon de Jean François JACQUES époux de Marguerite Pecheux précise clairement le nom de famille de ce dernier. Le père de Gabriel Jacques L'Erivint se nomme donc JACQUES.

Les deux version de ce document de décès, dont l'une, la copie, était en possession du Général Lérivint, toujours conservée dans ses papiers de famille, prouve que le père de Gabriel Jacques Lérivint était Jean-François JACQUES dit l'escrivain. L'original du document de décès à Notre Dame de Chateau-Landon comprend les mêmes données.

Sur l'acte de baptème de Gabriel Jacques L'Erivint le 2 avril 1741 à Metz, son père est nommé Jean François Jacques l'Escrivain, sa mère Marguerite Pecheur.

Ce surnom de son père, l'escrivain, est devenu le nom de "Gabriel Jacques" depuis qu'il s'est engagé à l'âge de 12 ans dans les armées royales. Il l'a fait évoluer en L'Erivint. Pendant la révolution différentes nominations officielles le nomme Lérivain ou Lérivint. En 1807 un extrait des minutes du greffe du tribunal de paix rectifie l'orthographe du nom Lérivint (1807).

Lors de son mariage avec Jeanne Anne Fleury Bedane le 19 février 1756, il est indiqué " Messire Gabriel Jacques Lerivint lieutenant au corps des carabiniers fils majeur de feu Messire Jean François Jacques Le Rivint et de Dame Marguerite Pêcheur absente et consentante comme il conste par le certificat de ... notaire à Chateau-Landon en date du 4 février 1776 légalisé le lendemain cinq du même mois signé Chartrain notaire de Saint Nicolas de cette ville (Saumur) ".

Lors du mariage de Marie Thérèse JACQUES fille de Jean François JACQUES et de Marguerite Pecheux, le 25 août 1756 à Chateau-Landon, la signature de " LERIVINT " identique dans sa forme à celle du Général Gabriel Jacques Lérivint, figure en bas de cet acte de mariage, ce qui confirme le fait que pour Gabriel JACQUES son nom soit devenu L'Erivint.

Gabriel Jacques Lerivint est né le 2 avril 1741 et décédé le 14 juin 1823. Il termine sa carrière comme officier général de brigade.

Il est né à Metz (Moselle) le 2 avril 1741. Il est fils d'un bas-officier, qui est huissier en 1756 à Chateau-Landon, Jean-François JACQUES l'escrivain et de Marguerite Pécheur. Ses parents ont vécu à Chateau-Landon au moins depuis 1756. Sa soeur et son frère connus ne sont pas nés à Metz. Sa soeur Marie-Thérèse se marie en 1756 à Chateau-Landon comme son frère Jean François Philippe en 1767 et 1778

Gabriel Jacques L'Erivint est décédé à Saumur (Maine-et-Loire) le 14 juin 1823.

Il s'engage comme simple carabinier le 18 octobre 1752 à l'âge de 12 ans. Il a rang de lieutenant le 28 avril 1769, sous-lieutenant 20 février 1774, lieutenant le 2 juillet 1774, en 1776, il est premier lieutenant au corps des carabiniers. Il est réformé le 1 avril 1776, Replacé le 26 septembre 1779, lieutenant surnuméraire à la formation le 18 avril 1788, Rang de Capitaine le 26 septembre 1788. Il quitte ce régiment, avec le grade de capitaine de carabiniers le 24 mai 1791. Il a été chargé de l'instruction de l'école générale de la cavalerie pendant 8 ans et de celle du corps des carabiniers pendant 20 ans.

Il était en garnison à Saumur et résidait rue de la Petite-Bîlange. Il devint commandant de la garde nationale de Saumur le 11 juin 1791, puis chef d'une des deux légions de la garde nationale du district en mai 1792. Le 22 juillet 1792, il est nommé lieutenant colonel au 11° régiment de cavalerie.

Il s'engage ensuite comme lieutenant-colonel dans le 11ème régiment de cavalerie.

Le 21 nivôse an II (10 janvier 1794), Gabriel-Jacques Lérivint fut nommé provisoirement général de brigade par les représentants du peuple près les Armées du Rhin et de la Moselle.

Le 5 floréal an II (5 mai 1794) rejoint selon ses ordres le général Jourdan commandant en chef de l'armée de la Moselle, comme Général de cavalerie. Il intégre la division Championnet le 10 juin 1794.

Le 25 prairial de l'an III de la République (13 juin 1795) il est nommé général de Brigade par le Comité de Salut Public.

(Son registre d'ordre (1) commence donc avec cette nouvelle affectation). Dès lors, il suit les avancées de l'Armée de la Moselle il sert à Liège le 10 août 1794, puis à Fleurus le 26 juin 1794, avant d'être affecté à l'Armée de Sambre-et-Meuse le 2 juillet 1794. C'est dans cette unité qu'il remplaça le général Dubois à la tête de la cavalerie dont il prend le commandement le 24 mars 1795. Il a commandé en chef la division de la cavalerie des armées de Sambre et Meuse pendant un an. Le Directoire à sa Séance du 27 pluviôse an VI [15 février 1798] signe le brevet de capitaine de cavalerie de Lerivint (son fils Jacques-Charles), aide de camp du général (Gabriel-Jacques) Lerivint à la 2e division militaire). Pratiquement, ce furent là les dernières opérations actives de cet officier général déjà âgé. Après une première réforme en février-septembre 1797, il cesse son emploi le 7 germinal an V (27 mars 1797).

Le 25 fructidor an VIl, il est général de brigade dans la 2° division militaire. Il est employé à l'armée de Sambre-et-Meuse le 7 nivôse an VII dans la 27° division militaire.

Lérivint est nommé commandant du département de Sambre-et-Meuse, puis du département de la Dyle et enfin du département des Deux-Nèthes, de 1799 à 1802. Il est confirmé Général de Brigade par Bonaparte premier consul le 8 germinal an IX pour faire partie de l'état major de l'armée (29 mars 1801).

Le 17 brumaire an XI de la république, le ministre de la guerre lui donne acte de sa mauvaise santé (8 novembre 1802); il ne sera pas employé dans la 26° division. Il continue d'être en non activité.

Il est mis à la retraite le 30 fructidor an XII (17 septembre 1804).

Il a donc fait six campagnes miltaires, de la guerre d'Hanovre et toutes celles de la Révolution, depuis le règne de Louis XV jusqu'à l'Empire.

Il se retire comme Maréchal de camp retraité à Saumur, où il habite sur l'emplacement de l'actuelle banque de France. Une fois retraité il a été "Entreposeur particulier des tabacs de l'arrondissement de Saumur". Il habitait alors 26 rue Beaurepaire à Saumur (3) Gabriel Lerivint décèdera le 14 juin 1823 à Saumur dans le Maine-et-Loire, à l’âge avancé de 82 ans. Il est fait Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint Louis. .

Commentaire du Générale Lérivint sur un résumé de sa carrière (incorporé dans ce texte): " Voilà tout ce que je peux te donner suivant ta demande; tu verras au moins que mes serrvices n'ont pas été tout roses et que ma constance m'a mené à une carrière honnête ".

Données provenant de documents officiels, complété avec des documents familiaux, généralement des documents originaux. Dominique Huez

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Le fils du Général Gabriel-Jacques L'Erivint (frère de notre ancêtre Joséphine L'Erivint épouse de Proper Revélière) est LERIVINT (Jacques Charles) (1776-1812)

LERIVINT (Jacques Charles) plus connu sous le nom de LÉrivint, capitaine au 25° régiment de dragons, membre de la légion-d'honneur, est né à Saumur, département de Maine-et-Loire, le 12 décembre 1776. Il entra au service au commencement de la révolution, fut nommé, le 3 septembre 1792, sous-lieutenant au 11° régiment de cavalerie, et fit les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée de la Moselle, et celles des années 2 et 3 et partir de l'an 4 de la république, à l'armée de Sambre-et-Meuse. Il s'y distingua par son activité et sa bravoure. Parmi plusieurs traits remarquables, nous en citerons un qui, dans la même journée, l'a rendu deux fois digne de l'estime de l'armée entière. Le 28 floréal an 3, un détachement de 50 hommes n'étant pas en mesure de charger des tirailleurs ennemis qui étaient en force dans un hameau prés de Charleroy, cet officier ne consulte que son bouillant courage, et fond, à la tête de quatre. ordonnances du général en chef, sur les tirailleurs. Il en tua plusieurs, donna l'alerte à ceux qui étaient stationnés dans le hameau, et les força de prendre la fuite. Deux des ordonnances furent tués et les autres blessés. Son habit était criblé de balles; mais aucune, par un rare bonheur, ne l'avait atteint. Quelques heures après guidé par un sentiment d'humanité il traversa la sambre pour enlever un volontaire blessé qui allait être pris par l'ennemi. Le peloton n'ayant pu s'emparer de sa personne fit feu et cassa l'épaule du volontaire blessé qu'il portait en croupe. En récompense de sa bravoure, Lérivint fut fait lieutenant le 19 messidor an IV et devient en même temps aide de camp du général Gabriel-Jacques Lerivint (son père) à la 2e division militaire. Il est lieutenant au 11° de cavalerie. Il fit les campagnes du Danube des ans IV et V. Le 19 nivose an VI il devint capitaine. Le 27 pluviôse an VI [15 février 1798] il obtient le brevet de capitaine de cavalerie Il fut placé à la suite du premier régiment des carabiniers le 2 vendémiaire an VII. Après avoir fait la campagne de cette année VI à l'armée de sambre et Meuse, celle de l'an VII à l'armée du danube, et à l'armée du rhin les campagnes des années VIII et IX. Le 21 vendémiaire an IX, il passa dans le 16° régiment de cavalerie devenu le 25° régiment de dragons où il fut nommé capitaine titulaire Le 27 frimaire an XII il est nommé membre de la légion d'honneur (19 décembre 1803). Le 21 novembre 1806 il passa avec son grade dans les dragons de la Garde Impériale, ex garde consulaire (Vieille garde) (dit régiment de Dragons de l'Impératrice), comme Chef d'escadron des dragons (lieutenant-colonel), cavalerie où il restera jusqu'au 27 floréal 1812. Il a fait dans ce Régiment les campagnes de 1806 et 1807 (Pologne), 1808 (Espagne), 1809 (Autriche), 1810 1811 (Espagne), 1812 (Russie). Chevalier de l'Empire par lettres patentes du 2 Novembre 1810 (Armoiries: Tiercé en barre: d'or au coq de sable; de gueules au signe des chevaliers légionnaires; et de sinople au casque paré de fac d'or, traversé en barre d'une épée, la poignée, d'argent.), donataire (r.5000) sur le Mont-de-Milan, par décret impérial du 1er février 1808.; chef d'escadron (1 juin 1809), Chevalier de la Légion d'Honneur. Membre de la maison militaire de l'Empereur en 1810. Il est tué le 25/09/1812 en avant de Moscou dans une reconnaissance.

Dominique Huez

(1) [MANUSCRIT] - [LERIVINT (Gabriel-Jacques)] - Registre d'ordre appartenant au général de brigade de cavalerie Gabriel Lérivint, attaché à la division du général Champion[n]et. A Looz, près Liège. Le 23 thermidor l'an 2ème [10 août 1794] de la république française une et indivisible. Looz, an II, (1794-95)

(2)"Officier général, né à Metz (Moselle), le 2 avril 1741, de Jean-François-Jacques L'Erivin (sic) et de Marguerite Pêcheur, sa femme, mort à saumur (Maine et Loire) le 14 juin 1823, s'engagea comme simple carabinier le 18 octobre 1752, quitta ce régiment, avec le grade de capitaine, le 24 mai 1791, devint commandant de la garde nationale de Saumur le 12 juin 1791, puis chef de légion en mai 1792. Le 21 nivôse an II (le 10 janvier 1794), il fut promu général de brigade à l'armée de Sambre et Meuse; cessation d'emploi, le 7 germinal an V (22 mars 1797). (Procès verbal du Directoire Tome I)".

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 9 - Biographie de Louis (François-Louis) REVELIERE (1745-1793) sosa 268

François Louis Revélière est fabricant de toiles, riche négociant à Cholet. Succède à son père après 1765 dans l'entreprise familiale, associé avec deux de ses frères. "La fortune de la famille s'accroît lorqu'en 1765, le fils ainé Gilles Revélière, épouse une riche héritère, Victoire Bauduceau, la fille unique du notaire Laurent Bauduceau, sénéchal, juge civil, criminel et de police de la Baronie de Doué. Quelques temps après, Gilles Revélière succédait à son père à la tête de l'entreprise familiale, associé à ses deux frères René et François Louis dit Revélière La Touche, sous la raison sociale "G Revélière l'ainé et frères". Ce fut alors sous le règne de Louis XVI la grande époque de la maison Revélière, dont les toiles et mouchoirs étaient désormais expédiés par colis entiers vers l'Afrique et les Antilles à partir du Havre, (de Nantes ou de La rochelle. Et puis tout s'écroula du jour au lendemain au moment de l'insurrection vendéenne, avec une succession de drames: la mort de Revélière La Touche et de son cousin Antoine, l'exécution de Victoire Bauduceau, la liaison puis le remariage de son époux avec une Marie Duchesne qui pleurait elle-même la mort d'un oncle massacré à Saumur le 16 mars 1793, avec Jean Moricet et le juge Gennet de Bel-Air... Sans parler de la paralysie du commerce et du marasme économique engendré par l'exode de ses habitants qui parallèlement, avaient mené l'entreprise au bord e la faillite, obligeant Gilles Revélière, en 1798, à réunir ses créanciers pour leur demander des aménagements de dettes.(Yves Saget, Société des sciences, arts et lettres de Cholet et de ses environs, SLA, juin 1997, n°102 p 47)

François Louis Revélière est tué le 14 mars 1793 lors du siège de la ville de chollet pat les vendéens.. Sont tués en même temps ses cousins germains Antoine Revélière des Bluttières et Olivier Coulonnier lors de l'attaque de la ville par les vendéens.

Son autre cousin Mathurin Revélière est fusillé le 23 décembre 1793 à Saumur. Ils laissent tous les quatre, 18 orphelins. (L'insurrection vendéenne éclate le 12 mars 1793 à Saint Florent le Vieil. Les vendéens s'emparent de Cholet le 14 mars 1793). "Document : Tué le 14 mars 1793 à un quart de lieue de Cholet dans une action entre les patriotes et les rebelles de la Vendée, suivant acte de notoriété passé à Orléans devant M° Bouet et fils le 17 floréal an II "(6 mai 1794). Sa femme va alors s'installer à Saumur avec ses enfants.

Appelé Révélière selon les documents, ou Révélère Latouche ou de la Touche.

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Son frère, Gilles Révélière époux de Marie Bauduceau, est un riche négociant à Cholet.

Leur fille ainée Victoire Marie fut demandée en mariage en 1791 par Amable Jean Tharreau, frère de François Tharreau administrateur du district de Cholet depuis 1790. Tout semblait d'accord. Gilles Revélière fit faire les publications par le curé constitutionnel de Notre Dame les 29 janvier, 2 et 5 février 1792, et le contrat de mariage dressé par le notaire le 6 février. Mais au moment de procéder à la cérémonie, Marie Bauduceau et sa fille voulurent que le mariage fut célébré par un prêtre catholique, tandis que le père exigeait un prêtre constitutionnel. François tharreau comme fondé de pouvoir de Victoire Marie Revélière présenta une requête au tribunal de district de Cholet à l'effet de lui "permettre de faire faire au Sieur Revélière les sommations nécessaires pour parvenir à la célébration du mariage". Sur cette requête, le juge Gennet, ancien sénéchal de Cholet, rendit le 9 février une ordonnance "pour faire au père de la jeune fille les sommations respectueuses". Gilles Revélière donna alors son consentement à ce que le mariage fut célébré par un prêtre non constitutionnel, tout en protestant et déplorant l'aveuglement de sa fille. Cette affaire par la condition sociale des personnes qui y étaient mêlées fit grand bruit dans le pays. C'était en effet une humiliation pour le clergé assermenté que les patriotes ne pardonnèrent pas et dont ils promirent de se venger sur Md revélière qui passait pour avoir poussé sa fille à la résistance au culte légal. Quant à son mari, quoiqu'il fut tout à fait dans les principes de la révolution, il n'en devint pas moins suspect. Le mariage de sa fille fut célébré en août 1792 par un prêtre non constitutionnel, l'abbé Coulommier, curé légitime, non constitutionnel, mort et déporté en Espagne en 1796. Gilles Révélière n'assista pas au mariage de sa fille Victoire en août 1792, et s'absente alors quelque temps de son domicile. Il séjourna malade sur Nantes. Il semble clairement dans le camp républicain, son frère François Louis est tué lors de la prise de Cholet par les vendéens le 14 mars 1793 en défendant la ville avec son cousin Antoine.

Une des premières arrestations faite par le comité révolutionnaire de Cholet fut celle de Md Revélière (Marie Bauduceau) et de l'une de ses filles Renée, le 9 novembre 1793. La famille qui était riche, influente et presque toute patriote, fit aussitôt de nombreuses démarches près de Robin pour obtenir, sinon la liberté de leurs parentes, au moins qu'elles fussent dispensées de la prison. Robin y consentit sous caution du citoyen Combault, vrai républicain. Elles sont mises en résidence surveillée à leur domicile et non en prison au début, grace à leurs relations. Le 13 janvier 1794, elle est réellement internée avec sa fille par un nouveau comité révolutionnaire, puis transférée à la prison d'Angers. Elle est incarcérée le 18 janvier 1794 avec sa deuxième fille, Renée, dans l'ancien couvent du calvaire d'Angers.

Joseph Clémenceau qui dirige le tribunal révolutionnaire d'Angers indique: "Elle a fanatisé la moitié de Cholet avant et après la guerre de vendée, et depuis la rentrée des troupes républicaines dans Cholet, elle a chez elle la nuit tenu des conciliabules secrets, fait dire ou semblé dire elle-même (sic) des messes. La république a besoin de se purger". "A avoué que pendant les différents séjours de l'armée contre-révolutionnaire, elle avait logé sur billets du comité contre-révolutionnaire de cette armée, un nombre de brigants, n'a jamais crié vive le roi, a ajouté qu'elle se flattait d'avoir un mari patriote". De nombreux certificats de républicains sont envoyés en sa faveur. Md Réveillère (Victoire Bauduceau) reconnut que des ossements découverts à son domicile avaient été apportés par un officier patriote qui "s'amusait à disséquer". Un capitaine et un médecin quartier maitre du corps de cavalerie de la Haute Vienne certifient que c'est eux qui avaient déposé le squelette dans la chambre qu'ils avaient occupée. Gilles Revélière n'est pas témoin pendant le procès de sa femme Marie Bauduceau et ne semble pas y assister; il est alors à Nantes, soi-disant malade. Il ne semble pas avoir fait beaucoup d'efforts pour tirer sa femme des mains du terrible tribunal. Il en fit davantage pour lui-même quand il eut à se défendre devant la commission militaire de Nantes. Suspect et dénoncé par des réfugiés choletais, il fut en mars 1794 (après la mort de sa femme) emprisonné aux Saintes Claires à Nantes et parut le 15 avril 1798 devant la commission militaire présidée par Lenoir. Devant la production de certificats de civisme il fut libéré en mars 1798.

Avec 163 femmes de la prison du calvaire d'Angers, Victoire Beauduceau fut fusillée le 1 février 1794 au champ des martyrs. Victoire Bauduceau a été déclarée "Bienheureuse" par le pape Jean-Paul II en 1984.

Renée Réveillère, sa fille fut réinterrogée devant l'émotion du massacre. Reconnue "coupable d'aucun crime", ayant deux frères au service de la république et un père très connu pour son patriotisme, elle fut libérée le 19 février 1794. Pendant cette période Gilles Revélière a une liaison avec Marie Duchesne dont il a un premier fils hors mariage qui nait un mois avant que sa femme Marie Bauduceau soit fusillée. Marie Duchesne pleurait elle-même la mort d'un oncle massacré à Saumur le 16 mars 1793 (prise de la ville par les vendéens). Gilles Revélière épouse Marie Duchesne le 15 septembre 1797 . (d'après Charles Loyer "Le district et le comité révolutionnaire de Cholet, L'anjou historique, 1901; et d'après Yves Saget in SLA juin 1997, n°102, p48).

Contexte social de Marie Bauduceau: "Par son père aussi bien que par sa mère Marie Chachereau fille d'un avocat au siège de Thouars, Marie Bauduceau femme de Gilles Revélière appartenait à un milieu social très différent de son mari Gilles Revélière, qu'elle semble avoir toujours quelque peu méprisé. Elle a onze ans de différence avec son mari. C'est d'ailleurs ce que nous confirme son fils Louis Revélière lorsqu'il évoque cette "société de la campagne" dans laquelle sa mère venait se replonger chaque année au cours de ses tournées estivales à Doué et à Thouars: "Elle réunissait écrit-il, quelques châtelains résidents et des bénéficiaires, d'un esprit agréable et d'une gaîté communicative. On s'y occupait surtout d'art, de littérature, de chasse et de pêche et de plaisirs. Aussi on y faisait d ela musique, des chansons et des vers. On y commentait le Mercure et on y lisait toutes les nouveautés. Ma mère et mes soeurs y étaient fêtées et y semblaient plus heureuses, plus appréciées et douées de plus de distinction que dans le cadre étroit et maldoré d'un pays de fabrique, bien qu'elles n'y trempassent pas dans la vulgarité commerciale et y vécussent en demoiselle".

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M. Jules REVELIÈRE (1831-1907) fils de Proper revélière et de Joséphine L'Erivint, frère de Ernestine Revélière (sosa67)

La famille de Jules Revélière était d'origine vendéenne. Mais son grand-père François Louis Revélière possédait une importante fabrique de toiles à Cholet et fut tué au siège de cette ville. Sa veuve se réfugia à Saumur avec ses jeunes enfants. L'un d'eux (Prosper), devenu plus tard entreposeur des tabacs, épousa Joséphine L'érivint, fille du général, chevalier de Saint-Louis, qui, de Louis XV à Napoléon, fit toutes les campagnes extérieures, et soeur du chef d'escadrons des dragons de la Garde impériale, mort à Moscou. De ce mariage naquit à Saumur, le 11 mai 1831, Jules Revelière. Elève du collège communal, il eut, ainsi que son frère Eugène, la chance d'avoir pour initiateur en histoire naturelle un humble employé d'administration, qui, les jours de congé, dirigeait des promenades scientifiques, suivies par la plupart des élèves. Il apprit de lui la botanique et l'entomologie ; M. Courtillier, ancien pharmacien, lui enseigna la géologie. Attiré par la carrière militaire, il subit avec succès l'examen écrit de Saint-Cyr, mais, sur le désir de sa mère, il fit le sacrifice de ses projets pour entrer dans une carrière singulièrement plus pacifique : celle de l'enregistrement (1848). Désirant trouver pour ses études favorites une région peu explorée, il demanda la Corse et l'obtint facilement, ce pays sauvage étant peu recherché. Nommé à Rogliano, il y arriva accompagné de sa soeur Ernestine Revélière (plus tard mariée à M. Jacques Raffray, d'Angers) et de son frère Eugène, avec lequel il se mit à étudier la flore et la faune de l'ile. Ce fut à cette époque qu'il entra en relations avec M. Alcide d'Orbigny, professeur au Muséum de Paris (2), et commença ses études d'archéologie (sépultures assises, antiquités d'Aleria, etc). Eugène Revélière (1822-1892), est un Botaniste éminent. Des offres avantageuses lui furent faites lors de l'herborisation pour la flore de l'Algérie; mais il refusa de quitter la Corse, dont le climat convenait à sa santé et qu'il n'abandonna que pour venir se battre en 1870. Il est mort à Porto-Vecchio le 1° février 1892. Très modeste, il n'a jamais rien voulu publier, mais il était en relations avec tous les naturalistes de France et même de l'étranger. Son frère ainé, Gabriel-Auguste capitaine adjudant-major, étant mort à Gallipoli, victime de son dévouement pour ses hommes, Jules Revelière demanda son rappel en France. Il eut la chance d'être nommé à Champdeniers (1852), c'est à dire dans une région des Deux-Sèvres où l'ouverture de nombreux chemins devait favoriser ses études géologiques et, en effet, il y découvrit des fossiles nombreux, quelques uns même nouveaux (3). Devenu initiateur à son tour, il était suivi pendant les vacances d'une petite cohorte d'écoliers. Ce fut là qu'il se lia d'une étroite amitié avec le savant Dr Desaivre, longtemps conseiller général du canton, chercheur et érudit, auquel on. doit plusieurs volumes et une soixantaine de brochures sur l'histoire du pays (vieilles coutumes, traditions, biographies, etc.). D'autres savants entomologistes et antiquaires, tels que MM. Mulsant, de Saulcy, Akerman, etc., étaient également en relationssuivies avec notre éminent collègue. Le 15 novembre 1856, il fut nommé receveur à Blain, où il épousa Mll Benoist, dont la tante maternelle, Mde Jefîredo, était mariée à AM. Raymond Bizeul, fils de l'un de nos fondateurs et illustres devanciers, un de ces vaillants hommes dont je voudrais voir, au milieu du Musée, sur une table de marbre, les noms gravés en lettres dor », disait M. Marionneau en quittant le fauteuil présidentiel. Il partagea ses travaux et, lui ayant voué une filiale admiration, les continua après sa mort, « en souvenir de lui », disait-il. Bien des motifs, par conséquent, attachaient M. Revelière à Blain. Il y prolongea autant que possible son séjour, mais, en septembre 1873, ii dut accepter le poste de Vannes. Membre zélé de la Société polymiliqua, il rendil les plus grands services tant au Musée d'Histoire naturelle, dont il était conservateur et qu'il réorganisa, qu'au Musée d'Antiquités, pour lequel il acheta et classa le fameux trésor du Guerno. Au mois d'août 1880, il passa à Angers, revenant ainsi près de son pays natal, et prit sa retraite en 1892. Il se partagea dès lors entre Blain et Angers, puis Nantes à partir de 1897. Mais, prolongeant chaque année le séjour qu'il faisait à Blain, il s'y fixa exclusivement en 1903 et, depuis lors, ne revint plus à Nantes que trois ou quatre fois pour quelques heures. A son dernier voyage, le 7 décembre dernier, il avait fait visite à notre éminent collègue, M. Bureau, directeur du Muséum. Depuis le mois de janvier, ses forces déclinèrent visiblement.

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 10 - Biographie de Ernest DELBET (1831-1908), frère de Maria Julie DELBET 1834-1918 sosa 65 notre ancêtre

DELBET (Ernest-Pïerre-Julien), député français, né à Barbonne-Fayel (Marne), le 9 novembre 1831. Recu docteur en médecine en 1854. Le Docteur Ernest Delbet, député, fondateur et directeur du Collège libre des sciences sociales, où il enseignait les doctrines sociologiques de l'école positiviste, mort à Paris, à 77 ans, le 9 décembre 1908. Il est un des exécuteurs testamentaire de Auguste Comte fondateur du positivisme. Il avait adhéré à ses idées. Il s'occupa spécialement d'études d'économie sociale, fut chargé de missions en Orient et rédigea des travaux de sociologie remarqués. M. Delbet a été avec MM. Edm. Guillaume et Georges Perrot, l'un des collaborateurs de l'Exploration archéologique de la Galalie et dc la Bilhynie, d'une partie de la Mysie, de la Pkrygte, etc. (1862-1872, gr. in-4, 1 vol. de planches Il est le fondateur du Collège libre des sciences sociales et de la Société des universités populaires et l'un des exécuteurs testamentaires d'Auguste Comte. Sa formation Il entreprend des études classiques à l'institution Massin à Paris, dont les élèves suivent les cours du lycée Charlemagne. Dès ces années lycéennes, il entre en relation avec Auguste Comte sur la recommandation de son beau-frère, le docteur Cousin, de La Ferté-Gaucher. Inscrit à la Faculté de médecine, il est reçu docteur le 13 juin 1854 Député de Seine-et-Marne (1893-1908) Conseiller général de Seine et Marne et président du conseil général de Seine-et-Marne. Député de la Seine Maritime. Propriétaire et médecin à la Ferté-Gaucher, maire de cette ville, conseiller général pour le canton. En 1893, il se présente à la députation pour la première fois et il est élu au deuxième tour, sous l'étiquette radical. Il fut porté comme républicain radical aux élections législatives du 20 août 1893, obtint, an premier tour, 4957 voix contre 5570 données à M. Gastellier, député sortant, radical, et 2236 à M. Delê, avoué, radical, et fut élu au scrutin de ballottage, le 9 septembre, par 6131 voix contre 4112 obtenues par M. Gastellier. Il est réélu dès le premier tour en 1898, 1902 puis en 1906. Il adhère à une ligne nettement républicaine et s'inscrit à la Chambre au groupe de la Gauche démocratique, puis au groupe radical de la Chambre des députés. Il soutient les gouvernements radicaux. Dans une de ses profession de foi, il affirme : « Je resterai toujours inflexible en principe, conciliant en fait, modéré dans la forme, passionné pour la chose sociale. » Il a voté la loi sur les associations républicaines. Partisan de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, il vote la loi contre les congrégations. Il a contribué à la fondation de la Société des Universités populaires. À la chambre des députés, il poursuit son action sociale au sein de la Commission de l'hygiène publique et à la Commission de prévoyance sociale. Il est décédé en cours de mandat le 10 décembre 1908. Complété avec Wikipédia

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Pierre Delbet est le fils du docteur Ernest Delbet,

maire de La Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne) et conseiller général du canton. Il est Interne en 1884, Chirurgien des hopitaux de Paris en 1893. Il est reçu brillamment au concours pour l'agrégation de chirurgie près la Faculté de médecine de Paris. Il est Professeur agrégé en 1892, à la faculté de médecine de Paris. Titulaire de la chaire de chirurgie de Cochin en 1909. Membre de l'Académie de Médecine en 1921. Il est co-éditeur du "Traité de chirurgie clinique et opératoire", et du "Nouveau traité de chirurgie" Auteur avec Noël Fissinger et Anselme Schwartz, P Mathieu, de "Les grands processus morbides", 3° édition Paris 1928. Auteur avec Nicolaus Ruedinger de "Précis d'anatomie topographique", Paris 1893 Auteur de "L'emprise allemande", Paris 1915 Avec Noël Fissinger de "Biologie de la plaie de guerre", Paris, 1918 Il est Commandeur de la légion d'honneur. Il est l'auteur d'un pamphlet violemment anti-Pascal Le Caractère de Pascal - Pierre Cailler Editeur, Genève 1947. Son oeuvre scientifique a été publiée en 1932 aux Editions Masson. (Antoine Lafont) "Il démontra à quel point le magnésium est indispensable à notre santé et que toute carence de cet élément ouvre la porte aux troubles du métabolisme, puis à diverses pathologies et enfin au cancer."

Son cousin germain. Paul Delbet, fils du docteur Jules Delbet, de Barbonne (Marne), a de son côté été admis le premier au concours d'internat à la même Faculté où il a été nommé aide d'anatomie.

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 11 - Biographie de Lucien LETURMY (1853-1953) sosa 36

Lucien Léturmy fait ses études au collège de Précigné, puis de Chateaugontier. Fin lettré. Fonctionnaire dans l'enregistrement, receveur-rédacteur près de la direction. Affichait ses idées catholiques ostensiblement dans l'administration. Ne faisait pas mystère de son catholicisme à l'époque de la troisième république. Nommé à Brulon où il se maria. Mit ses enfants à l'école libre. Fut inculpé de "fausse sécularisation", comme propriétaire de l'immeuble où enseignaient des "frères", et condamné à une amende symbolique. Nommé alors à un petit poste de receveur dans les alpes, à Saint Paul sur l'Ubail, ce qui l'amena à démissionner, plutôt que de devoir les mettre à l'école laîque. Fut rayé des cadres de l'administration le 24 novembre 1887 "en raison de son attitude politique". Fut initié au métier de marchands de biens par son beau-père, et tint un genre de cabinet -conseil à Brulon, et dirige aussi un syndicat de vendeurs d'engrais.

"Lucien Léturmy habitait la "Maison des lions" sur l'avenue des fresnes (d') à brulon, bordée effectivement de beaux et grands fresnes. Les lions, petites statues sur les piliers de chaque côté du portail d'entrée dans le jardin, ont été brisés et jetés à terre au début des années 2000. Le bâtiment principal était au milieu d'un jardin et les garçons (qui y sont nés) franchissaient facilement la clôture par derrière pour gagner la rivière, dans la vallée (la vègre). A côté, perpendiculaire à la rue, un autre bâtiment abritait l'écurie où logeait un cheval (moyen de locomotion à la fin du 19° siècle). Grand-père (Lucien Léturmy) était "Receveur des domaines" (l'enregistrement), fonction officielle qui lui conveanit parfaitement. Puis vint la crise anticléricale du début du 20° siècle, les lois de 1901 et 1905. Là commencèrent les tracas: grand-père était "fiché": "Va à la messe avec un gros mivre" - C'était vrai: il était chantre à la paroisse et faisait facilement le slectures en latin (qu'il comprenait très bien). Comme il avait une fonction officielle, il fut mis en demeure de retirer ses trois fils de l'école des "frères" qui était à Brulon, ouverte aux garçons. Les frères, comme toutes les congrégations à l'époque étaient en infraction rien que par le fait qu'ils vivaient en Communauté. Il leur fallait, s'ils voulaient rester, se "séculariser", c'est à dire abandonner costume et communauté. Pour leur venir en aide et garder l'école, grand-père se porta acquéreur de l'école et ne retira pas ses garçons. L'Administration se facha, grand-père fut accusé de "complice de fausse sécularisation". Son procès, d'abord dans la Sarthe (où il fut acquitté) fut renvoyéau tribunal de Caen où il se défendit brillamment (au dire de son cousin qui tenait le grand magasin de nouveautés Renard-Benoit qui lui dit à la sortie de l'audience: je ne savais pas que tu étais un si bon orateur! Les anticléricaux qui dirigeaient le pays à ce moment ne pouvaient pas rester sur cette défaite. Ils firent nommer grand-père, toujours receveur des domaines, à Saint Paul sur l'Ubaye, petit pays des Hautes Alpes où les joueurs de boules n'avaient pas pu trouver un terrain plat pour leur jeu! Cette période dura peu de temps, un ou deux actes par an ne peuvent pas suffire pour nourrir la famille; Grand-Père donne sa démission et revient à Brulon. Il s'installe aux Forges et essaie d'employer ses compétences et sa puissance de calculateur en devenant régisseur d epropriétés foncières. Je ne sais pas ce qu'il a fait exactement. Je sais qu'il achetait et vendait de spropriétés. Il a fait choisir à mes parents les Forges ou La Vieille Halle quand son fils Hippolyte s'est installé. Puis il l'a remplacé quand il a été mobilisé entre 1914 et 1918. Après la guerre, il a continué à travailler pour mon père (Hippolyte Léturmy) installé à la Vieille Halle. Tous les quinze jours ils faisaient tous les deux la "tournée des recouvrements" pour les banques. Cette tournée qui durait un jour et demi l'a occupé jusqu'à sa mort. Grand-Père ne se fachait jamais. Quand une attitude ou une réflexion de la part de ses petits enfants ne lui plaisait pas, il faisait entendre une sorte de grognement que tout le monde comprenait et tout rentrait dans l'ordre. Tous les après-midi il allait "en ville" retrouver trois vieux amis et ils jouaient aux cartes, mais le dimanche il restait à la maison et me réquisitionnait pour faire la 4° à la manille. Mais je ne m'intéressais guère aux cartes et entre deux parties, je reprenais un ouvrage de tricot, ce qui me vallait cette réflexion: "on n'est pas là pour s'amuser, on est là pour jouer" (devoir d'état !!!). Grand-père était très bon latiniste. C'est lui qui m'a initié et m'a permis d'oser me présenter au BAC (latin Anglais) au début de la guerre... Comme j'enseignais depuis 10 ans, j'apprenais les conjugaisons et les déclinaisons latines sur le chemin de l'école et je récitais à grand-père en venant déjeuner à la maison. Une des ses expressions favorites me sert souvent: Age quod agis = Fais ce que tu fais; autrement dit ne fais rien machinalement. Très bon conseil pour soigner sa mémoire ... Grand-père regrettait aussi qu'on n'emploie plus un vieux mot (d'origine latine) dont sa mère se servait souvent "a manduire" (du latin: ad manum ducere = condiure à portée de la main") "Amanduis-moi du menu" = apporte-moi du petit bois (pour allumer le feu). Grand-père est mort pendant la guerre. Un jour, alors qu'il était malade, dans son lit, les allemands ont visité la maison en vu d'y loger une troupe de SS. En ouvrant la porte d ela chambre, l'officier découvre ce vénérable vieillard à la petite barbe blanche. Il tend la main et dit "dors! vieux", puis il referme la porte et sort de la maison sans rien y réserver pour sa troupe. Une délicatesse inattendue!" Jacqueline Léturmy.

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 12 - Biographie de Arsène CHAUDET (1869-1916) sosa 38

Arsène Chaudet, 1869-1916 est originaire d'une vieille famille terrienne de La Milesse (Sarthe). L'un des ses ancêtres, paysan du Maine, républicain de 1848 fut déporté sous l'Empire. Sa vocation médicale est découverte et aiguillée par son futur beau-père Alexis Rigaud (1848-1916) sosa 78, médecin généraliste à La Bazoge.

Après avoir fait des études classiques au petit séminaire de Précigné, puis à Angers au petit séminaire de Monbazon, Arsène Chaudet commence la médecine à Paris, et fut externe des hopitaux. A 23 ans il est interne à l'hopital du Mans. Quelques mois plus tard, il donne sa démission, passe à Paris sa thèse de Doctorat sur la Phlébite grippale, puis le 21 septembre de la même année (1892) va s'installer comme médecin généraliste à 23 ans à Sainte Jamme près de son lieu de naissance La Milesse, près de l'importante usine des Forges Chappée, d'Antoigné près de La Bazoge, dont il était aussi le médecin d'entreprise.

C'est l'exercice de sa profession qui fait de lui un médecin social. A l'usine d'Antoigné il recrute un groupe de jeunes ouvriers qu'il convertit à la tempérance et dont il fait ses amis et collaborateurs.Il milite contre l'alcoolisme avec comme référent le Dr Legrain et le Dr Lancry. Il multiplie les conférences. Sa diction était facile. Il essaye de concilier l'intérêt de l'hygiène publique avec les exigences des paysans cramponnés à leur alambic. Il fait des conférences à l'usine d'Antoigné, et à St Jean d'Assé, Ste Sabine, la Guerche, Montbizot, Vernie, Tennie, La Milesse, Souligné. Il va deux fois au Mans, dans l'Orne, en Mayenne, dans la Loire inférieure. Il publie en 1901 une brochure "Pourquoi entrer dans une société de tempérance" (Monnoyer, Le Mans, 36 pages). En 1902 il lance un manifeste antialcoolique dans la presse locale. La plupart des médecins le signe. Il est signalé par le Petit Journal et le Petit Parisien à Paris. Avec l'appui des propriétaires de l'usine d'Antoigné, il crée à Sainte Jamme un café de tempérance, qui a aussi une bibliothèqye et une salle de spectacle. Il est géré par les ouvriers. Vin, bière, cidre y sont servis, pas les alcools forts. En 1908, il est un des fondateurs de la Ligue antialcoolique du Mans et en devient vice-secrétaire.

Il applique les doctrines et l'expérience du Sillon au syndicalisme médical. Il demande que "Le syndicat ne se borne pas à défendre étroitement les intérêts professionnels, mais qu'il collabore au progrès social en répandant dans notre Démocratie les vérités dont elle a besoin pour réaliser le "mens sana in corpore sano"". Du point de vue médical il publie une série d'articles sur: L'origine des syndicats, Le problème syndical, La tâche des syndicats, Ce qu'on fait les syndicats, Les conditions de l'action syndicale. Il prend une part très active à la lutte pour "le libre choix".

Sous l'influence des idées d'Albert de Mun de l'association Catholique de la Jeunesse Française, où il milite pendant deux ans, il devient un militant social et démocrate. Démocrate chrétien, il s'est rangé parmi les disciples de Marc Sangnier fondateur "du Sillon". "Sa physionomie ouverte, encadrée d'une courte barbe châtain, le front large aux tempes éclairées, le regard observateur et droit derrière les lorgnons, sa voix qui résonnait avec une vibration forte" (Robert Cornilleau). Il écrit dans la Gerbe du Maine, l'organe local du Sillon dont il est le cofondateur avec Robert Cornilleau en décembre 1903. Il implante "Le Sillon" dans la Sarthe et devient président du "sillon du Maine". A Sainte Jamme, il transforme son petit groupe en une sorte d'Institut populaire où des ouvriers de toutes opinions discutent les questions de morale, religion et sociologie. C'est le premier noyau du Sillon dans la Sarthe. Le dimanche, il part en caravane avec les militants de Saint Jamme.

Il a abordé en réunion publique ou privée de très nombreux sujets: Syndicats médicaux et syndicats ouvriers, Causerie sur l'hygiène, Théorie de l'éducation, Les origines et l'avenir de la démocratie, L'élaboration de la démocratie, L'évolution démocratique, L'action sociale, La paix sociale, Le bien de famille et les jardins ouvriers, Conférence sur la liberté. Il se consacre à l'éducation populaire et à la création d'oeuvres sociales. Il crée la première garderie pour enfant en entreprise.

Il contribue à Sainte Jamme et ses environs à la création de plusieurs groupements: Caisses rurales, syndicats agricoles, mutuelles bétail. Il fonde la caisse rurale et les Jardins ouvriers. D'un pré qu'il possède, il en distrait un terrain assez vaste qu'il divise en lots mis gratuitement à la disposition d'un certain nombre de familles.

Dans les dernières années de sa vie, il avait dû prendre un peu de repos pour troubles cardiaques. La guerre de 1914 survient. Son fils ainé et son gendre tombent tous deux au champ d'honneur à quelques mois d'intervalle. Son coeur ne résiste pas et il succombe le 29 avril 1916 à 46 ans après une douloureuse agonie. Son dernier geste, (alors que l'impôt sur le revenu vient d'être voté), est de signer sa déclaration qu'il se fait apporter. (Source Docteur P Hervé Le Mans, avril 1917, et Robet Cornilleau août 1918). A fait au début du 20° siècle des recherches généalogiques utilisées ici.

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 13 - Ascendants de Louis Alexis Sabin Rigaud (1846-1916) sosa 78

dit Pasabin par sa famille.

Une partie de sa famille venait d'Albi. Il est né à Cunac où sont enterrés certains de ses frères et soeurs. Il a débuté ses études de médecine à Strasbourg (probablement à l'école impériale de santé militaire de Strasbourg), avant d'être contraint de partir pour s'être battu en duel avec un autre élève qui contestait la virginité de la vierge Marie ! Son frère François Emile Jules décède en 1869 à l'hôpital militaire; ce dernier est alors élève de l'école impériale de santé militaire de Strasbourg.

Termine ses études de médecine à Marseille. A soutenu sa thèse sur le "rôle éliminateur du poumon". Pour payer ses études devient médecin auxiliaire de la Marine. Etait probablement dans une école de santé militaire comme à Srasbourg.

Au cours d'un séjour à Brest, il a 26 ans et est médecin de la Marine, il rencontre sa future femme Marie Ursule Cloirec dans le magasin de tabac ou plutôt le débit de boisson à Brest que tenait la mère de cette dernière, Marguerite Cren, veuve d'un ancien Maître voilier de la Marine de Ligne retraité Pierre Marie Théodore Cloirec décédé quelques mois après la naissance de sa fille Marie Ursule. Marie Ursule Cloirec, 17 ans, tombe enceinte rapidement après sa rencontre avec Louis Alexis Rigaud, médecin de marine âgé de 26 ans.

Au cours d'un séjour à Paris a lié conversation sur un banc public avec le maire de La Bazoge dans la Sarthe. Celui-ci cherchait un médecin généraliste pour son village. Louis Alexis Sabin Rigaud s'y installa. Dix mois après, Louis Alexis Rigaud se marie à Brest à 27 ans et épouse Marie Ursule Cloirec, jeune fille de 18 ans qui avait accouché un mois auparavant d'une petite fille Jeanne Marguerite. A l'occasion de son mariage, Louis Alexis Sabin Rigaud reconnait légalement sa fille Jeanne Marguerite qui prend alors son nom.

Il était "joueur". Un jour à son retour, sa femme a découvert qu'elle avait changé de domicile. Son mari venait de perdre sa maison en jouant aux cartes.

Il redressait les volontés avec son bon rire méridional toujours optimiste" (Robert Cornilleau). Alors qu'il n'était pas encore le beau-père d'Arsène Chaudet, il découvre et aiguille la vocation médicale de ce dernier. Il a dû reprendre la clientèle de son gendre décédé, en 1916. Il fut un des doyens des médecins de la Sarthe. Fut vice-président du syndicat médical pendant de longues années. Son frère Elie Rigaud, plus jeune de 11 ans est pharmacien à Pontvallain dans la Sarthe.

A l'âge de 70 ans, après la mort au champ d'honneur de son petit fils Pierre Chaudet en octobre 1914, et du mari de sa petite fille Geneviève, Marcel Tarot en août 1915 , puis la mort de son gendre Arsène Chaudet en avril 1916, il doit reprendre sa clientèle quelques mois. Il meurt le 30 août 1916. Sa fille reprendra pour vivre la parapharmacie.

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Le frère de sa grand-mère maternelle Louise de Latour est le Chanoine Batilde de Latour qui fut au Collège Royal de Rodez avec Bourse entière sous la Restauration et a accompli les formalités de Maintenu de noblesse. Ce dernier est probablement auteur de recherche généalogique sur les ascendances Bouzinac de Latour et de Mazas de Grammont jusqu'au de Toulouse-Lautrec qui sont restées au sein de la famille Rigaud-Chaudet. Il est Filleul de la Princesse d'Orléans Bourbon qui était l'amie de ses arrières grand-parents Pierre Bouzinac de Latour sosa 630 et Antoinette de Mazas de Grammont avec qui cette dernière correspondait. La Duchesse de Condé était une d'Orléans, soeur de Louis Philippe. Elle fut la marraine de l'oncle chanoine Batilde de Latour, elle envoya 600 francs pour le baptème.

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Les huit arrière-grand-parents de Louis Alexis Sabin Rigaud sont présentés ci-dessous:

- Il descend tout d'abord de Jean-Pierre Rigaud propriétaire paysan au Gach à Cunac et de Marianne Bories nés en 1760 à Cunac et résidant au Gach métaierie ou masage. Le père de ce Jean-Pierre Rigaud, Jean-Louis Rigaud est déjà propriétaire du Gach vers 1750. L'ensemble des ascendants de ce couple sont paysans sauf la lignée maternelle de Jean-Pierre Rigaud, famille Cavalier qui sont des forgerons.

- Il descend de Pierre-Jacques Mercadier notaire Royal à Monestiers et de Geneviève Rosalie Campy nés vers 1760. La Famille Mercadier est une famille de juristes et Jacques Mercadier arrière-arrière grand-père de ce Pierre-Jacques Mercadier est déjà notaire à Monestiés comme ses descendants. Différentes branches maternelles des ascendants de ce Pierre-Jacques sont des juristes, substitut ou procureurs ou Avocats en Parlement. Une de ses arrière-grand-mère est noble de la famille de Morlhon, famille aussi ascendante des Campy. Geneviève Rosalie Campy descend aussi de Juriste ou de bourgeois; une de ses arrière-grand-mère est une de Morlhon famille noble.

- Il descend aussi de Jean-Pierre Cathala bourgeois propriétaire à Cambors et de Marguerite Pezous nés vers 1760. Le père et grand-père de Jean-Pierre Cathala sont juristes, avocat en Parlement à Toulouse et résident près d'Albi. La mère de Jean-Pierre Cathala est Marie-Thérèse de Saint-Paul famille noble d'Ambialet Marguerite Pezous descend d'une très vieille famille de bourgeois de Dénat dont un grand-oncle maternel est Capitoul de Toulouse. On retrouve dans ses ascendants de vieilles familles de marchands. Cette Marguerite Pezous a pour frère Jean-Pierre Pezous avocat à Albi qui fut député aux Etats Généraux et à la Constituante en 1789. La mère de Marguerite Pezous est Françoise Ducros qui descend d'une très vieille famille de Bourgeois de Lombers. Elle descend ainsi de la famille Sabatery dont un ancêtre créera le premier temple protestant à Lombers et fut au coeur des guerres de religion. Une autre branche maternelle, les de Boné, juristes, sont aussi protestants, puis convertis au catholicisme en 1640; Jean de Boné juriste célèbre par ses écrits, substitut au Procureur de la Chambre de l'Edit, est frère d'une de ses ancêtres.

- Il descend enfin de Pierre Victor Bouzinac de Latour et d'Antoinette Mazas de Grammont tous deux de familles nobles, nés vers 1760. La famille Bouzinac de Latour est une vieille famille noble de Marsal dont une arrière-grand-mère est aussi une Mazas de Grammont, il est donc apparenté à sa femme. Ses ascendances maternelles sont toutes nobles. Pierre Bouzinac de Latour était un proche de la Duchesse d'Orléans soeur de Louis-Philippe. Il fut ainsi conseiller à la Préfecture d'Albi avec pension. Son arrière petit fils Louis Sabin Rigaud put ainsi intégrer l'école impériale de santé de Strasbourg. Antoinette Mazas de Grammont est aussi d'origine noble, sauf par sa mère Brigitte Cathala elle même descendante des Cathala vus ci dessus. Elle est une intime de la Princesse de Condé soeur de Louis Philippe qui lui verse pension. Martial de Mazas de Grammont son arrière grand-père époux de Rose de Rotolp a pour arrière grand-père le vicompte Pierre VI de Toulouse-Lautrec, lui-même ancêtre du peintre célèbre. Une des ses arrière- grand-mère est Rose de Rotolp. Cette dernière épouse donc de Martial de Mazas de Grammont et est la fille de Guillaume de Rotolp qui descend d'une lignée de juristes protestants anoblis de Castres dont les ancêtres se sont illustrés dans l'histoire du protestantisme de Castres; certains ont siégé à la Chambre de l'Edit de Castres. Abel de Rotolp, pasteur et théologien protestant célèbre, frère de Guillaume de Rotolp, a dû émigrer en Hollande. De nombreuses branches de Rotolp ont émigré du fait de leur foi protestante. Un cousin, le Maréchal de Ligonier ancien chef de troupes anglaises au Canada, battit les français et devint pair d'Angleterre.

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 14 - Biographie de Jean de Rotolp (1524-1598) sosa 80784

ancêtre

Jean Rotolp, sieur de Lescout, avocat à Castres, fut un des premiers habitants de cette ville, qui prêtèrent l'oreille à la Prédication de la Réforme.

Les Rotolp, famille de la petite noblesse protestante de Castres, occupent dès le 16ème siècle les premiers postes de responsabilité municipale de la ville. Il professait déjà la religion protestante lorsque Jean Rotolp fut élu Premier Consul en 1562.

Jean de Rotolp, Avocat, protestant, Premier Consul de Castres, en 1562. Il participa à tous les affrontements de cette période troublée, d’abord en tant que Capitaine d’une compagnie puis en tant que Lieutenant Principal.

Le consulat fut fait de la Religion en l'année 1562, savoir: M° Jean de Rotolp Sr de Lescout avocat, François Raymond, Jean Donnadieu et Hugues Capduran. Ses collègues François Raimond, Jean Donnadieu et Hugues Capduveau ou Capduras (qui fut tué peu de temps après dans une expédition militaire), étaient comme lui des sectateurs zélés des opinions nouvelles. En 1567, Lescout fut élu capitaine d'une des compagnies levées à Castres. En 1572, Jean Rotolp fut reçu lieutenant principal, charge dont il exerça les fonctions jusqu'à sa mort, et dans laquelle il eut pour successeur Jean Le Roy. En 1580, Jean Rotolp assista à l'assemblée politique de Montauban. Jean Rotolp mourut à Castres au mois de septembre 1598.

Après la proclamation de l'Edit de Nantes, on retrouve les "de Rotolp" juristes à la Chambre de l'Edit, institution chargée de juger les affaires concernant les protestants.

A la mort de Jean de Rolp, en 1598, son fils Abel de Rotolp sosa 40392, Avocat à la Chambre de l’Edit lui succède. C’est une des figures majeures du protestantisme. « Les plus âgés, parmi les habitants des Farguettes, se souviennent encore d’un gigantesque orme qui trônait avant la seconde guerre mondiale sur l’esplanade, devant le château et qui selon la tradition locale avait été planté par Henri IV, en hommage au Seigneur des Farguetttes ».

Abel de Rotolp fût Député du Haut Languedoc et exerça la fonction de Premier Consul de Castres en 1599 et 1607. Le 3 février 1610, il rend hommage au Roi et à la Reine Marguerite pour le château et la châtellenie des Farguettes et Crespinet, avec justice moyenne et basse, faculté de créer les Consuls. Abel meurt en 1614.

Le fils de Abel de Rotolp, Antoine de Rotolp sosa 20196 lui succède. En 1622, il hérite des Farguettes à la mort de Jean, son frère aîné. Antoine de Rotolp de la devèze est reconnu Noble le 10 décembre 1660 avec ses quatre fils, Guillaume, Abel, Antoine et Louis des jugements sur la Noblesse du Languedoc et du catalogie général des gentilhommes de la province du Languedoc:

Le fils de Antoine de Rotolp, Abel de Rotolp, Seigneur de la Deveze et des Farguettes, célèbre pasteur protestant, épouse Marie-Marguerite de Ligonier, tante du Maréchal Ligonier. Le frère ainé du pasteur Abel de Rotolp se nomme Guillaume de Rotolp sosa 10098. Il semble ne pas avoir abandonné sa foi protestante et son acte de décès n'est pas retrouvé. Il est probablement décédé après l'abolition de l'édit de nantes. Son épouse Elisabeth de Musnier se convertira au catholicisme probablement pour préserver l'avenir de ses quatre filles née juste avant l'abolition de l'édit de nantes dont notre ancêtre Rose de Rotolp, 1678-1752 (sosa 5049) qui épousera dans la religion catholique Martial de Mazas de Grammont sosa 5048 fils de François de Mazas de Grammont colonel d'un régiment de milice du languedoc et de Anne de Toulouse-Lautrec osa 10083 petite fille du covicomte de Lautrec et baron de Montfa Pierre VI de Toulouse-Lautrec sosa 40332.

Après la Révocation de l'Edit de Nantes, les de Rotolp sont dispersés par les persécutions Ainsi pour cause de religion, Abel de Rotolp (frère de Guillaume de Rotolp notre ancêtre) doit fuir en Hollande. Son fils Louis épouse une autre Marie-Marguerite de Ligonier, sœur du Maréchal Ligonier. Les alliances entre les Rotolp et les Ligonier sont si nombreuses à chaque génération qu’ils ne forment qu’une seule famille.

Ce Maréchal Ligonier en lien très étroit avec le Seigneur de Farguettes s’exile pour cause de religion en Irlande. Il participe à différentes batailles, il franchit tous les grades de la hiérarchie militaire. Il commande les troupes britanniques, membre du Conseil privé du Roi, il est nommé en 1757 Fied-Maréchal et Commandant en Chef des forces du Roi d’Angleterre.

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 15 - Biographie de Pierre Marie Théodore Cloirec (1807-1856) sosa 156

Maitre Voilier de la Marine aux Equipages de Ligne

Il entre en service au port de Lorient Division des Equipages de Ligne, le 21 septembre 1818 à 11 ans et 6 mois, Il est à terre au Port de lorient du 21 septembre 1818 jusqu'au 2 avril 1823

Puis sur l'Ecureuil (brig) (apprenti ouvrier voilier): - du 3 avril 1823 au 13 juin 1824 (14 mois et 11 jours) à la mer, puis à la Cayenne à Brest - du 6 juillet 1824 au 8 octobre 1825

Sur le Cygne, (matelot de 3° classe, voilier de 2° classe), du 9 octobre 1825 au 24 novembre 1828 37 mois et 16 jours, puis au port de Lorient

Sur l'Alsacienne (brig) du 16 avril 1829 au 18 octobre 1829

Sur l'Oiseleur (brig) du 19 octobre 1829 au 19 novembre 1829, puis au port de Lorient

Sur l'Alsacienne (brig), (2° maitre voilier de 2° classe), du 25 février 1830 au 18 octobre 1830

Sur l'Indépendante (fte) du 19 octobre 1830 au 12 novembre 1830

Sur la Constance (fte) du 13 novembre 1830 au 8 mars 1831, puis au port de Lorient et à la Division de Lorient

Sur la Zélée (cte), (2° maitre voilier, ouvrier voilier de 1° classe), du 10 mai 1831 au 25 septembre 1832, puis division de Toulon puis Division de Lorient

Sur la Naiade (cte) du 19 décembre 1832 au 6 mars 1835 (26 mois et 18 jours en mer)

Sur le Bisson (brig) du 3 octobre 1835 au 27 mai 1838 (31 mois et 15 jours à la mer)

Sur la Minerve (fte) du 28 mai 1838 au 3 mai 1840 (23 mois et 6 jours à la mer) puis Division de Lorient

Sur le La Pérouse (brig) du 11 septembre 1840 au 8 octobre 1840 puis Division de Cherbourg

Sur La Calypso (fte), (maitre voilier de 2° classe, .. de 1° classe), du 24 novembre 1840 au 14 avril 1844 (40 mois et 21 jours à la mer) puis Division de Brest du 15 avril 1844 au 5 juillet 1846

Il se marie le 16 avril 1844

Sur la Psyché (fte) du 6 avril 1846 au 19 décembre 1848 ou il passe 29 mois et 14 jours à la mer.

Division de Brest au 20 décembre 1848 au 30 août 1851 à terre

Sur la Galachée (cte) du 1 septembre 1851 au 19 juillet 1854 (34 mois et 19 jours à la mer)

Puis Division de Brest du 20 juillet 1854 au 4 août 1854.

Au total il passe 294 mois et 26 jours en mer pour la Marine, soit 24,5 ans

Il a arrêté son activité professionnelle dans la Marine le 8 décembre 1854 à 47 ans.

Sa fille Marie Ursule est née le 7 mai 1856;

Pierre Marie Théodore Cloirec décède le 23 octobre 1856.

Il est titulaire d'une "pension civile" comme pension de retraite en 1855 pour une durée de service de 44 ans, 8 mois et 25 jours. Il est âgé de 49 ans à son décès. Sa femme Marguerite CREN est titulaire d'une pension militaire en 1857 pour veuves, après son décès.

Il termine sa carrière avec le grade de Maitre Voilier. Sa pension est de 837 francs, celle versée à sa veuve de 216 francs.

Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur avant son décès. La déclaration de son décès est effectuée par François Le Locat Maitre Canonnier de 64 ans et Antoine Le Bris Maitre de Manoeuvre agés de 57 ans.

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 16 - Biographie de Marie Madeleine CHESNEAU (1675-1739) d’origine protestante, sosa 2211

Née protestante, Marie Madeleine Chesneau (sosa 419) est mariée avec Pierre Louis Guérin (sosa 418) maitre chirurgien aux Ponts de Cé. dans la religion catholique en 1702 (Angers Saint Maurice) après l'abrogation de l'Edit de Nantes en 1685. Son acte de baptème protestant de 1667 est retrouvé à Sorges (Les Ponts de Cé aujourd’hui); y sont retrouvés ceux de ses frères et soeurs jusqu'à 1676. Le fils de Pierre Louis Guérin et de Marie Madeleine Chesneau, Gabriel-Louis Guérin est né à Etriché comme sa sœur notre ancêtre Anne Guérin épouse de Charles Bachelier, noble homme sieur de la Touche. Ce Gabriel-Louis Guérin décède aux Ponts de Cé et est inhumé dans la religion catholique (Ponts de Cé Saint Maurille) en 1709, après l'abrogation de l'Edit de Nantes.

Les parents de Marie Madeleine Chesneau sont Gabriel Chesneau maitre orfèvre à Angers, époux de Marie Besnard, Le mariage de Gabriel Chensneau avec Marie Besnard n'est pas retrouvé à Sorges alors qu'ils y sont tous les deux baptisés au temple protestant. Le père de Gabriel Chesneau est Pierre Chesneau maitre chirugien à Angers, aussi de religion protestante.

Le frère de Gabriel Chesneau, Pierre Chesneau subit les persécutions religieuses visant les protestants. Ainsi « en 1676 Pierre Chesneau (frère de Gabriel Chesneau), Jacques Poisson, Daniel Georges et Pasquereau, d'Angers se virent enlever leurs filles par des religieuses et ils invoquèrent en vain les droits les plus sacrés de la nature ..." in La France protestante: Auteur : Eugène Haag, Emile Haag

Le baptème de Magdeleine Besnard épouse de Gabriel Chesneau est aussi retrouvé au temple de Sorges. Son père Gratien Besnard est noble, grenetier à Beaufort en Vallée, aussi de religion protestante. L'acte de mariage de Gratien Besnard avec Renée Théart est retrouvé aussi à Sorges. Cette ascendance maternelle de Marie Madeleine Chesneau est certaine, car Renée Théart mère de Gabriel Chesneau est marraine en 1654 de Gabriel Chesneau fils de Gabriel Chesneau et de Marie Besnard (est nommée "ayeule maternelle"). Ce Gabriel Chesneau est frère ainé de Marie Madeleine Chesneau. Un GRENETIER est un officier royal préposé à un grenier à sel, sur lequel il a inspection pour recevoir le sel que l'on envoye dans ce grenier, juger de la bonté de ce sel, de la quantité qu'il en faut pour les paroisses qui sont dans l'arrondissement de ce grenier, et d'en faire la distribution à ceux auxquels il est destinè. C'est aussi un des officiers qui exercent la jurisdiction établie pour ce grenier à sel, où ils jugent en premiere instance, et même dans certains cas en dernier ressort, les différends qui surviennent par rapport au transport, distribution, et débit du sel.

Le frère de Magdeleine Besnard, Pierre Besnard, sieur du Percher, abjure la religion protestante dans l'église de la Trinité, le 28 octobre 1685, par devant Joseph Grandet (procès-verbal écrit en entier de la main de Grandet)

Le grand-père paternel de Marie Madeleine Chesneau Pierre Chesneau, son arrière-grand-père Jean Chesneau, comme le frère de son père autre Gabriel Chesneau, sont "maitre chirurgien" à Angers. Ces derniers sont aussi de religion protestante.

L'époux de Marie Madeleine Chesneau, Pierre Louis Guérin, est maitre chirurgien à Angers une génération plus tard, mais de religion catholique. Il est baptisé aux Ponts de Cé Saint Maurille; ses parents Jean Guérin et Marie Ponceau y décèdent et s'y marient à l'église Saint Maurille. Son grand-père René Guérin est marchand apothicaire.

Les familles Guérin et Chesneau se sont donc côtoyées aux Ponts de Cé avant l'abrogation de l'Edit de Nantes.


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