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Bienvenue sur mon arbre généalogique paternel et sa « chronique » en construction.

Sommes-nous cousins ?

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 Les métiers du textile


Dans une France vivant en autarcie, le tailleur d'habits était un artisan qui fabriquait les vêtements de toute la communauté rurale. Comme tous ces métiers ne nécessitant pas de posséder une terre ni un train d'attelage (sabotier, couvreur, etc.), cette profession permettait à des laissés-pour-compte de la communauté (pauvres ou infirmes) de gagner leur vie. Cette activité vient aussi parfois en complément saisonnier pour les petits paysans.

Dans la chaîne de fabrication textile, on rencontre également le tisserand ou « teixier en toile », et le marchand drapier, lesquels peuvent, pour leur part, appartenir à des catégories sociales plus favorisées.

Zusammenfassung

 1 - Filer

Geneviève Le Roux (vers 1753-1810) de Gouville est fileuse de coton tout comme Marie Rose Le Tourneur (1786-1865) – fille de Nicolas Le Tourneur, tisserand toilier – à Fontaine-le-Bourg.SAINT-BLANCAT, Fileuse, musée d'art et d'histoire de Lisieux

L'introduction du coton dans les textiles, la recherche d'une main-d'œuvre à bon marché et déjà experte à travailler la laine et le lin ont précipité l'évolution qui tendait à faire de la Normandie une région d'active industrie rurale. Les anciens toiliers, devenus cotonniers, réussirent à demeurer dans les paroisses agricoles, mais sans pouvoir s'affranchir complètement du marché urbain : c'est à Rouen en effet que s'achetait la matière première et se vendait la matière ouvrée. Des centres industriels, sur les plateaux, au centre commerçant, sur la Seine, se produisaient les mouvements incessants des commissionnaires, des rouliers, des cultivateurs, qui venaient au marché du vendredi chercher du coton et rapporter du tissu. Le roulage et le portage étaient très rémunérateurs - d'où un nombre important de charrons.

Au XIXe siècle, la filature devient une véritable industrie en Seine-Maritime.

Petite pelotonneuse de la corderie Vallois, cliché Yvon Miossec,© Inventaire général, ADAGPEn 1836, Nicolas Epiphanie Basille épouse une ouvrière de filature à Notre-Dame-de-Bondeville : elle pouvait oeuvrer à la filature de coton Gresland ou à la corderie Vallois.Corderie Vallois : machine à épurer mécaniquement, dite épurateur, cliché Yvon Miossec,© Inventaire général, ADAGP

En 1871, son neveu Eugène Basille, mon ancêtre, est employé de filature à Fontaine-le-Bourg. Il travaillait soit à la filature de coton des Près - devenue ensuite usine de construction électrique Sopacem, puis Legrand Normandie -, soit à la filature de coton, tissage, usine de teinturerie et d'apprêt de mouchoirs Bramtot. En effet, au début du XIXe siècle, le développement industriel est rendu possible par l’exploitation de l’énergie du Cailly, la petite rivère arrosant Fontaine-le-Bourg et à partir de 1822 les établissements de tissages et de teintureries y fleurissent, valant au cours inférieur du Cailly le surnom de "petite vallée de Manchester" sous la plume de l’écrivain local Eugène Noël.

La filature Bramtot à Grand-Tendos, carte postale ancienneConstruite vers 1870 pour le sieur Bramtot, l'usine comprenait alors une filature de coton, un tissage de mouchoirs et un ourdissoir. En 1887, sont adjoints aux bâtiments initiaux, des ateliers de teinture, de blanchiment et d'apprêt afin que le coton puisse subir toutes les opérations nécessaires pour la fabrication de mouchoirs de couleur. Elle est également dotée d'un bassin de décantation où sont dirigées les eaux chargées de colles sortant du premier atelier. L'usine a fermé après la seconde guerre mondiale. Non réutilisée, elle est aujourd'hui en fort mauvais état de conservation. En 1887, l'usine occupait 1887 ouvriers.

Quant à l'usine des Prés, elle avait été construite en 1833 par Elie de Boutteville. En 1893, l'usine est reprise par Emile Dantan, déjà propriétaire d'une filature dans la commune voisine de Montville. Après autorisation par arrêté préfectoral du 10 septembre 1908, il adjoint à l'usine, un atelier de blanchiment et de teinture où sont traités 500 kg de coton par jour en ruban de carde ou en bourre. Les eaux de lavages sont évacuées au moyen de canalisations vers des bassins de décantation. En 1931, l'usine est reprise par la Société cotonnière de Montville qui l'exploite jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale. En 1961, elle est reconvertie en usine de construction électrique par la Sopacem (Société parisienne de construction électromécanique) qui exploite les marques Colson-Fiemme. Pour les besoins de cette nouvelle production, l'atelier de fabrication en brique s'élevant sur deux et trois étages carrés, la chaufferie, la salle des machines, la cheminée d'usine ainsi qu'une série d'une quinzaine de logements ouvriers sont détruits. A la place est édifié un atelier en parpaings. De sorte qu'il ne subsiste de l'ancienne usine textile que l'atelier de blanchiment et de teinture intégré au site moderne. Dans les années 1970, l'usine est reprise par la société Legrand Normandie, elle-même spécialisée dans la construction électrique. En 1847, la filature était équipée de 24 métiers, 7 800 broches. En 1847, 41 hommes, 43 femmes et 24 enfants travaillaient dans l'usine. En 1965, l'usine employait 250 personnes.L'usine des Prés à Fontaine-le-Bourg, carte postale ancienne

Pour Jacques Levainville, le fileur est devenu un prolétaire citadin : Le fileur habite la ville ou les centres urbains. Il est soumis au régime disciplinaire de la fabrique. S'il est payé plus cher, il supporte les crises inhérentes à toute industrie. A certaines époques, il travaille quinze heures et demie par jour, avec deux heures de repos pour les repas ; à d'autres, il chôme deux ou trois mois de suite. Employé avec sa femme dans la même usine, mais dans des parties différentes, il est obligé de manger au cabaret et de vivre entassé avec des camarades dans des cités ouvrières où l'hygiène est déplorable.(...) Enfin, le machinisme a eu encore pour effet de créer une classe sociale : l'ouvrier qui ne vit que pour la fabrique. Le père était l'artisan, et le fils fournira la plus grande partie de la main-d'œuvre qui travaille actuellement.

Fin XIXe, les usines de Montville recrutent tout particulièrement dans les communes de Claville-Motteville, Clères, Fontaine-le-Bourg.

 2 - Tisser

2.1 - Texiers et toiliers

Tisserand par Georges GoboTisserand est un terme récent qui a remplacé, au cours du XVIIIe siècle, le vieux français « texier » ou « teinter ». Dans les campagnes, voisinent « texiers en toilles » et « teixiers en laine ».

2.1.1 - En Eure-et-Loir
Plusieurs de mes ancêtres beaucerons sont tisserands aux XVIIe et XVIIIe siècles : Jean-Baptiste Lesieur (1729-1792) à Boisvillette, Pierre Cartier à Luplanté, le fils de Mathurin Pichot, Martin, à Saint-Avit-les-Guespières ; la sœur de Jérôme Moreau est mariée à un tisserand d'Ermenonville-la-Petite, Jean Louis Boucher....

Dans la première moitié du XIXe siècle encore, une des filles de Thomas Barbier épouse un tisserand d'Ollé, François Rousseau.

2.1.2 - En Normandie
Aux XVIIIe et XIXe siècles, autour de Fontaine-le-Bourg et de Montigny, mes ancêtres Simion - Guillaume Simion, né en 1701 - , Le Tourneur - Nicolas Le Tourneur (1753-1833) et son fils Nicolas, né en 1782 - sont laboureurs et en même temps tisserands toiliers. Plus tard, le tissage va s'industrialiser dans la vallée du Cailly mais mes ancêtres ne semblent pas participer à cette mutation, restant des artisans ruraux sans se transformer en ouvriers.

Jacques Levainville différencie en effet très nettement le tisserand du fileur : le tisserand habite la campagne. Son travail est libre et régulier. Possesseur de ses métiers, il est devenu une manière de professionnel, spécialisé dans quelques-unes parmi les nombreuses sortes de cotonnades. Toute la famille est associée à son travail. Mais, tandis que, au XVIIIe siècle, elle ne fabriquait que les filés utilisés par le métier paternel, au milieu du XIXe siècle, elle dévide les écheveaux, tend les fils de trame, enroule le coton sur les fuseaux ; elle est chargée de toutes les opérations secondaires qui assurent au tisserand un meilleur rendement de son activité. Elle est exclusivement fixée dans la fonction textile. Elle a à peine le temps de cultiver le plant autour de sa chaumière, et si, par ailleurs, elle vient en aide, pendant les époques de la fenaison et de la moisson, aux cultivateurs, ses voisins, c'est en nature qu'elle est le plus souvent rémunérée.

2.2 - Sergette et protestantisme
Les sergetiers/sargetiers (en Poitou) ou sergers/sergiers (en Beauce) sont des tisserands de sergette, un tissu en laine léger et dur au toucher. Dans la serge, le fil passe une fois dessous et deux fois dessus. Cela donne un décalage à chaque passage, et un effet d'oblique sur l'endroit du tissu. Le tissu ainsi obtenu était réservé à des pièces plus sophistiquées et à du tissu d'habillement, alors que la simple toile de chanvre - un passage dessus, un passage dessous -, réalisée par les tisserands, servait à du linge de maison rustique : draps, torchons, sacs...

2.2.1 - Sergers du Perche
Atelier de tisserand par Léon Augustin LhermittePlus spécifiquement donc, Pierre Cartier père est qualifié de serger. Or Pierre Cartier et son père appartiennent à la communauté protestante d'Aufferville (près de Luplanté), et sont en relation avec celles de Châteaudun et Bazoches-en-Dunois. En effet, le protestantisme recrute, dans le Perche, des gentilshommes bien sûr, des baillis, procureurs, avocats, notaires, huissiers, médecins, apothicaires..., mais est surtout très implanté chez les étaminiers : la fabrication de l’étamine était très prospère à cette époque. Authon et Nogent-le-Rotrou étaient les principaux centres de production de la contrée. Le 29 novembre 1667, Brou avait obtenu de Colbert un arrêt d’homologation des statuts et règlements pour les manufactures de serges et étamines de la ville et du bailliage. Le hameau d’Augonville sur la paroisse de Montboissier serait également un village de sergers.

On connaît d’autres familles de sergers étaminiers comme les Tessier ou Texier, bien nommés, de Vaupillon vers 1640.

2.2.2 - Sergetiers du Poitou
Plus au sud, dans les Deux-Sèvres, on rencontre une communauté de sergetiers bien implantée à Exoudun, là encore foyer vivace de protestantisme. Paul Gervais en est issu. En 1721, on peut encore relever à Exoudun les noms de

Niort abrite également une corporation des sergetiers qui a sa chapelle à Saint-Blaise, tout comme Saint-Maixent. On possède d'ailleurs avec le Journal de Jean Migault maître d'école (1681-1688) publié par N. Weiss & H. Clouzot et édité par la Société de l'histoire du protestantisme français en 1910, le témoignage d'un père de famille soucieux de placer ses enfants :Il n'y avoit aucun de vous qui me fût plus à charge que Jean, attendu son âge, et que je n'étois point en état de l'avancer davantage à lire et à écrire, et après avoir pencé ce que je de vois faire à son égard, je résolus de lui faire apprendre une vocation. Je l'y exortay, et il me promit beaucoup pour tenir rien. Cependant je le donnay pour deux ans à un marchand sergetier de St-Maixant, et je m'obligeay de lui payer soixante livres pour ce tems d'apprentissage. Vous savez la pluspart de vous comment il s'est acquité de son devoir.

On compte donc encore quelques tisserands dans les descendants de Paul Gervais au XIXe siècle :Louis Nicollas et son beau-frère Pierre Airault à Vitré, Jacques Gervais puis Pierre Gervais à Chail.

2.3 - Pour en savoir plus

 3 - Tailler

3.1 - Mes ancêtres tailleurs d'habits

Saint Hommebon, patron des tailleursPlusieurs de mes ancêtres sont tailleurs au XVIIe siècle, tant dans le Morbihan, l'Eure-et-Loir qu'en Charente-Maritime actuels : Jean Le Bossenec (1673-1730), tailleurs d'habits au village du Mont en Sulniac, un des fils de Guillaume Gillart, à Sulniac également, Charles Maillard et son fils, ainsi que Jacques Bigot, à Luplanté, Louis Brideau et son fils Barthelémy à Saint-Avit-les-Guespières, les frères Jean et Jacques Paublanc, à Bussac, puis leurs fils Jean et Charles.

Au XVIIIe siècle encore, Mathurin Maillet (mort en 1725) et son fils Pierre (1697-1744) sont tailleurs à Courcoury et Pierre Jean Bouteiller garçon tailleur chez Jean Saunier aux Grandes-Ventes en 1791.

Au XIXe siècle, dans les Deux-Sèvres, Jean Gervais (1764-1833) est tailleur à Chail ; dans les Landes, Joseph Duvignau (1780-1849) est tailleur à Saint-Laurent-de-Gosse ; en Seine-Maritime, la fille aînée de Nicolas Le Tourneur, tisserand toilier, épouse le couturier tailleur d’habits Charles Le Tailleur (sic) en 1804 à Fontaine-le-Bourg et François Stanislas Basille est tailleur à Rouen à la fin du XIXe siècle.

3.2 - Tailleurs landais

Paul Laporte consacre un article au tailleur dans ses Usages locaux du canton de Saint-Martin-de-Seignanx (1905) :

Tailleur. Il y a trois sortes d'abonnements :

1° Si le tailleur coud chez lui, il prend une mesure et demie de maïs par homme et par an, pour la façon de tous les costumes, sauf celui de marié ; il prend, en outre, 5 francs pour tout costume d'habiller, en drap ;

2° Si le tailleur coud chez le client, où il est nourri, il prend une mesure de maïs par homme et par an ;

3° Si le tailleur, cousant chez lui, fait tous les costumes, à l'exception de celui de marié, il prend un demi-hectolitre de maïs.

Les abonnements partent du 11 novembre ; on doit se prévenir mutuellement, de la cessation, le jour de la Toussaint.

3.3 - Tailleurs morbihannais

On relève de nombreux noms de tailleurs au fil des pages de l'inventaire sommaire des archives de l'Évêché de Vannes (série G des Archives départementales du Morbihan) :
  • à Plescop en 1733 : Vincent Rio, tailleur d'habits, et Marguerite Le Méro, sa femme, demeurant au village de Leslegot ;
  • à Surzur
    • dans les années 1670-1680 : René Le Pavec, tailleur d'habits, Yves Perrodo, tailleur d'habits, et Morice Le Mitouart, « teixier en toile », son beau-frère, Jean Ars, tailleur d'habits, Jean Guein, tailleur d'habits, Jean Le Quiliec, tailleur d'habits, Jean Le Digabel, tailleur d'habits, etc.
    • au début du XVIIIe siècle : Pierre Le Pavec, tailleur d'habits (1702), Jacques Le Priol, texier en toile (1703), Vincent Le Bail, tailleur d'habits, Marc Surzur, teixier en laine, Julien Jollivet, tailleur d'habits, Sébastien Jolivet, maître tailleur d'habits
    • et dans les années 1770 : Guillaume Cofornic, teixier en laine, Guillaume Guillodo, tisserand, Jean Têtu, tailleur d'habits, Gilles Simon, tailleur d'habits
  • à Sulniac au XVIIe siècle : Bertrand Surzur, tailleur d'habits, demeurant au village de Locqueltas, paroisse de Sulniac (1682)
  • à Theix aux XVIIe et XVIIIe siècle : Jean Le Mitouart, laboureur et tailleur d'habits, demeurant au village de Saint-Goustan (1603), Louis Le Blouch, tailleur d'habits (1685), Guillaume Le Lagadec, tailleur d'habits au village de Trélement (1741), Michel Le Floch, tailleur d'habits au bourg de Theix (1741), Jean Rolland, tailleur (1744), Noël Mereau, tailleur et cabaretier, demeurant au pont de Noyalo.

Cartes Postales Photos Tailleur et Couturières de Campagne 56500 LOCMINE morbihan (56)

À noter : en breton vannetais, le tailleur/couturier se dit : grouiér, grouiour et le tisserand : guiadér.

 4 - Petits métiers féminins

4.1 - La couturière

Les jeunes filles et femmes de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle gagnent souvent leur vie avec leur aiguille.
En Beauce, c'est le cas de la mère d'Ephraïm Grenadou : « Ma mère gagnait dix sous pour coudre la journée chez le monde » (Grenadou, paysan français, Points Seuil, p. 24). En Normandie, Adèle Lucas (née en 1844), Marie Rose Bernier (1814-1901) sont dans ce cas.
Mon arrière grand-mère cousait encore des manteaux à Paris, à domicile, jusque dans les années 1940-1950 pour un tailleur qui la payait à la pièce. L'aîné de ses petit-fils se souvient être allé faire des livraisons avec elle.

À Saint-Loup et Luplanté au début du Second Empire, plusieurs jeunes filles sont qualifiées d’ouvrières en robe avant leur mariage, à l'instar d'Honorine Céline Manceau. On peut supposer qu’elles étaient ouvrières à domicile pour un fabricant installé à Chartres. On rencontre cette appellation au XIXe siècle, principalement en Eure-et-Loir, Sarthe (Dollon, Ecorpain, Martigny-le-Comte, Saint-Michel-de-Chavaignes) et Mayenne (Mayenne, Vaiges) mais également en Picardie, en Bourgogne (Dijon, Autun, Puisaye) ou dans l'Aube.

4.2 - La lingère

Repasseuse, Edgar Degas, 1876-1887, National gallery of Art, Washington, collection of Mr. and Mrs. Paul MellonLa lingère peut être chargée de la confection ou de la vente du linge (bonnets, chemises, etc.) ou bien, blanchisseuse et repasseuse, chargée du soin de la lingerie dans une grande maison ou de l'entretien du linge dans un hôpital.

En Saintonge, au Douhet une des filles de Jacques Dornat est lingère au milieu du XIXe siècle.On rencontre également des « lingères » dans la campagne beauceronne.Repasseuse, Edgar Degas, 1869, Neue Pinakothek de Munich

En Normandie, la lingère travaille à domicile pour la confection et la lingerie rouennaise. On comptait 950 lingères à Rouen en 1750, 2 400 en 1910. A jour fixe, les femmes viennent prendre l'étoffe et rendre les confections, à moins qu'elles ne passent par des intermédiaires qui centralisent leur production.


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