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Sitepersonnel avec photos et compléments - Plus particulièrementdans les époques lointaines, consultez les notes. Il m'arrive eneffet de privilégier certaines hypothèses... à méditer puispartager ou rejeter...


Seigneur de Popin , Prévôt , Prévôt des marchands de Paris

  • Né en 1315
  • Décédé le 31 juillet 1358 - Paris, Seine 75, Paris,à l'âge de 43 ans
  • Seigneur de Popin, Marchand drapier, Prévôt des marchands de Paris

 Union(s), enfant(s), petits-enfants et arrière-petits-enfants

 Notes

Notes individuelles

I188968
Parenté(s) (voir conjoint) de branche(s) et degré(s) : Plumency29/7', Jacquemard 24/1', Renvoyé 25/1', Tharaud 27/5', Demoulière 28/5', Beyrand 27/5', Hamelin 31/5', Touchelet 30/5', Desbordes 28/5', Desale 26/6'

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Il est un "cousin remarquable" (cousinage(s)) dans la catégorie Cousins célèbres
Avec lui, les Jacques et les Bourgeois échouent dans leur tentative de contrôle de la monarchie

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Fils de Simon Marcel, drapier, et d'Isabelle Barbou
1er mariage avec Jeanne de Dammartin
Voir note de son beau-père Pierre des Essarts
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[http://www.matierevolution.fr/spip.php?article238 - "Etienne Marcel, la révolte de Paris" de Raymond Cazelles ]
Prévôt des marchands depuis 1354, issu de la puissante guilde des drapiers, Etienne Marcel prend parti, après le désastre de Poitiers, pour Charles le Mauvais (contre le dauphin Charles). Il est l'instigateur du massacre des maréchaux le 22/02/1358. Le 31/07/1358, alors qu'il veut faire ouvrir les portes de Paris aux troupes anglo-navarraises, il est tué par Jean Maillart (son ancien ami et parrain de son fils), qui est àla tête des loyalistes parisiens.
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Pourquoi la bourgeoisie française qui présente comme naturelle sa prise de pouvoir en 1789, aurait-elle intérêt à se souvenir qu'elle a pris le pouvoir une première fois à Paris en 1358, avec la révolution d'Etienne Marcel , soit plus de 400 ans avant la « grande révolution » française ? Voilà qui ne pourrait que nuire à l'image simple et tranquille d'une évolution naturelle vers la société bourgeoise. Combien ont appris que la bourgeoisie française a échoué une dizaine de fois dans ses tentatives révolutionnaires avant de prendre le pouvoir ? N'oublions pas qu'en 1306, 1358, 1382, 1410, 1588, 1648, 1789, 1793, 1830, 1848 et 1871, le petit peuple de la ville de Paris est apparu comme le drapeau de la révolution aux yeux du monde.
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Pratiquement au moins depuis 1295, c'est la bourgeoisie du royaume qui assure la trésorerie du roi de France. Quand Philippe le Bel a besoin d'argent, et il en a constamment besoin, il s'adresse aux fidèles bourgeois de ses villes et leur demande des prêts....
La cassure de la société entre nobles et non-nobles paraît préjudiciable à beaucoup, et spécialement à ces grands bourgeois qui incarnentà la fois la bourgeoisie et la noblesse. (Etienne Marcel est assassiné dans ses propres fortifications par des hommes de Paris, avec l'accord du parti bourgeois anti-Marcel. La bourgeoisie n'a pas osé gouvernerelle-même le pays. Etienne Marcel était trop en avance sur son temps.Le dauphin deviendra le futur roi de France, sous le nom de Charles V.)
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[Intro et extraits de la page Wikipédia 2015 http://fr.wikipedia.org/wiki/Étienne_Marcel]
Etienne Marcel, né entre 1302 et 1310 [1315 pour Roglo 2015] et mort àParis le 31 juillet 1358, est prévôt des marchands de Paris sous le règne de Jean le Bon. Il se retrouve à la tête du mouvement réformateur qui cherche à instaurer une monarchie française contrôlée en 1357, en affrontant le pouvoir royal exercé par le dauphin. Délégué du tiers état, il joue un rôle considérable au cours des états généraux tenus en pleine guerre de Cent Ans : ceux de 1355 avaient pour objectif le contrôle de la fiscalité, ceux de 1356 demandaient le prélèvement de nouveaux impôts et ceux de 1357 devaient régler le paiementde la rançon du roi Jean.
Les États se révélant incapables de résoudre la crise qui accable leroyaume, le dauphin Charles peut reprendre le pouvoir et sauver la couronne des Valois. Étienne Marcel meurt assassiné par les bourgeois parisiens qui considèrent qu'il est allé trop loin dans son opposition etqu'il a risqué de livrer la ville aux Anglais.
La famille Marcel est l'une des plus puissantes de la bourgeoisie parisienne. Pierre Marcel est un familier de Saint Louis qu'il accompagne encroisade. Cette famille de drapiers, très étendue, forme un réseau solidaire. Les Marcel importent des tissus de Flandre et de Brabant, ils sont fournisseurs de la cour et du roi auxquels ils prêtent aussi de l’argent. Ils s'enrichissent aussi grâce aux spéculations immobilières et autres affaires auxquelles leur donne accès leur présence à la cour (en vendant par exemple au roi des maisons proches du palais lorsqu’il fallut l'agrandir). Cette famille sait élargir le cercle de ses alliés par une politique matrimoniale d'union avec d'autres puissantes familles bourgeoises parisiennes : les Poilevilain, les Cocatrix, les Pisdoe ou les Billouard. Cependant, Étienne, s'il n'est pas issu de la branche la plus aisée de la famille, est « rejeton par sa mère d'une lignée d'officiers de l'hôtel royal et par son père de fournisseurs de la cour. »
[...] Les débuts de la régence du dauphin Charles sont difficiles : il n'a que 18 ans, peu de prestige personnel (d'autant qu'il a quitté le champ de bataille de Poitiers contrairement à son père Jean leBon et son frère Philippe le Hardi emprisonnés en Angleterre), peu d’expérience et doit porter sur ses épaules le discrédit des Valois. Il s'entoure des membres du conseil du roi de son père, qui sont très décriés. [...]
Etienne Marcel, fils de Simon Marcel, drapier, et d'Isabelle Barbou dite La Délice, se lance dans les années 1330 dans le commerce du drap. Associé à Jean de Saint Benoît, il vend à la cour des marbrés verdelets, importés de Flandre et du Brabant. Il se marie avec Jeanne de Dammartin, fille d'un riche échevin parisien, puis avec Marguerite des Essarts, fille du banquier Pierre des Essarts (+ 1349), dont les relations lui permettent d'entrer en politique et de créer de nouveaux liens avec les riches marchands des communes flamandes. Propriétaire dans Paris de nombreux bâtiments, il habite rue de la Vieille-Draperie, dans l'île de la Cité.
La nouvelle de l'acceptation par Jean le Bon du premier traité de Londres qui cède le tiers du territoire à l'Angleterre provoque un tollédont Étienne Marcel va profiter. Un proche du dauphin est assassiné le 24 janvier 1358. Le meurtrier (le valet d'un changeur parisien) est saisi alors qu'il se réfugiait dans une église et le dauphin fait de son exécution un exemple52. Étienne Marcel exploite les esprits qui s'échauffent : il y a deux cortèges funèbres, d'un côté celui dela victime suivi par le dauphin, de l'autre celui du meurtrier qui est suivi par la bourgeoisie parisienne60. Le 22 février 1358, Étienne Marcel déclenche une émeute réunissant trois mille personnes qu'il a convoquées en armes60. La foule surprend Regnault d'Acy, l'un des négociateurs du Traité de Londres qui a rapporté la nouvelle à Paris. Il se réfugie dans une pâtisserie où on l'égorge avec ses proches.
Puis la foule envahit le Palais de la Cité pour affronter le régent60.Étienne Marcel et certains de ses partisans parviennent à sa chambre dans le but de l'impressionner pour pouvoir mieux le contrôler. Il s'exclame : « Sire, ne vous ébahissez pas des choses que vous allezvoir, car elles ont été décidées par nous, et il convient qu'ellessoient faites ». Le maréchal de Champagne Jean de Conflans et le maréchal de Normandie Robert de Clermont sont tués devant le prince, qui est couvert de leur sang et croit son existence menacée. Marcel l'oblige à coiffer le chaperon rouge et bleu des émeutiers (aux couleurs de Paris), alors que lui-même met le chapeau du Dauphin; il le contraint ensuite à renouveler l'ordonnance de 1357.
Il l'épargne pourtant, car il le sous-estime et pense pouvoir le circonvenir aisément : c'est une lourde erreur. Fort de l'ascendant qu'il estime avoir sur le Dauphin qu'il va faire nommer régent, il pense pouvoir se passer de Charles de Navarre qu'il pousse à quitter Paris. Mais, le timide et frêle dauphin se révélera un redoutable politique. De fait, jamais Étienne Marcel n'aura sur lui suffisamment d'ascendant, même si dans les premiers temps le futur monarque n'avait pas assez de pouvoir pour affronter ce redoutable tribun.
Etienne Marcel se dirige ensuite sur la place de Grève où il remercie la foule de les encourager à éliminer « les traîtres du royaume ». Il écrit aux villes de provinces pour justifier son geste, mais seules Amiens et Arras donnent des signes de soutien. Il force ensuite le dauphin qui, tant qu'il est à Paris, reste sous la pression éventuelle de la rue, à ratifier le meurtre de ses conseillers. Le dauphin ne peut qu'accepter un nouveau changement institutionnel : son conseil est épuré (quatre bourgeois y entrent), le gouvernement et les finances sont aux mains des États, Charles le Mauvais reçoit un commandement militaire et de quoi financer une armée de 1 000 hommes, le dauphin obtient de devenir régent du royaume, ce qui permet de récuser les décisions du roi tant qu'il est en captivité (et en particulier des traités de paix inacceptables). [...]
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Le 28 mai 1358, les paysans de Saint-Leu-d'Esserent, près de Creil dans l'Oise excédés par les levées fiscales votées à Compiègne et destinées à mettre le pays en défense, se rebellent. Rapidement, les exactions contre les nobles se multiplient au nord de Paris, zone épargnée par les compagnies et hors de contrôle des Navarrais, ou des troupesdu dauphin. 5 000 hommes se regroupent rapidement autour d'un chef charismatique : Guillaume Carle, connu sous le nom que lui attribue Froissart : Jacques Bonhomme. Il reçoit très rapidement des renforts de la part d'Étienne Marcel (300 hommes menés par Jean Vaillant), afin de libérer Paris de l'encerclement que le dauphin est en train de réaliser en préservant l'accès nord qui permet de communiquer avec les puissantes villes du comté de Flandre. L'alliance avec Étienne Marcel semble réussir lorsque les Jacques s'emparent du château d'Ermenonville.
Le 9 juin, les hommes du prévôt de Paris et une partie des Jacques (environ mille hommes) conduisent un assaut sur la forteresse du Marché deMeaux où sont logés le régent et sa famille, pour s'assurer de sa personne. C'est un échec : alors que les Jacques se ruent à l'assaut de la forteresse, ils sont balayés par une charge de cavalerie menée par le comte de Foix, Gaston Phébus, et le captal de Buch, Jean de Grailly.
Mais le gros des forces de Guillaume Carle veut en découdre à Mello, bourgade du Beauvaisis, le 10 juin. Écarté du pouvoir par Étienne Marcel qui a trop vite cru contrôler le régent après l'assassinat des maréchaux, Charles le Mauvais doit reprendre la main et montrer au prévot de Paris que son soutien militaire est indispensable. Pressé par la noblesse et particulièrement par les Picquigny auxquels il doit la liberté et dont le frère vient d'être tué par les Jacques, Charles le Mauvais y voit le moyen d'en devenir le chef. D'autre part, les marchands pourraient voir d'un bon œil que l'on sécurise les axes commerciaux. Il prend la tête de la répression, engage des mercenaires anglais et rallie la noblesse. Il s'empare par ruse de Guillaume Carle venu négocier et assaille les Jacques qui n'ont plus de chef. C'est un massacreet la répression qui s'ensuit est très dure : quiconque est convaincu d'avoir été de la compagnie des Jacques est pendu sans jugement. La jacquerie se termine dans un bain de sang dont Charles le Mauvais porte la responsabilité alors que le dauphin a su garder les mains propres.
Le siège de Paris et la mort d'Étienne Marcel
Une fois la jacquerie écrasée, Charles de Navarre, rentre à Paris le 14 juin 1358. Il pense avoir rallié à lui la noblesse, mais une grandepartie des seigneurs qui était à ses côtés contre les Jacques ne lesuit pas dans cette démarche et reste derrière le régent qui a su gagner leur confiance. Charles le Mauvais s'établit à Saint-Denis. Il est fait capitaine de Paris par acclamation et Étienne Marcel envoie deslettres dans toutes les villes du royaume pour qu'il soit fait « capitaine universel». L'objectif est de créer une grande ligue urbaine etd'opérer un changement dynastique en faveur du Navarrais.
Etienne Marcel surpris par Jean Maillart, illustration de 1862 tirée del'Histoire de France de Guizot
On engage des archers anglais pour pallier les nombreuses défections dechevaliers qui, ayant quitté les rangs de l'armée de Charles le Mauvais, assiègent Paris où se trouve le dauphin à partir du 29 juin. Ce dernier se voit encore renforcé par l'arrivée de nombreuses compagnies qui voient dans le pillage de Paris une bonne affaire. Ces troupes remportent quelques escarmouches contre les troupes d'Étienne Marcel et du Navarrais.
Le dauphin veut à tout prix éviter un bain de sang qui le discréditerait et souhaite une solution négociée. Il ne fait donc pas donner l'assaut et continue le blocus en espérant que la situation changera favorablement. Mais les mercenaires anglais qui défendent la capitale sont considérés comme ennemis et s'attirent l'inimitié des Parisiens. Le 21 juillet, à la suite d'une rixe de taverne qui dégénère en combatde rue, trente-quatre archers anglais sont massacrés. Les Parisiens enarmes en saisissent quatre cent qu'ils veulent soumettre à rançon.
Le lendemain, Étienne Marcel, Robert Le Coq et Charles de Navarre réunissent la population place de Grève pour calmer les esprits, mais les événements leur échappent et la foule réclame de se débarrasser des Anglais. Pour maîtriser la foule (8 000 piétons et 1 600 cavaliers en arme), ils la conduisent par groupes distincts vers les mercenaires en embuscade ; ceux-ci taillent les Parisiens en pièces : 600 à 700 meurent dans ces affrontements. Les Parisiens suspectent Charles de Navarre d'avoir prévenu les mercenaires de leur arrivée (il les a quittés avant le combat). Leurs chefs soutenant les ennemis du pays contrele régent et contre la population, les Parisiens se sentent trahis et se désolidarisent d'Étienne Marcel, d'autant que Charles de Navarre attend son frère Philippe et des renforts anglais. Mais la nouvelle du massacre des Parisiens fait vite le tour de la ville et Étienne Marcel est hué à son retour à Paris.
La rumeur enfle rapidement : on dit que Philippe de Navarre arrive avec 10 000 Anglais. Les Parisiens redoutent qu'ils ne vengent leurs camarades et pillent la ville. Préparant l'entrée des Navarrais, Étienne Marcel, fait marquer les maisons de ceux qu'il suspecte de sympathiepour le régent, dans la nuit du 30 au 31 juillet. Mais les signes sontinterprétés et la suspicion à son égard augmente encore. L'échevin Jean Maillart, aidé de Jehan Pastoret, président du Parlement de Paris, et du gentilhomme et chevalier Pépin des Essart, convainquent les bourgeois de demander l'aide du régent. Le 31 juillet 1358, à l'aube,Étienne Marcel, qui se trouve en compagnie du trésorier de Charles deNavarre, essaye de se faire remettre les clefs de la porte de Saint-Denis mais se heurte au refus de Jean Maillard. N'insistant pas, il tente sa chance à la porte Saint-Antoine, mais Jean Maillart a sonné l'alerte et rameute le plus de gens possible : Étienne Marcel, surpris, est sommé de crier « Montjoie au roi et au Duc. ». Après hésitation, il s'écrie « Montjoie au roi. » Il est apostrophé, la foule gronde. Son sort est déjà scellé : au signal convenu (« Qu'est ce que ceci ? »), il est massacré avec ses suivants.
Le dauphin, qui ne croit plus en une reddition, est en train de se diriger vers le Dauphiné, quand on lui apprend les nouvelles en provenance de Paris. Il entre dans Paris le 2 août, triomphalement. Il a les mains propres. Pardonnant aux Parisiens (il n'y a que très peu de répression, seules quinze personnes sont exécutées pour trahison), il veille àne pas spolier les proches des exécutés, tout en récompensant ses alliés. Par exemple, la riche veuve de l'échevin Charles Toussac, exécuté le 2 août, est mariée avec Pierre de Dormans : le roi récompense Jean de Dormans (un de ses fidèles) en plaçant son frère et il conserve son héritage à la veuve de son opposant.
À la suite de cet événement, tous les Bourgeois de Paris se rallient à Charles V, sauf les plus proches alliés d'Étienne, la famille Pisdoe dont le chef de famille est Jean Pisdoe, ancien prévot des marchands qui reprend contact avec Charles de Navarre et décide d'envoyer son fils, Martin Pisdoe, assassiner Charles V au Louvre. Martin est trahi, il est écartelé, et les Pisdoe, l'une des plus puissantes dynasties parisiennes, proche de la couronne depuis plus d'un siècle, sont exilés et leurs biens sont confisqués.
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Charles V est profondément marqué par les révoltes parisiennes de 1358 où il fut menacé physiquement durant la journée du 22 février : il fait ériger la Bastille sur ses fonds propres92. Cette forteressea deux fonctions : elle prévient toute invasion par la porte Saint-Antoine, protégeant aussi l'hôtel Saint-Pol, séjour préféré de la famille royale ; et, en cas d'insurrection dans la capitale, elle couvre la route qui mène au château de Vincennes qui lui sert de résidence hors les murs de Paris.
De manière plus générale, la révolte parisienne, la jacquerie ou plus tard la révolte des paysans anglais de 1390, représentent une menacepour l'ordre social féodal. La formation en masse d'archers ou d'arbalétriers dans la population et de garnisons pour défendre les villescontre les chevauchées anglaises, donnent un poids militaire à d'autres classes sociales que la seule noblesse. C'est pour cette raison qu’en France, sous Charles VI, cette dernière demande et obtient la suppression des archers formés après décision de Charles V93, ce qui vaut aux Français d'être à nouveau surclassés par les archers anglais àla bataille d'Azincourt.
La mort brutale d'Étienne Marcel met aussi fin à la tentative de miseen place d'une monarchie contrôlée en France au xive siècle. Constatant l'échec de cette tentative qu'il a soutenu au départ, Charles Vopte pour un régime monarchique, fondé sur l'État de droit (la justice étant l'un des piliers du prestige royal depuis Saint Louis), la décentralisation (via la politique des apanages) et la garantie par l'État de la sécurité physique (par l'instauration d'une armée permanente) et monétaire (par la création du franc)94.
Il finance cette politique qui restaure l'autorité royale par l'instauration d'impôts permanents94. Le commerce en France ne pouvant se faire sans la sécurisation des axes commerciaux terrestres, la bourgeoisiefinit par accepter un État fort financé par une fiscalité lourde quiévolue progressivement vers l'absolutisme du xviie siècle.
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Etienne Marcel revient comme figure emblématique sous la Révolution. Lorsque le 17 juillet 1789, Louis XVI est reçu à l'hôtel de ville parle nouveau maire Jean-Sylvain Bailly, il doit porter la cocarde bleue et rouge aux couleurs de Paris. La Fayette, qui la lui remet, y rajoute, par respect pour le roi, le blanc, sa couleur (ces trois couleurs deviennent celles du drapeau national le 15 février 1794)95. La scène n'estpas sans rappeler Charles V coiffé du chaperon bleu et rouge le 22 février 1358. À cet instant, le parallèle est d'autant plus curieux que la reine Marie-Antoinette descend en ligne directe d'Étienne Marcel, par sa fille, Marie Marcel96.
Etienne Marcel devient un mythe républicain à la fin du xixe siècle, quand la IIIe République à ses débuts recherche dans l'histoire nationale des champions de la liberté et de la nation comme Jeanne d'Arc ou Vercingétorix. Il incarne le révolutionnaire à l'aune des bouleversements politiques du xixe siècle et, comme l'ont noté Michel Mollat du Jourdin et Philippe Wolff : « Jusqu'au xixe siècle, Étienne Marcel et les Jacques ont été condamnés comme des révoltés, destructeurs de l'ordre établi.
L'histoire romantique en a fait des héros, ancêtres lointains de la Révolution...
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Ascendant(s) référent(s) pour conjoint
Descendant pivot Gaston DE CASTELBAJAC avec pour descendant(s) remarquable(s) Jean-Charles DE CASTELBAJAC
Descendant pivot Louis DE CONTADES avec pour descendant(s) remarquable(s) Michel D'ORNANO
Descendant pivot Ferdinand DE FAUCIGNY-LUCINGE avec pour descendant(s) remarquable(s) Jean DE BROGLIE
Descendant pivot Guy DE FAUCIGNY-LUCINGE avec pour descendant(s) remarquable(s) Valéry GISCARD D'ESTAING
Créé le 05/01/2015, modifié le 1/01/2016

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