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Sommes-nous cousins ?

 Chronique familiale



 Cinq années au Stalag


Le Stalag, photographie datant des années 1940-1942 et provenant d'une collection particulière, Krems. Source : site de l'Union Sportfliegerclub Krems Stalag est l'abréviation de Kriegsgefangenen-Mannschaftsstammlager : camp de prisonniers de guerre pour les hommes de troupe. Les officiers étaient, eux, réunis dans un Oflag. Le Stalag mêlait hommes et sous-officiers, ces derniers n'étant pas, dans les conventions internationales, tenus au travail obligatoire.
Sommaire

 1 - Prisonnier

Le 9 septembre 1940, à l'âge de 23 ans et après une année de guerre, Jean Jacques Duvigneau est incarcéré au Stalag XVII B à Krems-Gneixendorf (Basse-Autriche).

Photographie d'identité de mon grand-père à son arrivée en Stalag en 1940

Planche tirée de l'album de Jacques Tardi, Avec Moi, René Tardi, prisonnier de guerre - Stalag IIB À leur arrivée au camp, entre juillet et décembre 1940, démoralisés par la défaite, au terme d’un voyage ferroviaire éprouvant, les prisonniers sont douchés, tondus, fouillés, dotés d’une plaque métallique numérotée et affectés à une des baraques, selon leur catégorie (Bretons, prêtres, intellectuels, sous-officiers, etc.).

1.1 - L'organisation du Stalag XVII B

La XVIIe région militaire s’étendait sur les provinces de Haute et Basse-Autriche. La région était très rurale et ne comptait que des villes moyennes (Krems : 44 000 habitants, St. Pölten : 23 000 habitants). On y trouvait :
  • un camp d’officiers à Edelbach (Oflag XVII A) ;
  • 2 camps d’hommes de troupe (Mannschafts-Stammlager) à Kaisersteinbruch (Stalag XVII A) et Gneixendorf (Stalag XVII B).

Le Stalag XVII B est l'un des plus grands camps de prisonniers de guerre du IIIe Reich. Les neuf dixièmes des prisonniers immatriculés à Gneixendorf vivaient hors du camp de base, dans des détachements de travail (Arbeitskommando) répartis dans toute la XVIIe circonscription militaire. Ces prisonniers sont encadrés par 12 compagnies de la Wehrmacht, et forment environ 1 000 détachements de travail comprenant entre 5 et 1 000 prisonniers. La plus grande partie des prisonniers est ainsi dispersée dans les commandos de travail, en dehors du camp proprement dits, pour effectuer des travaux agricoles ou de boisement, mais également travailler dans l'exploitation minière, l'industrie et l'artisanat, ou le bâtiment.
Installé le 26 octobre 1939, à proximité du village de Gneixendorf, à six kilomètres au nord-ouest de Krems sur le Danube, le camp de base lui-même s'étend sur plusieurs sites :

  • à l'ouest, le Vorlager : les bureaux des services chargés du ravitaillement et de la défense du camp, une prison, des logements pour les médecins ainsi que des baraques de quarantaine pour les nouveaux arrivants. À environ un kilomètre se trouvaient les logements des hommes de troupe chargés de garder le camp. À proximité, on construit au printemps 1941 un hôpital pour les prisonniers (300 lits).
    Le camp de prisonniers était constitué d’une quarantaine de baraquements construites pour 300 hommes environ, entourés d’une double rangée de barbelés et, sur le pourtour, des miradors.
  • au sud-est, près de l'actuel aéroport, le cimetière où plus de 1 600 prisonniers de guerre soviétiques ont été enterrés.

En décembre 1940, on dénombrait environ 45 000 Français et Belges au Stalag XVII B. Entre 1940 et 1943, du fait de la libération des Flamands, des rapatriements massifs de Français, de la transformation de 3 000 hommes en travailleurs civils et de la création du Stalag 398, les effectifs fondent : en décembre 1943, il n’y a plus que 15 000 Français et 3 000 Belges au Stalag XVII B, auxquels s’ajoutent 15 000 Soviétiques, 8 000 Yougoslaves 1 200 Britanniques, 1 500 Italiens, quelques centaines de Roumains et Slovaques, et 4 000 sous-officiers américains, rigoureusement séparés des autres.
Les rapatriements ont concerné, dès l’automne 1940, les anciens combattants de la Première guerre mondiale, les pères de plus de quatre enfants, les mineurs. Puis ont été rapatriés les malades déclarés « inaptes » ou « sanitaires » en surnombre. Deux convois de « marins » ont également regagné la France en décembre 1941 et janvier 1942.

À Gneixendorf même, on trouvait :

  • le poste de commandement du Stalag (Kommandantur) avec un colonel à sa tête ;
  • l’intendance (Verwaltung) ;
  • le service de santé ;
  • la main-d’œuvre (Arbeitseinsatz) ;
  • les « loisirs » (Betreuung), entreprise de propagande rattachée aux services politiques de l’OKW ;
  • l’Abwehr (censure, service des colis, permanence d’interprètes).

1.2 - La vie quotidienne au Stalag XVII B

1.2.1 - Le camp français

1.2.1.1 - Les baraques

Mon grand-père et des camarades dans leur baraque au Stalag XVII B en 1942. Debout à gauche de la photo, Michel Leclère, matricule 17526/133.

Baraque du Stalag XVII B dessinée par Roy Butler, prisonnier américain originaire de Hobbs (Nouveau Mexique) Les baraques sont surpeuplées et mal chauffées. C’est seulement au printemps 1941, du fait des premières vagues de rapatriement et du transfert au Stalag XVII A, en mai 1941, des prêtres et les intellectuels, que chacun peut enfin compter sur un lit et que les vols se font plus rares.

1.2.1.2 - Le moral
Le moral des prisonniers de guerre fluctue : au plus bas la première année, du fait de conditions matérielles très médiocres, il s’améliore au cours de l’année 1941. Une nouvelle chute d’énergie à partir de mars 1942 peut être attribuée au sentiment d’abandon, d’une guerre sans terme. Le début de l’année 1943 est marqué par une reprise de vitalité avec l’annonce du débarquement allié en Afrique du Nord et de la défaite allemande devant Stalingrad. Au printemps 1944, les prisonniers montrent des signes d’inquiétude face à la montée de la guerre totale. L’année 1945 est rigoureuse : nervosité des troupes allemandes, approvisionnements aléatoires, et bientôt bombardements alliés sur les voies ferrées, les gares, les villes de la région (Krems est bombardée le 31 mars 1945).
Les rations « Croix-rouge » et les colis individuels viennent améliorer l’ordinaire. Il faut attendre février 1941 pour voir affichés dans les baraquements, suite aux remarques des délégués de la Croix-rouge et de la mission Scapini, les termes de la convention de Genève en date du 11 juillet 1929 relative à l’amélioration du sort des blessés et malades dans les armées en campagne. Affiche de la Croix-rouge française. Source : site de la Croix rouge française

1.2.1.3 - La lecture
Le Gai-Mât Les prisonniers procèdent alors à l’élection d’un homme de confiance par baraquement. En 1941-1942, ils éditent et lisent Le Gai Mât, journal du Stalag bi-mensuel qui se fait l’écho des manifestations culturelles du camp, publie contes, communiqués de l’homme de confiance, articles de fond plus ou moins censurés, et le plus souvent très maréchalistes. La Kantine du Stalag XVIIB à Gneixendorf

Le courrier, lui aussi censuré, assure le lien avec la famille restée en France. Les photographies jointes aux envois permettent de voir grandir les enfants. Pour ceux-ci, le père absent se résume d'ailleurs souvent à cette image du prisonnier un peu triste, souvent en groupe avec d'autres prisonniers. L'image reçue n'a pas toujours l'effet escompté : ma grand-mère s'étant, pour la photo, mise en beauté avec les moyens du bord dans Paris occupé (chignon coquettement relevé et rouge à lèvres), le « luxe » ostentatoire du cliché mit son époux captif en rage.

Prisonniers au service du courrier au Stalag XVII B en 1942

1.2.1.4 - Les camarades de captivité

La propagande du gouvernement de Vichy est très présente au Stalag, et l’encadrement religieux très structuré. Des communautés régionales se constituent. Des fraternités se retrouvent, ainsi celle des anciens scouts, catholiques ou protestants. La promiscuité et les conditions de vie difficiles font aussi naître des amitiés durables. Parmi les amitiés de mon grand-père nées au Stalag, il faut citer mon parrain, Henri Bascou, le parrain de son deuxième fils, Louis Porte, et Victor L'Huissier (Totor). Les premiers libérés rentraient en France avec des messages à transmettre aux familles de leurs camarades moins chanceux.

Quelques photographies de mon grand-père et de ses camarades de captivité :

Photographie de groupe au Stalag : mon grand-père entouré de deux camarades Photographie de groupe au Stalag : mon grand-père, 2e au 2e rang

1.2.2 - Les camps russe et américain

En septembre 1941, le camp est séparé en deux moitiés par une double clôture de barbelés et un convoi de Russes, arrivé le 25 septembre, est installé dans la moitié est. Ils seront nombreux à mourir du typhus. En octobre 1943, les Russes sont transférés au camp ouest et la moitié est accueille 4 300 sous-officiers américains de l’armée de l’air.

Partie du camp américaine, dessin du Sgt. John Shay. Source : site du 100e Bomb Group C'est cette partie du camp qui inspirera la pièce de théâtre Stalag 17 dont Billy Wilder, dix ans plus tard, fera un film. Affiche française du film de Billy Wilder

Les différences de traitement étaient flagrantes entre les différentes nationalités présentes au camp. La mortalité a ainsi été bien plus élevée parmi les prisonniers soviétiques, qui ne bénéficiaient pas des soins ni de la Croix rouge, ni d'autres organisations internationales. Mon grand-père racontait que, selon les relations entre l'État français et l'occupant, les prisonniers français également ont pu être mieux ou plus mal traités que les prisonniers belges.

1.3 - Les Kommandos

Prisonniers de guerre sur un chantier Les prisonniers affectés dans les détachements de travail (environ 15 000 Français répartis dans 800 Kommandos) font l’objet d’un contrat de travail entre le Stalag et les employeurs. 60 % d’entre eux travaillent dans l’agriculture (Bauernkommando, de petite taille) : ce sont les plus heureux et les mieux traités, leur situtation est presque enviable. 23 % dans l’industrie lourde et les travaux publics (chemin de fer et industrie métallurgique). Ils perçoivent un salaire inférieur à celui de la main-d’œuvre allemande et variable (les prisonniers soviétiques sont moins bien payés que les prisonniers français par exemple). Les Soviétiques sont exclus de la législation sur les accidents du travail.
Le 14 septembre 1940 au soir Jacques Duvigneau et plusieurs de ses compagnons quittent le camp de base pour un détachement de travail (Arbeitskommando).
Le 15 septembre après-midi ils débarquent à Nikolsburg (aujourd'hui Mikulov en République tchèque) pour arriver enfin à Michelsberg.
Le 18 novembre 1940 Jacques reçoit les premières nouvelles de France.
Le 22 novembre son premier colis (de sa femme).
Le 31 mai 1941, près d'un an après la défaite, il quitte le commando de Michelsberg pour regagner le camp de base à Krems. Les sous-officiers viennent en effet de prendre connaissance des conventions internationales les excluant du travail obligatoire. Ils vont désormais demeurer au camp de base, oisifs ou employés à des tâches de bureau, notamment à l'Abwehr.
Mikulov, vue d'ensemble, carte postale des années 1940.

1.4 - Le Stalag 398

Le cachet de la censure du Stalag 398 Le 27 mai 1943, Jacques Duvigneau quitte Krems pour le Stalag 398 à Pupping.

La Haute-Autriche vient en effet d'être détachée du secteur XVII B pour former ce petit Stalag, bien plus libéral que le XVII B, de l'avis des historiens.

 2 - Libéré

Devant l’arrivée des armées russe et américaine, l’ordre d’évacuation du Stalag XVII B est donné le 9 avril 1945.
Tous les prisonniers de Krems-Gneixendorf sont alors évacués vers le centre de rétention de Braunau, à quelque 300 kilomètres de Krems. C'est la 13e Division blindée américaine qui libère les évacués le 2 mai 1945. Les prisonniers de guerre français du Stalag XVII B se voient confier la tâche d’assurer l’administration du village d’Überackern. Le 12 mai commencent les opérations de transfert des prisonniers de guerre en camion américain vers l’aéroport de Pocking et leur rapatriement, en gros porteurs, vers les aéroports de Châteaudun, Reims, Le Bourget…
300 malades sont pour leur part restés à Gneixendorf et sont libérés par les troupes russes le 9 mai. Le 29 mai, les Russes concentrent à Gmünd tous les prisonniers de Basse-Autriche en vue de leur rapatriement par le fer.

Au Stalag 398, Jacques Duvigneau voit arriver les Américains le 4 mai :

Le 4 mai 1945 à 21 heures 45 les Américains sont là !
DEO GRATIAS

Là aussi les prisonniers de guerre français se voient transformés en administrateurs provisoires. Durant trois semaines, les sous-officiers sont chargés d'organiser le chaos de la libération et l'ordre des rapatriements : ils sont donc les derniers à quitter l'Autriche.

Parmi eux, mon grand-père, qui attend le 25 mai pour embarquer à bord d'un quadrimoteur immatriculé I / 339139 / A.

Via les aéroports de Linz-Hörsching et Merville-Calonne dans le Nord, il regagne Paris. Prisonniers libérés dans le bus parisien. Source : SGA/DMPA


Arrivée à Horsching le 25 mai 1945 à 8 heures 35.
Départ à 9 h 52. Arrivée à Merville à 13 heures 10.

Il a maintenant 27 ans et il va pouvoir faire la connaissance de son fils, âgé de bientôt six ans. Son premier repas d'homme libre sera un œuf à la coque. Une petite sœur naît en août 1946.

 3 - Le Stalag, lieu de mémoire

Ruines du Stalag

La stèle commémorative Les baraquements du camp de Gneixendorf ont été rasés dès la fin des années 1940. Aujourd'hui, le site de l'ancien Stalag est devenu lieu de mémoire de l'Holocauste. Six panneaux en acier y ont été dévoilés le 5 mai 2000. L'amicale du Stalag XVII B y avait fait ériger une stèle du souvenir en juin 1984. Cette amicale était un point de rencontre entre anciens « camarades de captivité » jusqu'à sa dissolution dans les années 1990.
En 2010, le Stalag a inspiré l'œuvre de l'artiste israélien Barak Reiser. Œuvre de Barak Reiser en résidence à Gneixendorf

 4 - En savoir plus et comparer avec d'autres parcours

Marco Ficarra, Stalag X B

4.1 - Généralités

  • Services d'archives à fréquenter :
    • Le Bureau des archives des victimes des conflits contemporains à Caen qui conserve notamment :
      • les dossiers individuels de prisonniers de guerre, déportés, travailleurs, internés dans les prisons françaises ou allemandes : constitués de tous les documents personnels amassés par le service dans l’immédiat après-guerre, ces dossiers concernent près de 2 millions de personnes. Ils sont répartis entre dossiers de prisonniers de guerre, dossiers de travailleurs et dossiers de déportés, internés ou fusillés. On y trouve différents types de documents, produits aussi bien par les autorités allemandes que par les services de l’État français ou par l’administration des Anciens combattants, qui recensent les différentes étapes de la captivité ou du séjour en Allemagne de chaque individu.
      • le fichier national des prisonniers de guerre : constitué dès 1940, ce fichier a été alimenté au cours du conflit par les différents services de prisonniers de guerre, puis par le ministère des prisonniers, déportés et réfugiés et le ministère des anciens combattants et victimes de guerre, grâce aux informations recueillies lors des opérations de rapatriement.
      • le fichier individuel original allemand (Personalkarten ou PK) : les fiches individuelles originales allemandes de prisonniers de guerre français ont été établies par le Service d’information de la Wehrmacht. Plusieurs types de fiches coexistent : les PK I procurent des informations sur l’état civil et l’immatriculation du prisonnier de guerre et, parfois, des données médicales ; les PK II précisent la situation des comptes personnels des prisonniers de guerre (sommes touchées et prélevées) ; les PK III signalent les différentes affectations des prisonniers dans les kommandos (ou antennes extérieures) dépendant des camps où ils se trouvaient, ainsi que les transferts entre camps.
    • Le Service des Archives Médicales Hospitalières des Armées à Limoges pour les prisonniers passés par un hôpital militaire.
    • Les Archives de la Croix Rouge à Genève.
  • Documents d'archives en ligne :
    • La Liste officielle des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande : nom, date et lieu de naissance, unité éditée par le Centre national d'information sur les prisonniers de guerre, 1940-1941.
    • Les rapports d'inspection du CICR
  • Iconographie :
    • musique dans les camps de prisonniers
  • Pour en savoir plus :
    • Francis Ambrière, Les Grandes Vacances, Seuil, 1946 (prix Goncourt), rééd. en Points roman.
    • Isabelle Doré-Rivé (dir.), « Les prisonniers de guerre français », Archives du centre d'histoire de la résistance et de la déportation, n° 4, 2008.
    • Yves Durand, La captivité : histoire des prisonniers de guerre français, 1939-1945, Paris : F.n.c.p.g.-c.a.t.m., 1980.
    • Yves Durand, Les Prisonniers de guerre dans les stalags, les oflags et les kommandos. 1939-1945, Paris : Hachette, 1994.
    • Sarah Fischman, Femmes de prisonniers de guerre, 1940-1945, Paris : L'Harmattan, 1996.
    • Pierre Gascar, Histoire de la captivité en Allemagne, Paris : Gallimard, 1967.
    • Christophe Lewin, Le retour des prisonniers de guerre français, Paris, Publications de la Sorbonne, 1986.
    • Le retour des prisonniers de guerre en 1945, article commémoratif sur le site Chemins de mémoire

4.2 - Les Stalags d'Autriche

  • Pour en savoir plus :
    • en français, des articles rédigés par l'ancien homme de confiance du Stalag :
      • Jean-Louis Moret-Bailly, « Le camp de base du Stalag XVII B », Revue d'histoire de la deuxième guerre mondiale, n° 25, janvier 1957, p. 7-46.
      • Jean-Louis Moret-Bailly, « Les Kommandos du Stalag XVII B », Revue d'histoire de la deuxième guerre mondiale, n° 37, janvier 1959, p. 31-52.

    • en allemand :
      • Hubert Speckner, In der Gewalt des Feindes. Kriegsgefangenenlager in der „Ostmark“ 1939-1945
      • Barbara Stelzl-Marx, Zwischen Fiktion und Zeitzeugenschaft. Amerikanische und sowjetische Kriegsgefangene im Stalag XVII B Krems-Gneixendorf, Tübingen 2000 ([Entre fiction et témoignage : prisonniers de guerre américains et soviétiques au Stalag XVII B]).
      • Barbara Stelzl-Marx, Unter den Verschollenen, Erinnerungen von Dmitrij Čirov an das Kriegsgefangenenlager Krems-Gneixendorf 1941 bis 1945, Horn – Waidhofen/Thaya 2003.
      • Zwangsarbeit in der Land- und Forstwirtschaft auf dem Gebiet Österreichs 1939-1945 [Travail forcé dans l'économie agricole et forestière sur le territoire autrichien entre 1939 et 1945], un rapport de recherche de Commission historique autrichienne publié en collaboration avec le Ludwig Boltzmann-Instituts für Kriegsfolgen-Forschung à Vienne en 2002
      • Des statistiques établies par la Commission historique autrichienne (Die Zahlenentwicklung der ausländischen Zwangsarbeiter und Zwangsarbeiterinnen auf dem Gebiet der Republik Österreich 1939 – 1945 par Florian Freund, Bertrand Perz et Eva Blimlinger publié à Vienne en 2000)
      • une page sur l'histoire de Krems durant la deuxième guerre mondiale

4.3 - Autres Stalags

  • Monographies :
    • les prisonniers de guerre de Woignarue (Somme)
    • Stalag IV C (Wistritz) : un blog, animé par Loïc Pinçon et consacré au Stalag IV C.
    • Stalag VII A (Moosburg) : un site consacré au Stalag VII A avec des témoignages de prisonniers français, américains, soviétiques, espagnols.
    • Stalag XI A (Dornitz) : le site de Patrick Pognant consacré au Stalag XI A, en mémoire de Pavel Hrysz et de tous ses frères de misère du Stalag XI A d'Altengrabau
    • Stalag XII F (Forbach) : un site consacré au Stalag XII F sur le territoire mosellan.
  • Témoignages de prisonniers français (ou belges) :
    • Stalags de Prusse orientale
    • Oflag V A (Weinsberg) : le témoignage de Georges Hatt
    • Stalag I A (Stablack) : des photographies de François Durant
    • Stalag I B (Hohenstein, auj. Olsztynek) : site consacré par Cécile Dutrone à son grand-père Georges Dutrone ; le témoignage de Louis Suarez ; le récit d'un prisonnier de Dordogne par Frédéric Praud
    • Stalag II B (Hammerstein, auj. Czarne) : témoignage d'Elie Duc ; site de Renée Poupeau ; et la toute nouvelle bande dessinée de Jacques Tardi (Avec Moi, René Tardi, prisonnier de guerre - Stalag IIB), transposition en bande dessinée des carnets de son père, rédigés des années durant sur des cahiers d’écolier, où celui-ci tient par le menu la chronique de sa jeunesse, en grande partie centrée sur ses années de guerre et de captivité en Allemagne [voir au journal télévisé de 20 heures sur TF1 : Tardi s'attaque au Stalag II B, en BD]
      Moi, René Tardi, Prisonnier de guerre - Stalag IIB - Jacques Tardi Moi, René Tardi, Prisonnier de guerre - Stalag IIB - Jacques Tardi - 2e tome
    • Stalag II D (Stargard) : les mémoires de Gabriel Régnier
    • Stalag III B (Fürstenberg-sur-Oder) : un blog
    • Stalag III C (Küstrin, auj. Alt-Drewitz) : le parcours du peintre Augustin Mémin (1910-1981), fait prisonnier, comme mon grand-père, à Bains-les-Bains
    • Stalag V C (Malsbach) : la chronique familiale de Monique Bonavia
    • Stalag VI A (Dortmund) : la chronique familiale de Daniel Picard
    • Stalag VIII A (Görlitz) : les mémoires de guerre et de captivité de Maurice Boussuge
    • Stalag IX A (Ziegenhain) : les mémoires de guerre et de captivité de Paul Chenevier
    • Stalag IX B (Bad Orb-Wegscheide) : le témoignage de Jean-Louis Mavier
    • Stalag IX C (Bad Sulza) : des photographies de Marceau Durant
    • Stalag X B (Sandbostel) : une évocation du séjour qu'y fit Léo Malet au début de son roman policier 120 rue de la Gare, dans sa mise en images par Tardi (Casterman, 1996).
    • Stalag XI B (Fallingbostel) : des photographies d'Albert Durant ; le carnet de Gaston Soubies
    • Stalag XII A (Diez) et Stalag XII B (Frankenthal) : des photographies de Lucien Durant
    • le parcours chaotique d'Yvon Jacquet jusqu'à Rawa-Ruska sur le très beau site personnel de son petit-fils Philippe Jacquet
    • Le Carnet de Roger de Florent Silloray, roman graphique publié chez Sarbacane (2011), en hommage à son grand-père

Carnet de Roger, couverture

  • Pour en rire :

Le film américain de Billy Wilder a son équivalent français, Le Caporal épinglé de Jean Renoir sorti en1961 d'après le roman éponyme de Jacques Perret (1947) affiche du film de Jean Renoir

  • Témoignages de prisonniers italiens :

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