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Cette généalogieconcerne exclusivement les participants de notre famille àla grande Guerre de 14-18

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Jean Marie HUITOREL
Jean Marie HUITOREL
Guerre 14-18 Mort pour la France

  • Né le 3 février 1892 - Carnoët, 22160, Côtes-d'Armor, Bretagne, FRANCE
  • Décédé le 4 mai 1917 - Mont Cornillet - Prosnes, 51400, Marne, Champagne-Ardenne, FRANCE,à l'âge de 25 ans
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A participé à la Grande Guerre, mort le 04/05/1917

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    Mort pour la France : 19° DI Trouchard 48e RI

    En avril 1917, les Français multiplient les assauts, toujours sans succès. Ils en lancent un nouveau le 20 mai, préparé avec un soin particulier. Un bombardement d'artillerie intensif dévaste les lignes allemandes. Le poste de commandement ainsi qu'une partie des soldats allemands sont abrités dans un vaste ouvrage souterrain comprenant trois galeries principales parallèles et une galerie transversale, pouvant recevoir trois bataillons, soit plus de 600 hommes au total. Pour réduire cette garnison, les Français ont fait venir deux canons spéciaux, installés à Mourmelon-le-Petit, qui tirent des obus de 400 mm pesant 900 kg. Les objectifs visés sont les trois accès aux galeries, au nord du mont, et les puits d'aération, repérés par les avions d'observation. Un obus de 400 tombe dans la cheminée principale d'aération, à l'angle des galeries centrale et transversale, et explose au sol. Des obus asphyxiants tombent aussi aux trois accès des galeries, Est, centrale et Ouest. L'assaut français est lancé sur le flanc sud par trois bataillons du 1er régiment de zouaves. Il se heurte à une résistance qui parait faible et mal organisée et, en une demie heure, emporte la crête. Sur le versent nord, où se trouvent les accès aux galeries, il y a peu de résistance d'infanterie, contrairement à l'attente. Un détachement de reconnaissance ne trouve pas les accès, qui ont été enterrés par le bombardement1.
    L'entrée de la galerie Est, bientôt découverte, fait apparaître l'horreur. Les soldats ayant survécu au souffle et au monoxyde de carbone de l'explosion, entièrement équipés et armés pour sortir au combat, se sont rués dans la panique vers les sorties effondrées. Ils sont montés les uns sur les autres sur cinq épaisseurs, se battant pour la vie, et sont morts étouffés, écrasés par leurs camarades, asphyxiés ou tués par leurs baïonnettes. Leurs visages ne laissent pas de doute surleur effroi et leurs souffrances. A l'intérieur, c'est la cohue des morts. Les Français ne retrouvent que deux soldats vivants. Ils ne peuvent évacuer tous les corps, l'entrée étant les jours suivants sous les feux intensifs de l'artillerie allemande du Mont-Blond, et emmurent ceux qui restent2. Ils consolident les parties de galeries utilisables et s'y installent3. En juillet 1918, ce sont les grandes offensives alliées. Les troupes françaises progressent au-delà du Mont Cornillet mais doivent se replier. Elles font sauter la galerie Est pour la rendre inutilisable par l'ennemi. Progressant à nouveau, elles quittent bientôt la Champagne.
    Et puis, c'est l'oubli. Il faudra attendre 1933 pour qu'une autre partie des galeries soit retrouvée mais il y a des émanations d'ypérite et les recherches sont arrêtées. Les corps non exhumés sont laissés sur place. En juin 1973, des fouilleurs de l'état civil militaire découvrent une bouche d'aération. Ils l'élargissent et descendent. Dans la galerie, c'est partout un entassement de squelettes. En juillet 1974, des sapeurs allemands aidés par des éléments français reprennent les fouilles. Ils extraient 241 nouveaux corps de soldats du 476e RI4, des jeunes recrues du Wurtemberg, de 18 ans à peine. Les fouilles reprises en juin 1975 permettent de retrouver 80 autres corps. Ces 321 soldats ont été inhumés au cimetièremilitaire allemand de Warmeriville, après avoir reçu les honneurs militaires allemands et français. Peu de corps ont pu être identifiés, les ossements étant effondrés les uns sur les autres et enchevêtrés. 265 autres corps seront découverts en 1984.
    Au total, ce sont plus de 600 soldats allemands qui ont été tués dans les galeries du Mont Cornillet par l'obus de 400 mm du bombardement du 20 mai 1917.

      Photos & documents

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     Aperçu de l'arbre

    sosa Jean Marie HUITOREL 1808-1888 sosa Marie Françoise DILAVREC (LE) 1819-1874 sosa Guillaume RAOULT 1827-1887 sosa Anne-Marie GUENEGOU 1835-1889
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    portrait
    sosa Pierre Marie HUITOREL 1854-1924
     portrait
    sosa Marie Louise RAOULT 1860-1914
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    portrait
    Jean Marie HUITOREL, Guerre 14-18 Mort pour la France 1892-1917