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Plus particulièrement dans les époques lointaines,consultez les notes. Il m'arrive en effet de privilégiercertaines hypothèses... à méditer puispartager ou rejeter...


Empereur romain , César

  • Né en 331 - Constantinople, Turquie
  • Décédé le 26 juin 363,à l'âge de 32 ans
  • Empereur romain, César

 Parents

 Demi-frères et demi-sœurs

Du côté de sosa Jules Constance CONSTANTINIENS, Consul romain , SOSA , né en 294, décédé en 337 à l'âge de 43 ans, Consul romain, Patrice

 Notes

Notes individuelles

I210944
Parenté(s) de branche(s) et degré(s) : Beyrand 51/1, Desbordes 52/1, Tharaud 50/1, Desale 54/1, Demoulière 54/1, Touchelet 54/1, Jacquemard 54/1, Renvoyé 55/1

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Il est un "cousin remarquable" (cousinage(s)) dans la catégorie Cousins proches divers
Durant vingt mois il tenta de rétablir la tolérance des cultes dans l'empire romain devenu chrétien

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[extraits de la page Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_(empereur_romain)]
Flavius Claudius Julianus (331 ou 332 - 26 juin 363), nommé Julien l'Apostat par la tradition chrétienne, également appelé Julien le Philosophe ou Julien II (par référence au précédent empereur Didius Julianus), ou encore Julien l'Empereur, est nommé César en Gaule de 355 à 361 par Constance II, puis proclamé empereur romain à part entière de 361 à 363. Vingt mois de règne laissent la place à une postérité remarquable, ses actes et ses œuvres inlassablement commentés et bien plus souvent honnis et vilipendés que loués.
Julien doit son surnom d'« apostat » à sa volonté de rétablir le polythéisme dans l'empire romain, alors qu'il avait été élevé dans lareligion chrétienne (plus précisément dans l'arianisme, sous la direction des évêques Eusèbe de Nicomédie, puis Georges de Cappadoce). Il a produit des écrits critiques contre le christianisme qui, avec le Discours Vrai de Celse, sont le meilleur témoin de l'opposition païenneau christianisme.
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Origines
Neveu de Constantin Ier, qui est le demi-frère de son père Jules Constance, il est le dernier survivant, avec son demi-frère Gallus, de la branche cadette des descendants de l'empereur Constance Chlore. La mère de Julien est la très jeune Basilina, qui décède quelques mois après l'avoir mis au monde. Sa date de naissance est incertaine, novembre ou décembre 3312 ou mai/juin 332.
À la fin de l'été 337, le décès de Constantin Ier laisse une succession non réglée. Julien a alors six ans, lorsque des soldats massacrent les membres de la famille impériale qui ne sont pas issus de Constantin. Seul Julien et son demi-frère Gallus, qui gît gravement malade dans un lit, sont épargnés. Tous les biens de son père sont confisqués par les trois successeurs de Constantin Ier, Constantin II, Constant Ieret Constance II que Julien considère comme les instigateurs de ce massacre.
L'éducation de Julien est confiée à l'évêque arien Eusèbe de Nicomédie, qu'il suit peut-être à Constantinople quand celui-ci s'empare du siège épiscopal de la capitale, à moins qu'il ne soit resté relégué à Nicomédie. Il a pour pédagogue l'eunuque Mardonios, Goth d'origine, qui avait déjà élevé Basilina. Mardonios l'initie aux grands classiques de la culture grecque, Homère et Hésiode, et lui donne la passion de la lecture. Julien tiendra de son éducation stricte l'habitude humble de garder les yeux baissés et le mépris des spectacles publics,mais gardera un souvenir heureux de son enfance avec Mardonios.
À une date indéterminée, mais après la mort d'Eusèbe de Nicomédie en 341, Constance II assigne Julien à résidence sous la tutelle de l'évêque de Césarée Georges de Cappadoce dans la forteresse de Macellumen Cappadoce. Il y retrouve son demi-frère aîné Gallus. On estime que la différence d'âge (entre six et huit ans) et de tempérament ne sont guère propices à l'établissement d'une complicité affective. Ils y passent six années dans un isolement total, interdits de visite et enseule compagnie des domestiques.
Georges de Cappadoce donne accès aux jeunes gens à sa bibliothèque qui contient, à côté de textes chrétiens, des œuvres de philosophie antique, que Julien pourrait avoir lues alors : Platon, Aristote, Socrate, Théophraste, et, plus récents, les néo-platoniciens Plotin, Porphyre et Jamblique. Mais on ignore s'il s'est enthousiasmé dès cette époque (ou seulement plus tard) pour la théologie solaire de ce dernier et ses discours sur le dieu Hélios, dont il ressent plus tard directement et intimement la présence. Il pourrait, alors, avoir résolu de sedétacher du christianisme, la religion prônée par les empereurs qui ont massacré sa famille et au nom de laquelle ils se sont absous de tous leurs homicides.
Toujours durant cette période de relégation, Julien et Gallus auraientété baptisés, contrairement à la pratique de l'époque destinant lebaptême aux personnes adultes et volontaires, voire aux mourants souhaitant se purifier juste avant leur trépas. Les commentateurs favorablesà Julien, comme Montaigne et Voltaire, ont souligné que ce baptême, lui ayant été imposé, ne pouvait être considéré comme valable, soulignant ainsi l'absence de toute justification à l'accusation d'apostasie.
À partir de 347, Julien est autorisé à revenir à Constantinople, puis à Nicomédie en 351. Il y aurait suivi indirectement l'enseignement du sophiste Libanios. Séjournant ensuite à Pergame chez Oribase, il entre en relation avec Priscus et Maxime d'Éphèse, élèves de Jamblique qu'il admire profondément, qui encouragent son mysticisme solaire. En cette même année 351, Julien est initié aux mystères de Mithra.
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En 350, Constance II doit faire face à l'usurpation de Magnence en Gaule. Pour maintenir une présence impériale en Orient face aux Perses tandis que lui-même se rend en Occident, Constance II, attaché comme son père au principe dynastique (tous ses frères ayant été tués), promeut en 351 Gallus au rang de César à Antioche. Hissé à cette responsabilité sans aucune préparation, et de tempérament coléreux, Gallus réagit avec brutalité face aux difficultés et aux oppositions. Il va même jusqu'à faire mettre à mort le préfet du prétoire de Constance II envoyé pour s'enquérir de ses difficultés. En 354, Constance II, faisant suite aux plaintes contre Gallus, le rappelle, le destitue et le fait exécuter.
Peu après, dans le climat délétère de répression visant les anciensfonctionnaires de Gallus, Julien est à son tour convoqué à la cour impériale à Milan et mis sous surveillance pendant plusieurs mois à Côme. Des courtisans insinuent une connivence possible entre lui et Gallus. L'intervention de la nouvelle impératrice Eusébie, seconde épouse de Constance, sauve Julien et lui rend sa liberté de mouvement.
Durant l'été 355, Julien peut approfondir ses études de philosophie à Athènes. Il y côtoie Basile de Césarée et Grégoire de Nazianze, qui deviendra évêque et sera un de ses adversaires les plus féroces. Grégoire donne un portrait très partisan du « prodigieux abrutissement» de l'étudiant Julien « cou branlant … épaules remuantes et tressautantes…regard exalté … pieds qui ne tenaient pas en place, parole hachée par la respiration dont le débit s'arrêtait brusquement, questions incohérentes et inintelligibles, réponses qui ne valaient pas mieux ». Plus neutre, Ammien Marcellin évoque son « naturel impulsif » et sa tendance « à parler fort abondamment et se taire très rarement ». On peut voir dans ce tempérament nerveux et cette expression orale mal maîtrisée le résultat d'une enfance traumatisée et d'une adolescence passée dans l'isolement forcé.
Lors de ce séjour à Athènes, et quoique l'on ne dispose pas de preuves formelles, les historiens modernes considèrent que Julien se fait initier aux mystères d'Éleusis.
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Les débuts du César des Gaules
Fin 355, Julien est soudainement rappelé à la cour. À sa grande gêne, les eunuques du palais lui rasent la barbe qu'il avait adoptée à la mode des philosophes, et le vêtent d'une chlamyde, lui donnant selon ses propres termes, « l'aspect d'un soldat ridicule ». Il épouse à cette époque Hélène, la sœur de l'empereur, dite « la jeune », par opposition à sa grand-mère l'impératrice.
Le 6 novembre 355 à Milan Constance II le présente à l'armée, et luidécerne le titre de César, c'est-à-dire de vice-empereur. Constance redoute les usurpations militaires en Gaule. Il affirme : « Les barbares y paradent d'un bout à l'autre ». Julien doit préparer une offensive de l'armée impériale en Germanie. La défense de la Gaule est désorganisée par les usurpations de Magnence puis de Silvanus. Les Alamans ont pris et mis à sac de nombreuses forteresses sur la rive gauche du Rhin, dont Cologne, Mayence, Bonn, Bingen, jusqu'à Spire et Strasbourg. Ils occupent encore ces cités bien que solidement installés dans des forts en campagne.
Début décembre, Julien part en Gaule avec une escorte réduite pour contrer les ravages des Alamans14 . Julien n'est pas dupe de ses promotions. Il se voit dans une position similaire à Gallus, soumis à une charge dangereuse.
[...]
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Règne
Devenu maître de l'empire tout entier, Julien promulgue un édit de tolérance autorisant toutes les religions et il abolit les mesures prises non seulement contre le paganisme, mais aussi contre les Juifs et contreles chrétiens qui ne suivent pas le credo d'inspiration arienne qui avait la faveur de Constance.
En 362, il promulgue un édit qui interdit aux chrétiens d'enseigner lagrammaire, la rhétorique et la philosophie, soit l'ensemble de l'instruction profane. Il justifie ainsi l'édit sur les chrétiens : « Qu'ils cessent d'enseigner ce qu'ils ne prennent pas au sérieux ou qu'ils l'enseignent comme la vérité et instruisent les élèves en conséquence ». Parallèlement, il tente de réformer le paganisme sur le modèle des institutions chrétiennes (moralité des prêtres, création d'institutions charitables) et institue une hiérarchie des cultes autour dudieu Soleil. Il favorise les cités païennes et la restauration de leurs temples, mais ne mène pas pour autant une politique systématique dereconstruction de ces temples, comme pourraient le suggérer des inscriptions qui l'honorent en qualité de restaurator templorum (« réparateur des temples »). Malgré son indifférence devant les cas de vexations causées à des chrétiens, il ne prend pas de véritables mesures de persécution. Il s'en explique en déclarant souhaiter que les chrétiens reconnaissent eux-mêmes leur erreur et ne pas vouloir les y forcer. Seuls quelques martyrs, comme Alexandre de Corinthe (Alexander of Corinth(en) ?) sont mentionnés sous son règne par la tradition chrétienne. Si Julien ordonne l'expulsion d'Athanase, patriarche d'Égypte (déjà exilé sous Constantin Ier et Constance II), il condamne le massacrede l'évêque arien Georges d'Alexandrie.
Lorsqu'il s'attaque aux chrétiens, c'est par le biais de pamphlets et de réfutations  : son "Contre les Galiléens", fragmentaire, fait office de réquisitoire contre ceux-ci, tenants d'une religion nouvelle et sans racines. Sa critique s'exerce par comparaison avec le judaïsme vis-à-vis duquel son attitude reprend les deux traditions de pensée quise croisent alors, l'une hostile et l'autre plus tolérante. Son œuvremanifeste ainsi des sentiments ambivalents à l'égard de la culture etla religion juive dont il respecte l'ancienneté des traditions, allantjusqu'à considérer, dans le Contre les Galiléens, que les Juifs et les Hellènes sont semblables. Néanmoins Julien s'étonne qu'un dieu digne de ce nom se soit fait connaître dans une toute petite région et présente parfois les Juifs comme un peuple inférieur. Même s'il trouve les mythes des Juifs absurdes et incomplets, il admire la piété du peuple élu qui contraste avec le peu de ferveur des sujets païens de l'Empire. C'est peut-être pour cela (et peut-être aussi pour des motifs politiques) qu'il ordonne la reconstruction du temple de Jérusalem, dont le chantier est abandonné dès sa mort.
Julien manifeste son intention de revenir à un empire de forme moins autocratique et plus conforme à la tradition républicaine du principat telle qu'elle existait sous Auguste. Son règne n'en reste pas moins autoritaire. Après avoir réorganisé et assaini la lourde administration impériale, en réduisant en particulier le personnel du palais et celui affecté à la délation et à l'espionnage (les agentes in rebus), il s'installe à Antioche pour préparer une grande expédition militaire contre la Perse. Il entre assez vite en conflit avec la population de la métropole chrétienne, d'une part, à cause de son paganisme affiché, d'autre part, parce que sa rigueur morale s'oppose aux habitudes de vie ayant cours dans cette grande cité orientale.
L'attention de la tradition historique, tant chrétienne qu'anti-chrétienne, s'est focalisée sur la politique religieuse de Julien. Ce n'est cependant qu'une partie de sa politique dont le reste ne dépend pas nécessairement. Ainsi, dans l'administration, il ne semble pas avoir marqué de préférence religieuse dans le recrutement du personnel : il s'entoure, de fait, comme ses prédécesseurs immédiats, de fonctionnaires de toutes confessions.
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Son décès
Au printemps 363, Julien se lance dans une vaste expédition militaire qui le mène jusqu'à Ctésiphon, capitale des Perses. Mais il doit entamer une retraite précipitée, au cours de laquelle, le 26 juin 363, il est mortellement blessé (bataille de Ctésiphon). L'historien chrétien Théodoret de Cyr écrit un siècle plus tard que, transpercé par une flèche mortelle, Julien aurait prononcé ces derniers mots : « Tu as vaincu, Galiléen ! » (Vicisti, Galilæe), prédisant ainsi la victoire inéluctable d'un christianisme pourtant encore minoritaire dans l'Empire.
Libanios, contemporain de Julien avance, d'ailleurs, que celui-ci auraitété assassiné au cours de la bataille par un soldat romain chrétien. En effet, il semblerait qu'aucun soldat perse n'ait réclamé la récompense promise pour celui qui tuerait l'empereur romain. De plus, les chrétiens voyaient d'un mauvais œil un empereur ayant rejeté le christianisme qui par ses victoires consolidait l'Empire.
L'historien païen modéré Ammien Marcellin rapporte quant à lui les faits dont il a été le témoin, puisqu'il fait partie de l'expédition de l'empereur. Il écrit, sur l'ultime combat de Julien :
« Au moment où Julien, oublieux de toute précaution, se précipitait témérairement au combat en levant les bras, et à grands cris, pour bien faire entendre que c'était la débâcle et la panique chez l'ennemi, et pour exciter ainsi la fureur des poursuivants, ses gardes blancs dispersés par l'effroi lui criaient de tous côtés d'éviter la masse des fuyards comme on fait pour l'écroulement incertain d'un toit qui menace ruine ; mais soudain, une lance de cavalerie (equestris hasta) égratigna la peau de son bras, lui transperça les côtes, et se ficha dans le lobe inférieur du foie. »
— Ammien Marcellin, XXV, 3, 6
La plupart des historiens contemporains s'accordent aujourd'hui sur cette version des faits. Ainsi se clôt la dernière grande offensive de l'Empire romain contre un ennemi extérieur.
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Après la mort de Julien
Julien est devenu très tôt un mythe. Certains païens, en particulier Ammien Marcellin et Libanios, en ont fait un héros de tolérance, de vertu et d'énergie, un homme trop grand pour son temps, qui a succombé sous les coups de la mesquinerie et de la méchanceté (chrétienne, maispas nécessairement) ambiantes. Inversement, les auteurs chrétiens l'ont présenté comme un imbécile frénétique (Grégoire de Nazianze, qui l'avait connu étudiant à Athènes), un monstre (les historiens ecclésiastiques qui lui attribuent diverses profanations et des sacrifices humains), un apostat pervers (toutes les mesures qu'il a prises, y compris son édit de tolérance visaient selon eux à lutter hypocritement contre le christianisme). Ainsi selon certains auteurs chrétiens, Julien se serait rendu, en plus d'une occasion, coupable d'actes de persécutionviolente :
  • Il fait profaner les tombeaux des chrétiens et les reliques ; et lui-même se vante d'avoir ordonné de « détruire tous les tombeaux des athées » ;
  • Sur la défense faite aux chrétiens d'« apprendre et d'enseigner » les belles lettres, l'historien Ammien Marcellin, tout païen qu'il fût, déplore lui-même de telles iniquités : « C'est un acte barbare, qu'il faut couvrir d'un éternel silence ».
Cette image négative prévaut tout au cours du Moyen Âge et de l'époque classique. Ainsi une tradition lotharingienne reprise au Xe siècle met au compte d'un ordre de persécution de Julien l'Apostat un massacre de vingt mille martyrs chrétiens en octobre 362 en Belgica prima, à Apollogranum et dans ses environs. Elle frappe les nombreux enfants chrétiens de la famille légendaire de Baccius et Lientrude, Euchaire, Élophe, Libaire... Mais le personnage a pu fasciner plus positivement des intellectuels comme La Boétie ou Montaigne, qui consacre un court chapitre de ses Essais (II, 19, De la liberté de conscience) à Julien.
Au XVIIIe siècle, les philosophes (Voltaire en particulier) veulent le réhabiliter, au titre de champion des Lumières contre l'obscurantisme chrétien et de champion de la liberté contre l'absolutisme qui règne au « Bas Empire ». L'ouvrage Contre les Galiléens est édité par l'abbé de La Bléterie, avant de faire l'objet d'une édition plus militante par le marquis Jean-Baptiste Boyer d'Argens, familier du roi de Prusse Frédéric II, qui l'a nommé Directeur de la Philologie au sein de l'Académie de Berlin37. Le romantisme, (par exemple Alfred de Vigny) s'est passionné à son tour pour le personnage, voyant en Julien un romantique avant la lettre, esprit lucide et désespéré, incompris de son siècle et dont la mort en pleine jeunesse donnait le signal du triomphe des médiocres. En 1873, Henrik Ibsen a écrit sur Julien une tragédie gigantesque en dix actes, Empereur ou Galiléen.
Néanmoins, les jugements négatifs perdurent : ainsi dans un ouvrage publié en 1911, l'historien Jean Guiraud, fondateur de l'Association catholique des chefs de famille, rédacteur en chef du journal La Croix et rédacteur de manuels scolaires à destination des établissements privés catholiques, décrit ainsi l'action de Julien :
« Il a combattu le christianisme par la violence. Surtout par la persécution légale [...] : chrétiens exclus des emplois publics ; chrétiens victimes de l'injustice légale ; chrétiens privés de la liberté d'enseignement »
— Histoire partiale histoire vraie, tome I Des origines à Jeanne d'Arc, neuvième édition, Gabriel Beauchesne & Cie Éditeurs, Paris 1911, p.146
Au XXe siècle, les trois images, Julien l'apostat, Julien le philosopheet Julien le héros d'une cause perdue, se prolongent non seulement dans la littérature de fiction, mais même dans les ouvrages de réflexion(avec parfois des variantes : un Julien philosophe athée se cachant sous un paganisme affiché, selon Alexandre Kojève).
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Points de vue
  • L'historien Eutrope qui participe à l'expédition contre les Perses, en mars 363, en compagnie de l'empereur Julien, dit de lui dans son Abrégé de l'histoire romaine (traduction de N-A Dubois, 1865) :« Il fut un grand prince, et eût parfaitement bien gouverné l'état, si les destins lui eussent prolongé ses jours. Il était très savant, surtout dans la langue grecque qu'il possédait incomparablement mieux que la langue latine. Il était très éloquent, et avait une mémoiredes plus heureuses et des plus fidèles; il tenait un peu trop du philosophe en bien des choses ; il fut très libéral envers ses amis, mais il n'eut pas dans certaines rencontres toute l'attention que devait avoir un grand prince. Quelques-uns même prirent de là occasion de donner atteinte à sa gloire. Il fut très équitable à l'égard des provinces, et diminua autant qu'il le put les impôts dont elles étaientchargées; se montra affable à tous, et eut peu de soin d'enrichir l’épargne. Sa passion pour la gloire l'emporta souvent à de grands excès ; grand persécuteur des Chrétiens, il ne répandait pas néanmoins leur sang, à l'exemple de Marc-Antonin, qu'il s'efforçait de copier en tout » — Eutrope, Abrégé de l'histoire romaine, livre X, XIV, [1]
  • Dans le contexte des guerres de religions, Julien est mentionné dans les Essais de Montaigne (II, 19, De la liberté de conscience) avec une certaine sympathie. L'auteur considère qu'il aurait été tout aussi légitime de qualifier d'apostats son prédécesseur et ses successeurs.En effet, l'empereur n'aurait fait qu'essayer de revenir à la religion traditionnelle de Rome à une époque où la population de l'Empire demeurait majoritairement païenne.
Voltaire souligne les traits positifs de Julien dans son Dictionnaire philosophique, et s'irrite qu'on puisse encore lui atteler systématiquement un qualificatif méprisant : « Il n'y a pas encore longtemps qu'on ne citait son nom qu'avec l'épithète d'Apostat ; etc'est peut-être le plus grand effort de la raison qu'on ait enfin cessé de le désigner de ce surnom injurieux. Les bonnes études ont amené l'esprit de tolérance chez les savants. Qui croirait que, dans un Mercure de Paris de l'année 1741, l'auteur reprend vivement un écrivain d'avoir manqué aux bienséances les plus communes, en appelant cet empereur Julien l'Apostat ? Il y a cent ans que quiconque ne l'eût pas traité d'apostat eût été traité d'athée38. »
  • Dans son étude Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, l'historien anglais Edward Gibbon présente au XVIIIe siècle une vision plutôt favorable de la personnalité de l'empereur Julien. Il écrit ainsi, en préambule à son chapitre XXIII, consacré à la religion de Julien : « Le qualificatif d'Apostat a fait injure à la réputation de Julien; et l'enthousiasme avec lequel on a masqué sesvertus a exagéré la réalité et l'étendue apparente de ses fautes. Notre ignorance partielle doit nous le présenter comme un monarque philosophe, qui s'efforça de protéger, avec une ardeur égale, les différentes sectes religieuses de son empire et d'apaiser la fièvre théologique qui enflammait les esprits de son peuple depuis les édits de Dioclétien. »
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Il n'est pour rien dans le calendrier julien, introduit par Jules Césaren 46 avant Jésus Christ (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier_julien)
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Oui, la petite Lutèce - qu'il agrandit, ô combien ! - est sa vraie capitale, même si Bordeaux est la ville principale de son empire. Et,sous son règne, la Gaule se revigore : remplacement de l'arbitraire fiscal par un système équitable de taxation, relèvement du niveau de vie par des dégrèvements en état dse domaines et du réseau routier et fluvial, limitation des charges sur les curies municipales, élargissement de l'autonomie des villes et reconnaissance des finances municipales, etc.
[...] Julien l'apostat reste visiblement aimé de la Gaule, parce qu'il l'aime, la privilégie et la protège.
[Les empereurs gaulois, par Maurice Bouvier-Ajam, 1984]
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Créé le 06/08/2016, modifiéle 1/10/2017

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  sosa Maximien Hercule MAXIMIANI, Empereur romain 250- sosa Soeur de Hannibalianus AFRANII, SOSA     
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 |  
sosa Constance Chlore CONSTANTINIENS, Empereur romain 250-306 sosa Theodora XXX MAXIMIANI, SOSA /275-  
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sosa Jules Constance CONSTANTINIENS, Consul romain 294-337 Basilina X EPOUSE CONSTANTINIENS
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Julien L'Apostat CONSTANTINIENS, Empereur romain 331-363


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