Henry Jean du PEYRAT
Henry Jean du PEYRAT
  • Né le 27 novembre 1899 (lundi) - Thouron, 87197, Haute Vienne, Limousin, France
  • Décédé le 21 mars 1979 (mercredi) - Thouron, 87197, Haute Vienne, Limousin, France,à l'âge de 79 ans
  • Ingénieur agronome, Agriculteur
5 médias disponibles 5 médias disponibles

A participé à la Grande Guerre

L'actualité de la guerre au jour le jour

 Parents

portrait
  • Ingénieur agronome, Maire de Thouron
  •  Union(s) et enfant(s)

     Fratrie

     Notes

    Notes individuelles


    Signature: O
    Fiche militaire:
    Cheveux blonds, yeux bleux.
    1m65, niveau d'instruction: 4.
    Incorporé le 18/04/1918.
    Caporal le 01/09/1919, sergent le 01/04/1920.
    Armée du Rhin le 21/05/1921.
    Libéré service le 18/06/1921.
    Mobilisé le 29/09/1938. Démobilisé le 05/10/1938.
    Mobilisé à nouveau du 24/08/1939 au 14/07/1940 au 153e Bataillon de l'Air
    Interné du 28/07/1942 au 29/07/1944. Déporté du 30/07/1944 au 05/06/1945. Rapatrié le 06/06/1945.
    Officier de la Légion d'Honneur (officier) le 16/11/1964 et médaille militaire accordée à la même date.

    Répertorié dans le fichierdes Résistants de la sous-série GR 16 P, dossier 201111 (p.614 de la lettre D). Fait partie des RIF (Résistance Intérieure Française) et desDIR (Déportés Internés et Résistants).
    Il a pour profession déclarée:agriculteur.
    Une attestation de Stéphane Aubonnet, capitaine FFI, datée du 01/04/1948 confirme que pendant sa captivité à St-Sulpice-la-Pointe (Tarn) il a fait partie de l'organisation gaulliste du camp commechef du 2e groupe. Le capitaine ajoute qu'Henri Jean a fait preuve d'une grande activité, ainsi que de beaucoup d'initiative, tout en gardant un grand moral, même en déportation à Buchenwald et Leau (Bernburg).
    Sa fiche d'appartenance rédigée le 28/09/1949 reconnaît ses servicespour la période du 28/04/1942 au 06/06/1945, avec le grade de sous-lieutenant (titre homologué officiellement le 22/07/1949)..
    Il est entrédans la Résistance dans la RIF, chargé du stockage de matériel radio sur l'ordre d'un réseau. Arrêté le 28/07/1942 à Thouron.
    Il est reconnu"déporté, interné résistant" le 29/06/1954. Il est précisé dans une autre pièce du dossier: "déporté politique".
    Une autre petite fiche précise qu'il a été arrêté le 28/07/1942 et rapatrié le 06/06/1945. Il aété interné (en France) du 28/07/1942 au 29/07/1944, puis déporté (enAllemagne) du 30/07/1944 au 005/06/1945 (constat dressé le 17/06/1963!).
    Il a été considéré comme blessé (sic!) le 30/07/1944.
    Il reconnaîtdans un formulaire de 17/10/1949 avoir reçu ses 3 exemplaires du Certificat d'appartenance à la RIF.
    On trouve dans son dossier une copie manuscrite d'un bilan médical pour l'attribution d'une pension d'invalidité. Elle date du 18/06/1962.
    Il raconte dans une fiche de son dossierdatée du 04/03/1948 comment il est devenu résistant. En mai 1942, Jacques Grassal (pseudo Henri Lespare) le contacte et s'installe chez luiavec poste-émetteur et appareil de radio-guidage. Il reçoit à plusieurs reprises Gil Mahé et Guy Hémery qui apportent du courrier. Le 28/07/1942 ils reçoivent un parachutiste de Londres, Bilinisti, qui est unofficier polonais. Ce dernier porte avec lui un poste émetteur. HenriJean le cache et l'héberge 48 heures. Fin juillet Gil Mahé est arrêtéà Clermont-Ferrand et dénonce ses camarades. Le 28/07/1942 la police spéciale de Vichy débarque chez Henri Jean, perquisitionne et trouve lematériel caché. Lui, Grassal et la bonne d'Henri Jean, Anna Lagneau,sont arrêtés, conduits et internés à Clermont-Ferrand.
    Plus loin danssa fiche, Henri Jean signale ses camarades morts à ne pas oublier: Jacques Grassal (déporté et mort en Allemagne), originaire de St-Pol-de-Léon, Guy Hémery (fusillé), originaire de Clamart, et Adrien Aïn.
    HenriJean a été interné à Clermont-Ferrand du 01 au 06/08/1942, puis à Albi du 07/08/1942 au 20/07/1943, à Toulouse du 20/07/19436 au 01/08/1943, et enfin au camp de St-Sulpice-la-Pointe du 02/08/1943 au 30/07/1944. Il a été condamné à un an de prison par la cour d'appel de la section spéciale de Toulouse le 24/07/1943. Son crime: atteinte à la suretéextérieure de l'Etat et menées anti-nationales. Il est interné administrativement par le Préfet régional de Toulouse au camp de St-Sulpice et envoyé à la prison de Castres.
    Il a été ensuite déporté à Buchenwald, bloc 52, matricule 69719. Versé dans le commando Leau, près de Bernburg (mines de sel).
    Libéré le 18/04/1945 et hospitalisé à Kolben. Rentré le 08/06/1945.
    Entretemps la cour d'appel de Toulouse a annulé sa condamnation le 14/11/1944 (copie de la décision dans le dossier; la France n'est plus occupée) mais il a été déporté depuis le 30/07/1944. Il ne rentrera qu'un an plus tard!

    Maire de Thouron du 26/10/1946 au 14/03/1959.
    Quand Henri meurt en 1979, il est toujours domicilié au Mas. Il est le dernier baron de Thouron.

    Naissance

    Témoin -
    André LACHAISE, o ../../1846, Domestique

    Témoin -
    Jean LAPLAGNE, o ../../1873, Domestique

    Décès

    Témoin - Petit fils
    Michel Emeric BODARD, o 19/12/1949

    Notes concernant l'union

    Le couple habite aux Mas déjà en 1926, avec les parents, les soeurs et les neveux d'Henri.
    En 1931, le couple y vit seul avec sa fille Yolande. Ils ont 2 domestiques.
    En 1936, il est toujours propriétaire des Mas, où ils habitent avec Yolande, leur unique enfant vivant. Deux familles de domestiques sont à leur service: les Boinaud (4personnes) et les Laplagne (12 personnes). il faut y ajouter un autre domestique célibataire. Les Mas sont toujours une grosse propriété agricole.

    Union avec Denise Thérèse Angélique de L'ARBRE de MALENDER

    Témoin -
    Louise de BOUTAUD

    Témoin - Frère époux
    Edmé Jean du PEYRAT, o 02/12/1901, Mécanicien aviation

     Sources

    • Naissance: Etat civil - Thouron photo
    • Union: Etat civil - Nice, copie
    • Décès: Etat civil - Thouron, photo

      Photos & documents

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